Ban Ki-moon se félicite de l’accent mis sur les capacités nationales par la 38è réunion ministérielle des questions de sécurité en Afrique centrale

1 août 2014
SG/SM/16059-AFR/2945

Ban Ki-moon se félicite de l’accent mis sur les capacités nationales par la 38è réunion ministérielle des questions de sécurité en Afrique centrale

01/8/2014
Secrétaire général
SG/SM/16059 AFR/2945
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BAN KI-MOON SE FÉLICITE DE L’ACCENT MIS SUR LES CAPACITÉS NATIONALES PAR LA 38È  RÉUNION MINISTÉRIELLE

DES QUESTIONS DE SÉCURITÉ EN AFRIQUE CENTRALE

On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, lu aujourd’hui par M. Abdoulaye Bathily, Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), à la trente-huitième Réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale, à Malabo, Guinée équatoriale:

Je souhaite remercier Son Excellence M. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo ainsi que le Gouvernement et le peuple de la République de Guinée équatoriale d’accueillir la trente-huitième réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC).  Cette réunion se tient dans un contexte régional encore largement dominé par la crise en République centrafricaine (RCA) ainsi que par un certain nombre de menaces contre la paix et la sécurité dans la sous-région.

À la suite de « l’Appel de N’Djaména » que vous avez lancé lors de la trente-septième réunion ministérielle, la mobilisation de la communauté internationale autour de la République centrafricaine s’est intensifiée de manière significative, avec notamment le renforcement de la MISCA, et l’adoption subséquente par le Conseil de sécurité de la résolution 2149 (2014) par laquelle il a établi la MINUSCA.  Cet engagement s’est aussi exprimé à travers la médiation internationale dans la crise en RCA, menée par le Président Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, avec l’accompagnement de l’Union africaine et des Nations Unies.  Le Forum qui s’est déroulé à Brazzaville la semaine dernière est un premier pas vers la réconciliation et la reconstruction nationales et a jeté les bases d’un dialogue inclusif entre les Centrafricains.  Cette initiative devra se poursuivre en Centrafrique et impliquer tous les segments de la société.  J’invite donc toutes les parties à respecter scrupuleusement les engagements pris au Forum de Brazzaville, notamment l’arrêt de toutes les violences et des hostilités.  C’est un préalable à l’indispensable dialogue politique et au désarmement effectif des groupes armés.  Je tiens à renouveler le plein engagement des Nations Unies dans ce processus de paix, à travers notamment l’accompagnement de la MINUSCA et la participation de mon Représentant spécial pour l’Afrique centrale à la médiation internationale.

L’Afrique centrale est également confrontée aux menaces que constituent le terrorisme, le trafic des armes légères et de petit calibre, le braconnage, l’insécurité maritime dans le golfe de Guinée ainsi que par les activités des groupes armés tels que l’Armée de Résistance du Seigneur et Boko Haram.  Compte tenu de la nature transfrontalière de ces menaces, votre réunion est l’occasion de passer en revue vos efforts collectifs pour faire face à ces défis.

Je me félicite des mesures prises pour renforcer la coopération entre les pays de la région du bassin du lac Tchad pour lutter contre Boko Haram qui menace désormais certains pays d’Afrique centrale.  Les Nations Unies demeurent disposées à continuer d’aider les pays de la région à renforcer leurs capacités nationales pour combattre le terrorisme.  J’espère que la dynamique créée par les ateliers qui se sont tenus à Libreville et à Bujumbura se poursuivra et aboutira prochainement à l’adoption d’une stratégie régionale de lutte contre le terrorisme et de contrôle des armes légères et de petit calibre en Afrique centrale.

Dans ce contexte, j’appelle de nouveau les États membres de la région à ratifier la « Convention de Kinshasa »visant à contrôler les armes légères et de petit calibre.  Cet outil sera crucial dans la lutte contre le braconnage et les groupes et mouvements armés qui menacent la paix et la sécurité dans la sous-région.  La convention entrera en vigueur 30 jours après le dépôt du sixième instrument de ratification.  J’aimerais à cet égard féliciter les cinq États membres qui ont ratifié la convention et espère que les autres en feront bientôt de même.

Je salue également les autorités camerounaises et tous les dirigeants de la région, ainsi que la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Commission du golfe de Guinée (CGG) et leurs partenaires pour les progrès réalisés dans la création du Centre interrégional de coordination (CIC) sur la sûreté et la sécurité maritimes dans le golfe de Guinée.  Le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA/BRENUAC) continuera à appuyer la CEEAC, la CGG et les pays de la région pour mettre en œuvre ce dispositif.

Enfin, je me réjouis que cette trente-huitième réunion de l’UNSAC ait choisi comme thème le renforcement des capacités nationales dans le domaine des élections pour la conduite de scrutins crédibles et pacifiques.  De nombreuses élections sont prévues dans la sous-région dans les deux prochaines années.  Comme vous le savez, les élections sont parfois l’occasion de tensions sociopolitiques accrues.  Il importe donc que les États disposent de ressources et d’institutions adéquates pour garantir des élections libres, démocratiques et transparentes.  Il s’agit de renforcer le rôle positif de toutes les institutions impliquées dans les processus électoraux, y compris les commissions électorales, les juridictions chargées de régler les contentieux, ainsi que les entités techniques, médiatiques et politiques concernées.  Ces acteurs ont le potentiel de contribuer de manière importante à la consolidation de la paix, de la sécurité et de la démocratie en Afrique centrale.

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite plein succès dans vos travaux.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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