Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 8 décembre 2017

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8 décembre 2017

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 8 décembre 2017

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole adjoint de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

RDC

Le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, M. Jean-Pierre Lacroix, et le Directeur du Centre des Nations Unies pour les opérations et la gestion des crises ont fait le point sur les événements qui se sont produits la nuit dernière en République démocratique du Congo.

Moyen-Orient

Le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, M. Nickolay Mladenov, est intervenu ce matin par visioconférence devant le Conseil de sécurité.  Il a noté qu’il y a deux jours, le Président des États-Unis a annoncé que son pays reconnaît Jérusalem comme la capitale de l’État d’Israël.

L’Envoyé spécial a indiqué qu’il était particulièrement préoccupé par le risque d’une escalade de la violence et a indiqué que son bureau continue de suivre de près l’évolution de la situation sur le terrain.

M. Mladenov a exhorté tous les dirigeants politiques, religieux et communautaires à s’abstenir de toute action ou rhétorique provocatrice susceptible d’entraîner une escalade de la violence, les appelant à faire preuve de retenue et à établir un dialogue.

Il a noté que l’ONU demeure fermement engagée à appuyer l’ensemble des efforts tendant vers une solution négociée des deux États.  C’est la seule manière de réaliser les aspirations nationales légitimes à la fois des Israéliens et des Palestiniens, a-t-il dit.  Il s’est également fait l’écho des propos du Secrétaire général: il n’y a pas de Plan B à la solution des deux États.

Liban

La Vice-Secrétaire générale, Mme Amina J. Mohammed, est à Paris, aujourd’hui, où elle a participé, au nom du Secrétaire général, à la réunion du Groupe international d’appui au Liban.

Dans des remarques à la presse, elle a indiqué que la réunion d’aujourd’hui démontre que la communauté internationale demeure unie dans son appui à la stabilité, la sécurité, la souveraineté et l’indépendance, ainsi qu’à l’intégrité territoriale du Liban.

Elle a reconnu la réaction calme et mesurée manifestée par le leadership libanais ces dernières semaines et qui a permis d’unifier le peuple du Liban.

La Vice-Secrétaire générale doit ensuite se rendre à Quito, en Équateur, au courant du week-end.

CERF

Le Secrétaire général est intervenu, ce matin, à la Conférence annuelle de haut niveau d’annonces de contributions pour le Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF).  Il a indiqué que depuis le lancement du Fonds, en 2005, les besoins humanitaires ont augmenté, passant de 5,2 milliards de dollars à plus de 24 milliards de dollars aujourd’hui.

Les conflits prolongés et l’impact des catastrophes naturelles, qui sont aggravés par la fragilité structurelle et une vulnérabilité chronique, signifient que plus de personnes que jamais auparavant survivent sur le seuil d’une catastrophe.

Pour suivre cette cadence, a-t-il indiqué, l’Assemblée générale a adopté une résolution, il y a exactement un an, appelant à augmenter l’objectif de financement annuel du CERF pour passer de 450 millions à un milliard de dollars.  Il a indiqué qu’un CERF doté d’une enveloppe budgétaire d’un milliard de dollars aidera à renforcer le financement de contingence, et permettra à l’ONU d’atténuer et de répondre rapidement aux souffrances humanitaires à l’avenir.

Le Secrétaire général a aussi annoncé une allocation de 100 millions de dollars du CERF pour répondre aux besoins critiques de neuf situations d’urgence sous-financées en République démocratique du Congo, en Ouganda, en Tanzanie, au Cameroun, au Mali, aux Philippines, en Érythrée, en Haïti et au Pakistan.

Bangladesh/Myanmar

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) indique que 646 000 réfugiés rohingya ont à présent fuit le Myanmar pour se rendre au Bangladesh depuis le 25 août.

Bien que ce chiffre représente une augmentation par rapport au nombre de 626 000 évoqué en début de semaine, OCHA indique que cette hausse est due à une meilleure évaluation.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) indique que la diphtérie se propage rapidement dans les camps à Cox’s Bazar.  À ce jour, 100 personnes, dont de nombreux enfants, ont contracté la maladie.  Six y ont succombé.

Selon l’OMS, les habitants des camps doivent être relocalisés immédiatement pour limiter la propagation de la diphtérie.

L’OMS travaille avec le Ministère de la santé et d’autres partenaires pour renforcer la prévention.

Une campagne de vaccination ciblant les enfants de six ans ou moins commencera demain.  Les tranches d’âges supérieures ne peuvent pas être immunisées à l’heure actuelle en raison d’un manque de vaccins.

Rohingya

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué, aujourd’hui, qu’il prend des dispositions pour tenir des pourparlers avec les autorités bangladaises au sujet d’un accord qui a été signé le mois dernier entre le Myanmar et le Bangladesh et qui porte sur le rapatriement volontaire des réfugiés rohingya.

Comme l’a précédemment souligné le HCR, tous les réfugiés ont droit au retour, mais celui-ci doit se faire sur une base volontaire et uniquement lorsque les personnes concernées estiment que les moments et les circonstances y sont propices.

Pour rappel, l’ONU n’était pas partie à cet accord.

Somalie

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie, M. Michael Keating, s’est félicité de la signature d’un accord de partage du pouvoir entre le Président de l’État de Galmudug, M. Ahmed Duale Ghelle, et le dirigeant du groupe Ahlu Sunna Wal Jama’a, M. Sheikh Shakir.

M. Keating a indiqué que cet accord est un pas significatif vers la création d’une administration unifiée à Galmudug et a encouragé les parties prenantes à maintenir l’élan nécessaire à la mise en œuvre de la décision.

UNICEF

L’UNICEF indique aujourd’hui que la naissance de 95 millions d’enfants en Afrique subsaharienne n’a pas été enregistrée et avertit qu’à moins de prendre une action décisive, ce chiffre grimpera en flèche pour atteindre 115 millions d’ici à 2030.

L’UNICEF appelle les pays d’Afrique à accorder la priorité à la question de l’enregistrement des naissances, soulignant que c’est une mesure initiale et critique pour tout registre d’état civil et système de statistiques de l’état civil fonctionnels.  La Directrice régionale d’UNICEF pour l’Afrique de l’Est et méridionale, Mme Leila Pakkala, a averti que sans preuve d’identité, d’âge ou de nationalité, un enfant dont la naissance n’a pas été enregistrée est vulnérable au risque de violations comme le mariage précoce, le travail d’enfants et le recrutement dans les forces armées.

Journée internationale

Demain marque la Journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide, d’affirmation de leur dignité et de prévention de ce crime.  Dans un message rédigé à cette occasion, le Secrétaire général a indiqué que le génocide est souvent la culmination d’années d’exclusion, de déni des droits de l’homme et d’autres griefs.  Alors que le génocide peut se produire en temps de guerre comme en temps de paix, nous devons toujours être vigilants.

La Journée internationale de la lutte contre la corruption sera également célébrée demain.  Le thème de cette année souligne que la corruption est l’un des plus importants obstacles à la réalisation des objectifs de développement durable.

 

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