Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur l’attaque contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali

SC/13006-PKO/673
25 septembre 2017

Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur l’attaque contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd’hui, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de septembre, M. Tekeda Alemu (Éthiopie):

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné avec la plus grande fermeté l’attaque perpétrée par des assaillants inconnus contre un convoi de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) dans la région de Gao, au Mali, le 24 septembre 2017, attaque dans laquelle trois soldats de la paix bangladais ont été tués et quatre blessés.

Les membres du Conseil ont exprimé leurs sincères condoléances et toute leur sympathie aux familles des victimes, ainsi qu’au Gouvernement du Bangladesh et à la MINUSMA.  Ils ont souhaité un prompt et complet rétablissement aux blessés et rendu hommage aux Casques bleus, qui risquent leur vie.

Les membres du Conseil ont demandé au Gouvernement malien de mener sans tarder une enquête sur cette attaque et d’en traduire les auteurs en justice.  Ils ont souligné que les attaques dirigées contre les forces de maintien de la paix pouvaient constituer des crimes de guerre au regard du droit international.  Ils ont souligné que le fait de préparer, de donner l’ordre de commettre, de financer ou de commettre des attaques contre des Casques bleus de la MINUSMA était un motif de désignation aux fins de l’application des sanctions prévues par les résolutions du Conseil.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constituait l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité.  Ils ont souligné qu’il fallait traduire en justice les auteurs, organisateurs et commanditaires de ces actes de terrorisme inqualifiables et ceux qui les avaient financés, et que les responsables de ces meurtres devaient répondre de leurs actes.  Ils ont vivement engagé tous les États à coopérer activement à cette fin avec toutes les autorités compétentes, comme ils y étaient tenus par les résolutions du Conseil et le droit international.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que tous les actes de terrorisme sans exception étaient criminels et injustifiables, quels qu’en soient les motivations, le lieu, l’époque et les auteurs.  Ils ont répété que tous les États devaient combattre par tous les moyens, conformément à la Charte des Nations Unies et aux autres obligations que leur impose le droit international, notamment le droit international des droits de l’homme, le droit international des réfugiés et le droit international humanitaire, les menaces que les actes de terrorisme font peser sur la paix et la sécurité internationales.

Les membres du Conseil ont réaffirmé leur plein appui à la MINUSMA et aux forces françaises qui la soutiennent.  Ils ont aussi réaffirmé leur ferme appui au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, et à l’action visant à aider les autorités et le peuple maliens à instaurer durablement la paix et la stabilité dans le pays, notamment l’appui apporté par la MINUSMA à l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.  Ils ont pris acte de la détermination des gouvernements du Groupe de cinq pays du Sahel (G5 Sahel) et de leur implication dans la lutte contre les effets du terrorisme et de la criminalité transnationale organisée, qui se traduit notamment par des opérations militaires antiterroristes menées conjointement de part et d’autre des frontières.

Les membres du Conseil se sont déclarés préoccupés par l’insécurité qui règne au Mali et par la dimension transnationale que revêt la menace terroriste au Sahel.  Ils ont exhorté les parties maliennes à appliquer l’Accord dans son intégralité sans plus tarder.  Ils ont noté que l’application intégrale de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et l’intensification de la lutte contre les menaces asymétriques pouvaient contribuer à renforcer la sécurité sur l’ensemble du territoire.  Ils ont souligné que l’action menée par la Force conjointe du G5 Sahel pour lutter contre les activités des groupes terroristes et d’autres groupes criminels organisés concourra à créer un environnement plus sûr dans la région du Sahel.

Les membres du Conseil ont à nouveau souligné qu’il importait que la MINUSMA dispose des capacités –compagnies spécialisées en convois de combat, notamment– dont elle avait besoin pour s’acquitter de son mandat et promouvoir la sûreté et la sécurité des soldats de la paix des Nations Unies, conformément à la résolution du Conseil de sécurité 2364 (2017). 

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