Face aux dignitaires religieux centrafricains, M. Ban souligne que la crise dans leur pays n’est pas un conflit de religion et dit son attachement au déploiement d’une opération de l’ONU

13 mars 2014
SG/SM/15707-AFR/2836

Face aux dignitaires religieux centrafricains, M. Ban souligne que la crise dans leur pays n’est pas un conflit de religion et dit son attachement au déploiement d’une opération de l’ONU

13/3/2014
Secrétaire général
SG/SM/15707
AFR/2836
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

FACE AUX DIGNITAIRES RELIGIEUX CENTRAFRICAINS, M. BAN SOULIGNE QUE LA CRISE DANS LEUR PAYS N’EST PAS UN CONFLIT DE RELIGION

ET DIT SON ATTACHEMENT AU DÉPLOIEMENT D’UNE OPÉRATION DE L’ONU


On trouvera ci-après les remarques qu’a prononcées le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, lors de sa réunion avec les dignitaires religieux de la République centrafricaine, aujourd’hui à New York:


Mbibala ala Kwe.


Soyez les bienvenus,


Je suis honoré par la présence à mes côtés de Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, Archevêque catholique de Bangui; de l’imam Oumar Kobine Layama, Président du Conseil islamique de la République centrafricaine; et du révérend Nicolas Guérékoyame-Gbangou, Président de l’Alliance évangélique de la République centrafricaine.


Je vous remercie de montrer la voie.


Ensemble, vous êtes un symbole fort de la coexistence pacifique qui était jusqu’ici un des piliers de la société centrafricaine.


Mais cette tradition de longue date est aujourd’hui menacée.


Il faut être clair: le conflit en République centrafricaine n’est pas un conflit de religion.  En fait, les appartenances religieuses et ethniques sont manipulées à des fins politiques.


Les responsables religieux ici présents refusent de se considérer comme des ennemis.  Ils ne toléreront pas de divisions entre les différents groupes de la société.


Il est du devoir de la communauté internationale de leur prêter main forte.


Je rappelle au monde entier que la République centrafricaine doit pouvoir compter sur davantage de soldats et de policiers pour parvenir à protéger les civils.  Le pays a besoin d’aide pour sauver des vies.


J’exhorte le Conseil de sécurité à agir rapidement pour donner suite à mes recommandations concernant l’envoi d’une opération de maintien de la paix des Nations Unies.


Les Nations Unies doivent rester aux côtés du peuple centrafricain pour promouvoir la paix, la réconciliation, la justice, et la responsabilité.


Sin gila mingi.


Merci beaucoup.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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