En février, le Conseil de sécurité axe ses travaux sur la diplomatie préventive, notamment au Moyen-Orient

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1 février 2018

En février, le Conseil de sécurité axe ses travaux sur la diplomatie préventive, notamment au Moyen-Orient

Deux temps forts marqueront, en février, les activités du Conseil de sécurité: une séance d’information publique consacrée au conflit israélo-palestinien en présence du Président de l’Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas, et un débat public sur les méthodes de travail de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

« Près de 40 ans après notre dernière présidence du Conseil en date, qui remonte à février 1979, le monde a beaucoup changé, mais nos priorités de membre non permanent sont restées les mêmes: la situation au Moyen-Orient, et la diplomatie préventive et la médiation dans le cadre des conflits régionaux », a expliqué, lors d’une conférence de presse au Siège de l’ONU, à New York, le Représentant permanent du Koweït auprès des Nations Unies, M. Mansour Ayyad Sh. A. Alotaibi, dont le pays assume à partir d’aujourd’hui la présidence mensuelle du Conseil de sécurité. 

M. Abbas sera invité à s’exprimer le 20 février aux côtés du Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, M. Nickolay Mladenov, qui informera les membres du Conseil de l’évolution de la situation sur le terrain.

« Je crois que c’est une bonne chose d’écouter ce qu’il a à dire », a estimé M. Alotaibi, en sa qualité nationale.  Il a également indiqué que, le 22 février, se déroulerait une séance en formule Arria, à laquelle le Président de l’Autorité palestinienne pourrait également prendre part, de même que l’ancien Président des États-Unis, M. Jimmy Carter, dont la venue reste à confirmer. 

M. Alotaibi a par ailleurs fait état d’une séance d’information publique le 21, au niveau ministériel et en présence du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Le 6 février, un débat public sur les méthodes de travail du Conseil sera organisé à l’initiative du Koweït, qui préside aussi le Groupe de travail informel sur la documentation et les autres questions de procédure, chargé de réfléchir aux mesures visant à accroître l’efficacité, la transparence de ses travaux et l’interactivité des membres de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Deux séances d’information publiques relatives à la question du terrorisme sont à l’ordre du jour ce mois-ci, dont une le 8, sur les efforts de lutte antiterroriste déployés par l’ONU contre Daech, avec pour principal intervenant le Secrétaire général adjoint et Chef du Bureau des Nations Unies contre le terrorisme, M. Vladimir Voronkov, a indiqué M. Alotaibi.

La seconde séance sur le sujet, programmée le 13, sera l’occasion d’examiner le rapport du Comité contre le terrorisme (CCT) sur la mise en œuvre de la résolution 2341 (2017), qui demandait aux États Membres d’élaborer des « stratégies de réduction des risques » posés par les attaques terroristes contre les infrastructures essentielles, a précisé le Président.

En février, le Conseil suivra de près les résultats des réunions politiques sur la Syrie qui se sont déroulées fin janvier à Vienne et à Sotchi, lors d’une séance d’information publique et de consultations prévues le 14. 

Comme tous les mois au sujet de la Syrie, ses membres se saisiront de la question des armes chimiques (le 5 février) et examineront l’évolution de la situation humanitaire sur le terrain (le 28).  Ce dernier aspect, a précisé le Président, revêt une importance particulière aux yeux du Koweït, qui est porte-plume, avec la Suède, des projets de résolution en rapport avec cette question.

Toujours à propos du Moyen-Orient, le Conseil entendra le 20 un exposé, suivi de consultations, sur les activités de la Mission d’assistance des Nations Unies en Iraq (MANUI). 

Enfin, le Yémen figurera également parmi les questions dont se saisira le Conseil, avec une séance le 27 février, au cours de laquelle seront examinés l’état du processus politique et la situation humanitaire dans ce pays.  Le 22, un projet de résolution relatif à la prorogation du régime de sanctions applicable au Yémen et du mandat du Groupe d’experts du Comité sera mis aux voix.

À l’exception du débat consacré à la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK), fixée au 7 février, les réunions restantes ce mois-ci seront consacrées à l’Afrique.  La séance mensuelle sur la situation au Soudan du Sud est prévue le 27, date à laquelle le Conseil sera informé du dernier rapport en date du Secrétaire général sur le déploiement de la Force de protection régionale dans ce pays, mandatée par le Conseil de sécurité pour renforcer la capacité de maintien de la paix de la Mission des Nations Unies dans le pays (MINUSS). 

Toujours sur le continent africain, les développements récents au Burundi seront présentés lors d’une séance d’information publique le 26 février, tandis que la veille, les activités de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) seront au programme, de même que l’état de mise en œuvre du régime de sanctions en vigueur dans ce pays, reconduit le 30 janvier.

Deux prorogations de mandat sont attendues ce mois-ci, celui du Groupe d’experts du Comité des sanctions contre le Soudan et celui du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau (BINUGBIS) (le 27).  Ce renouvellement sera précédé, le 14, d’une séance d’information publique sur la situation dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

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