Conférence du Président du Conseil de sécurité pour le mois de février et Représentant permanent de l’Ukraine, M. Volodymyr Yelchenko

Conf170201-CS
1 février 2017

Conférence du Président du Conseil de sécurité pour le mois de février et Représentant permanent de l’Ukraine, M. Volodymyr Yelchenko

Aussi bref que chargé, le mois de février sera pour le Conseil de sécurité l’occasion de braquer le projecteur sur les conflits en Europe, qui feront l’objet, au niveau ministériel, d’un débat thématique inédit, a annoncé, ce soir en conférence de presse, le Représentant permanent de l’Ukraine auprès des Nations Unies, M. Volodymyr Yelchenko, qui assurera la présidence mensuelle de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Et dès demain, le Conseil tiendra une séance d’information publique sur la situation dans l’est de l’Ukraine, marquée depuis quelques jours par une reprise des combats, séance au cours de laquelle interviendront le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. Jeffrey Feltman; le Directeur des opérations du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), M. John Ging; et le Chef de la Mission spéciale d’observation de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) déployée en Ukraine, M. Ertuğrul Apakan.

Hier, le Conseil a publié une déclaration à la presse sur la détérioration de la situation dans la région de Donetsk, en Ukraine.  Ce texte a été agréé par les membres du Conseil dans le cadre d’une procédure d’approbation tacite, « un signe plutôt encourageant », s’est félicité M. Yelchenko en sa qualité nationale, en exprimant l’espoir que le Conseil serait en mesure de prendre une nouvelle décision « dans les jours ou les semaines à venir ».

Interrogé sur la « dynamique » de la relation entre l’Ukraine et la Fédération de Russie, membre permanent du Conseil, il a assuré les médias de son intention de parvenir à un équilibre entre ses fonctions de président et celles de représentant permanent de son pays, et qu’il s’efforcerait d’exercer ses responsabilités de manière « pacifique », en évitant de transformer les débats en « échanges de droits de réponse ». 

Toujours en sa qualité nationale, le Président du Conseil s’est félicité de son entrevue avec la nouvelle Représentante permanente des États-Unis, qui lui a dit être « opposée » au comportement de la Russie dans le Donbass et a qualifié d’« inacceptable » l’annexion de la Crimée.  

M. Yelchenko a expliqué être en contact avec le Secrétaire général de l’ONU au sujet de la situation dans son pays, souhaitant qu’il soit donné suite à l’idée, « avancée en mai 2015 », d’un « Bureau d’appui des Nations Unies en Ukraine », qui serait en mesure de faire rapport en toute indépendance sur la situation sur le terrain.

La situation dans l’est de l’Ukraine, de même que celle en Abkhazie et en Ossétie du Sud, sera également abordée dans le cadre du débat public sur les conflits en Europe, qui se tiendra le 21 février, sous la présidence du Ministre ukrainien des affaires étrangères, M. Pavlo Klimkin, en présence notamment de la Chef de cabinet du Secrétaire général, Mme Maria Luiza Ribeiro Viotti; du numéro 2 de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), M. Hamid Ali Rao; et du Conseiller spécial du Secrétaire général sur la sécurité maritime, M. Chris Trelawny.

Le Chef de la diplomatie ukrainienne présidera également le second débat public du mois, prévu le 13, et qui sera consacré à la protection des infrastructures vitales contre les actes terroristes, un sujet également nouveau au Conseil de sécurité.  Un projet de résolution est en cours de négociation, pour une mise aux voix peut-être postérieure au débat.  Il constituera, à en croire le Président, un véritable « code de conduite » pour les États Membres, en leur permettant notamment d’identifier de manière très précise ce que l’on entend par « infrastructures ».

Toujours en Europe, la situation au Kosovo au cours des trois derniers mois fera l’objet d’une séance d’information publique, le 27 février.  Le Conseil s’intéressera en outre aux activités du Centre régional des Nations Unies pour la diplomatie préventive en Asie centrale et à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), des réunions qui auront lieu les 2 et 22 février, respectivement, la première en consultations à huis clos, la seconde en séance publique.

Favorable à la participation du Secrétaire général à toutes les réunions du Conseil de sécurité où le Chef de l’Organisation jugerait sa présence souhaitable, M. Yelchenko a annoncé que, le 3 février, M. António Guterres fera rapport aux membres du Conseil sur le Sommet de l’Union africaine.   

S’agissant du tir de missile balistique effectué par la République islamique d’Iran le 30 janvier, le Président a déclaré que les membres du Conseil avaient besoin de « davantage d’informations » et que cette question « mérite d’être discutée » pendant le mois de février.

Comme chaque mois, désormais, les membres du Conseil seront informés des développements récents en Syrie sur le plan politique, le 27 février, dans la foulée des préparatifs des pourparlers de Genève sous les auspices de l’ONU.  Le 22, les membres du Conseil se pencheront sur l’évolution de la situation humanitaire dans le pays. 

Parmi les autres questions relatives au Moyen-Orient à l’ordre du jour ce mois-ci figurent les activités de la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq (MANUI), objet d’une séance demain, a poursuivi M. Yelchenko, qui a également précisé que la séance d’information mensuelle sur le conflit israélo-palestinien se tiendra le 15 février.  Répondant à une question, il a estimé que la priorité est de « ramener les parties à la table des négociations ».  Enfin le 8, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye viendra présenter aux membres du Conseil les activités de la Mission d’appui des Nations Unies dans ce pays (MANUL), qu’il dirige.

Par ailleurs, le 23, le Conseil devra se prononcer sur le renouvellement du régime de sanctions imposées au Yémen et du mandat du groupe d’experts du « Comité 2140 », chargés de surveiller l’application de ces mesures.  Le 7 février enfin, aura lieu une réunion sur la mise en œuvre du régime de sanctions concernant Daech et Al-Qaida prévu par les résolutions 1267 (1999), 1989 (2011) et 2253 (2015) du Conseil de sécurité.

Les questions africaines se tailleront une place significative ce mois-ci, avec une séance le 10 sur les activités de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), ainsi que sur les mesures de sanctions imposées à ce pays, a souligné le Président.  Les membres du Conseil s’intéresseront ensuite au rapport final de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).  De plus, le 23, le Conseil se prononcera sur le renouvellement du mandat du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau (BINUGBIS), après avoir été informé le 14 des activités récentes de cet organe.

 

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