Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 9 février 2018

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9 février 2018

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 9 février 2018

(La version française du Point de presse quotidienn’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Farhan Haq, Porte-parole adjoint de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

République de Corée

Ce vendredi matin, le Secrétaire général a longé la côte pour se rendre à Gangneung et prendre part à un déjeuner officiel offert en son honneur par le Président de la République de Corée, M. Moon Jae-in.  Dans son mot de remerciement, le Secrétaire général a déclaré qu’il est dans le pays pour marquer sa solidarité avec le peuple coréen qui traverse un moment de grandes tensions mais aussi de grandes opportunités.  Le Secrétaire général a ajouté que les initiatives courageuses prises par le Gouvernement de la République de Corée s’agissant des relations intercoréennes ont le plein appui des Nations Unies.

Le Secrétaire général s’est ensuite entretenu avec le Président du Comité international olympique (CIO), M. Thomas Bach.  Devant la presse, il a félicité le CIO et le Gouvernement hôte pour l’organisation des Jeux.  Il a aussi dit combien il se sent reconnaissant pour la coopération exemplaire entre le CIO et les Nations Unies.  Avant de se rendre au dîner offert par le Président de la République de Corée aux chefs de délégation, le Secrétaire général s’est entretenu avec M. Han Zheng, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et Représentant spécial du Président Xi Jinping.

Le Secrétaire général a ensuite assisté à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, avant de prendre le train pour Séoul qu’il quittera tôt samedi matin pour New York.

La première skieuse olympique du Kenya, Sabrina Wanjiku Simader, est devenue la toute première « Héroïne des Montagnes » grâce au Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). 

La jeune fille de 19 ans aidera le PNUE à attirer l’attention sur les questions environnementales émergentes dans les régions montagneuses telles que les changements climatiques ou le gaspillage et la perte de la biodiversité.  Elle apportera aussi son appui à la campagne des Nations Unies « Wild for Life » visant à mettre fin au commerce illégal des espèces sauvages.  Son animal de prédilection est, à juste titre, le léopard des neiges.

Papouasie-Nouvelle-Guinée

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, M. Zeid Ra’ad Zeid Al Hussein, a appelé aujourd’hui le Gouvernement de la Papouasie-Nouvelle-Guinée à prendre des mesures fermes pour combattre la corruption, promouvoir la bonne gouvernance et renforcer l’état de droit, en particulier en tenant le monde des affaires comptable des conséquences de ses activités sur les droits de l’homme.

Pendant une visite d’un jour dans le pays, le Haut-Commissaire s’est entretenu avec le Premier Ministre, M. Peter O’Neill, le Président de la Cour suprême, celui du Parlement et des représentants de la société civile.  Il a dit que s’il existe en effet des lois et des politiques exemplaires dans le pays pour protéger les droits de l’homme, elles ne seraient souvent, selon les informations, pas du tout appliquées.

République démocratique du Congo (RDC)

Les agences humanitaires indiquent qu’en 2017 seulement, plus de deux millions de personnes ont fui de chez elles, soit le double du chiffre de 2016. 

Cela veut dire qu’en moyenne, toutes les heures, 50 familles congolaises sont forcées de tout laisser derrière elles.

Le nombre des déplacés dans le pays a atteint les 4,5 millions de personnes, dont plus de 60% sont des enfants.  Il s’agit ici de la plus grande population de déplacés en Afrique.  Pour 2018, les agences humanitaires disent avoir besoin d’une somme de 1,68 milliard de dollars pour la RDC, mais à ce jour, seuls 3% ont été versés.

Yémen

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) se dit alarmé par la recrudescence de la violence dans tout le Yémen, laquelle a donné lieu à des déplacements accrus sur les différentes lignes de front.  Selon les données du HCR et de ses partenaires, plus de 85 000 personnes ont fui dans tout le pays depuis 2017. 

La côte ouest est toujours celle qui enregistre le plus de nouveaux déplacements, avec 61 000 personnes venant des provinces d’Hodeidah et de Taïz.  L’escalade militaire actuelle sur la côte ouest fait que des centaines de gens partent tous les jours. 

Le HCR est particulièrement préoccupé par ceux qui restent près du théâtre des combats à Taïz et à Hodeida.  Après les combats dans ces deux provinces, les conditions continuent de se détériorer rapidement, exposant les gens à la violence et aux maladies, sans services de base. 

Pour 2018, le HCR dit avoir besoin de près de 200 millions pour répondre aux besoins essentiels et élémentaires mais il est contraint de commencer l’année avec seulement 3% des fonds.  Le HCR réitère son appel à la communauté internationale pour qu'elle finance la réponse humanitaire au Yémen.

Grèce

Le HCR se dit très préoccupé par les informations véhiculées par les demandeurs d’asile qui font état de harcèlement sexuel et de violence dans les centres de réception pas tout à fait aux normes qui ont été installées dans les îles du pays, malgré les mesures du Gouvernement pour régler la question de la surpopulation et des conditions de vie difficiles. 

Selon le HCR, des millions de réfugiés sont toujours dans des abris surpeuplés sans sécurité adéquate.  Dans certains centres de réception, dès que la nuit tombe, les douches et les latrines deviennent des zones à éviter pour les femmes et les enfants non accompagnés.  Une femme a confié au HCR qu’elle n’a pris de douche depuis deux mois par peur d’être attaquée. 

Le HCR appelle le Gouvernement à renforcer ses mesures pour protéger les gens dans les centres de réception et réduire les risques de violence sexuelle et fondées sur le sexe.

Afrique australe

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a prévenu aujourd’hui que le double fléau d’une autre sécheresse et de l’invasion de chenilles risque de compromettre lourdement les récoltes en Afrique australe, plongeant des millions de personnes, dont la plupart sont des enfants, dans une grave famine.

L’alerte fait suite à celle lancée par les experts régionaux de la sécurité alimentaire selon lesquels les pluies imprévisibles, les températures élevées et l’invasion persistante des chenilles devraient avoir des conséquences très lourdes sur l’accès à une nourriture et à une nutrition adéquates dans les 12 à 15 prochains mois. 

Les pays les plus touchés sont l’Afrique du Sud, le Botswana, le Malawi, le Mozambique, le Zimbabwe, Madagascar et la Zambie. 

Tableau d’honneur

L’Australie et la Chine, qui ont payé la totalité de leur dû au budget ordinaire de l’ONU pour 2018, ont porté le nombre des pays qui ont fait de même à 47.

Invité du point de presse

Lundi, à l’occasion de la Journée internationale contre l’utilisation des enfants soldats, l’invité du point de presse sera Siobhan O’Neil, Gestionnaire du projet de l’Université des Nations Unies sur les enfants et la violence extrême, qui, aux côtés des chercheurs, Boukary Sagaré et Mara Revkin, parlera du lancement du rapport intitulé « Cradled by Conflit: Child Involvement with Armed Groups in Contemporary Conflit ».

 

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