| D é p l i a n t - version française | |
| 1948 - 1998Déclaration Universelle des Droits de lHomme
"Il vous appartient de réaliser
ces droits, maintenant et pour toujours. Les droits de lhomme sont vos droits. Saisissez-les. Défendez-les. Favorisez-les. Comprenez-les et proclamez-les. Nourrissez-les et enrichissez-les. Ils reflètent véritablement les plus hautes aspirations de lhumanité. Ils sont ce quil y a de meilleur en nous. Donnez-leur vie." M. Kofi Annan, 1945 : La Charte des Nations Unies des droits pour tous Après les atrocités de la seconde guerre mondiale, les membres fondateurs des Nations Unies se mobilisent en faveur des droits de lhomme dont le respect et la promotion sont consacrés dans la Charte des Nations Unies. Haïti, en qualité de pays membre fondateur, est présent lors de la Conférence de San Francisco où son représentant signe la Charte des Nations Unies. Par son entrée en vigueur le 24 octobre 1945, les pays membres sengagent à développer et à encourager "le respect des droits de lhomme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion". Les délégués de 40 organisations non gouvernementales (ONG) appuient ce texte.
1946 : La Commission pour les Droits de
lHomme
1948 : Ladoption de la Déclaration Universelle des droits de lhomme Après plus de 1400 tours de votes où chaque mot et chaque article ont été scrupuleusement étudiés, les 58 Etats membres qui constituent alors lAssemblée Générale adoptent la Déclaration Universelle des droits de lhomme le 10 décembre 1948 à Paris au palais de Chaillot. Malgré les différences idéologiques, politiques, religieuses, culturelles et socio-économiques qui existent entre les Etats membres, les buts et les aspirations de tous se rejoignent dans la Déclaration Universelle des droits de lhomme. Sans aucun précédent de cet ordre, la Déclaration énumère les droits et libertés individuelles et les droits économiques, sociaux et culturels de chaque être humain. Elle est bâtie sur un principe fondamental : la dignité inhérente à la personne humaine. Cette dignité et les droits à la liberté et à légalité qui en découlent sont inaliénables, cest à dire quils ne peuvent en aucun cas être supprimés. La déclaration reconnaît que "la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine...constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde" et est liée à la connaissance des droits fondamentaux auxquels chaque être humain aspire, à savoir : le droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne; le droit en vertu duquel nul ne peut être soumis à la torture et à des traitements inhumains ou dégradants, le droit à la liberté dopinion et dexpression; le droit à léducation, à la liberté de pensée, de conscience et de religion; devant la persécution, le droit de chercher asile et de bénéficier de lasile en dautres pays; le droit à un niveau de vie suffisant; le droit à la propriété entre autres choses. 1998 : Une année pour les droits de lhomme1998 est une année importante pour les droits de lhomme, car tout au long de lannée et partout dans le monde, on célébrera la Déclaration Universelle des droits de lhomme. A la Conférence Mondiale sur les droits de lhomme qui sest tenue à Vienne (Autriche) en juin 1993, 171 pays ont réaffirmé que les droits de lhomme sont universels, indissociables et interdépendants et réitéré leur adhésion à la Déclaration Universelle des droits de lhomme. Ils ont adopté la Déclaration et le Programme de Vienne qui énoncent un nouveau cadre en vue de permettre une approche intégrée de la promotion des droits de lhomme et la participation des acteurs au niveau local, national et international. Le premier examen de lexécution du Programme aura lieu en 1998. En cette année des droits de lhomme les activités proposées dans le cadre de la célébration de la Déclaration visent à : - Faire des droits de lhomme une réalité dans le monde entier ; - Prévenir les violations des droits de lhomme ; - Edifier un partenariat universel pour les droits de lhomme ; - Faire des droits de lhomme, en même temps que de la paix, de la démocratie et du développement, les principes directeurs du XXIème siècle. La Constitution dHaïti rappelle dans son préambule au paragraphe 1 : "Le peuple haïtien proclame la présente Constitution : pour garantir ses droits inaliénables et imprescriptibles à la vie, à la liberté et la poursuite du bonheur ; conformément à son acte dindépendance de 1804 et à la déclaration universelle des droits de lhomme de 1948." 1998 : La MICIVIH et les droits de lhomme En vue de contribuer au renforcement des institutions démocratiques et de poursuivre linstauration dun climat de liberté et de tolérance propice à la consolidation à long terme de la démocratie en Haïti, la MICIVIH sacquitte de trois tâches principales : - assistance technique (renforcement institutionnel, assistance technique et renforcement des capacités locales) ; - promotion des droits de lhomme et instruction civique ; - suivi de la situation des droits de lhomme. Ces tâches sinscrivent de manière complémentaire dans les activités de la Mission. Le suivi permet de repérer les points faibles et les activités dassistance technique, de formation et de promotion visent à y remédier, en contribuant à renforcer les institutions sur lesquelles reposent la protection et la promotion des droits de lhomme (police, établissements pénitentiaires, appareil judiciaire, protecteur du citoyen et organisations non gouvernementales). Grâce à une large gamme dactivités liées à tous les aspects de son mandat, la MICIVIH a contribué de diverses façons au dévelop-pement des institutions et au renforcement de la démocratie. Elle sest notamment employée à prévenir les violations des droits de lhomme; à améliorer la situation des victimes de violation des droits de lhomme en leur apportant une assistance notamment médicale et juridique; à encourager lappareil judiciaire, la police et ladministration pénitentiaire à respecter les droits de lhomme, la légalité et les traités internationaux adoptés par lONU et lOEA et ratifiés par Haïti; à inciter un grand nombre de fonctionnaires et délus à acquérir des compétences, des techniques et un savoir-faire qui valorisent le développement institutionnel; à contribuer à élaborer et planifier la réforme de lappareil judiciaire et ouvrir le débat sur cette question et sur des questions connexes telles que la détention préventive prolongée, la lutte contre limpunité, pour la réparation des préjudices subis par les victimes de violations des droits de lhomme et la réhabilitation de ces personnes; à contribuer à créer un bureau du protecteur du citoyen qui est appelé à jouer un rôle décisif dans la promotion des droits de lhomme; à renforcer les capacités des organisations non gouvernementales locales soccupant des droits de lhomme et des organisations de la société civile. La MICIVIH est présente actuellement dans tous les départements du pays. Partout les équipes travaillent à instaurer un partenariat entre les institutions locales, les élus, les organisations non gouvernementales, et autres secteurs de la société civile, y compris les médias. Pour les activités programmées dans le cadre de la célébration du 50ème anniversaire de la Déclaration Universelle des droits de lhomme, vous êtes invités à prendre contact avec les bases régionales de la MICIVIH ou avec le bureau central de Port-au-Prince. |
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