Quatrième Commission: succès de la campagne médiatique du segment de haut niveau de la soixante-neuvième Assemblée générale du DPI

CPSD/563
21 octobre 2014
Soixante-neuvième session 11e séance – après-midi

Quatrième Commission: succès de la campagne médiatique du segment de haut niveau de la soixante-neuvième Assemblée générale du DPI

Entre le 23 et le 29 septembre de cette année, les affichages de l’ONU sur les comptes Youtube, Youku, Tudou et Tencent ont été visionnés plus de 3,17 millions de fois.  Son compte Facebook en anglais a enregistré 27 millions de visites et 127 millions de personnes ont consulté un tweet du Secrétaire général sur les menaces à la paix et à la sécurité internationales causées par des actes terroristes et les combattants terroristes étrangers, a annoncé aujourd’hui le Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information par intérim, M. Maher Nasser, devant la Quatrième Commission qui ouvrait son débat sur les questions relatives à l’information.

En effet, les résultats de l’approche stratégique du DPI pendant la période du segment de haut niveau de la soixante-neuvième session de l’Assemblée générale ne se sont pas fait attendre puisque l’intérêt pour la rencontre annuelle des chefs d’État et de gouvernement, a été particulièrement vif sur Facebook, Youtube, Twitter et Weibo. 

Face à l’explosion du nombre d’utilisateurs des médias sociaux dans le monde, le DPI a su être présent sur différentes plateformes en y affichant des vidéos, des photos, des enregistrements audio, les transmissions sur Web en direct et dans les langues d’origine des interventions des présidents devant l’Assemblée générale, des liens et des images en direct.  Le Département a mis en place différents sites Internet spécifiques ainsi que deux applications pour la téléphonie portable visant à informer en temps réel et à captiver le grand public. 

Le Président de l’Assemblée générale est également venu s’adresser à la Commission cet après-midi.  Dans son allocution, il n’a pas manqué de souligner le rôle de premier plan du Département de l’information pour ce qui est de la planification et de la coordination des activités de communication de l’ONU, mais surtout pour renforcer sa visibilité, ainsi que celle de l’Assemblée générale.

Prenant la parole dans le cadre du débat général sur les questions de l’information, le représentant de l’Union européenne a soutenu que l’excellence en matière de communication se résume à diffuser le bon message à la bonne audience et de la bonne manière.  Face aux différentes questions qui dominent l’ordre du jour de la communauté internationale, il est plus que jamais important de cibler le bon public, a souligné son représentant, M. Ioannis Vrailas, pour lequel il ne fait pas de doute que cela passe par l’utilisation des réseaux sociaux.  De manière générale, l’information devrait être accessible à tous et l’utilisation des différentes langues officielles des Nations Unies pour la diffusion de l’information est une question à laquelle l’Union européenne attache la plus grande importance.  À cet égard, l’Union européenne reste préoccupée par le déséquilibre croissant dans l’utilisation des six langues officielles de l’ONU dans les réseaux sociaux.

Rejoignant ce propos, les représentants de la CELAC et de la Caricom ont insisté auprès du DPI sur la nécessité de remédier à la disparité entre les langues officielles dans les différents supports du Département.  Ils ont réaffirmé leur soutien au projet des « Amis de la langue espagnole au sein des Nations Unies » (le GAE) qui vise notamment à publier en ligne des communiqués de presse dans les six langues officielles. 

Le représentant de l’Argentine, qui s’exprimait au nom du GAE (créé le 13 Septembre 2013), a expliqué que le multilinguisme était le principe qui « nous permet de nous identifier et de nous unir ».  Le Groupe appelle, par conséquent, à faire preuve de créativité pour relever le défi du multilinguisme et de la parité linguistique dans la limite des ressources existantes.  Pour le GAE, l’absence de ressources ne saurait justifier que l’on favorise une langue au détriment d’une autre au sein des Nations Unies.  Allant dans le même sens, le représentant du Mexique a précisé que l’espagnol était aujourd’hui la deuxième langue la plus parlée dans le monde.

Leur homologue de la Thaïlande, au nom de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), a demandé au DPI d’accorder une attention particulière à la promotion du dialogue interreligieux et interculturel, afin de lutter contre la propagation de l’extrémisme.

En début de séance, le Rapporteur du Comité de l’information, M. Chibaula David Silwamba (Zambie), a présenté son rapport.

La Quatrième Commission poursuivra son débat général sur les questions relatives à l’information demain, mercredi 22 octobre, à 15 heures.

Allocution du Président de l’Assemblée générale

M. SAM KAHAMBA KUTESA, Président de la soixante-neuvième session de l’Assemblée générale, a souligné le rôle de premier plan du Département de l’information dans la planification des communications et la visibilité de l’Assemblée générale.  Au milieu de la troisième décennie pour l’éradication du colonialisme proclamée par l’Assemblée générale en 2010, le Président de l’Assemblée générale a réaffirmé la volonté de l’Assemblée générale de tout mettre en œuvre pour accélérer le processus de décolonisation et parvenir à son élimination totale.  Il a déclaré que la décolonisation était un des grands succès des Nations Unies en précisant qu’un tiers de la population mondiale vivait dans des territoires colonisés en 1945.  Il a rappelé que deux millions de personnes vivent encore dans 17 territoires colonisés.

M. Kutesa a par ailleurs appelé à prendre compte des préoccupations légitimes de la Palestine et d’Israël pour parvenir à une solution à deux États.  L’ONU devrait continuer à appuyer les efforts visant à parvenir à une paix juste et durable au Moyen-Orient, a-t-il estimé.  Il a également souligné les risques courus par le personnel de l’ONU dans certaines missions en rappelant que des Casques bleus viennent d’être tués au Mali.  Saluant les travaux du Comité spécial des OMP visant à fournir au personnel de maintien de la paix tous les moyens nécessaires, le Président de l’Assemblée générale a souligné que les organisations régionales continuaient de jouer un rôle important dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales et contribuaient à la prévention des conflits armés.  Souhaitant tirer tous les avantages comparatifs liés à la proximité géographique des organisations régionales, le Président de l’Assemblée générale a dit sa volonté d’organiser, lors du deuxième trimestre de 2015, un débat de haut niveau entre l’ONU et les organisations régionales. 

M. Kutesa a par ailleurs exhorté les délégations à favoriser l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique en notant que les technologies spatiales pouvaient contribuer à promouvoir le développement durable, dont la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau, la réduction des catastrophes et encore l’alerte précoce.

QUESTIONS RELATIVES À L’INFORMATION (A/69/21 et A/69/310)

Déclaration liminaire

Le Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information par intérim, M. MAHER NASSER, a brossé un tableau des différentes activités du Département de l’information (DPI), depuis la parution du dernier rapport du Secrétaire général sur les questions relatives à l’information.  Pour lui, il s’agit de l’expression du soutien reçu par les États Membres et du partenariat développé avec les membres du Comité de l’information.

En tant que « voix de l’ONU », le DPI cherche à toucher un auditoire toujours plus vaste et à lui communiquer, de la manière la plus efficace, les différentes activités auxquelles se livrent les Nations Unies, a-t-il indiqué.  Pour sa part, cette approche stratégique s’est illustrée dans la couverture du segment de haut niveau de la soixante-neuvième session de l’Assemblée générale pendant laquelle le DPI a déployé toute la panoplie des outils médiatiques, nouveaux et traditionnels, pour captiver le public mondial.  Le Département a contribué au succès du Sommet sur le climat du 23 septembre à travers ses actions et messages ciblés ainsi que ses produits de communication à l’intention des médias, de la société civile et d’autres intervenants clefs.  Il a organisé des conférences de presse, rédigé des communiqués de presse et géré une plateforme numérique pour optimiser la présence de cette manifestation sur les réseaux sociaux, a expliqué M. Nasser.  Le DPI a également assuré la communication sur les autres manifestations clefs de haut niveau durant cette période, comme l’examen de revue de la Conférence internationale sur la population et le développement, le dialogue de haut niveau sur le défi « Faim Zéro », et la première Conférence mondiale sur les populations autochtones avec, entre autre, un site Internet dans les six langues officielles consacré à cette Conférence.

Le Département a également collaboré avec le Bureau du Conseiller spécial pour le nouvel Ordre du jour des Nations Unies pour le développement pour l’après-2015, ainsi qu’avec le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique et le NEPAD, notamment dans le cadre de la Semaine de l’Afrique.  Pour ce qui est de la coopération avec le Département des affaires politiques, M. Nasser a mentionné les actions menées dans le contexte de l’Année internationale de la solidarité avec le peuple palestinien.

Il a souligné l’intérêt particulièrement marqué sur les réseaux sociaux pour les travaux des Nations Unies au moment du débat général de l’Assemblée générale et des manifestations de haut niveau organisées pendant cette période.  Le Secrétaire général adjoint par intérim a avancé le chiffre de 27 millions de consultations de la page Facebook en anglais de l’Organisation.  Un tweet consacré aux remarques du Secrétaire général à l’occasion de la réunion du Conseil de sécurité sur les menaces à la paix et à la sécurité internationales causées par des actes terroristes et des combattants terroristes étrangers a été l’un des plus populaires avec quelque 127 millions d’internautes.  Par ailleurs, les médias sociaux chinois ont également été très actifs, comme en attestent les affichages de l’ONU sur la plateforme Weibo, consultées 112 millions de fois.

Dans le souci de mieux utiliser stratégiquement les Centres d’information des Nations Unies (CINU), le Département a lancé une initiative visant à faire participer en direct un groupe de CINU à un Point de presse sur le Sommet sur le climat par vidéoconférence, ce qui a permis à 36 médias d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe de faire résonner l’appel lancé par le Secrétaire général en faveur d’une mobilisation de la volonté politique contre les changements climatiques, a expliqué le Secrétaire général adjoint par intérim.  Il a indiqué que les États Membres ont été de précieux partenaires dans ces efforts, permettant au DPI de mieux faire comprendre le travail des missions de maintien de la paix et des missions politiques de l’ONU dans le monde.

Le Secrétaire général adjoint a également salué l’approche « équilibrée » de son Département entre moyens de communication traditionnels et nouveaux.  Le Centre de Nouvelles, UN Radio, UN TV et UN Photo, plateformes traditionnelles d’information de l’Organisation, ont toutes connues des records d’audience.  Des diffusions en direct sur le Web et dans les six langues officielles de l’ONU et les langues utilisées par les intervenants de 150 manifestations pendant la semaine du soixante-neuvième débat général ont été visionnées 2,5 millions de fois, et des vidéos affichées sur YouTube, Youku, Tudou et Tencent ont été regardées plus de 3,17 millions de fois.  Par ailleurs, la demande pour des images vidéo de qualité télévisuelle a connu une augmentation de 103% par rapport à l’année dernière.  Plus de 2 500 journalistes du monde entier ont été accrédités pour cette période et le Département leur a apporté son soutien pour assurer la couverture des différentes manifestations au Siège des Nations Unies.

Cette année, le DPI a également mis en place un portail spécial pour accéder aux vidéos, aux enregistrements audio, et aux textes et synthèses des déclarations des États Membres dès qu’ils sont disponibles.  Il a également créé un site Internet sur mesure pour le Président de la soixante-neuvième session de l’Assemblée générale, a rappelé M. Nasser.  

Face à l’exigence d’un accès rapide à l’information, le Département a lancé deux nouvelles applications pour téléphones portables: UN Audio Channels et UN News Reader, qui permettent de suivre en direct les réunions des Nations Unies et de consulter les derniers communiqués du Centre des Nouvelles.  En outre, le Département a conclu un accord avec ICFlix pour le suivi en ligne des programmes de la Télévision de l’ONU.  Il s’agit de la première plateforme de retransmission par vidéo au Moyen-Orient et en Afrique, a indiqué M. Nasser.

Le DPI a également mis en place un site Internet dédié à la communication sur la réponse des Nations Unies face à l’épidémie d’Ebola.  Il a détaché deux fonctionnaires du Département auprès du Centre de crise Ebola de l’Organisation pour coordonner la communication stratégique des institutions, fonds et programmes de l’ONU, et des autres partenaires.  Ces deux personnes ont ensuite été déployées à Accra en tant que membre de la MINUAUCE.

M. Nasser a également énuméré les innovations de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld qui offre des services d’information à la demande, en ligne et gratuits aux délégations.  « Ask DAG » est l’une des initiatives lancées cette année.  Il s’agit d’un service en ligne multilingue qui regroupe les questions souvent posées sur des sujets de l’ONU.  M. Nasser a également précisé que le service Intranet de l’ONU, ISeek, est désormais accessible en dehors des Nations Unies par le personnel des Nations Unies sur leurs portables ou ordinateurs personnels.

S’agissant des activités de sensibilisation du DPI, M. Nasser a évoqué l’initiative Impact universitaire (UNAI), les actions à l’intention de la société civile et des artistes et la nomination d’un nouveau Messager de la Paix, Leonardo DiCaprio, dont le discours lors du Sommet sur le climat a été visionné 1,5 million de fois sur le canal UN YouTube.  Le festival Global Citizen, qui a eu lieu le 27 septembre à Central Park, a été un rendez-vous de célébrités venues soutenir l’Agenda du développement pour l’après-2015, dont le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon.  Cette manifestation a été retransmise en direct sur MSNBC et 4 millions de téléspectateurs l’ont vu sur NBC, a déclaré le Secrétaire général adjoint par intérim. 

Cette semaine, à l’occasion de la Journée des Nations Unies, un autre Messager de la Paix, le pianiste de renommée mondiale, Lang Lang, viendra se produire vendredi à l’Assemblée générale avec l’Orchestre international de la jeunesse, a annoncé M. Nasser.

S’agissant des publications du Département, une nouvelle édition de Basic Facts about the UN est parue en arabe.  Grâce au financement des Émirats arabes unis, elle sera distribuée gratuitement aux Centres d’information des Nations Unies.

En conclusion, le Secrétaire général adjoint par intérim a estimé que, malgré les ressources limitées et un mandat de plus en plus chargé, le DPI s’efforce de faire le meilleur usage des ressources dont il dispose, et en premier lieu de son personnel.  « Plutôt que de nous reposer sur nos lauriers, nous sommes déterminés à perfectionner nos outils et à mieux coordonner nos activités », a assuré M. Nasser pour lequel « Informer, Engager et Agir » reste le principe directeur des actions du DPI.

Dialogue interactif avec le Secrétaire général adjoint par intérim, M. Nasser

Le représentant de l’Iran a abordé la question des campagnes de promotion du DPI et a demandé ce que faisait le Département pour promouvoir une culture de la paix auprès des peuples du monde, ce qui ne s’est pas fait, selon lui, depuis que M. Sashi Tahroor était Secrétaire général adjoint à l’information.

Le représentant de l’Argentine a remercié le DPI de ses efforts pour promouvoir le multilinguisme.  Toutefois, il a demandé pourquoi, s’il a été possible d’avoir une transmission sur Web simultanée des discours des présidents dans leur langue d’origine pendant le débat général de l’Assemblée générale, il n’est plus possible d’y accéder.  Que faut-il faire pour que ces informations qui ont pu être vues en direct et dans la langue originale puissent être conservées dans la base de données de l’ONU?

La représentante du Liban a dit comprendre les défis à relever par le DPI.  Elle a demandé quelles sont les prochaines mesures prévues pour renforcer les partenariats avec l’ONU.  Elle a également demandé quelles seraient les recommandations du Département pour ce qui est de la publication de la Chronique des Nations Unies.

Répondant à ces questions, M. Nasser a expliqué que la promotion d’une culture de la paix est un thème central aux travaux de l’ONU et du DPI qui prévoit plusieurs manifestations dédiées à ce sujet, notamment la Journée internationale de la paix.  Concernant le multilinguisme, il a expliqué que les archives de transmission par Web ne sont disponibles que dans la langue de l’orateur et en anglais en raison des ressources.  En effet, pour pouvoir conserver ces interventions dans les six langues officielles il faudrait payer des mégabits supplémentaires.  M. Nasser a également assuré que le DPI œuvrait étroitement avec tous les CINU, notamment par le biais de vidéoconférences, mais qu’il doit tenir compte de contraintes budgétaires.  Le CINU du Liban fait un travail extraordinaire, a-t-il estimé, ajoutant que parfois les CINU prenaient en charge la traduction des différents supports dans leurs langues locales.

Pour ce qui est de l’initiative Impact universaire et du travail avec les célébrités, il s’agit de démultiplier les activités du Département auprès de cibles plus larges.  Le DPI essaye d’identifier les célébrités qui sont connues pour leur engagement sur certains sujets.  Il s’agit d’être stratégique et de ne pas trop demander à ces personnes, tout en assurant que les deux parties en bénéficient, a-t-il fait valoir.

Le représentant du Guatemala a demandé pourquoi il n’y avait pas plus de statistiques détaillées sur les six langues officielles, en particulier sur les réseaux sociaux, dans le rapport du Secrétaire général.  Il a également demandé où en était la situation des communiqués de presse dans les autres langues, outre l’anglais et le français.

Le délégué de l’Iraq a demandé si le DPI envisageait de se consacrer aux défis relevés par l’Iraq, notamment sur la question du terrorisme.

Reprenant la parole, M. Nasser a expliqué que la Chronique des Nations Unies continuerait à paraitre avec les ressources disponibles.  Concernant les fichiers audio, il a confirmé qu’il n’y avait que deux langues qui sont archivées et qu’il faudrait des ressources supplémentaires pour le stockage et le personnel nécessaires si on voulait le faire dans les six langues.  Pour ce qui est de la question des communiqués de presse dans d’autres langues officielles, le Département attend toujours que le Groupe des amis de la Présidence se réunisse, mais le Département souligne la difficulté de le faire sans qu’il y ait d’incidences financières.

Pour ce qui est de la couverture du terrorisme en Iraq par les Nations Unies, il a expliqué que la Mission en Iraq était la source du DPI pour diffuser des informations sur ces questions.

Débat général

Au nom de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), M. NORACHIT SINHASENI (Thaïlande) a particulièrement salué les progrès de l’initiative Impact universitaire, qui vise à promouvoir les activités des Nations Unies en direction des jeunes par le biais de la collaboration avec les établissements universitaires.  Il a salué l’importance des activités de sensibilisation du DPI et les efforts réalisés pour toucher les populations du monde entier en mettant l’accent sur les trois piliers de l’ONU que sont la paix et la sécurité, les droits de l’homme et le développement.  Il a souligné les efforts du DPI pour tirer parti des opportunités que représentent les médias sociaux, tels que Facebook, Twitter et Youtube.

Il a par ailleurs exhorté le DPI à accorder une attention particulière à la promotion du dialogue interreligieux et interculturel, afin de lutter contre la propagation de l’extrémisme.  Le représentant a exhorté tous les États Membres à promouvoir les travaux de l’ONU par le biais de la diffusion de l’information dans les langues locales.  Il a également souligné les efforts réalisés par les pays de l’ASEAN depuis 2011 et l’adoption d’un Plan pour le développement des technologies de l’information et des communications, affirmant que deux tiers des objectifs fixés en 2011 dans ce domaine avaient été atteints, bien avant la date butoir de 2015. 

Au nom de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), M. EDEN CHARLES (Trinité-et-Tobago) a salué les efforts du DPI visant à s’assurer que la communauté mondiale soit dûment informée des activités des Nations Unies.  Il a souligné les efforts du DPI pour remplir sa mission de manière créative visant à atteindre les audiences dans une langue qu’elles comprennent.  Il a particulièrement salué les programmes de sensibilisation mis en place sur la question des objectifs de développement pour l’après-2015.

Le représentant de la CARICOM a par ailleurs salué la retransmission en direct des réunions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité avec les interprétations appropriées.  Il s’est également félicité des progrès réalisés dans le recours aux médias sociaux dans les six langues officielles et des efforts pour promouvoir le multilinguisme dans toutes les communications.  Dans l’intérêt de la transparence, de la responsabilisation et de la mémoire institutionnelle, le représentant de la CARICOM a jugé essentiel que les communiqués de presse soient maintenus, notamment pour les réunions ne faisant pas l’objet de comptes rendus analytiques.  Il a appelé à un traitement équitable des six langues officielles dans toutes les activités des Nations Unies avant de saluer la création, en 2013, du Groupe des Amis de la langue espagnole au sein des Nations Unies.  

Le représentant a apporté son soutien aux centres d’information des Nations Unies, en particulier le Centre situé à Port-of-Spain, à Trinité-et-Tobago, servant 19 territoires dans les Caraïbes anglophones et néerlandophones, et a appelé au renforcement de ces sources importantes d’information pour les populations.  Parmi les activités diffusées par ce Centre en 2013-2014, il a cité les interviews du Président de la soixante-huitième session de l’Assemblée générale, M. John Ashe, originaire d’Antigua-et-Barbuda; les informations au sujet des réunions de haut niveau et des initiatives de la soixante-huitième session de l’Assemblée générale; la commémoration de la Journée internationale de la paix et les activités à cette occasion; ou encore des informations relatives à la promotion des droits de la femme.  Il a indiqué que la CARICOM continuerait d’appuyer les travaux du Centre régional pour les Caraïbes, saluant en particulier la qualité des activités organisées par le DPI dans le contexte de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves.

Au nom du Groupe des Amis de la langue espagnole au sein des Nations Unies créé le 16 septembre 2013, M. MATEO ESTREME (Argentine) a indiqué que la charte portant création de ce groupe a été publiée sous la forme d’un document officiel des Nations Unies à la côte A/67/998.  Il a expliqué que cette démarche vise à renforcer les objectifs d’un multilinguisme effectif à l’ONU.  Il a indiqué que son groupe a participé, le 23 avril dernier, à la célébration de la Journée internationale de la langue espagnole.   

Le représentant a fait référence au paragraphe 34 du rapport A/69/310 du Secrétaire général qui note que la fréquentation des pages d’information en ligne de l’ONU continuait d’augmenter et que le nombre de pages vues était passé de 154 millions, entre 2010 et 2012, à 280 millions, entre 2013 et 2014, illustrant ainsi l’augmentation du nombre de visiteurs du site de l’ONU dans toutes les langues.  Toutefois, nous sommes préoccupés que les nouvelles activités peuvent entraîner des mécanismes d’exception avec une absence de parité entre les six langues officielles, a-t-il indiqué, souhaitant que tous les produits soient constitués dès le départ en gardant à l’esprit les objectifs de parité entre les six langues officielles.      

Il a noté que le site des Nations Unies en espagnol continuait de voir une consultation croissante en notant que la langue espagnole était la deuxième langue puisqu’elle compte pour 22% des visites contre 64% pour la langue anglaise selon une information publiée dans le rapport A/68/395 le 30 juin 2014.  Il a demandé au Secrétaire général des statistiques permettant un diagnostic précis, notamment afin d’éliminer les disparités entre l’anglais et les cinq autres langues officielles.  

Il a rappelé que l’Assemblée générale, au paragraphe 4 de sa résolution A/67/292, soulignait la responsabilité du Secrétariat en matière d’intégration du multilinguisme dans ses activités, dans la limite des ressources disponibles, de façon équitable.  Il a salué les efforts déployés récemment par le DPI pour mettre en œuvre son mandat, conformément aux résolutions 67/124B et 68/86 B.   

Il a par ailleurs demandé à l’Assemblée générale d’inviter le Département de l’information à élaborer une stratégie en collaboration avec les autres départements, pour publier des communiqués de presse quotidiens dans les six langues officielles par le biais d’initiatives créatives ne nécessitant pas de coûts additionnels, en conformité avec les résolutions pertinentes de l’Assemblée générale. 

Il a affirmé que le Groupe des Amis de la langue espagnole au sein des Nations Unies était prêt à participer à la recherche de ces solutions créatives avant de souligner la nécessité de repenser les vieux modèles pour donner un espace à tous sur un pied d’égalité.  Il a dit que la démarche du groupe s’appuyait sur les objectifs de défense du multilinguisme et s’est félicité que le Secrétaire général ait reconnu la dette croissante qui existe vis-à-vis de la langue espagnole, tout en admettant que cette dette ne pourrait pas être remboursée au détriment d’autres langues officielles.  L’absence de ressources ne doit pas servir de prétexte pour ne pas mettre en œuvre les objectifs du multilinguisme et il n’est pas acceptable que l’on favorise une langue au détriment d’une autre, a insisté le représentant de l’Argentine.   

M. IOANNIS VRAILAS, qui parlait au nom de l’Union européenne, a remercié le DPI d’avoir organisé, le mois dernier, une réunion informelle avec les États Membres pour les informer sur les différents produits et services médiatiques utiles qu’il met à leur disposition dans le cadre de la couverture des réunions de la soixante-neuvième session de l’Assemblée générale.  L’Union européenne salue l’approche stratégique intégrée du DPI ajoutant qu’en termes de communication, l’excellence se résume à diffuser le bon message à la bonne audience et de la bonne manière.  La communication est en effet une voie à double sens, a remarqué M. Vrailas: les activités de communication doivent chercher à accroître l’audience, tout en tenant compte de ses réactions.

Pour lui, la communication stratégique est une approche de gestion, un état d’esprit qui en fait un outil au service de l’Organisation pour atteindre ses objectifs actuels et futurs.  Le représentant a souligné l’importance d’un cadre stratégique commun au système des Nations Unies pour assurer la cohérence et la convergence des nombreux processus étroitement liés et susciter l’intérêt de tous les acteurs clefs en utilisant le média et le langage appropriés de communication.  L’Union européenne salue le DPI pour la panoplie d’outils médiatiques utilisée et ses efforts pour renforcer le rôle de ses centres d’information.  L’UE reconnaît par ailleurs l’importance de la coopération entre le Département et le Bureau exécutif du Secrétaire général, et souligne le rôle du Groupe sur la communication des Nations Unies à cet égard, en particulier à la veille de la campagne « Il est temps pour une action mondiale ».

M. Vrailas a également rappelé que diverses questions dominent l’agenda quotidien de la communauté internationale comme la lutte contre l’État islamique et la situation en Iraq et en Syrie; les combattants terroristes étrangers et la question plus générale de la lutte contre le terrorisme; les défis sécuritaires au Moyen-Orient; l’Afrique et la lutte contre le virus Ebola; le programme de développement pour l’après-2015 ou encore les changements climatiques.  Toutes ces questions importantes indiquent qu’il est plus que jamais important de cibler le bon public.  L’utilisation des réseaux sociaux est à cet égard essentielle, a estimé le représentant.  De manière générale, l’information devrait être accessible à tous et l’utilisation des différentes langues officielles des Nations Unies pour la diffusion de l’information est une chose à laquelle l’Union européenne attache une importance primordiale.  Elle estime qu’il est nécessaire de coordonner l’action de l’Organisation sur les différentes plateformes et dans toutes les langues.  À cet égard, elle reste préoccupée par le déséquilibre croissant dans l’utilisation des six langues officielles de l’ONU dans les réseaux sociaux, notamment pour ce qui est de la communication instantanée et des mises à jour constantes.  Le multilinguisme est essentiel pour la communication des actions de l’ONU partout dans le monde, mais également pour assurer la responsabilité, la transparence de l’Organisation et l’appropriation et la durabilité de ses actions, a estimé M. Vrailas qui attend l’évaluation de l’impact des mesures concrètes qui ont été prises à cet égard ainsi que du travail qui reste à faire dans ce domaine.  Il a également salué le fait que l’agenda pour le développement pour l’après-2015, ainsi que d’autres prioritaires politiques de l’ONU fassent l’objet de campagnes thématiques du DPI.

L’utilisation des technologies de l’information et des communications, s’agissant notamment des réseaux sociaux, constitue une véritable opportunité pour l’Organisation, a affirmé M. DAVID FORÉS RODRIGUEZ (Cuba), rappelant toutefois l’importance des moyens de communication traditionnels, tels que la télévision, la radio et la presses écrite, au sein du Département de l’information (DPI).  Ces moyens traditionnels s’avèrent être des outils indispensables lorsqu’il s’agit de toucher la plus large audience possible, a ajouté le représentant, précisant que les représentants africains ont notamment décrit le rôle essentiel joué par la radio dans la lutte contre le virus Ebola.  

La défense du multilinguisme et du traitement paritaire dans les six langues officielles de l’Organisation revêt une importance particulière pour le représentant qui s’est félicité de l’annonce, par le Secrétaire général de la publication future de communiqués de presse en espagnol, via la redistribution des ressources utilisées pour la production de communiqués en français et en anglais.  Le représentant a cependant rappelé la nécessité d’étendre cette avancée à l’ensemble des langues officielles de l’Organisation.

Le représentant a souligné l’importance pour le Comité de l’information de continuer à informer le public sur les actions entreprises en matière d’interdiction et d’élimination des armes nucléaires dans le monde.

Dénonçant l’agression télévisuelle et radiophonique dont est victime Cuba de la part des États-Unis, le représentant a également condamné l’utilisation des réseaux sociaux et des nouvelles technologies de l’information dans le but de déstabiliser la société cubaine, au mépris de la Constitution de l’Union internationale des télécommunications (UIT).

M. RICARDO ALDAY (Mexique) a salué les efforts du DPI et de toutes ses équipes au Siège et sur le terrain pour « faire plus avec moins ».  Il reconnaît le travail proactif du Département pour ce qui est de l’intégration des nouvelles technologies dans ses travaux et de l’ouverture de nouvelles voies pour susciter un appui plus large aux différentes activités de l’ONU.  Le représentant a toutefois souligné que la majorité de la population mondiale dépendait toujours des médias traditionnels.

Le représentant a par ailleurs réaffirmé l’importance du multilinguisme et de la parité des six langues officielles dans les contenus des divers produits de communication des Nations Unies, soulignant qu’il fallait pouvoir disposer d’informations en espagnol, en temps réel.  L’espagnol représente aujourd’hui la deuxième langue la plus parlée dans le monde, et la deuxième langue la plus importante en termes de consultation de pages Internet et sur les réseaux sociaux, a-t-il rappelé, affirmant que sa délégation appuyait les efforts en ce sens du GAE.

Le Mexique encourage en outre le DPI à renforcer la coordination intégrée pour l’élaboration de plans et messages relatifs aux Objectifs du Millénaire pour le développement, du programme de développement pour l’après-2015 et aux changements climatiques, a-t-il conclu. 

M. THIAGO TAVARES VIDAL (Brésil) s’est félicité de l’utilisation croissante des nouvelles technologies de l’information.  Les Nations Unies ont maintenant une page Facebook, avec plus d’un million et demi de suiveurs, une forte présence sur les médias sociaux et un site Internet consulté près de 280 millions de fois, c’est-à-dire deux fois plus qu’il y a quatre ans, s’est-il félicité.  Il ne faut cependant pas perdre de vue que la vaste majorité de la population, à savoir plus de 4,3 milliards de personnes qui n’ont toujours pas accès à l’Internet et sont des marginalisés de la révolution technologique.  Rien qu’en Afrique, a-t-il indiqué, seuls 19% de la population utilise l’Internet.  Dans ce contexte, l’accent doit être mis aussi sur les médias traditionnels tels que la radio pour les personnes n’ayant pas accès à l’Internet.  Le modèle déjà présent au Brésil, en Afrique du Sud, en Suisse, en Ukraine, et aux États-Unis, doit être étendu à d’autres pays, a estimé le représentant.   

Il a également souligné le rôle vital du réseau des centres d’information des Nations Unies en matière de diffusion du message de l’ONU.  Pour sa délégation, la diffusion en langues locales a prouvé le fort attachement des populations pour les activités de l’Organisation.  Le Brésil, qui accueille le plus vieux Centre d’Amérique latine à Rio de Janeiro, installé en 1947, est aussi la source principale, en langue portugaise des informations concernant les Nations Unies, a souligné le représentant.  Ainsi, rien que lors des huit premiers mois de cette année, le site Internet du Centre a enregistré 1,71 million de visites provenant non seulement du Brésil, mais aussi de tous les autres pays lusophones et des États-Unis.  La page Facebook en langue portugaise accumule en outre 70 millions de pages vues et 200 000 « j’aime », soit plus de suiveurs que les pages Facebook en langues française, arabe et russe.  Ces chiffres confirment l’excellent travail du Centre de Rio de Janeiro et soulignent la nécessité de renforcer le multilinguisme au sein des Nations Unies, a conclu le représentant.   

En tant que principale source d’information émanant des Nations Unies, le Département de l’information (DPI) a une grande responsabilité dans la diffusion d’une culture de paix, rejetant les conflits, la violence et le terrorisme, a déclaré M. IHAB HAMED (Syrie).

Dénonçant le détournement de l’opinion publique internationale par certaines plateformes de communication faisant l’apologie du terrorisme, le représentant a souligné le rôle essentiel des Nations Unies pour transmettre des informations objectives et neutres et concourir à la formation de l’opinion publique internationale.

Rendant hommage aux journalistes risquant leur vie dans les zones de conflit afin de relayer les informations, le représentant a toutefois regretté la présentation, par certains médias internationaux d’organisations terroristes affiliées à Al-Qaeda, tel que le Front al-Nosra, comme des forces d’opposition.

Le DPI doit redoubler d’efforts sur la question de la Palestine pour faire connaître la souffrance du peuple palestinien face à la violation constante par Israël du droit international, à l’activité des colons et à leur profanation des lieux Saints chrétiens et musulmans, a-t-il ajouté.

Le DPI doit également centrer ses efforts sur le renforcement de la parité entre les six langues officielles des Nations Unies, a estimé M. Hamed, en particulier pour améliorer l’usage de la langue arabe.

M. YAEL BITTON (Israël) s’est dit confiant que le programme des Nations Unies sur l’Holocauste recevra les ressources nécessaires pour lui permettre de maintenir, voire d’élargir ses activités.  Israël, qui contribue aux fonctions thématiques du Département de information, attache une grande importance aux évènements réalisés par le Département et espère une plus grande coopération des États Membres avec celui-ci.  Israël salue l’ouverture du Département vers les nouvelles technologies et les plateformes d’échange d’information comme Facebook et Twitter pour atteindre le jeune public, a indiqué le représentant.  

En revanche, la délégation reste préoccupée par le Programme spécial sur la question de Palestine.  Depuis sa mise en place, a-t-elle déclaré, ce programme n’a cessé de diffuser un récit biaisé et non constructif du conflit.  En dépit du caractère partial du mandat établissant ce programme, le Gouvernement israélien continuera de participer aux séminaires dudit programme, jusqu’à ce qu’une approche plus équilibrée soit adoptée, a-t-elle assuré. 

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