Syrie: le Secrétaire général rappelle que « l’aide humanitaire n’est pas quelque chose que l’on négocie, mais que l’on autorise en vertu du droit international »

22 février 2014
SG/SM/15661-SC/11293

Syrie: le Secrétaire général rappelle que « l’aide humanitaire n’est pas quelque chose que l’on négocie, mais que l’on autorise en vertu du droit international »

22/2/2014
Secrétaire général
SG/SM/15661 SC/11293
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SYRIE: LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL RAPPELLE QUE « L’AIDE HUMANITAIRE N’EST PAS QUELQUE CHOSE QUE L’ON NÉGOCIE, MAIS QUE L’ON AUTORISE EN VERTU DU DROIT INTERNATIONAL »

On trouvera ci-après le discours du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, lors de l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution relative à la situation humanitaire en Syrie, le 22 février:

Je me félicite vivement de l’adoption de la résolution 2139 (2014).  Nous sommes tous parfaitement conscients du désespoir profond dans lequel le peuple syrien est plongé depuis longtemps.  Si cette résolution est mise en œuvre rapidement et de bonne foi, une partie au moins de ses souffrances pourra être soulagée.

La résolution se fonde sur la déclaration présidentielle, adoptée l’année dernière, et renforce l’engagement du Conseil à protéger les civils et à garantir l’acheminement des secours.  La situation humanitaire en Syrie continue de se détériorer.  La moitié des habitants du pays nécessitent une aide d’urgence, et les pays d’accueil ont besoin d’être aidés pour pouvoir s’occuper de plus de 2,5 millions de réfugiés.

Les civils continuent de faire les frais du conflit.  Ils sont quotidiennement victimes d’actes de violence brutale et d’attaques aveugles, tels le recours à des armes lourdes, à des bombardements aériens, à des tirs de mortier et à des attentats à la voiture piégée dans des zones peuplées.  Des informations continuent de faire état de massacres et d’atrocités à travers tout le pays.  Les femmes et les jeunes filles sont victimes de violences sexuelles et sexistes.

Le Gouvernement syrien et les milices alliées sont responsables d’un nombre incommensurable d’assassinats et de disparitions, de l’utilisation scandaleuse de barils explosifs et d’actes de torture sur une vaste échelle.  Les groupes d’opposition procèdent à des exécutions sommaires, recrutent des enfants pour le combat et recourent à la terreur dans des zones civiles.  Les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les écoles et les hôpitaux, se poursuivent sans relâche.  Ces actes odieux sont inacceptables et doivent cesser immédiatement.  Toutes les parties engagées dans les combats en Syrie doivent respecter les obligations qui leur incombent en vertu du droit international humanitaire.

Je rends hommage au personnel humanitaire des Nations Unies, au Croissant-Rouge arabe syrien et à nos autres partenaires pour leur courage et leur dévouement.  En dépit des conditions dangereuses, les organismes humanitaires des Nations Unies et nos partenaires parviennent à aider des millions de personnes.  Mais plusieurs millions d’autres demeurent encore hors d’atteinte, et le financement reste insuffisant.  J’exhorte la communauté internationale à accroître ses contributions.

Cette résolution n’aurait pas dû être nécessaire.  L’aide humanitaire n’est pas quelque chose que l’on négocie, mais que l’on autorise en vertu du droit international.

Je trouve extrêmement choquant que les deux camps assiègent les civils comme tactique de guerre.  Quelque 200 000 personnes se retrouvent assiégées dans les zones contrôlées par le Gouvernement, et 45 000 dans les zones contrôlées par l’opposition.

Plus généralement, cette résolution souligne une fois encore la nécessité urgente de mettre fin au conflit.  Bien que le processus politique se poursuive, nous continuerons de faire tout notre possible pour apporter secours et protection aux personnes qui en ont besoin sur le terrain.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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