Conseil de sécurité: le programme de travail du mois de mai marqué par une mission en Colombie et deux débats de haut niveau, annonce la présidence de l’Uruguay

CONF170501-CS
1 mai 2017

Conseil de sécurité: le programme de travail du mois de mai marqué par une mission en Colombie et deux débats de haut niveau, annonce la présidence de l’Uruguay

Outre une mission en Colombie, où ses membres se rendront dès cette semaine, deux débats semestriels marqueront le programme mensuel de travail du Conseil de sécurité, a annoncé son président pour le mois de mai, le Représentant permanent de l’Uruguay, M. Elbio Rosselli, qui a rappelé l’attachement de sa délégation à la transparence des travaux de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Le 25 mai, a-t-il annoncé cet après-midi en conférence de presse, aura lieu le débat semestriel sur la protection des civils dans les conflits armés, présidé par le Ministre uruguayen des affaires étrangères, M. Rodolfo Nin Novoa.  La réunion se tiendra en présence du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, ainsi que de deux représentants de la société civile, dont un haut responsable du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

L’accent, en effet, sera mis sur la protection des établissements et des soins de santé, et les travaux du Conseil s’appuieront sur le dernier rapport en date du Secrétaire général sur la mise en œuvre de la résolution 2286 (2016), a précisé M. Rosselli.

« Au cours de nos présidences du Conseil, nous avons toujours essayé de cultiver la plus grande transparence possible, rompant avec la tradition qui voulait qu’à l’issue d’un exposé, la séance soit levée et les discussions se poursuivent en consultations à huis clos.  Nous n’y étions pas favorables, convaincus que les travaux du Conseil doivent se dérouler en séances plénières.  Mais à la demande de certains membres, nous avons décidé de rétablir des consultations », a déclaré M. Rosselli.

Le second temps fort de ce programme, le 15 mai, sera le débat public périodique sur les femmes, la paix et la sécurité, qui est l’occasion tous les six mois d’évaluer l’état de mise en œuvre de la résolution 1325 (2000).   

Le sous-thème de cette réunion sera l’utilisation des violences sexuelles comme arme de guerre, et la réunion, à laquelle participeront notamment la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Mme Amina J. Mohammed, et le Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide, M. Adama Dieng, sera présidée par le Vice-Ministre uruguayen des affaires étrangères, M. José Luis Cancela.

Répondant en sa qualité nationale à une question, M. Rosselli est revenu sur la mission qu’une délégation du Conseil effectuera, du 3 au 5 mai, en Colombie.  Il a estimé que la démarche ayant permis aux parties au conflit, à savoir le Gouvernement de ce pays et les Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée populaire (FARC-EP), de conclure d’elles-mêmes un accord de paix puis de solliciter le soutien de l’ONU pour sa mise en œuvre, peut servir de modèle pour d’autres situations de conflit.  « Il faut du courage pour tout miser sur la paix et la réconciliation », a-t-il observé.

Jeudi, la délégation du Conseil se rendra à Bogota pour s’y entretenir avec le Président de la Colombie, M. Juan Manuel Santos, des membres de son cabinet, des membres du Mécanisme tripartite de surveillance et vérification, des représentants de la société civile et M. Iván Márquez, des FARC-EP. 

Le lendemain, les membres du Conseil se rendront, « si les conditions météorologiques le permettent », a précisé M. Rosselli, dans un camp où sont regroupés d’anciens combattants en vue de discuter de leur situation.  Une séance d’information publique sur les conclusions de la mission est prévue le 16 mai.

Par ailleurs, trois prorogations de mandats sont prévus ce mois-ci: celui de la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (UNISFA), le 11 mai; celui de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) et le renouvellement de l’autorisation donnée par le Conseil à la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), le 24.

S’agissant du Moyen-Orient, la Syrie fera l’objet, comme tous les mois désormais, de trois séances consacrées aux volets relatifs au processus politique, le 18 mai, aux armes chimiques, le 26, et à la situation humanitaire, le 30.  Le 30 également, le Conseil se saisira de la situation au Yémen.  La situation régionale, y compris en Israël et en Palestine, sera examinée le 23 mai.

Questionné au sujet du tir de missile balistique effectué le 28 avril par la République populaire démocratique de Corée (RPDC), le Président a indiqué que « les discussions se poursuivent au sujet de la marche à suivre » pour le Conseil, mais que davantage de temps est nécessaire pour prendre une décision.

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