Un débat public de haut niveau sur la réforme des opérations de maintien de la paix, temps fort du Conseil de sécurité au mois de septembre

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1 septembre 2017

Un débat public de haut niveau sur la réforme des opérations de maintien de la paix, temps fort du Conseil de sécurité au mois de septembre

La réforme des opérations de maintien de la paix, la coopération des Nations Unies avec l’Union africaine et les menaces posées par les actes terroristes, notamment sur la sécurité aérienne, seront au menu des travaux du Conseil de sécurité pour le mois de septembre, a annoncé devant la presse, cet après-midi, le Représentant permanent de l’Éthiopie, M. Tekeda Alemu, dont le pays préside, ce mois-ci, l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Le représentant de l’Éthiopie, dont le pays, a-t-il rappelé, est membre du Conseil de sécurité pour la troisième fois de son histoire, a présenté en détail le débat public de haut niveau qui se tiendra le 20 septembre sur « la réforme des opérations de maintien de la paix, son suivi et sa mise en œuvre ».

Ce débat, qui sera présidé par le Premier Ministre éthiopien, M. Haile Mariam Dessalegn, et auquel, a-t-il précisé, devraient assister une dizaine de chefs d’État et de gouvernement, suscite un « réel enthousiasme », s’est-il félicité, lors d’une conférence de presse au Siège de l’ONU, à New York.  « Nous nous attendons à une participation élevée », a-t-il dit, sans néanmoins indiquer, en réponse à un journaliste qui l’interrogeait sur ce point, si le Président des États-Unis, M. Donald Trump, serait par exemple présent.

M. Alemu a affirmé que trois personnalités, « trois poids lourds », selon son expression, présenteraient des exposés au début de ce débat: le Secrétaire général, M. António Guterres, le Président de la Commission de l’Union africaine, M. Moussa Faki, et l’ancien Président du Timor-Leste, M. José Ramos-Horta.

L’autre temps fort de son programme de travail sera le déplacement du Conseil de sécurité à Addis-Abeba, en Éthiopie, du 5 au 9 septembre, où il doit tenir des consultations avec le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.  « Il s’agit d’un partenariat crucial pour la paix et la stabilité en Afrique et nous voulons l’intensifier », a-t-il dit.

Le Président a précisé que la séance formelle du 7 septembre sera notamment consacrée à la question « centrale et épineuse » du financement des missions de paix et aux efforts de reconstruction après-conflit.  Il n’y a pas, pour l’instant, d’accord sur le résultat de cette rencontre, a-t-il dit.

Le 8, les membres du Conseil rencontreront le Premier Ministre éthiopien et auront, le 9, des consultations formelles sur les situations en Somalie, au Soudan du Sud et dans la région du lac Tchad.

Dans la foulée, le 12 septembre, de retour à New York, les membres du Conseil entendront un compte rendu de cette mission et prendront part à une séance d’information sur la coopération entre l’ONU et l’Union africaine, a-t-il souligné.

M. Alemu a ajouté que le lendemain, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. Jeffrey Feltman, présentera un exposé sur la situation dans la région du lac Tchad.

Les questions africaines seront par ailleurs débattues lors des séances d’information consacrées à la Mission d’assistance des Nations Unies en Somalie (MANUSOM), l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) et la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), respectivement, le 13, le 14 et le 26.

Néanmoins, interrogé par un journaliste, M. Alemu n’a pas souhaité commenter la décision de la Cour suprême du Kenya d’annuler la dernière élection présidentielle dans ce pays.  « Cela serait prématuré », a-t-il dit.

S’agissant de la situation au Burundi, il ne l’a pas jugée comparable à celle qui prévaut en République centrafricaine.  Le Burundi possède des institutions très fortes, qui ne doivent pas être sous-estimées, a-t-il dit, en rappelant que l’une des principales difficultés africaines était la faiblesse des institutions.  Le représentant éthiopien a également indiqué qu’une percée diplomatique au Soudan du Sud était possible.

Les menaces à la paix et à la sécurité internationales seront un autre axe majeur des travaux du Conseil de sécurité au mois de septembre, avec deux séances d’information sur ce thème, les 27 et 28 septembre.  La première réunion portera sur le thème de la sécurité aérienne, un an après l’adoption de la résolution 2309 (2016).  « L’objectif de la réunion du 28 est toujours en cours de discussion », a déclaré le Président.

Par ailleurs, le Conseil devrait être saisi, ce mois-ci, d’un certain nombre de questions liées au Moyen-Orient.  Les 15 membres se réuniront le 25, le 26 et le 27 septembre, pour des séances d’information portant, respectivement, sur le conflit israélo-palestinien, le Yémen et la situation humanitaire en Syrie. 

À cette occasion, le nouveau Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence s’exprimera pour la première fois devant le Conseil.

Enfin, le Conseil de sécurité devrait se réunir, les 11 et 25 septembre, pour faire le point, respectivement, sur la situation en Colombie et en Afghanistan.  Deux adoptions de projets de résolution sont prévues, le 14 septembre, s’agissant de la Colombie et de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL).

 

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