Activités du Secrétaire général en République centrafricaine, y compris une brève escale en Tunisie, le 5 avril 2014

11 avril 2014
SG/T/2952

Activités du Secrétaire général en République centrafricaine, y compris une brève escale en Tunisie, le 5 avril 2014

11/4/2014
Secrétaire général
SG/T/2952
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ACTIVITÉS DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, Y COMPRIS UNE BRÈVE ESCALE EN TUNISIE, LE 5 AVRIL 2014

(Adapté de l’anglais)

Le 5 avril, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a quitté Prague pour effectuer une visite surprise à Bangui, en République centrafricaine (RCA).

Avant d’arriver à Bangui, M. Ban et sa délégation ont fait une escale technique à Djerba, en Tunisie.  Sur place, le Secrétaire général a été accueilli à l’aéroport par le Coordonnateur résident des Nations Unies et un conseiller du Président tunisien.

À Bangui, le Secrétaire général a été accueilli, à sa descente d’avion à l’aéroport de Bangui, par le Chef de l’État de transition, Mme Catherine Samba-Panza, et les membres de son gouvernement.

Avant de se rendre dans la capitale, le Secrétaire général a rencontré des représentants des milliers de personnes déplacées qui se sont réfugiées à l’aéroport.  Les personnes déplacées dans le camp M’poko, en particulier les femmes et les enfants, ont indiqué trois d’entre eux, vivent dans des conditions épouvantables.

Le Secrétaire général leur a expliqué qu’il se trouvait en République centrafricaine pour constater lui-même ce qui se passe dans ce pays.  Il leur a promis de faire tout son possible pour mobiliser la volonté politique nécessaire et pour obtenir, dès que possible, le déploiement d’une opération de maintien de la paix des Nations Unies et des ressources suffisantes pour aider la République centrafricaine à retrouver la voie de la stabilité.

M. Ban s’est ensuite rendu au siège du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en RCA (BINUCA), où il a été informé par son Représentant spécial dans le pays, M. Babacar Gaye, de la situation sécuritaire, politique, humanitaire, économique et sociale dans le pays.

De là, il s’est rendu dans la principale mosquée de Bangui, dans la région PK5, où plus de 1 500 hommes, femmes et enfants, musulmans pour la plupart, ont trouvé refuge.  Le Chef de l’Organisation y a été accueilli par l’imam Moussa Tidjano Naibi.  Après avoir entendu des récits particulièrement poignants, il s’est déclaré très attristé par ce qu’il a entendu et a rappelé que les droits fondamentaux de tous les Centrafricains devraient être protégés, quelle que soit leur religion.

Le Secrétaire général devait ensuite rencontrer la Présidente de la transition, Mme Catherine Samba-Panza, et les principaux ministres.  À cette occasion, Mme Samba-Panza a exposé les multiples défis auxquels est confronté le pays, en particulier la sécurité, la pauvreté et le développement économique.  Elle a souligné l’importance pour son pays de recevoir une assistance à la fois financière et technique.

Sur la question de la sécurité et du développement politique, la Présidente a souligné qu’il était nécessaire d’engager un dialogue politique inclusif, tout en veillant à ce qu’il n’y ait pas d’impunité.

Lors d’une brève rencontre avec la presse aux côtés de Mme Samba-Panza, le Secrétaire général a été interrogé sur l’impact du retrait des troupes tchadiennes.  « Cela risque de réduire la présence des troupes militaires sur le terrain », a-t-il déclaré, tout en assurant qu’il avait conseillé au Président tchadien, M. Idriss Déby Itno, de consulter, au préalable, l’Union africaine et l’ONU afin d’éviter de créer trop de problèmes de sécurité pendant ce retrait.

Dans son allocution à l’Assemblée, le Secrétaire général a assuré qu’il se trouvait en République centrafricaine pour montrer que le monde n’oublie pas le pays.

Il a salué les efforts des leaders religieux pour promouvoir la tolérance et la coexistence dans un pays où des massacres interconfessionnels ont été perpétrés.  Il a averti les membres de l’Assemblée centrafricaine qu’au moment où l’on commémore le vingtième anniversaire du génocide rwandais, ils devraient tirer les leçons du passé.  « Le destin de votre pays est entre vos mains », leur a-t-il déclaré, avant d’ajouter: « les Centrafricains ne doivent pas en tuer d’autres ».

En dépit des violences et de la situation catastrophique, M. Ban leur a dit qu’il y avait des raisons d’espérer et que d’autres pays sur le continent africain avaient réussi à surmonter les horreurs de la guerre.  « Engageons-nous à bâtir un avenir d’espérance pour le peuple de la RCA », a-t-il lancé.  (Voir communiqué de presse paru en anglais sous la cote SG/SM/15751)

Le Secrétaire général s’est ensuite entretenu avec les dirigeants de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), de l’opération Sangaris et de la brigade Eurofor, en les félicitant du travail qu’ils ont accompli pour aider à rétablir une certaine stabilité à Bangui et dans les zones périphériques.

Avant de quitter Bangui, le Secrétaire général s’est adressé à la presse.

Samedi soir, M. Ban a quitté Bangui pour Kigali, au Rwanda.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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