Activités du Secrétaire général en Italie, du 26 au 28 avril 2015

SG/T/3025
8 mai 2015

Activités du Secrétaire général en Italie, du 26 au 28 avril 2015

(Adapté de l’anglais)

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, et son épouse, Mme Ban Soon-taek, ont quitté New York le dimanche 26 avril et sont arrivés à Rome le lendemain vers midi.

Dans l’après-midi du lundi, le Secrétaire général a emprunté un avion affrété par le Gouvernement italien, puis un hélicoptère militaire afin de se rendre à la base aérienne de Sigonella, située en Sicile.  Il y a visité le navire porte-hélicoptères San Giusto de la marine italienne en Méditerranée.  Il était à cette occasion accompagné du Premier Ministre italien, M. Matteo Renzi, et de la Haut-Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Mme Federica Mogherini.  Il a discuté avec eux de ses inquiétudes concernant la situation des migrants en mer Méditerranée, et il a souligné la nécessité pour toutes les autorités de se concentrer sur le sauvetage des vies de migrants se trouvant en haute mer.  (Voir communiqué de presse publié en anglais sous la cote SG/SM/16705)

À bord du San Giusto, le Secrétaire général a reçu des explications de l’amiral Pierpaolo Ribuffo sur le fonctionnement de l’opération « Mare Sicuro » et l’impact de la migration, et il a personnellement vu comment sont menées les opérations navales italiennes visant à protéger les gens en détresse en haute mer. 

Après leur retour à Rome, le Secrétaire général et son épouse ont dîné avec Sa Majesté la Reine Silvia de Suède.

Tôt dans la matinée de mardi, le Secrétaire général a téléphoné au Premier Ministre du Népal, M. Sushil Koirala, afin de lui présenter ses condoléances à la suite du séisme dévastateur qui a frappé son pays le 25 avril.

Le Secrétaire général a ensuite été reçu en audience au Vatican par Sa Sainteté le pape François.  Au cours de leur longue discussion, le pape et lui ont longuement parlé des changements climatiques.  Le Secrétaire général a dit au Souverain pontife qu’il estime qu’une encyclique papale sur le sujet pourrait agir comme voix morale sur la question.  Ils ont également parlé de la crise en Méditerranée, et le Secrétaire général a fait part au pape de ses impressions après la visite qu’il a effectuée la veille à bord d’un navire de la marine italienne impliquée dans les opérations de recherche et de sauvetage dans le cadre de l’opération « Mare Sicuro ».

Le Secrétaire général a prononcé l’allocution d’ouverture d’un symposium du Vatican sur les changements climatiques organisé par l’Académie pontificale des sciences.  Cet évènement a réuni des leaders religieux, des représentants de la société civile et des dirigeants politiques parmi lesquels les Présidents de l’Italie et de l’Équateur.  Au cours d’un atelier organisé sur le thème « Protéger la terre, donner de la dignité à l’humanité », le Secrétaire général a dit aux participants que l’atténuation des effets des changements climatiques et l’adaptation à ces effets sont nécessaires pour éradiquer l’extrême pauvreté, réduire les inégalités et assurer un développement économique équitable et durable.

Il a aussi indiqué que les efforts à mener contre les changements climatiques sont une question de justice sociale, de droits de l’homme et d’éthique fondamentale.  M. Ban a souligné que les points de vue des groupes religieux du monde sont clairs sur cette question et sont en harmonie avec la science.  (Voir communiqué de presse publié en anglais sous la cote SG/SM/16710)

En marge du symposium, le Secrétaire général a également rencontré le Président de l’Italie, M. Sergio Mattarella.  Ils ont principalement parlé de la question des migrations.  Le Secrétaire général a réitéré qu’il y avait une responsabilité morale collective de faire face à la crise actuelle, et que cela ne devrait pas être l’affaire de quelques pays seulement.

Avant de quitter le Vatican, le Secrétaire général a parlé à la presse.  Il a fait observer que dans la gestion de la crise de la migration en Méditerranée, la communauté internationale doit se pencher sur les causes profondes du phénomène et trouver les moyens nécessaires pour partager la responsabilité de la réinsertion des personnes qui font ce voyage périlleux.  Il a ajouté qu’une action collective est la seule approche qui puisse permettre d’avoir des résultats positifs face à un problème de nature aussi vaste et transnationale.

      Dans l’après-midi, le Secrétaire général s’est rendu à Paris.

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