L’ONU examine à partir du 24 avril les progrès et défis de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones dix ans après son adoption

DH/5350
21 avril 2017

L’ONU examine à partir du 24 avril les progrès et défis de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones dix ans après son adoption

Plus d’un millier de représentants d’autochtones du monde entier seront réunis du 24 avril au 5 mai au Siège de l’ONU, à New York, pour participer à la seizième session de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, consacrée aux progrès et aux défis dans la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones 10 ans après son adoption.

La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, adoptée par l’Assemblée générale le 13 septembre 2007, est à ce jour l’instrument international le plus complet sur les droits des peuples autochtones. 

Ce document historique incarne le consensus mondial sur les droits des peuples autochtones, y compris le droit à l’autodétermination, aux terres traditionnelles, aux territoires et aux ressources, à l’éducation, à la culture, à la santé et au développement.

Organe consultatif du Conseil économique et social (ECOSOC), l’Instance permanente sur les questions autochtones se réunit annuellement pendant 10 jours au Siège de l’ONU.  Le thème spécial de ses travaux, cette année, est: « Dixième anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones: les mesures prises pour mettre en œuvre la Déclaration ».

« La Déclaration a amélioré la vie des peuples autochtones et nous avons connu des avancées majeures depuis son adoption », explique la nouvelle Présidente de l’Instance permanente, Mme Mariam Wallet Aboubakrine, du Mali.  « Certains pays ont pris des mesures constitutionnelles et législatives pour reconnaître les droits et l’identité des peuples autochtones, mais nous continuons à être témoins de déplacements, d’agressions croissantes et de violence systémique, en particulier contre les femmes et les jeunes autochtones », ajoute-t-elle.

« Nous devons prendre des mesures concrètes pour mettre en œuvre la Déclaration comme norme minimale pour la survie, la dignité et le bien-être des peuples autochtones du monde. »

Une manifestation de haut niveau lors du dixième anniversaire de la Déclaration des Nations Unies, convoquée par le Président de la soixante et onzième session de l’Assemblée générale, aura lieu mardi 25 avril dans la salle de cet organe, offrant une occasion importante aux États Membres, aux entités des Nations Unies et aux représentants autochtones de souligner les réalisations et les défis dans la mise en vigueur de la Déclaration des Nations Unies.

L’Instance permanente examinera également les questions liées aux femmes et aux jeunes autochtones, au Programme de développement durable à l’horizon 2030 et au suivi de la Conférence mondiale de 2014 sur les peuples autochtones.  

Les droits de l’homme et les problèmes auxquels sont confrontés les défenseurs des droits de l’homme des autochtones occuperont une place majeure dans les dialogues, le 1er mai, avec le Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones et le Président du Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones.

La session débutera le lundi 24 avril, à 11 heures, dans la salle de l’Assemblée générale, par une cérémonie au cours de laquelle sera jouée par Mme Mónica Michelena Díaz (Charrúa, Uruguay) de la conque, un instrument traditionnel, et un accueil sera effectué par le Chef traditionnel de la nation Onondaga, M. Todadaho Sid Hill.

Participeront notamment à cette cérémonie d’ouverture un des vice-présidents de l’Assemblée générale; le Vice-Président de l’ECOSOC Cristián Barros Melet, du Chili; Mme Wallet Aboubakrine; le Sous-Secrétaire général au développement économique au Département des affaires économiques et sociales, M. Lenni Montiel; la Directrice exécutive adjointe d’ONU-Femmes, Mme Lakshmi Puri; et la Ministre des affaires autochtones et du Nord canadien, Mme Carolyn Bennett.

Plus de 100 manifestations parallèles sont prévues au cours de cette session de deux semaines, organisées par des organisations de peuples autochtones, des États Membres, des entités des Nations Unies, des organisations intergouvernementales, des organisations non gouvernementales et d’autres parties prenantes.  La liste complète de ces événements sera publiée à l’adresse suivante: bit.ly/UNPFII16.

En outre, un événement culturel avec une représentation de K’ala Marka, un groupe musical aymara de Bolivie, aura lieu mardi 25 avril, à partir de 18 h 30 dans le hall des visiteurs du Siège de l’ONU.

À l’échelle mondiale, les peuples autochtones représentent moins de 5% de la population mondiale, mais représentent 15% des plus pauvres.  Ils vivent dans 90 pays, représentent 5 000 cultures différentes et parlent une écrasante majorité des 7 000 langues recensées dans le monde.

L’Instance permanente sur les questions autochtones a été créée par l’ECOSOC en 2000.  Elle fournit des conseils d’experts et des recommandations sur les questions autochtones au système des Nations Unies par le biais de l’ECOSOC; sensibilise et promeut l’intégration et la coordination des activités pertinentes au sein du système des Nations Unies; et diffuse des informations sur les questions autochtones.

L’Instance permanente est composée de 16 experts indépendants, qui travaillent en leur capacité propre et qui servent pour une période de trois ans en qualité de membre et qui peuvent être réélus ou renommés pour un second mandat.

Huit des membres sont nommés par les gouvernements et les huit autres le sont par les organisations autochtones dans leurs régions.  Les membres nommés par les gouvernements sont élus par l’ECOSOC parmi les cinq groupes régionaux d’États (Afrique, Asie, Europe de l’Est, Amérique latine et Caraïbes et Europe de l’Ouest et autres États).

Les conférences de presse sont prévues les 24 avril, 27 avril, 1er mai et 4 mai, à 13 h 15, dans la salle S-237 au Siège de l’ONU.  Les conférences de presse et toutes les sessions officielles (et non les manifestations parallèles) seront diffusées en direct à l’adresse webtv.un.org.

Les accréditations presse sont à demander au Groupe des accréditations et de la liaison avec les médias: www.un.org/en/media/accreditation ou +1 212-963-6934.

Une zone de médias autochtones sera installée, pour la première fois, du 24 au 28 avril, et permettra aux médias communautaires autochtones de couvrir l’Instance permanente.  Elle sera située dans le salon de l’Association des correspondants accrédités auprès des Nations Unies (UNCA), au troisième étage du bâtiment du Secrétariat de l’ONU.  Le programme sera disponible au lien suivant: bit.ly/UNPFII16.

Pour les demandes des médias, y compris des interviews, prière de contacter Mme Martina Donlon, du Département de l’information (DPI), tél.: +1 212-963-6816, ou par courriel: donlon@un.org.

Pour contacter le Secrétariat de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, prière de contacter Mme Julia Raavad, du Département des affaires économiques et sociales, tél.: +1 212-963-5873, ou par courriel: raavad@un.org.

Pour plus d’informations sur la seizième session de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, prière de consulter le lien suivant: bit.ly/UNPFII16.

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