Désarmement: les dissensions persistent au sein de la Première Commission

AG/DSI/3576
9 octobre 2017
Soixante-douzième session, 7e séance – après-midi

Désarmement: les dissensions persistent au sein de la Première Commission

Alors que le débat général de la Première Commission touche à son terme, de nombreux pays ont fait état, aujourd´hui, des dissensions internationales qui entravent les progrès des instances onusiennes en matière de désarmement.

Évoquant dans un premier temps l’impasse dans laquelle se trouve la Conférence du désarmement, le représentant de l’Inde a constaté que la frustration née de huit années d’échec au sein de cette instance avait poussé certains pays à passer par des forums de discussions établis en dehors du mécanisme onusien de désarmement.  Au cours de son intervention, la Pologne a d’ailleurs cité deux de ces instruments en saluant leur efficacité: l’Initiative de sécurité contre la prolifération et le Partenariat international pour la vérification du désarmement nucléaire.

Plusieurs délégations, dont celle de Chypre, ont par ailleurs déploré que 17 ans après le dernier élargissement de la Conférence du désarmement, ses portes restent toujours closes à l’admission de nouveaux États.  La représentante du Portugal a notamment appelé à régler cette question, estimant qu’elle pourrait être décisive pour dépasser l’impasse actuelle.

Les dissensions ont été particulièrement vives au sujet de l’emploi d’armes chimiques, en Syrie notamment.

Le représentant de l’Arabie saoudite a notamment déploré que le régime syrien « perpétue de nombreux massacres en employant des armes chimiques contre son propre peuple ».  Il a invoqué à ce propos les résultats publiés par le Mécanisme d’enquête conjoint de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et de l’ONU, et demandé que les auteurs de ces actes « odieux » soient traduits en justice.  Il a été secondé par le représentant de la Turquie qui a souligné que l’emploi de telles armes, « en Syrie ou ailleurs », constitue un crime contre l’humanité, une violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et un affront au régime de la Convention sur les armes chimiques (CIAC).

La Syrie a répondu en plusieurs temps à ces mises à l’index.  Durant sa déclaration, elle a accusé certains pays de profiter des actions des groupes terroristes.  Selon son représentant, des « services de renseignements bien connus » soutiendraient ces groupes afin de faire accuser la Syrie, comme dans l’incident de Khan Cheikhoun qu’il a décrit comme une « tentative pitoyable de faire du chantage au Gouvernement syrien ».  « Il est de l’intérêt de mon pays que la vérité éclate au grand jour », a-t-il finalement clamé, avant d’accuser, pendant la période des droits de réponse, l’Arabie saoudite d’être le « parrain du terrorisme dans le monde ».

Comme lors des réunions précédentes, de nombreuses délégations se sont par ailleurs inquiétées du manque de consensus autour de la question du nucléaire.  Le représentant de l’Inde a notamment appelé à créer les conditions nécessaires à la réduction de l’importance du nucléaire dans les doctrines militaires des États, notant qu’un « fossé se creuse » entre les partisans d’un désarmement nucléaire total et ceux qui estiment que ces armes sont plus que jamais utiles.

Son homologue du Canada a de son côté expliqué ne pas croire en l’utilité du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires tant que le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) demeurera la pierre angulaire du désarmement nucléaire.  L’un comme l’autre estiment d’ailleurs que la priorité doit être de restaurer le dialogue et la confiance entre les États.

Cette position n’a pas été partagée par nombre d’États, dont l’Irlande, le Kazakhstan, le Panama, le Portugal et la Turquie pour qui seule l’éradication des armes nucléaires peut prémunir le monde contre leur utilisation.  L’Irlande a ainsi qualifié le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires de « révolutionnaire », notamment en raison de son engagement en faveur de l’humanitaire et de l’éducation au désarmement, ainsi que de sa reconnaissance des hibakusha et de l’importance de la participation des femmes dans les travaux futurs de ce traité.

Alors que le représentant du Kazakhstan a fait observer que dans un monde interdépendant, la possession d’armes nucléaires n’était plus un atout mais au contraire un danger, plusieurs délégations se sont prononcées pour l’ouverture de discussions rapides sur un traité interdisant la production des matières fissiles à des fins militaires.  Selon le représentant de la Turquie une telle initiative appuierait les efforts internationaux de non-prolifération et de désarmement général et complet.

Enfin, le représentant du Costa Rica a souligné pour sa part que le système multilatéral et le droit international sont les seuls instruments de défense légitimes et a appelé à abandonner les doctrines sécuritaires basées exclusivement sur des paradigmes militaires, au profit de doctrines centrées sur le développement durable et la sécurité humaine.

La Première Commission poursuivra ses travaux demain, mardi 10 octobre, à partir de 10 heures.

POINTS DE L’ORDRE DU JOUR RELATIFS AU DÉSARMEMENT ET À LA SÉCURITÉ INTERNATIONALE

Suite du débat général

M. TREJO (El Salvador) s’est réjoui de l’adoption, le 7 juillet dernier, du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, auquel son pays a immédiatement souscrit dès qu’il a été ouvert à la signature, convaincu que ce premier instrument prohibant les armes nucléaires, négocié au sein de l’ONU, arrive à point nommé pour renforcer l’architecture du désarmement et compléter le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).  Le représentant a néanmoins relevé que la présente session de l’Assemblée générale a lieu dans un contexte tendu dans plusieurs régions et après le lancement d’essais nucléaires.  Il a appuyé, dans ce contexte, tout effort de dénucléarisation, en exhortant au dialogue comme unique voie de sortie.

Le représentant a ensuite réitéré son engagement dans la lutte contre la fabrication et le trafic illicite d’armes à feu et autres matériels qui mettent en danger le bien-être et le développement socioéconomique, saluant en particulier « la valeur et la contribution » du Programme d’action en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects.  Enfin, il a émis l’espoir que la troisième Conférence d’examen, prévue en 2018, serait « transparente et inclusive » afin d’en garantir le succès et de préserver le futur dudit programme.   

M. AMANDEEP SINGH GILL (Inde) a constaté que les essais nucléaires de la République populaire démocratique de Corée avaient encore complexifié la situation en suscitant des inquiétudes et des condamnations internationales.  Évoquant la Conférence du désarmement, il a estimé que la frustration née de huit années d’échec au sein de cette instance avait poussé à en passer par des forums de discussions tiers.  Il a constaté qu’un « fossé qui se creuse » entre les partisans d’un désarmement nucléaire total et immédiat et ceux qui estiment que ces armes sont plus que jamais utiles.  Il a appelé à combler ce fossé grâce au dialogue et au multilatéralisme.

Il a affirmé que l’objectif d’un monde exempt d’armes nucléaires peut être atteint grâce à un processus « pas à pas », où le dialogue entre les pays dotés de l’arme atomique permettrait de créer les conditions de confiance nécessaires à la réduction de l’importance du nucléaire dans leurs doctrines militaires.  Il a toutefois rappelé que l’Inde n’a pas participé au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires et n’est donc pas tenu par ses termes, avant d’ajouter que son pays restait néanmoins résolu à « réduire le rôle des armes nucléaires », «interdire leur usage dans certaines circonstances» et les « éliminer globalement dans le cadre d’une vérification internationale ».  Par ailleurs, l’Inde se dit prête à démarrer des discussions à propos d’un traité sur les matières fissiles.

Accordant une attention particulière au volet technologique, il s’est félicité des résultats de la cinquième Conférence d’examen de la Convention sur certaines armes classiques (CCAC), notamment la décision de créer un groupe d’experts chargés des technologies émergentes dans le champ des systèmes d’armes létales autonomes.  Il a aussi estimé nécessaire de créer un dispositif des Nations Unies consacré aux impacts des développements scientifiques en matière de sécurité et de désarmement.  L’Inde présentera d’ailleurs une résolution en ce sens.

M. KORNELIOS KORNELIOU (Chypre) a rappelé que son pays était signataire des principaux traités de désarmement et de non-prolifération, ainsi que du Code de conduite international contre la prolifération des missiles balistiques.  Il a aussi indiqué que son pays avait récemment été élu membre du Comité de gestion du Traité sur le commerce des armes.  À propos de la Conférence du désarmement, il a rappelé que son pays avait soumis une demande pour la rejoindre il y a plus de deux décennies, déplorant qu’aucun élargissement de cet enceinte n’ait eu lieu depuis 1999, en dépit des règles de procédure qui prévoient que « la constitution de la Conférence du désarmement sera revue à intervalle régulier ».

Le représentant a ensuite fait part de sa vive préoccupation quant aux récentes actions de la République populaire démocratique de Corée, rappelant les conséquences catastrophiques de l’usage des armes nucléaires.  Dans ce contexte, Chypre a soutenu l’initiative du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires et examine la possibilité d’y accéder.  Le représentant a également rappelé l’engagement de son pays en faveur du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP), soulignant aussi l’importance de l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE).

Pour Mme CRISTINA MARIA CERQUEIRA PUCARINHO (Portugal), les événements récents, tels que le test effectué par la République populaire démocratique de Corée le mois dernier, démontrent l’importance cruciale du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE).  Réaffirmant son engagement en faveur d’un monde débarrassé d’armes nucléaires, la représentante du Portugal a appelé à démarrer rapidement les négociations sur l’élaboration d’un traité interdisant la production de matières fissiles pour la fabrication d’armes et autres dispositifs explosifs nucléaires.  Elle a ensuite regretté, 17 ans après le dernier élargissement de la Conférence du désarmement, que les portes restent toujours closes à l’admission de nouveaux États.  Le Portugal a ainsi réaffirmé, année après année, son intérêt à devenir État partie à cette conférence.  Mme Pucarinho a appelé à régler cette question, estimant qu’elle pourrait être décisive pour dépasser l’impasse dans laquelle se trouve la Conférence.

La représentante a réitéré le soutien de son pays à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, à la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, ainsi qu’au Traité sur le commerce des armes, rappelant que le Portugal est préoccupé par les conséquences négatives des flux d’armes irréguliers sur les pays et régions les plus vulnérables.  Enfin, s’agissant des menaces émergentes telles que les drones armés, les armes autonomes, le cyberespace et la militarisation de l’espace extra-atmosphérique, elle a appelé à la « transparence » des instruments de régulation multilatéraux qui protègent les civils et les droits humains

M. SAAD ABDULLAH N. AL SAAD (Arabie saoudite) a déploré que le projet d’établissement d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient soit au point mort en raison du refus d’Israël d’adhérer au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).  Ce coup d’arrêt, s’est-il inquiété, sape la crédibilité du Traité et encourage indirectement les pays de la région à s’engager dans une course périlleuse à l’acquisition d’armes nucléaires.  Sur le dossier nucléaire iranien, le représentant a souligné la nécessité que soient pleinement mis en œuvre les accords devant permettre à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de conduire librement ses activités de vérification de la nature du programme de l’Iran.  L’Iran doit en outre respecter et mettre en œuvre la résolution 2231 (2015) du Conseil de sécurité sur les missiles balistiques et les autres armes, a-t-il insisté.  Le représentant a également réaffirmé l’attachement de son pays à l’exercice du droit inaliénable de tous les pays aux usages pacifiques de l’énergie nucléaire « sous supervision de l’AIEA ».

Commentant ensuite la crise syrienne, le représentant a déploré que le régime syrien « continue de perpétuer de nombreux massacres en employant des armes chimiques contre son propre peuple ».  Il a invoqué à ce propos les résultats publiés par le Mécanisme d’enquête conjoint de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et de l’ONU, et demandé que les auteurs de ces actes « odieux » soient traduits en justice.

M. NEVILLE MELVIN GERTZE (Namibie) a jugé essentiel que les États non dotés d’armes nucléaires reçoivent des garanties universelles, inconditionnelles, non discriminatoires et juridiquement contraignantes de la part de tous les États qui disposent de ces armes, contre toute utilisation ou menace d’utilisation des armes nucléaires, en toutes circonstances.  L’amélioration ou la modernisation des armes nucléaires existantes, notamment la fabrication de nouveaux types, est contraire à l’objectif tendant à atteindre un désarmement nucléaire, a-t-il ajouté, avant de regretter que la neuvième Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération nucléaire ne soit pas arrivée à un consensus sur le document final en dépit des efforts déployés par de nombreuses délégations.  Pour sa part, M. Gertze a réaffirmé l’engagement de son pays en tant que signataire du Traité de Pelindaba, qui interdit sur le continent africain la présence d’engins explosifs nucléaires, ainsi que les essais de ces armes destructives.  Il a exhorté, par ailleurs, les pays figurant à l’annexe II du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) de signer et ratifier ce traité.

« Toute utilisation d’armes nucléaires est une violation de la Charte de l’ONU et un crime contre l’humanité », a affirmé M. Gertze, qui a en conséquence appelé à l’élimination totale de telles armes.  Il a aussi exigé la garantie de ne jamais voir ces armes produites, arguant que c’était l’unique garantie contre les conséquences catastrophiques de leur utilisation.  Il a par ailleurs rejeté toute limitation aux exportations vers les pays en développement de matériel, d’équipement et de technologie nucléaires à des fins pacifiques.  Enfin, le représentant a pris note du rapport du Directeur général de l’AIEA au Conseil des gouverneurs confirmant que l’Agence veut que la République islamique d’Iran respecte les termes de « l’accord 5+1 ».

M. BASHAR JA’AFARI (Syrie) a accusé les États-Unis et le Royaume-Uni d’avoir fait échec à la Conférence des Parties chargée de l’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) en 2015 en raison de leur soutien à Israël.  Il a ensuite appelé la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu’elle ratifie le TNP et soumette ses installations nucléaires aux inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Le représentant syrien a ensuite accusé « certains membres permanents du Conseil de sécurité » de profiter des actions de groupes terroristes.  Soulignant que la Syrie condamne fermement l’usage des armes chimiques, il a expliqué que les groupes terroristes présents en Syrie continuent d’obtenir des armes chimiques « grâce à l’aide de services de renseignements bien connus ».  Il a affirmé que des États parrainent ces groupes terroristes afin de faire accuser la Syrie, citant notamment pour exemple l’incident de Khan Cheikhoun, qualifié par le représentant de « tentative pitoyable de faire du chantage au Gouvernement syrien ».  Dans le cadre de sa coopération avec l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), la Syrie a demandé une enquête indépendante, a-t-il encore rappelé, affirmant ensuite que cette enquête a été bloquée par les États-Unis, la Grande Bretagne et la France.  « Il est de l’intérêt de mon pays que la vérité éclate au grand jour », a-t-il clamé.  Le représentant a rappelé que la Syrie avait envoyé « plus de 124 lettres à L’ONU » où elle indiquait ses craintes de voir des armes chimiques transmises à des groupes terroristes et utilisées pour faire accuser la Syrie.  Selon lui, ces substances proviendraient de Libye et auraient été acheminées avec l’aide des services de renseignements de pays hostiles à la Syrie.

M. YERBOLAT SEMBAYEV (Kazakhstan) a plaidé pour un monde sans armes nucléaires, disant adhérer aux principes multilatéraux de non-prolifération tout en étant très attaché au droit de tous les pays à l’usage pacifique de l’énergie nucléaire à des fins de développement.  Le représentant a salué les efforts entrepris par les États dotés d’armes nucléaires pour réduire leur stock, soulignant que le Kazakhstan avait renoncé à son propre stock, « qui fut à un moment le quatrième plus important au monde ». 

Affirmant que dans un monde interdépendant, la possession d’armes nucléaires n’est plus un atout mais au contraire un danger, le représentant a estimé qu’une fois mis en œuvre, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, adopté en juillet dernier, serait complémentaire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).  Après avoir plaidé en faveur de la création de zones exemptes d’armes nucléaires au Moyen-Orient, dans le reste de l’Asie et dans le Pacifique, il a déclaré qu’il était dans l’intérêt de la sécurité et du développement de toutes les nations que le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) entre en vigueur rapidement.  Le représentant a par ailleurs considéré que l’accord sur le nucléaire iranien, « conclu après d’âpres et longues négociations », était un succès « à préserver », soulignant que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait reconnu qu’il avait mis l’Iran, « qui respecte toutes ses obligations », sur la voie d’un avenir sans nucléaire militaire.

M. RAUF ALP DENKTAS (Turquie) a déclaré que son pays était pleinement engagé dans l’objectif partagé de parvenir à l’élimination totale des armes nucléaires, la Turquie considérant, dans ce cadre, le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) comme le principal mécanisme de désarmement global et de non-prolifération.  Il a également salué la reprise du dialogue entre les États-Unis et la Fédération de Russie sur les enjeux vitaux de stabilité stratégique, pour appeler ensuite à l’entrée en vigueur sans délai du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE).  De même, nous sommes d’avis que le démarrage de négociations de fond sur un traité interdisant la production des matières fissiles à des fins militaires contribuerait à appuyer les efforts internationaux de non-prolifération et de désarmement général et complet, a-t-il ajouté. 

S’agissant des armes chimiques, le représentant a souligné que l’emploi de telles armes, « en Syrie ou ailleurs », constitue un crime contre l’humanité, une violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et, un affront au régime de la Convention sur les armes chimiques (CIAC).  D’autre part, pour ce qui est des usages pacifiques de l’espace extra-atmosphérique, il a fait savoir que le parlement turc examinait actuellement un projet de loi établissant une agence spatiale turque.

M. ALTIDJU (Cameroun) a déploré que le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) ne soit toujours pas entré en vigueur, que les négociations sur un traité interdisant la production de matières fissiles pour la fabrication d’armes et autres dispositifs explosifs nucléaires n’aient toujours pas été lancées, tout comme celles concernant les garanties de sécurité négatives.  Il a ensuite rappelé l’engagement de son pays contre la prolifération des armes nucléaires, chimiques et biologiques, via son adhésion au Traité sur la non-prolifération, au Traité de Pelindaba instaurant une zone exempte d’armes nucléaires en Afrique, et aux conventions d’interdiction des armes chimiques et biologiques.

Le représentant a par ailleurs déploré que les armes légères et de petit calibre, les mines antipersonnel et les armes à sous-munitions continuent d’alimenter les conflits.  Dans ce contexte, il a appelé à une mise en œuvre effective des instruments juridiques internationaux existants.  Au plan régional, il s’est félicité de l’entrée en vigueur de la Convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des armes légères et de petit calibre en mars 2017, saluant également la « coopération remarquable » entre les pays du bassin du lac Tchad pour lutter contre les groupes terroristes, en premier lieu Boko Haram.  Rappelant enfin qu’aucun pays n’est immunisé contre le terrorisme, il a rappelé l’importance du soutien et de la coopération internationale.

M. JOHN KHOO WEI EN (Singapour) a souligné que l’environnement international comptait toujours des défis de taille.  D’abord il a fait part de la très vive préoccupation au sujet des derniers tirs de missiles balistiques effectués par la République populaire démocratique de Corée (RPDC).  « De telles provocations menacent la sécurité et la stabilité de la région et du monde », a-t-il insisté, avant d’enjoindre la RPDC de cesser immédiatement de violer les résolutions du Conseil de sécurité et de rejoindre la table des négociations.  Il a réitéré son soutien à une dénucléarisation totale de la péninsule de Corée, appelant la RPDC à rejoindre le Traité sur la non-prolifération nucléaire.  Il s’est aussi préoccupé du risque imminent de voir des armes radiologiques tomber aux mains d’organisations terroristes ou d’acteurs non étatiques.  Enfin, il s’est inquiété des conséquences des cyberattaques, rappelant que son pays était une plateforme régionale portuaire, aéroportuaire, bancaire et de télécommunication.  Il a déploré que le Groupe d’expert sur le développement des mesures de confiance dans le domaine de l’information et des télécommunications n’ait pu tomber d’accord sur des conclusions substantielles.

Le représentant a revanche salué le consensus trouvé au sein de la Commission du désarmement sur un ensemble de recommandations substantielles dans le domaine des mesures de confiance concrètes sur les armes classiques.  Ensuite, l’accord trouvé au sein du Groupe de travail à composition non limitée pour l’organisation d’une quatrième session extraordinaire de l’Assemblée générale consacrée au désarmement, et enfin, l’adoption en juillet 2017 du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

M. JAMAL FARES ALROWAIEI (Bahreïn) estime que la sécurité ne saurait exister tant qu’il y aura des armes de destruction massive dans le monde.   À ce titre, il a apprécié le rôle joué par les Nations Unies pour assurer la stabilité mondiale et a appelé à rendre universels les traités consacrés aux armes nucléaires tout en garantissant le droit des peuples à développer un programme nucléaire civil. Il a, à cet égard, enjoint Israël de permettre la création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen Orient.  Il a également demandé à l’Iran de respecter ses obligations internationales et accueilli avec satisfaction les nouvelles sanctions imposées par le Conseil de sécurité à la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

M. JUAN CARLOS MENDOZA-GARCÍA (Costa Rica) avait espéré que l’entrée en vigueur du Traité sur le commerce des armes se traduise par une diminution du commerce illicite des armes classiques sur le terrain.  « Fort est de constater que cela n’a pas été le cas », a-t-il déploré, pointant du doigt les violations fréquentes des dispositions du Traité, notamment dans les zones de conflit.  Les Parties au Traité qui ne s’acquittent pas de leurs obligations dans ces zones, a-t-il estimé, doivent être tenues pour responsables. 

Il a également souligné qu’il restait encore beaucoup à faire pour s’attaquer efficacement au problème de la prolifération des armes légères et de petit calibre.  Selon lui, la troisième Conférence d’examen du Programme d’action des Nations Unies sur ces armes, qui doit avoir lieu l’an prochain, sera l’occasion de prendre des mesures concrètes pour prévenir et éliminer le trafic illicite des armes légères et de petit calibre.

Le représentant a en outre condamné tout usage d’armes à sous-munitions par quelque acteur que ce soit, dans la droite lignée des dispositions de la Convention sur les armes à sous-munitions.  Il a appelé l’ensemble des États Membres à adhérer à cet instrument, ainsi qu’à mettre en œuvre le Plan d’action de Dubrovnik.

Membre de la plus ancienne zone exempte d’armes nucléaires au monde, le Costa Rica est également situé, en tant que pays d’Amérique centrale, dans une région exempte de mines antipersonnel et d’armes à sous-munitions, a rappelé le délégué.  Petit État démocratique et démilitarisé, a-t-il ajouté, le Costa Rica considère le système multilatéral et le droit international comme les seuls instruments de défense légitimes.  Dans ce cadre, le représentant a appelé à abandonner les doctrines sécuritaires basées exclusivement sur des paradigmes militaires, au profit de doctrines centrées sur le développement durable et la sécurité humaine.

Mme JACKIE O’HALLORAN (Irlande) a d’abord félicité la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires qui a obtenu le prix Nobel de la paix 2017.  Au regard des récents essais nucléaires et balistiques effectués par la République populaire démocratique de Corée (RPDC), elle a jugé urgent que le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) entre rapidement en vigueur.  Elle a également considéré que le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) est la pierre angulaire du régime international de non-prolifération et de désarmement, et n’a pas ménagé ses efforts pour élargir sa mise en œuvre.

Mme O’Halloran a par ailleurs salué l’adoption, au mois de juillet, du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, qui « transmet une vision puissante d’un monde exempt d’armes nucléaires ».  Son contenu, a-t-elle ajouté, est « révolutionnaire », notamment en raison de son engagement en faveur de l’humanitaire et de l’éducation au désarmement, ainsi que sa reconnaissance des hibakusha et de l’importance de la participation pleine et effective des femmes dans les travaux futurs de ce traité.

La déléguée de l’Irlande a par ailleurs attiré l’attention sur la question des civils blessés par des engins explosifs dans des zones peuplées, et a appuyé les encouragements du Secrétaire général à développer une déclaration politique sur la question.  Mme O’Halloran s’est dite aussi impatiente que le travail sur la question des armes létales autonomes démarre, réaffirmant par ailleurs sa volonté de voir la société civile participer plus activement aux travaux de la Première Commission, en particulier les femmes, considérées comme « une force positive de changement ».

Mme ROSEMARY McCARNEY (Canada) a salué les actions entreprises par les 162 États parties à la Convention d’Ottawa sur les mines antipersonnel, qui, en l’espace de deux décennies, ont permis la destruction de 51 millions de mines.  Elle a souhaité que la communauté internationale s’inspire de ce succès pour avancer vers un monde sans armes nucléaires, qui nécessite, a-t-elle dit, patience et esprit de compromis.  Elle a ensuite condamné la conduite d’essais nucléaires par la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et salué la prise de sanctions pour contraindre ce pays à reprendre le dialogue pacifique.

Poursuivant son intervention, la représentante a indiqué que le Canada ne croyait pas en l’utilité du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires car à ses yeux, le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) demeure la pierre angulaire de tout progrès sérieux vers un monde sans armes nucléaires.  Elle a souligné que la première priorité doit être de restaurer la confiance entre États et réduire les tensions.  Ce sont les tensions politiques qui orientent l’attention des pays en direction des armes nucléaires, et qui conduisent les États à placer ces armes au cœur de leur doctrine nationale de sécurité, a-t-elle estimé.  La représentante a par ailleurs appelé à l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), à l’ouverture de négociations de fond sur des garanties négatives de sécurité, et au renforcement du régime de vérification du désarmement nucléaire.  Au sujet des armes classiques, après avoir souligné combien ces armes étaient dangereuses pour les femmes et les filles, elle a annoncé que le Canada avait entrepris le processus d’adhésion au Traité sur le commerce des armes.

Mme LAURA ELENA FLORES HERRERA (Panama) a salué la volonté du Secrétaire général de rester à la hauteur des défis internationaux en matière de désarmement nucléaire.  Elle a indiqué que limiter les conséquences humanitaires est aussi un enjeu du désarmement général et complet, estimant par ailleurs que l’adoption cette année du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires représentait « une avancée positive qui ravive le multilatéralisme en élargissant sa portée par l’ouverture à d’autres types d’acteurs et de négociateurs ».  La représentante a par ailleurs rappelé que le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) jouait déjà un rôle important dans la détection et l’analyse des essais nucléaires, le Panama apportant sur ce plan une importante contribution grâce à sa station de détection, « qui fait partie du réseau de surveillance internationale établi par le Traité ».  Le Panama préside en outre le Réseau Sécurité humaine, et s’attache dans ce cadre à renforcer la lutte contre « ces véritables armes de destruction massive » que sont les armes légères et de petit calibre (ALPC), « des armes qui tuent, mutilent, intensifient l’insécurité et entravent le développement ».

M. DURGA PRASAD BHATTARAI (Népal) a considéré que l’usage et la menace d’utilisation d’armes de destruction massive vont à l’encontre des principes des Nations Unies, appelant les pays dotés à se conformer aux exigences de transparence et de vérification pour assurer l’élimination totale de ces armes, « dont la disparition reste la meilleure garantie de leur non utilisation ».

Le représentant du Népal s’est aussi inquiété du problème de la prolifération des armes légères et de petit calibre (ALPC), un problème qui prend, selon lui, des proportions inquiétantes avec des impacts humanitaires et sur le développement des pays concernés.  Saluant l’adoption de l’accord sur les mesures de confiance concrètes dans le domaine des armes classiques, il a appelé les femmes, les jeunes, la société civile et le secteur privé à jouer leur rôle dans cette lutte en favorisant l’éducation et la prise de conscience sur ces sujets.

Il a par ailleurs estimé que les mécanismes régionaux seraient plus efficaces pour promouvoir la non-prolifération nucléaire, le désarmement global et la pacification au niveau local.  À ce titre, il a estimé qu’il fallait renforcer les centres régionaux des Nations Unies pour la paix et le désarmement et revitaliser les discussions sur le désarmement régional sous l’égide du Processus de Katmandou.  C’est pourquoi, a annoncé M. Bhattarai, le Népal présentera comme les autres années une résolution sur le Centre régional des Nations unies pour la paix et le désarmement en Asie et dans le Pacifique.  Il en a profité pour appeler la communauté internationale à faire des contributions volontaires à ce centre pour garantir la pérennité de son fonctionnement.

M. MANITAH (Jordanie) a rappelé que la Jordanie avait adhéré au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), au Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), et à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), entre autres.  À cet égard, il a appelé tous les états dépositaires à s’acquitter de leurs responsabilités en la matière, notamment aux États cités dans l’annexe 2 du TICE.  Il a aussi exhorté Israël à ratifier le TNP et soumettre ses installations atomiques aux inspections de l’AIEA.  En outre, la Jordanie seconde le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) lorsqu’il affirme qu’il y a un droit inaliénable au nucléaire civil.  Son représentant a rappelé l’importance de cette disposition du TNP pour l’atteinte de certains des objectifs de développement durable.  Évidemment, « cette utilisation doit faire l’objet de mécanismes de sécurité pour protéger le droit aux états à l’utilisation pacifique du nucléaire », a-t-il assuré.  La Jordanie a conclu son intervention en appelant à redoubler d’efforts pour mieux contrôler le cyberespace dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Pour M. GEORGI VELIKOV PANAYOTOV (Bulgarie) le Plan d’action global commun sur le programme nucléaire iranien est la preuve qu’un problème très complexe peut être résolu via les voies diplomatiques.  Il a également estimé que toute avancée en matière de désarmement nucléaire ne sera possible que dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).  Il s’est ensuite préoccupé de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie faisant part de l’appui de la Bulgarie au Mécanisme d’enquête conjoint de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques et de l’ONU.  Il a estimé que la question des armes classiques mérite aussi de l’attention, et a estimé que la troisième Conférence d’examen du Programme d’action en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects, doit être l’occasion de renforcer le régime global et de contribuer à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030.  Il s’est par ailleurs réjoui du consensus atteint par la Commission du désarmement concernant les mesures de confiance dans le domaine des armes classiques, après une impasse de 18 ans.

M. MARCIN WRÓBLEWSKI (Pologne) a déclaré que la prolifération de missiles balistiques, en particulier ceux capables d’embarquer des armes de destruction massive, continuait de représenter une menace sérieuse à la paix et à la sécurité internationales.  Il a indiqué à ce propos que son pays présidait actuellement le Code de conduite contre la prolifération des missiles balistiques qui, fort de ses 138 pays souscripteurs, est un bon exemple, selon lui, de la manière efficace avec laquelle peut fonctionner un outil juridiquement contraignant de sécurité internationale.  Le représentant a également salué le rôle d’autres instruments établis en dehors du mécanisme onusien de désarmement, notamment l’Initiative de sécurité contre la prolifération et le Partenariat international pour la vérification du désarmement nucléaire.  Ces instruments ont fait la preuve de leur efficacité et la Pologne est heureuse de participer aux activités qu’ils conduisent avec les États Membres, a-t-il dit. 

Par ailleurs, le représentant a indiqué que sa délégation présenterait de nouveau un projet de résolution sur la Convention sur les armes chimiques (CIAC).

Droits de réponse

La représentante de la République de Corée, exerçant son droit de réponse à des déclarations prononcées vendredi dernier, a expliqué que son gouvernement ne pouvait pas rester les bras croisés quand sa sécurité est en jeu, cela en raison des provocations répétées de la République populaire démocratique de Corée (RPDC).  Toutes nouvelles provocations feront l’objet de réponses déterminées et proportionnées, a-t-elle avertit, tout en soulignant que son gouvernement demeure prêt à dialoguer sérieusement avec ce pays, s’il s’engage de bonne foi en faveur de la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Le représentant de la Syrie a dit que le représentant du Royaume-Uni devait plutôt convaincre son gouvernement de porter réparation au peuple iraquien, que différentes guerres ont plongé dans la guerre et les souffrances.

Le représentant des États-Unis a déclaré que l’emploi d’armes chimiques en Syrie était avéré et que, pour cette raison, le mandat du Mécanisme d’enquête conjoint de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et de l’ONU devait être prorogé.  Une fois les faits établis, il sera temps d’envisager la traduction en justice de tous les auteurs d’attaques chimiques, a-t-il dit.  Nous agirons pour empêcher d’autres meurtres de civils par le biais de ces armes terribles, a-t-il assuré.

Le représentant du Qatar a souligné que, contrairement à ce qu’avance la Syrie, des armes chimiques ont bien été employées par le régime syrien contre son peuple.  Ce régime devra répondre de ses actes devant des juridictions internationales, a-t-il estimé.  Contre l’évidence des faits, la Syrie continue absurdement d’accuser d’autres pays de commettre des crimes de guerre, a-t-il souligné.

Le représentant de la Libye a indiqué qu’aucune arme au gaz sarin n’avait été trouvée dans les stocks d’armes chimiques libyens, qui, a-t-il rappelé, ont été détruits sous l’égide de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

Le représentant de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a dénoncé les remarques inacceptables prononcées à propos de son pays.  Après avoir une nouvelle fois rappelé que la RPDC s’en tenait à la légitime défense et la dissuasion nucléaire, il a assuré que son pays continuerait à poursuivre le programme qui est le sien afin de protéger ses intérêts souverains.  S’adressant spécifiquement à la représentante de la République de Corée, il l’a prévenue que ses « rêves ne deviendront pas réalité ».  La RPDC restera unie, a-t-il poursuivi, et la Corée du Sud sera responsable selon lui de toute catastrophe qui découlerait de son comportement.

Le représentant de la Turquie a rejeté les allégations du représentant du régime syrien.  Ce régime a utilisé des armes chimiques par trois fois  comme l’a démontré le Mécanisme d’enquête conjoint, a-t-il déclaré.  « C’est un crime contre l’humanité et de guerre: les responsables de ce régime doivent être tenus pour responsables », a-t-il affirmé. 

Le représentant de la Syrie a répondu à l’Arabie saoudite qu’il a qualifiée de « parrain du terrorisme dans le monde ».  Affirmant que le terrorisme wahhabite est arrivé jusqu’au Nigéria et aux capitales occidentales, il a trouvé inadmissible que l’Arabie Saoudite « dépense des millions de dollars pour financer le terrorisme en Syrie », mais aussi le fonctionnement « de centres religieux qui appellent à la mort et à la destruction ».  Ce régime enrôle des milliers de jeunes hommes pour les envoyer en Syrie et en Iraq pour commettre des crimes odieux, a-t-il dénoncé.  Le représentant syrien a ensuite accusé le Qatar de violer le droit international en apportant son soutien au Front el-Nosra.  Il a terminé son intervention en ciblant les États-Unis.  Citant des documents de Wikileaks, il a également accusé l’ancienne administration des États-Unis d’avoir entraîné des terroristes du Front el-Nosra et de l’EIIL pour combattre en Syrie.

À son tour, le représentant de l’Arabie saoudite a affirmé que le régime syrien essayait de détourner l’attention en citant des sources d’information fallacieuses.  Il a souligné que le rapport de la Commission d’enquête avait établi la responsabilité du régime syrien dans trois attaques à l’arme chimique.  En vertu de quoi, il a demandé à la communauté internationale de prendre ses responsabilités. 

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