À l’an 4 de la crise en Syrie, M. Ban appelle l’opposition et le Gouvernement syriens à faire preuve « de responsabilité, de leadership, de vision et de souplesse » pour relever le défi de la paix

12 mars 2014
SG/SM/15703

À l’an 4 de la crise en Syrie, M. Ban appelle l’opposition et le Gouvernement syriens à faire preuve « de responsabilité, de leadership, de vision et de souplesse » pour relever le défi de la paix

12/3/2014
Secrétaire général
SG/SM/15703
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À L’AN 4 DE LA CRISE EN SYRIE, M. BAN APPELLE L’OPPOSITION ET LE GOUVERNEMENT SYRIENS À FAIRE PREUVE

« DE RESPONSABILITÉ, DE LEADERSHIP, DE VISION ET DE SOUPLESSE » POUR RELEVER LE DÉFI DE LA PAIX


La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU:


Il y a trois ans, le peuple syrien s’est levé dans une manifestation pacifique pour revendiquer ses droits et libertés universels.  En réponse, il a eu affaire à une force brutale, à des bains de sang et à une guerre civile dévastatrice.  Maintenant que le conflit entre dans sa quatrième année, le Secrétaire général demande que tout le monde réfléchisse à la liste longue et croissante des horreurs qui ont cours en Syrie chaque jour.


Des centaines de milliers de vies sont perdues ou détruites; des centaines de personnes sont tuées chaque jour; des villes et des villages sont réduits en ruines; des extrémistes imposent leurs idéologies radicales; des communautés sont menacées et attaquées; des millions de personnes sont contraintes de fuir la violence et les privations; attisant le feu, des armes sont acheminées et utilisées sans discernement; les actes de terrorisme sont devenues la réalité quotidienne; des crimes graves sont impunis; des milliers de personnes sont maintenues en captivité sans autre forme de procès; et le patrimoine culturel de l’humanité est soumis à une grave menace.  Au cours de l’année dernière, ce conflit a également vu la pire utilisation des armes de destruction massive du XXe siècle.


La Syrie est aujourd’hui la plus grande crise humanitaire, de paix et de sécurité à laquelle fait face le monde; la violence ayant atteint des niveaux inimaginables.  Les voisins de la Syrie subissent les conséquences humanitaires, sécuritaires, politiques et socioéconomiques, de plus en plus insupportables, de ce conflit.


Le Secrétaire général regrette profondément l’incapacité de la communauté internationale, de la région et des Syriens eux-mêmes de mettre un terme à ce conflit épouvantable.  Le peuple syrien a désespérément besoin de voir une fin à la violence et une rupture nette avec le passé, pour aller vers une nouvelle Syrie, où leurs aspirations légitimes sont respectées, et toutes les communautés protégées.  La communauté internationale ne peut se permettre de se laisser distraire ou de regarder ailleurs.  Les conséquences et les menaces de ce conflit ne feront que s’aggraver et se propager.  Aussi bienvenus que soient les efforts déployés récemment pour améliorer l’accès humanitaire et faire en sorte que l’aide parvienne à ceux qui en ont désespérément besoin, seule une solution politique mettra fin au cauchemar du peuple syrien.


Le Secrétaire général appelle la région et la communauté internationale, en particulier les États-Unis et la Fédération de Russie, à l’origine de la Conférence de Genève sur la Syrie, à prendre des mesures claires pour redynamiser le processus.  Le Secrétaire général exhorte le Gouvernement syrien et l’opposition à faire preuve de responsabilité, de leadership, de vision et de souplesse pour être à la hauteur du défi.  Aux côtés du Représentant spécial conjoint, M. Lakhdar Brahimi, les parties syriennes et les acteurs régionaux et internationaux doivent agir maintenant pour mettre un terme à la tragédie en Syrie.


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