Journée mondiale de l’environnement: M. Ban demande à chacun de songer au sort des petits États insulaires en développement, « grands gardiens des richesses naturelles de la terre et de la mer »

3 juin 2014
SG/SM/15901-ENV/DEV/1435-OBV/1341

Journée mondiale de l’environnement: M. Ban demande à chacun de songer au sort des petits États insulaires en développement, « grands gardiens des richesses naturelles de la terre et de la mer »

3/6/2014
Secrétaire général
SG/SM/15901 ENV/DEV/1435 OBV/1341
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JOURNÉE MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT: M. BAN DEMANDE À CHACUN DE SONGER AU SORT DES PETITS ÉTATS INSULAIRES EN DÉVELOPPEMENT,

« GRANDS GARDIENS DES RICHESSES NATURELLES DE LA TERRE ET DE LA MER »

On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin: 

La Journée mondiale de l’environnement de 2014 tombe pendant l’Année internationale des petits États insulaires en développement, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies afin de faire mieux connaître les besoins particuliers de cette catégorie diversifiée de pays dans le cadre d’une réflexion globale sur la voie à suivre pour préparer un avenir viable au profit de toute l’humanité.

Les petits pays insulaires de notre planète, qui comptent plus de 63 millions d’habitants, sont des destinations touristiques prisées dont l’extraordinaire beauté naturelle, la vitalité culturelle et les musiques sont appréciées dans le monde entier.  S’ils sont petits par leur superficie totale, ils n’en sont pas moins les grands gardiens des richesses naturelles de la terre et de la mer.  Ils jouent un rôle capital dans la protection des océans et beaucoup sont des joyaux de biodiversité qui abritent quelques-uns des plus riches réservoirs de plantes et d’animaux de la planète.

Malgré leurs atouts, les petits États insulaires en développement sont confrontés à des difficultés de tous ordres.  Nombre d’entre eux sont pénalisés par un isolement géographique qui compromet leur capacité à s’intégrer dans les circuits d’approvisionnement mondiaux, renchérit le coût de leurs importations (notamment pour l’énergie) et limite leur compétitivité dans le secteur du tourisme.  Beaucoup sont de plus en plus vulnérables aux effets du changement climatique – notamment les tempêtes dévastatrices ou l’élévation du niveau de la mer.

Les petits États insulaires en développement ont peu contribué au changement climatique.  Leur production annuelle globale de gaz à effet de serre représente moins de 1% des émissions mondiales, mais leur position sur la ligne de front a catapulté beaucoup d’entre eux au premier rang dans la négociation d’un nouvel accord juridiquement contraignant sur le climat pour 2015.  D’autres font œuvre de pionniers dans le domaine de la prévention des catastrophes et de la préparation aux situations d’urgence et s’emploient à atteindre la neutralité climatique grâce aux énergies renouvelables et à d’autres solutions.

Les petits pays insulaires comprennent tous que nous devons mettre notre planète sur les rails d’un avenir viable.  Cette réalité exige l’engagement de tous les secteurs de la société dans tous les pays.  À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, des millions de particuliers, de groupes communautaires et d’entreprises du monde entier participent à des projets locaux – qu’il s’agisse de campagnes de nettoyage, d’expositions artistiques ou d’opérations de plantation d’arbres.  Cette année, je demande à chacun de songer au sort des petits États insulaires en développement et de s’inspirer de leur détermination à atténuer les effets du changement climatique, à devenir plus résilients et à construire le monde de demain.  Tous ensemble, préparons un avenir vert.  La planète Terre est notre île commune.  Unissons nos forces pour la protéger.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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