Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 5 août 2014

5 août 2014
Point de presse

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 5 août 2014

5/8/2014
Communiqué de presse
Point de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

POINT DE PRESSE QUOTIDIEN DU BUREAU DU PORTE-PAROLE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU: 5 AOÛT 2014


(La version française du Point de presse quotidien n’est pas

un document officiel des Nations Unies)


Ci-dessous les principaux points évoqués par Mme Vannina Maestracci, Porte-parole associée du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:


Gaza


Le Secrétaire général salue les efforts qui ont conduit à un nouveau cessez-le-feu, entré en vigueur ce matin.


Depuis vendredi dernier, le Secrétaire général s’est entretenu, parfois à plusieurs reprises, avec le Premier Ministre d’Israël, le Président de la Palestine, le Secrétaire d’État des États-Unis, les Ministres des affaires étrangères de l’Égypte, du Qatar et de la Turquie, ainsi qu’avec le Secrétaire général de la Ligue des États arabes.


Conseil de sécurité


Le Conseil a entendu, ce matin, au cours de consultations privées, la Coordonnatrice spéciale de la Mission conjointe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et de l’ONU, Sigrid Kaag, qui intervenait par vidéoconférence.


Elle a expliqué aux membres du Conseil que la destruction des armes chimiques de la Syrie est achevée.


Syrie


Le Programme alimentaire mondial (PAM) a indiqué qu’il avait fait des progrès considérables, au cours de ces dernières semaines, pour venir en aide à un plus grand nombre de personnes touchées par les violences en Syrie, grâce à l’amélioration de l’accès pour les livraisons des vivres au-delà les lignes de combats et des frontières.


Au mois de juillet, le PAM a pu fournir des vivres à 3,7 millions de personnes en Syrie, marquant une hausse par rapport au mois de juin.  Ainsi, plus de 300 000 personnes vivant dans des zones assiégées ou difficiles d’accès ont pu obtenir des colis du PAM au mois de juillet grâce à des convois traversant les lignes de combats.  Ceci représente 2 fois le nombre des personnes dans cette situation qui ont pu obtenir une aide au mois de juin.


Des défis sécuritaires continuent cependant de faire obstacle à la capacité du PAM de distribuer l’aide alimentaire.  Le PAM s’est fixé pour but de venir en aide à 4,25 millions de personnes mais, fait-il observer, près d’un demi-million de personnes n’ont toujours pas pu être atteintes.


Soudan du Sud


La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) a condamné le meurtre, en début de journée par les soi-disant Forces de défense mabanaises, d’au moins cinq Sud-Soudanais qui étaient employés par des ONG humanitaires.  Les meurtres ont été perpétrés près de Bunj, dans le district de Maban, dans l’État du Nil bleu.


En début d’après-midi, la MINUSS a dépêché depuis sa base dans la ville de Melut, dans l’État du Nil bleu, une unité de Casques bleus au moyen de quatre véhicules blindés, pour assurer la protection du personnel des Nations Unies et le personnel humanitaire associé, ainsi que les civils qui se sont réfugiés dans des locaux des Nations Unies.


Les meurtres commis aujourd’hui s’ajoutent à celui perpétré hier matin à Bunj par des membres de cette même milice de « défense », d’un employé de l’ONG Norwegian People´s Aid (NPA).


La MINUSS appelle les autorités locales, étatiques et nationales à traduire en justice aussi rapidement que possible les auteurs de ces meurtres afin de prévenir que le district de Maban ne sombre davantage dans l’anarchie.


Le Coordonnateur humanitaire pour le Soudan du Sud, M. Toby Lanzer, a indiqué que le district de Maban, où vivent actuellement 127 000 réfugiés du Soudan, connaît une augmentation d’actes de violence et de harcèlement des civils et des travailleurs humanitaires, mettant ainsi en danger la vie de dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui dépendent des institutions humanitaires pour leur survie.


Iraq


Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué que de nombreuses familles déplacées avaient un besoin urgent de vivres, d’eau, d’abris et de services de santé.  Nombre d’entre elles ont fui le gouvernorat de Dohuk, dans la région du Kurdistan.  Selon les estimations, 500 familles yézidies auraient traversé la frontière pour se rendre en Syrie.


Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Programme alimentaire mondial (PAM), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et leurs partenaires ont distribué des rations alimentaires, de l’eau, des tentes et des trousses d’hygiène aux familles déplacées dans le gouvernorat de Dohuk.  Les institutions des Nations Unies travaillent avec les autorités locales pour faire des évaluations supplémentaires et faciliter la livraison de davantage d’aide.


L’UNICEF a par ailleurs signalé qu’environ 40 enfants issus de communautés minoritaires sont morts à la suite des violences, des déplacements forcés et de la sécheresse dans le nord-ouest de l’Iraq.  Ces enfants, pour la majorité issus de la communauté yézidie, avaient fui les violences dans la ville de Sinjar, dans la province de Ninewa, qui est maintenant sous le contrôle de l’État islamique.


Libye


Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’est dit gravement préoccupé par la sécurité des réfugiés et des demandeurs d’asile en Libye alors que les violences se poursuivent dans le pays.  Plus de 37 000 personnes se sont inscrites auprès du HCR à Tripoli et à Benghazi.  Nombre d’entre elles se trouvent dans des quartiers qui ont été gravement endommagés par les combats mais, en raison des combats, ne peuvent fuir vers des lieux plus sûrs.


Dans la seule ville de Tripoli, plus de 150 familles originaires d’Érythrée, de Somalie et d’autres pays ont utilisé la ligne téléphonique de protection du HCR pour obtenir de l’aide, des médicaments ou encore un abri.


Le HCR continue de travailler avec ses partenaires pour venir en aide aux réfugiés et aux chercheurs d’asile qui se trouvent en Libye.  Il a exhorté les autorités libyennes à assouplir les restrictions concernant les visas de sortie afin de permettre aux personnes de quitter le territoire.  Le HCR a également demandé aux Gouvernements de l’Égypte et de la Tunisie d’ouvrir leurs frontières aux personnes qui fuient la violence et qui cherchent à obtenir une protection internationale.


Ukraine


Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué que, selon ses estimations, plus de 117 000 personnes sont déplacées en Ukraine où la situation dans l’est du pays ne cesse de se détériorer.


Rien qu’au cours des sept derniers jours, plus de 6 200 personnes ont été contraintes de quitter leur maison.  À compter du 1er août, quelque 168 000 personnes avaient traversé la frontière pour se rendre en Russie.


Le HCR appelle le Gouvernement ukrainien à établir un système d’enregistrement centralisé à l’intention des personnes déplacées.  Il souligne que l’absence d’un système systématique et uniforme entrave les secours.  Ceci pose problème au moment où les autorités effectuent les préparatifs nécessaires pour l’hiver prochain.


Thaïlande


Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a indiqué, aujourd’hui, qu’il était gravement préoccupé par les méthodes d’arrestation et de détention de représentants politiques, de militants, d’universitaires et de journalistes, depuis la prise de pouvoir par les militaires au mois de mai.


Plus de 700 personnes ont été assignées et arrêtées.  La plupart d’entre elles ont été relâchées après moins d’une semaine.  Des personnes, dont le nombre exact n’a pas encore été déterminé, ont été détenues pendant plus longtemps, sans accès à un avocat, ni à leur famille.


Le Haut-Commissariat est particulièrement préoccupé par la situation de Kritsuda Khunasen, une étudiante qui militait en faveur du Gouvernement déchu.  Elle affirme avoir eu les yeux bandés et avoir été battue.


Ebola


L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a indiqué qu’à la date du 1er  août, 1 603 personnes avaient été atteintes par le virus Ebola dont 887 ont perdu la vie dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest: la Guinée, le Libéria, le Nigéria et la Sierra Leone.  Ces nouveaux chiffres représentent 163 nouveaux cas et 61 décès en deux jours.


Les efforts visant à mobiliser du personnel humanitaire et des ressources financières auprès des partenaires de l’OMS, des autres institutions du système des Nations Unies et parties prenantes se poursuivent.


Le Plan de réaction à l’épidémie causée par le virus Ebola en Afrique de l’Ouest a été lancé, vendredi dernier, en Guinée pour un montant de 100 millions de dollars.  À ce jour, seulement 29 millions de dollars ont été obtenus.


L’OMS a annoncé la convocation, au cours des deux prochains jours, d’une réunion de son comité d’urgence.


Conférence de presse – aujourd’hui


Le Directeur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) chargé de l’élaboration du Rapport annuel sur le développement humain, M. Khalid Malik, présentera, à la presse à 12 h 30, l’édition 2014.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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