Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 13 décembre 2017

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13 décembre 2017

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 13 décembre 2017

 La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Farhan Haq, Porte-parole adjoint de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Japon

Le Secrétaire général est arrivé à Tokyo mercredi soir.  Demain, il participera à l’ouverture de la session de haut niveau du Forum mondial de la couverture sanitaire universelle organisé par le Gouvernement japonais.  Il devrait dire à l’auditoire, dont fera partie le Premier Ministre japonais, M. Shinzō Abe, que la couverture sanitaire universelle est au cœur de notre vision d’un avenir plus durable, inclusif et prospère.

Pendant son séjour à Tokyo, M. Guterres prononcera une conférence sur la sécurité humaine à l’Université Sophia, où il aura également l’occasion de dialoguer avec des étudiants.

Le Secrétaire général tiendra également une réunion bilatérale avec le Premier Ministre, qui sera suivie d’un déjeuner officiel.

Il s’entretiendra par ailleurs avec le Réseau japonais de la société civile sur les objectifs du développement durable et rencontrera également des parlementaires et d’autres hauts responsables japonais.

Le Secrétaire général devrait tenir une conférence de presse avant de repartir pour New York.  Il sera à son bureau vendredi.

Santé

À l’occasion de ce Forum mondial de la couverture sanitaire universelle, qui se tient à Tokyo, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont publié aujourd’hui un nouveau rapport, qui indique qu’au moins la moitié de la population mondiale ne peut pas obtenir les services de santé essentiels.

Intitulé Tracking Universal Health Coverage: 2017 Global Monitoring Report (Suivi de la couverture sanitaire universelle: rapport mondial 2017), le rapport révèle également que, chaque année, un grand nombre de ménages sont poussés dans la pauvreté parce qu’ils doivent payer eux-mêmes pour les soins de santé.

Actuellement, 800 millions de personnes consacrent au moins 10% du budget de leur ménage aux dépenses de santé pour elles-mêmes, un enfant malade ou un autre membre de leur famille.  Pour près de 100 millions de personnes, ces dépenses sont suffisamment élevées pour les plonger dans l’extrême pauvreté, les forçant à survivre avec seulement 1,90 dollar ou moins par jour.

Afrique centrale

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique centrale, M. François Louncény Fall, a déclaré ce matin au Conseil de sécurité que la situation d’ensemble dans la région reste caractérisée par des tensions sociopolitiques, des difficultés économiques ainsi que par la poursuite des attaques et des exactions horribles perpétrées contre les populations civiles par des groupes armés, notamment Boko Haram et l’Armée de résistance du Seigneur.

En ce qui concerne le Cameroun, il a souligné la nécessité de redoubler les efforts de prévention pour éviter que les tensions actuelles ne dégénèrent dans le contexte des élections de 2018, la situation dans les régions anglophones du pays étant particulièrement préoccupante.

Myanmar

Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. Jeffrey Feltman, a livré hier après-midi au Conseil de sécurité certaines considérations clefs concernant le retour des Rohingya au Myanmar depuis le Bangladesh. 

Il a déclaré que les retours doivent être appuyés par des efforts de réconciliation et que le calendrier doit tenir compte de ces mesures, ainsi que d’autres, pour garantir la durabilité des retours.  Les retours devraient être effectués vers le « lieu de résidence initial » ou dans un lieu sûr proche de la destination de leur choix, comme le prévoit l’accord conclu entre les Gouvernements du Myanmar et du Bangladesh. 

M. Feltman a estimé que la référence à la liberté de mouvement dans l’accord est positive, mais que le qualificatif « conformément aux lois et régulations existantes », lesquelles sont actuellement extrêmement restrictives, constitue une grave limitation.  Il a ajouté que les critères d’éligibilité pour le retour doivent être appliqués de la manière la plus large possible, et il a souligné le rôle important que l’ONU, à travers le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), peut jouer dans tous les aspects d’une opération de retour.

Le compte-rendu de la réunion du Conseil de sécurité se trouve en ligne.  (Voir communiqué de presse CS/13117)

Soudan du sud

La communauté humanitaire au Soudan du Sud a lancé aujourd’hui un appel de 1,72 milliard de dollars pour financer, en 2018, la fourniture d’une aide vitale et critique à 6 millions de personnes touchées par les conflits, les déplacements, la faim et la détérioration de l’économie dans le pays. 

Depuis le début du conflit au Soudan du Sud en décembre 2013, environ 4 millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers, dont près de 1,9 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays et plus de 2 millions de réfugiés dans les pays voisins.

Alors que le conflit se poursuit, les indicateurs de la faim et la malnutrition ont augmenté.  Les acteurs intervenant dans le domaine de la sécurité alimentaire signalent qu’à moins de prendre des mesures précoces, le risque de famine est important pour des milliers de personnes dans plusieurs zones. 

Quatre ans après le déclenchement de la guerre civile au Soudan du Sud, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, M. Filippo Grandi, a appelé toutes les parties à une action urgente pour régler le conflit et mettre fin à la crise humanitaire qui sévit dans le pays et à la plus grave crise des réfugiés en Afrique.  Le monde ne peut pas continuer de rester à l’écart alors que le peuple du Soudan du Sud est terrorisé par une guerre insensée, a-t-il dit.

Syrie

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) appelle toujours à l’évacuation médicale d’urgence de quelque 500 personnes qui se trouvent dans la Ghouta orientale assiégée, en Syrie.

Les partenaires de santé ont signalé, hier, la mort d’une femme de 29 ans qui souffrait d’un cancer.  Elle est la quinzième personne, susceptible de bénéficier d’une évacuation médicale urgente depuis la Ghouta orientale, à mourir en raison d’un manque de soins médicaux.  Sa mort survient un jour après qu’une fillette de 9 ans soit décédée en attendant son évacuation. 

La Ghouta orientale est toujours en état de siège et près de 400 000 enfants, femmes et hommes ont besoin d’une aide vitale.  Les civils doivent pouvoir obtenir des soins médicaux.  L’ONU appelle toutes les parties au conflit à faciliter l’évacuation médicale immédiate des malades et des blessés de manière sûre, opportune et systématique, partout en Syrie.

Iraq

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a publié une nouvelle étude qui montre que 90% des Iraquiens déplacés sont déterminés à rentrer chez eux.  Ces chiffres sont similaires à ceux enregistrées en 2016. 

Depuis le début de la crise en 2014, plus de 1,3 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI) ont regagné leurs lieux d’origine.  Au total, plus de 2,8 millions d’Iraquiens déplacés sont rentrés au pays, contre plus de 2,9 millions de personnes qui restent encore déplacées.

Honduras

Le Secrétaire général suit de près l’évolution de la situation au Honduras.  Il est préoccupé par les incidents violents qui ont suivi l’élection du 26 novembre et espère que les autorités garantiront l’état de droit et le respect des droits de l’homme.

Le Secrétaire général appelle les dirigeants politiques du pays, en particulier les candidats à la présidence, à jouer leur rôle de chef de file avec responsabilité en ce moment crucial pour l’avenir du Honduras.  Il les encourage à résoudre leurs différends par le dialogue dans le cadre des mécanismes établis par le droit électoral.

Le Secrétaire général appelle également tous les Honduriens à faire preuve de retenue et à maintenir l’esprit civique louable qu’ils ont démontré par leur participation aux élections.

Le Secrétaire général exprime son appréciation pour les efforts déployés par les observateurs internationaux et les autres acteurs soutenant le processus.

Caraïbes

L’UNICEF a averti aujourd’hui que trois mois après le passage dévastateur des ouragans Irma et Maria dans les Caraïbes, 350 000 enfants ont encore besoin de soutien dans la région.

En Dominique, plus de 35% des enfants, en particulier ceux qui vivent dans des refuges, doivent encore être inscrits dans des activités éducatives.

À Antigua-et-Barbuda, de nombreux enfants et familles demeurent dans des refuges et ne peuvent pas regagner leur foyer.

En travaillant en collaboration avec des gouvernements et des ONG partenaires, l’UNICEF fournit non seulement des secours humanitaires immédiats aux populations touchées, mais travaille également pour assurer le rétablissement et la résilience à plus long terme.

Plus de détails à ce sujet sont disponibles en ligne.

Déchets électroniques

Un rapport conjoint publié aujourd’hui par l’Union internationale des télécommunications (UIT) et l’Université des Nations Unies (UNU) indique que les déchets électroniques ont augmenté de 8% en seulement deux ans.  Seuls 20% de ces déchets sont recyclés.

Le rapport montre aussi qu’une quantité stupéfiante de 44,7 millions de tonnes de déchets électroniques a été produite en 2016, contre 3,3 millions de tonnes en 2014.  Cela équivaut à près de neuf grandes pyramides de Gizeh ou 4 500 Tours Eiffel.

Les experts prévoient une augmentation supplémentaire de 17% de ce type de déchets, pour atteindre 52,2 millions de tonnes d’ici à 2021.  Ce chiffre montre que les déchets électroniques sont ceux qui, dans le flux de déchets domestiques, croissent le plus rapidement dans le monde.

Le rapport complet est disponible en ligne.

Vaccination

L’UNICEF annonce aujourd’hui que le financement de son Vaccine Independence Initiative (initiative pour l’autonomie en matière de vaccins), mécanisme destiné à aider les pays à se procurer un approvisionnement durable en vaccins vitaux, a plus que doublé l’année dernière, passant de 15 à 35 millions de dollars.

Plus de 60 pays à faible revenu bénéficient actuellement du soutien de Gavi pour l’achat de vaccins qui sauvent des vies.  À mesure que les économies des pays se développent et s’éloignent du soutien de Gavi, l’initiative pour l’autonomie en matière de vaccins leur donne accès à des « prêts » à court terme pour leur permettre d’acheter des vaccins en attendant le déblocage des fonds budgétaires nationaux.

Depuis 2016, cette initiative a permis de fournir plus de 91 millions de doses aux enfants de 23 pays plus rapidement que cela n’aurait été possible autrement.

Point de presse

L’Envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale, M. Gordon Brown, était l’invité du Point de presse.  Il est venu évoquer les besoins en financements urgents des programmes visant les enfants pris au piège des crises humanitaires, ainsi que des résultats du Fonds Education Cannot Wait

Demain, à 12 h 30, le Représentant permanent de la Suède et Président du Groupe de travail du Conseil de sécurité sur les enfants et les conflits armés, M. Olof Skoog, sera l’invité du Point de presse.  Il parlera de son récent voyage au Soudan et des résultats obtenus cette année.  

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