Comité spécial de la décolonisation - session de 2015,
6e séance – matin & après-midi
AG/COL/3283

Le Comité de la décolonisation décide de poursuivre l’examen de la question des Îles Falkland (Malvinas), sous réserve des directives de l’Assemblée générale

Le Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, ou « Comité des 24 », a adopté par consensus une résolution aux termes de laquelle il « décide de poursuivre l’examen de la question des Îles Falkland (Malvinas), sous réserve des directives que l’Assemblée générale a formulées et pourrait formuler à cet égard ».

De nombreux intervenant au débat sur la situation des Falkland (Malvinas) ont rappelé que la question de la souveraineté sur ces îles, faisait l’objet d’un différend entre les Gouvernements de l’Argentine et du Royaume-Uni qui était aujourd’hui au centre des travaux du Comité des 24.  La question examinée a été sujette à une résolution de l’Assemblée générale (2065) il y a déjà 50 ans, et un grand nombre de résolutions ont été depuis lors adoptées sur cette question par le Comité et l’Assemblée générale.  C’est dans ce contexte que le texte adopté aujourd’hui par le Comité spécial « déplore que, malgré le large appui international en faveur de négociations entre les Gouvernements de la République argentine et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord portant sur tous les aspects relatifs à l’avenir des Îles Falkland (Malvinas), l’application des résolutions de l’Assemblée générale sur cette question n’ait toujours pas commencé ».

Par ce texte adopté ce jour, le Comité réaffirme également que « le règlement pacifique et négocié du conflit de souveraineté entre les Gouvernements de la République argentine et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord est le moyen de mettre fin à la situation coloniale particulière propre aux Îles Falkland (Malvinas) ». 

« Nous ne sommes pas une colonie britannique, nous sommes plutôt un territoire autonome britannique d’outre-mer, consacré par le référendum de 2013 », avait déclaré ce matin Mme Phyllis Rendell, pétitionnaire, et membre de l’Assemblée législative des Îles Falkland (Malvinas), qui a estimé que « toute tentative d’appliquer la législation argentine aux Îles Falkland (Malvinas) serait contraire aux normes internationales ».  La pétitionnaire a demandé que « la question des Falkland soit retirée de la liste de décolonisation du Comité des 24 », arguant que les habitants des îles avaient exprimé leur volonté lors d’un référendum conduit en 2013.  

Prenant le contre-pied de cette position, de nombreuses délégations, dont celle de l’Équateur, qui s’exprimait au nom de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), ont « réitéré leur ferme soutien aux droits légitimes de l’Argentine sur les Îles Falkland (Malvinas) ».  « La poignée de citoyens britanniques vivant sur les îles ne peuvent pas revendiquer la qualité de peuple assujetti. »  « Ces citoyens britanniques sont les bénéficiaires du colonialisme et n’en sont pas les victimes », a quant à lui affirmé M. Guillermo Clifton, pétitionnaire argentin et petit-fils d’habitants des Îles Falkland (Malvinas) installé aujourd’hui en Patagonie.

Le Ministre des affaires étrangères et du culte de la République argentine, M. Héctor Timerman, a précisé que le refus opposé par le Royaume-Uni à la reprise des négociations voulues par l’Assemblée générale des Nations Unies a voulu être justifié par le Gouvernement britannique, qui a prétendu que c’est la population du territoire qui y serait opposée.  Le Ministre a invité le Royaume-Uni à cesser de nier une réalité évidente, qui est qu’il existe un différend de souveraineté entre l’Argentine et le Royaume-Uni, et que les Gouvernements des deux États doivent reprendre le dialogue qu’ils ont eu par le passé pour trouver une solution à leur différend.

Le représentant du Venezuela est intervenu et a rappelé qu’en dépit des velléités britanniques visant à mettre en avant un quelconque droit à l’autodétermination des Falklandais, aucune résolution pertinente des Nations Unies sur la question n’a fait mention d’un quelconque droit des habitants actuels du territoire à l’autodétermination.  Ceci est valable pour les Îles Falkland (Malvinas), les îles de Géorgie du Sud et Sandwich du Sud et les zones maritimes qui les entourent, a précisé le représentant.

De nombreuses délégations ont d’autre part vivement dénoncé et déploré la militarisation des Îles Falkland (Malvinas) par le Royaume-Uni, conduite « soit disant en prévision d’une menace supposée argentine ». 

M. Michael Summers, pétitionnaire et membre de l’Assemblée législative des Îles Falkland (Malvinas), a sur ce point fait observer au Comité que le nombre des personnels des forces britanniques stationnées aux Falkland (Malvinas) a diminué depuis 1982, année de « l’invasion argentine ».  « Mais en revanche, l’Argentine a renforcé ses moyens militaires en se lançant dans l’acquisition d’avions de combat, de navires de guerre et de véhicules blindés », a dit le pétitionnaire. 

Les délégations des États Membres de la CELAC, du MERCOSUR, ainsi que celle du Mexique ont dénoncé l’exploitation des ressources naturelles non renouvelables du territoire non autonome des « Malvinas », et la campagne de désinformation permanente menée par le Royaume-Uni « visant à modifier les vues de la population transplantée sur les îles s’agissant de la situation politique du territoire ».  Elles ont par conséquent exprimé le soutien total de leurs gouvernements à l’Argentine.

Les États Membres ont invité les parties à s’abstenir d’adopter toute décision qui pourrait conduire à des modifications unilatérales du statu quo, alors que la question des Îles Falkland (Malvinas), des îles de Géorgie du Sud et Sandwich du Sud et les zones maritimes environnantes est à l’examen et fait l’objet du processus recommandé par l’Assemblée générale.

Le Comité spécial poursuivra ses travaux demain, vendredi 26 juin, à 10 heures.

Question des Îles Falkland (Malvinas) (un conflit persiste entre les gouvernements de l’Argentine et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord concernant la souveraineté des Îles Falkland(Malvinas)) (A/AC.109/2015/19 et A/AC.109/2015/L.7)

Déclarations

Mme PHYLLIS RENDELL, pétitionnaire, membre de l’Assemblée législative des Îles Falkland (Malvinas), a parlé de l’histoire des Îles Falkland (Malvinas).  Elle a déclaré que l’invasion argentine des Falkland (Malvinas) en 1982 par l’Argentine avait marqué la mémoire des habitants du territoire.  Après l’agression argentine, la population n’a retrouvé sa liberté que grâce à l’intervention militaire du Royaume-Uni, a dit Mme Rendell.  « Aujourd’hui nous sommes fiers de notre Constitution, qui consacre le respect de nos droits, y compris celui concernant notre droit à l’autodétermination », a déclaré la pétitionnaire qui a indiqué que les Îles Falkland (Malvinas) « ne dépendent pas de la législation du Royaume-Uni ».

Mme Rendell a ajouté que depuis l’invasion des Îles Falkland (Malvinas) par l’Argentine, le budget du « gouvernement des Falkland (Malvinas), qui était de 5 millions de livres au moment de cet évènement est passé aujourd’hui à 60 millions de livres britanniques.  Elle a appelé le Comité spécial de la décolonisation à condamner les ingérences argentines dans l’économie des îles Falkland, déplorant par exemple le fait que le Gouvernement argentin a rendu illégale toute participation des entreprises argentines qui le souhaiteraient aux activités des pêcheries des Îles Falkland (Malvinas).  L’Argentine procède aussi à des actes d’intimidation contre les entreprises navales dont les vaisseaux assurent un trafic entre les Falkland et le continent latino-américain ou le reste du monde, a accusé Mme Rendell.  La pétitionnaire s’est cependant félicitée que le tourisme se soit développé aux Îles Falkland (Malvinas) et crée des activités qui génèrent des revenus annuels estimés à 8 millions de livres.  Elle a salué l’évolution qu’ont les activités agropastorales du territoire, et s’est félicitée que les terres agricoles qui jadis étaient propriété du Royaume-Uni aient pu être rachetées par le gouvernement du territoire et redistribuées aux fermiers locaux.  Sur un autre plan, Mme Rendell a souligné que l’exploitation des hydrocarbures est devenue effective aux Falkland (Malvinas) depuis le début des années 1990.

Poursuivant sa déclaration, la pétitionnaire a dit aux membres du Comité spécial que toute tentative d’appliquer la légalisation argentine sur les Îles Falkland (Malvinas) « serait contraire aux normes internationales ».  Si le Gouvernement argentin reconnaissait le droit de la population des Îles Falkland (Malvinas) à l’autodétermination, cette population n’aurait pas besoin de la protection militaire du Royaume-Uni comme c’est aujourd’hui le cas, a ajouté Mme Rendell.  « Nous ne sommes pas une colonie britannique, nous sommes plutôt un territoire autonome britannique d’outre-mer, consacré par le référendum de 2013 », a-t-elle indiqué ajoutant que la population des Îles Falkland (Malvinas) « ne souhaite pas être associée politiquement à un autre pays ».  Elle a ensuite invité les membres du Comité spécial à visiter des Îles Falkland (Malvinas) afin de voir eux-mêmes la situation qui y prévaut.

M. MICHAEL SUMMERS, pétitionnaire et membre de l’Assemblée législative des Îles Falkland (Malvinas), a pris la parole et a déclaré que les Îles Falkland (Malvinas) on, au cours de leur histoire été une colonie britannique, mais qu’aujourd’hui le territoire est autonome.  Il a regretté que chaque année le Comité spécial adopte une résolution sur les Falkland (Malvinas) « dont les termes ne font pas avancer l’état de la situation du territoire ».  M. Summers a indiqué qu’il déplorait que « certains membres du Comité des 24 aient publiquement pris parti sur la question des Îles Falkland (Malvinas) en exprimant leur soutien à la position de l’Argentine ».  Il a estimé que l’Argentine revendiquait sa souveraineté sur les Îles Falkland (Malvinas) « sans se soucier de l’opinion des habitants du territoire. ».  

Abordant l’aspect historique de la question des Falkland (Malvinas) le pétitionnaire et membre de l’Assemblée législative du territoire a estimé que, tout au long de l’histoire, les revendications argentines sur les Falkland (Malvinas) se faisaient au gré des volontés des dirigeants politiques argentins.  « Ces revendications sont exprimées en « falsifiant l’histoire », a dit M. Summers.  Joignant son appel à celui de Mme Rendell, il a invité les membres du Comité à se rendre aux Falkland (Malvinas) pour y voir les réalités du territoire.

Parlant de la militarisation des Îles Falkland (Malvinas), dénoncée par l’Argentine et certaines autres parties, M. Summers a dit que le Royaume-Uni avait mis en place un système de défense des îles après l’invasion argentine survenue en 1982.  Le nombre des personnels des forces britanniques stationnées aux Falkland (Malvinas) a depuis lors diminué, a dit le pétitionnaire qui a ensuite estimé que l’Argentine avait en revanche renforcé ses moyens militaires en se lançant dans l’acquisition d’avions de combat, de navires de guerre et de véhicules blindés.  Dans le même temps, a-t-il estimé, l’Argentine essaie de détruire l’économie des Îles Falkland (Malvinas).  Le pétitionnaire a dès lors déclaré aux membres du Comité spécial que « tout appui aux revendications argentines équivaudrait à se rendre complices d’actes qui vont à l’encontre des populations des Îles Falkland (Malvinas).

M. RICARDO PATERSON, Représentant des citoyens de Santa Cruz, en Argentine, dont un grand nombre ont des ancêtres venant des Îles Falkland (Malvinas), a critiqué le refus du Royaume-Uni de reprendre le dialogue avec l’Argentine pour trancher le différend de souveraineté qui les oppose sur les Îles Falkland (Malvinas).  Le Royaume-Uni se réfugie, pour expliquer son refus, derrière le concept du droit de la population des îles à l’autodétermination, a-t-il relevé.  Il s’est ensuite dit convaincu de la légitimité de la souveraineté argentine sur les Îles Falkland (Malvinas), avant d’indiquer que l’Argentine respecterait les traditions de la population des Îles Falkland (Malvinas).  Les Argentins ont définitivement choisi la démocratie, a-t-il assuré.  M. Paterson a ensuite déploré les mesures unilatérales prises par le Royaume-Uni.  « Jamais, nous n’avons cessé d’affirmer notre souveraineté sur les îles Malvinas », a-t-il dit, en soulignant que la position britannique a par contre connu beaucoup de fluctuations.

M. GUILLERMO CLIFTON, petit-fils d’habitants des Îles Falkland (Malvinas) installés aujourd’hui en Patagonie, a indiqué que l’exploitation des ressources naturelles du territoire et de l’espace maritime des « Malvinas » par le Royaume-Uni mettait en danger le renouvellement de ces ressources.  Le véritable but du Royaume-Uni n’est pas de protéger les intérêts des habitants britanniques des îles, mais d’en exploiter les ressources naturelles, a-t-il accusé.  M. Clifton a ensuite longuement détaillé les liens historiques existant entre les Îles Falkland (Malvinas) et la Patagonie argentine.  Puis, il a indiqué que « la poignée de citoyens britanniques vivant sur les îles ne pouvaient pas revendiquer la qualité de peuple assujetti ».  Ces citoyens britanniques sont les bénéficiaires du colonialisme et n’en sont pas les victimes, a-t-il affirmé.

M. HÉCTOR TIMERMAN, Ministre des affaires étrangères et du culte de l’Argentine, s’est tout d’abord étonné que le siège du Royaume-Uni dans la salle de réunion du Comité spécial soit vide, avant de demander au Président du Comité de transmettre toutes les résolutions de l’Assemblée générale relatives aux Îles Falkland (Malvinas) au Royaume-Uni.  Il a demandé au Gouvernement britannique de respecter les obligations qui lui incombent en vertu du droit international en ce qui concerne le différend de souveraineté relatif aux Îles Falkland (Malvinas).  Retraçant l’historique de ce différend, le Ministre argentin a indiqué que le colonialisme britannique demeurait inchangé, « bien que les Britanniques essaient de déguiser l’acte d’usurpation qu’ils commettent sous les oripeaux du concept du droit des peuples à l’autodétermination ».  Il a également déploré la politique d’implantation de colons britanniques dans le territoire des îles.  Quatre-vingt-dix pour cent des pseudocitoyens des îles sont des Britanniques, et seulement 47% de la population actuelle est née sur les îles, a-t-il déclaré.  M. Timerman s’est ensuite étonné que le Royaume-Uni continue de demander aux États Membres de se conformer aux principes de la Charte, alors que la position qu’il adopte s’agissant des Îles Falkland (Malvinas) foule aux pieds lesdits principes.  « Les caractéristiques du différend restent les mêmes, bien que la partie britannique cherche à ignorer ses obligations qui découlent de sa qualité de partie à ce différend », a-t-il regretté.

« La position britannique est exactement aux antipodes de ce que demandent le droit et la communauté internationale », a poursuivi le Ministre des affaires étrangères argentin, avant de mentionner les actions prises par le Royaume-Uni, qui ont aggravé la situation.  Le Ministre a en particulier cité l’augmentation permanente de la présence militaire britannique dans l’Atlantique Sud, les nouvelles tentatives britanniques visant l’exploitation des ressources naturelles non renouvelables du territoire non autonome, et la campagne de désinformation permanente menée par le Royaume-Uni « visant à modifier les vues de la population transplantée sur les îles s’agissant de la situation politique du territoire ».  « La présence militaire du Royaume-Uni dans l’Atlantique Sud est un facteur déstabilisant, et elle a été unanimement rejetée par tous les pays de la région, ceci des deux côtés de l’Atlantique, a déclaré le Ministre.  Il a rappelé que les pays riverains de l’hémisphère austral, « qu’ils soient sur le continent d’Amérique latine ou sur le continent africain, ont décidé que l’Atlantique Sud est une zone de paix et de coopération ».  M. Timerman a indiqué que son pays continuerait d’utiliser les instruments de la diplomatie et du multilatéralisme dans le règlement du différend de souveraineté sur les Falkland (Malvinas), bien que le Royaume-Uni agite une pseudo « menace argentine » pour augmenter son budget militaire.

« L’Argentine a donné les garanties les plus claires sur l’élaboration d’un système normatif national qui respecterait pleinement les intérêts et le mode de vie des habitants des îles Malvinas », a-t-il souligné.  Il a également déclaré qu’un large consensus existait au sein de la population argentine afin de préserver le mode de vie de la population locale.  La seule marque d’hostilité vis-à-vis de la population des Îles Falkland (Malvinas) émane du Royaume-Uni qui cherche à la convaincre qu’elle a un droit à demander la violation de principes internationaux élémentaires, a affirmé M. Timerman.  Il a précisé que le refus opposé par le Royaume-Uni à la reprise des négociations a voulu être justifié par le Gouvernement britannique, qui a prétendu que c’est la population du territoire qui y serait opposée.

Le Ministre a ensuite déclaré que la situation prévalant dans les îles s’était considérablement détériorée, en raison des actions unilatérales britanniques. Ces actions ont contraint l’Argentine à mettre fin, par toutes les mesures autorisées par le droit argentin et par le droit international, à la « campagne irresponsable » conduite par le Royaume-Uni dans le seul but d’exploiter les ressources du territoire des « Malvinas ».  Il a indiqué que les mesures prises par l’Argentine avaient reçu le soutien écrasant de la communauté internationale.

M. Timerman a à cet égard cité la plus récente déclaration ministérielle des ministres des affaires étrangères du Groupe des 77 et de la Chine, par laquelle ils indiquent que les opérations d’exploitation des ressources naturelles du territoire non autonome par des entreprises non autorisées par le Gouvernement argentin violaient les droits souverains de l’Argentine sur son plateau continental.  En conclusion, le Ministre a invité le Royaume-Uni à cesser de nier une réalité évidente: « il existe un différend de souveraineté, et nos deux Gouvernements doivent reprendre le dialogue qu’ils ont eu par le passé pour trouver une solution ».

M. AGUSTÍN FORNELL (Équateur), s’exprimant au nom de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), a rappelé que depuis sa création, la CELAC a toujours soutenu les droits légitimes de l’Argentine sur la question des Îles Falkland (Malvinas), ainsi que la nécessité d’une reprise des négociations entre les parties argentine et britannique.  Il a rappelé également qu’au cours du dernier Sommet des chefs d’État de la CELAC, tenu en janvier dernier à Belén au Costa Rica, une déclaration spéciale sur la question des Îles Falkland (Malvinas) avait été adoptée.  Dans cette déclaration, les dirigeants des pays de la CELAC ont notamment « réitéré leur ferme soutien aux droits légitimes de l’Argentine sur les Îles Falkland (Malvinas), des îles de Géorgie du Sud et de Sandwich du Sud et sur les zones maritimes environnantes ».  Par cette déclaration, a rappelé le représentant, les chefs d’État de la CELAC ont également invité toutes les parties à s’abstenir d’adopter toute décision qui pourrait conduire à des modifications unilatérales du statu quo alors que la question des Îles Falkland (Malvinas), des îles de Géorgie du Sud et de Sandwich du Sud et des zones maritimes environnantes fait l’objet du processus recommandé par l’Assemblée générale.

M. RAFAEL DARÍO RAMÍREZ CARREÑO (Venezuela) a indiqué que l’occupation britannique des Îles Falkland (Malvinas), des îles de Géorgie du Sud et de Sandwich du Sud et des zones maritimes environnantes démontre que le colonialisme existe toujours.  M. Ramírez a noté que sur les 17 situations de colonialisme encore inscrites sur l’agenda du Comité des 24, 10 concernent le Royaume-Uni.  Il a appelé l’Argentine et le Royaume-Uni à reprendre les négociations sur la question des Falkland (Malvinas) tout en déplorant que la partie britannique ne soit pas disposée à suivre cette voie.

M. Ramírez a ensuite fait part du soutien du Venezuela à la position argentine, notamment en ce qui concerne le rejet par l’Argentine des activités britanniques d’exploitation d’hydrocarbures sur des espaces du plateau continental argentin.  Il a aussi condamné la tenue de manœuvres militaires par le Royaume-Uni, dont les tirs de missiles opérés depuis les Îles Falkland (Malvinas).  Il a par ailleurs rappelé, qu’en dépit des velléités britanniques visant à mettre en avant un quelconque droit à l’autodétermination des Falklandais, aucune résolution pertinente des Nations Unies sur la question n’a fait mention du droit à l’autodétermination des Îles Falkland (Malvinas), de la Géorgie du Sud et des îles Sandwich du Sud et des zones maritimes environnantes.  M. Ramírez a lancé un appelé à une résolution pacifique de ce différend.  

M. BASHAR JA’AFARI (République arabe syrienne) a indiqué que la Syrie donnait son appui au projet de résolution examiné aujourd’hui.  Mon pays n’acceptera pas que le principe de l’autodétermination des peuples soit utilisé pour battre en brèche la souveraineté de l’Argentine sur les Îles Malvinas, a-t-il déclaré, ajoutant que « des colons ne peuvent pas revendiquer des territoires qui appartiennent à d’autres ».  Il a aussi signifié l’opposition de la Syrie aux mesures unilatérales prises par le Royaume-Uni.  Puis, le représentant a souligné la nécessité de régler le différend dans le respect des décisions de l’Assemblée générale et par la voie de la négociation.  Enfin, M. Ja’afari a demandé au Royaume-Uni de prendre avec tout le sérieux nécessaire le Comité des 24 en le tenant au courant des mesures qu’il comptait prendre pour s’acquitter de ses obligations.

M. WANG MIN (Chine) (Chine) a indiqué que la question des Îles Falkland (Malvinas) relevait bien du colonialisme.  Il a ensuite émis l’espoir que l’Argentine et le Royaume-Uni s’engagent dans un dialogue constructif afin de parvenir à un règlement juste et pacifique de la question de souveraineté qui les oppose concernant les Îles Falkland (Malvinas).  La Chine soutiendra le projet de résolution qui devrait être adopté par consensus, a-t-il conclu.

Mme MARÍA RUBIALES DE CHAMORRO (Nicaragua) a relevé que le 10 juin dernier, le Nicaragua a célébré la « Journée de solidarité avec la revendication argentine sur les Iles Falkland (Malvinas) ».  Elle a rappelé que 50 ans avant, l’Assemblée générale avait adopté la première résolution sur la question.  Elle a apporté le soutien du Nicaragua à la légitimité de la position argentine sur des Îles Falkland (Malvinas), sur les îles de Géorgie du Sud et les îles Sandwich du Sud et les zones maritimes environnantes.  Elle a ensuite déploré que le Royaume-Uni refuse de reprendre les négociations avec l’Argentine, regrettant en outre que le Royaume-Uni se soit engagé dans l’exploitation des hydrocarbures appartenant au peuple argentin.  La représentante a aussi déploré la militarisation des Îles Falkland (Malvinas) par le Royaume-Uni, « soit disant en prévision d’une menace supposée argentine ».  Le moment est venu pour que ces territoires reviennent à leur véritable propriétaire, a-t-elle conclu.

M. SACHA SERGIO LLORENTTY SOLÍZ (Bolivie) a estimé que la question des Îles Falkland (Malvinas) est née de l’invasion des îles par la flotte royale britannique en 1833, ce qui a conduit de fait à l’expulsion des autorités et du peuple qui vivait sur le territoire.  Il a déploré le fait que le Royaume-Uni n’écoute pas les messages de la communauté internationale, messages contenus dans les différentes résolutions adoptées sur la question des Iles Falkland (Malvinas).  Le représentant a aussi dénoncé la campagne médiatique britannique qui tendrait à faire croire que l’occupant britannique serait une émanation du peuple originel du territoire.  Il a ajouté que la notion d’autodétermination avancée par le Royaume-Uni est un concept qui n’est applicable qu’à des peuples dominés, et ne peut de ce fait être utilisée pour consolider la situation de colonialisme sous laquelle se trouve le territoire non autonome des « Malvinas ».  « Les Malvinas sont et resteront argentines », a-t-il conclu sous les applaudissements de la salle.

Mme INGA RHONDA KING (Saint-Vincent-et-les Grenadines) a indiqué que le manque de volonté pour négocier était à la base des tensions qui montent autour de la question des Îles Falkland (Malvinas).  Elle s’est dite très préoccupée par le manque de progrès en vue du règlement de ce différend de souveraineté.  Enfin, elle a demandé à l’Argentine et au Royaume-Uni de reprendre le dialogue afin de régler une situation qui n’a que trop duré.

Le Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux a adopté sans vote la résolution intitulée « Question des Îles Falkland (Malvinas) » (A/AC.109/2015/L.7).  Par ce texte, le Comité décide de poursuivre l’examen de la question des Îles Falkland (Malvinas), sous réserve des directives que l’Assemblée générale a formulées et pourrait formuler à cet égard.

Par ce texte, le Comité réaffirme que le règlement pacifique et négocié du conflit de souveraineté entre les Gouvernements de la République argentine et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord est le moyen de mettre fin à la situation coloniale particulière propre aux Îles Falkland (Malvinas).  En outre, il déplore que, malgré le large appui international en faveur de négociations entre les Gouvernements de la République argentine et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord portant sur tous les aspects relatifs à l’avenir des Îles Falkland (Malvinas), l’application des résolutions de l’Assemblée générale sur cette question n’ait toujours pas commencé.

Aux termes de cette résolution, le Comité réaffirme son appui résolu au Secrétaire général pour la mission de bons offices qu’il effectue afin d’aider les parties à répondre à la demande formulée par l’Assemblée générale dans ses résolutions relatives à la question des Îles Falkland (Malvinas).

Déclarations après adoption

M. DAVID FORÈS RODRÍGUEZ (Cuba) a indiqué que la question des Îles Falkland (Malvinas) était de nature coloniale.  Il a réitéré le soutien de son pays aux revendications de l’Argentine.  Le seul moyen de parvenir à une solution pacifique est celui de la voie des négociations, a-t-il affirmé, avant d’exhorter le Royaume-Uni à renouer le dialogue avec l’Argentine.  Enfin, il a souligné la nécessité qu’aucune mesure unilatérale ne soit prise sur ce dossier.

M. DESRA PESCAYA (Indonésie) a exhorté les Gouvernements de l’Argentine et du Royaume-Uni à reprendre les négociations afin de parvenir à une solution pacifique juste et durable sur le différend de souveraineté relatif aux Îles Falkland (Malvinas).  Mon pays soutient pleinement la mission de bons offices du Secrétaire général visant à aider les parties à se conformer aux résolutions pertinentes de l’Assemblée générale, a-t-il déclaré.  M. Percaya a apporté le soutien de son pays à la résolution adoptée par consensus ce matin.

M. RIADH BEN SLIMAN (Tunisie) s’est félicité que la résolution ait été adoptée par consensus.  Il a également exhorté les Gouvernements de l’Argentine et du Royaume-Uni à reprendre les négociations afin de parvenir à une solution pacifique juste et durable à ce conflit, ceci, conformément aux résolutions pertinentes de l’Assemblée générale.  « Nous réitérons notre souhait de voir les négociations reprendre dans les plus brefs délais en vue de mettre un terme à ce conflit », a-t-il conclu.

M. GONZALO KONCKE (Uruguay), s’exprimant au nom de l’Union des nations de l’Amérique du Sud (UNASUR), a invité les Gouvernements de l’Argentine et du Royaume-Uni à reprendre les négociations sur la question des Îles Falkland (Malvinas).  Il a également fait part de la désapprobation de l’UNASUR face aux activités d’exploitation des hydrocarbures menées sur le plateau continental argentin.  Il a en outre dénoncé la présence militaire britannique dans les Îles Falkland (Malvinas), sur l’île de Géorgie du Sud, sur les îles Sandwich du Sud et sur les zones maritimes environnantes.  Il a souligné que cette présence est contraire aux résolutions des Nations Unies, rejetant par ailleurs « ce que le Royaume-Uni a défini comme un référendum d’autodétermination dans les des Îles Falkland (Malvinas) ».  Il a indiqué que les résultats d’un tel exercice n’auront aucun impact sur le sort et l’avenir des Îles Falkland (Malvinas), sur l’île de Géorgie du Sud, sur les îles Sandwich du Sud et sur les zones maritimes environnantes.  Il a rappelé que des résolutions pertinentes de l’ONU sur la question avaient appelé les parties à s’abstenir d’adopter des mesures susceptibles de modifier le statu quo alors que la question est en cours de d’examen.

S’exprimant ensuite en sa capacité nationale, le représentant a déclaré que l’Uruguay adhère amplement au principe d’autodétermination des peuples, ajoutant que dans le cas présent, il s’agit plutôt d’affirmer la souveraineté nationale de l’Argentine sur un territoire qui lui revient.

M. GUILHERME DE AGUIAR PATRIOTA (Brésil), s’exprimant au nom du Marché commun du Sud (MERCOSUR), a fait part du soutien du MERCOSUR à la légitimité des revendications argentines sur les Îles Falkland (Malvinas), sur l’île de Géorgie du Sud, sur les îles Sandwich du Sud et sur les zones maritimes environnantes.  Il a rappelé que les chefs d’État du MERCOSUR avaient condamné, dans une déclaration, les activités d’exploitation d’hydrocarbures sur le plateau continental de l’Argentine.  Il a par ailleurs fait savoir que la position du MERCOSUR est partagée par tous les pays d’Amérique latine et des Caraïbes. 

M. RICARDO ALDAY (Mexique), qui parlait au nom du Sommet ibéro-américain, a reconnu la légitimité des revendications de l’Argentine sur les Îles Falkland (Malvinas).  Puis, il a exhorté les Gouvernements de l’Argentine et du Royaume-Uni à reprendre les négociations afin de parvenir à une solution pacifique juste et durable.  Il a invité le Royaume-Uni à s’abstenir de prendre des mesures unilatérales qui modifieraient la situation dans les Iles Falkland (Malvinas).  La présence militaire britannique est incompatible avec tout effort d’apaisement, a-t-il affirmé.

Mme MÓNICA BOLAÑOS PÉREZ (Guatemala) reconnu la légitimité des revendications de l’Argentine sur les Iles Falkland (Malvinas).  Cela fait 50 ans que l’Assemblée générale a reconnu l’existence d’un différend de souveraineté entre l’Argentine et le Royaume-Uni sur ces îles, a-t-elle dit.  Puis, elle a déploré la politique de peuplement des îles par des sujets britanniques.  « Nous sommes devant un territoire colonisé et non pas face à une population colonisée », a-t-elle affirmé.  Enfin, elle a salué la volonté de l’Argentine de régler le différend par les moyens du dialogue et de la négociation.  « Il est impératif de parvenir à un règlement pacifique de cette situation coloniale », a-t-elle conclu.

M. AMADU KOROMA (Sierra Leone) a regretté le fait que la question des Îles Falkland (Malvinas) reste sans solution.  Il a dit soutenir le mandat du Comité des 24 tel que défini par l’Assemblée générale.  Il a plaidé afin que toute résolution de la question prenne compte de l’intérêt des populations locales.  Il a en outre estimé que le dialogue et les négociations pacifiques sont la seule manière pouvant permettre aux parties de trouver une issue définitive sur cette question.  Il a souhaité enfin que les membres du Comité des 24 se rendent dans les pays respectifs et dans les territoires querellés, afin de se faire une opinion plus précise sur cette question.

Mme MARÍA EMMA MEJÍA VÉLEZ (Colombie) a fait part du soutien de la Colombie à la position argentine sur la question des Îles Falkland (Malvinas).  Elle a prôné une reprise des négociations entre les deux parties afin de trouver une solution conforme aux résolutions de l’ONU.  Elle a fait part du regret qu’éprouve sa délégation de voir que 50 ans après l’adoption de la première résolution de l’Assemblée générale sur la question, la situation reste sans issue.

M. ZAMORA RIVAS (El Salvador) a exhorté les Gouvernements de l’Argentine et du Royaume-Uni à reprendre les négociations afin de parvenir à une solution pacifique sur le différend de souveraineté relatif aux Îles Falkland (Malvinas).  Puis, il a souligné la légitimité des revendications de l’Argentine et salué sa volonté de dialogue.  Il a déploré que les négociations soient au point mort, avant de réaffirmer le droit de l’Argentine à exploiter les ressources de son plateau continental.  En conclusion, il a dit que le 10 juin devrait être proclamée journée de solidarité avec l’Argentine et les Îles Falkland (Malvinas).  L’Argentine est dans son bon droit, a-t-il conclu.

M. GUILLERME AGUIAR PATRIOTA (Brésil) a repris la parole pour s’exprimer en sa capacité nationale.  Il a exhorté les Gouvernements de l’Argentine et du Royaume-Uni à reprendre les négociations afin de parvenir à une solution pacifique sur le différend de souveraineté qui les oppose concernant les Îles Falkland (Malvinas).  On ne peut pas parler de droit à l’autodétermination des peuples dans le cas de ces îles puisque leurs premiers habitants argentins ont été expulsés par le Royaume-Uni, a-t-il rappelé.  Le représentant a souligné que l’Atlantique Sud était une zone de paix et de coopération et a déploré l’augmentation du budget finançant la présence militaire britannique dans ladite zone.  Enfin, il a rappelé que les chefs d’État africains et sud-américains, réunis en 2013 à Malabo, en Guinée équatoriale, avaient reconnu la légitimité des revendications de l’Argentine.

Mme SUYAPA CARIAS (Honduras) a reconnu la souveraineté de l’Argentine sur les Îles Falkland (Malvinas).  Elle a souhaité qu’une solution pacifique durable soit trouvée au différend de souveraineté opposant l’Argentine et le Royaume-Uni et a appelé à la reprise des négociations.

Mme CAROL VIVIANA ARCE ECHEVERRÍA (Costa Rica) a rappelé la position qui est celle du Costa Rica concernant les droits souverains de l’Argentine sur les « îles Malvanis, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud » et les espaces maritimes qui les entourent.  Elle a insisté pour que les Gouvernements de l’Argentine et du Royaume-Uni reprennent les négociations sur le différend de souveraineté, en vue de trouver une solution pacifique et définitive à cette vieille controverse.  Elle les a appelés à se baser pour cela sur les résolutions respectives de l’Assemblée générale et du Comité spécial de la décolonisation, en respectant notamment la résolution 31/49 de l’Assemblée générale.  Le Costa Rica, qui attache une grande importance au droit international et à la coexistence pacifique, réitère son soutien à la revendication de l’Argentine, a-t-elle indiqué.

M. GUSTAVO MEZA-CUADRA (Pérou) a dit que son pays apporte un soutien sans faille aux droits légitimes de souveraineté de l’Argentine sur les « îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud », et sur les espaces maritimes qui les entourent en se basant sur des critères historiques, géographiques et juridiques.  Il a dit avoir réitéré cette position lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères du Pérou et de l’Argentine tenu le 23 mai 2014, au cours de laquelle a aussi été soulignée la nécessité pour l’Argentine et le Royaume-Uni de reprendre les négociations afin de trouver le plus rapidement possible une solution pacifique et durable au différend de souveraineté qui les oppose.  Rappelant la résolution 37/9 de l’Assemblée générale, qui avait demandé au Secrétaire général d’entreprendre une mission de bons offices à cet égard, il a demandé à l’ONU de continuer de s’impliquer au plus haut niveau de façon active.  Il n’y a pas de solution possible que celle qui viendrait d’un retour des parties à la table des négociations, a-t-il insisté en appelant les deux Gouvernements à s’y atteler.

M. FEDERICO ALBERTO GONZÁLEZ FRANCO (Paraguay) a exhorté les Gouvernements de l’Argentine et du Royaume-Uni à reprendre les négociations afin de parvenir à une solution pacifique juste et durable sur le différend de souveraineté relatif aux Îles Falkland (Malvinas).  Puis, il a souligné la volonté de négociation de l’Argentine et salué son attitude « constructive » vis-à-vis des habitants des îles.

M. AGUSTÍN FORNELL (Équateur) a indiqué que les négociations bilatérales étaient le meilleur moyen de régler le différend de souveraineté relatif aux Îles Falkland (Malvinas).  Le référendum organisé en 2013 dans les îles ne change rien à la situation, a-t-il affirmé.  Puis il a exhorté les Gouvernements de l’Argentine et du Royaume-Uni à reprendre les négociations afin de parvenir à une solution pacifique juste et durable sur ce différend.  La cause de l’Argentine est une cause latino-américaine et caribéenne, a-t-il ensuite indiqué.  Il a invité le Royaume-Uni à s’abstenir de conduire des manœuvres militaires dans la zone des Îles Falkland (Malvinas).

M. HÉCTOR TIMERMAN, Ministre des affaires étrangères et du culte de l’Argentine, a repris la parole pour souligner que le monde appuyait les droits de l’Argentine sur les Îles Falkland (Malvinas), ainsi que sa volonté de dialogue.  « Une voix a manqué aujourd’hui, et c’est celle du Royaume-Uni », a-t-il noté, indiquant que l’absence du Royaume-Uni à la réunion était un « mystère ».  Prenant exemple de l’ouverture des négociations entre Cuba et les États-Unis, il a espéré que la négociation reprendrait ses droits entre son pays et le Royaume-Uni.  L’Argentine n’est pas un pays « complet » du fait de l’occupation des Îles Falkland (Malvinas), a-t-il déploré.

Le Ministre a ensuite souhaité que le Secrétaire général, dans le cadre de sa mission de bons offices, se rende à Londres, puisque le Royaume-Uni n’entend pas discuter de la situation avec lui, ici-même.  En conclusion, le Ministre a rappelé que le Royaume-Uni n’avait pas voulu dire si ses sous-marins qui avaient croisé au large des Îles Falkland (Malvinas) étaient porteurs de l’arme nucléaire.  « Si c’était le cas, ce serait une violation du Traité de Tlatelolco qui interdit les armes nucléaires en Amérique latine et dans les Caraïbes. »

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