Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur la République centrafricaine

30 mai 2014
SC/11423-AFR/2905

Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur la République centrafricaine

30/5/2014
Conseil de sécurité
SC/11423 AFR/2905
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DÉCLARATION À LA PRESSE FAITE PAR LE CONSEIL DE SÉCURITÉ

SUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de mai, M. Oh Joon (République de Corée):

Les membres du Conseil de sécurité condamnent dans les termes les plus vifs les attaques récemment perpétrées en République centrafricaine, notamment celle commise le 28 mai 2014 contre l’église Notre-Dame-de-Fatima de Bangui, au cours de laquelle plusieurs civils ont perdu la vie, dont des personnes déplacées et un prêtre, tandis que d’autres ont été blessés ou enlevés.  Ils condamnent également avec la plus grande fermeté les violences dont la capitale a été le théâtre au début de la semaine, où trois jeunes musulmans qui se rendaient à un match de football organisé pour promouvoir la réconciliation intercommunautaire ont été tués par des éléments soupçonnés d’appartenir au mouvement antibalaka, ainsi que la destruction, le 29 mai 2014, de l’une des dernières mosquées de la ville.

Les membres du Conseil exigent que toutes les milices et tous les autres groupes et éléments armés déposent les armes et renoncent immédiatement à toute forme d’activités violentes et déstabilisatrices afin de briser la spirale de la violence et des représailles.

Les membres du Conseil rappellent que la responsabilité de protéger les civils incombe au premier chef aux autorités de transition de la République centrafricaine et engagent celles-ci à prendre les dispositions qui s’imposent pour prévenir toutes nouvelles violences dans la capitale et le reste du pays.  Ils soulignent qu’il est urgent et impératif de mettre fin à l’impunité en République centrafricaine et insistent sur le fait que les autorités de transition doivent adopter des mesures immédiates et concrètes pour que les auteurs de violences soient tenus responsables de leurs actes.

Les membres du Conseil souhaitent que le dialogue politique et le processus de réconciliation nationale s’accélèrent afin que soient instaurées les conditions nécessaires à la cessation de la violence et, à cet égard, demandent aux autorités de transition de démontrer leur engagement en faveur de cet objectif en s’employant, avec l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et de l’Union africaine, à prendre des mesures concrètes pour y parvenir.

Les membres du Conseil soulignent l’importance du rôle joué par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), les forces françaises, la Force de l’Union européenne en République centrafricaine et la MINUSCA, qui s’efforcent, conformément aux résolutions 2127 (2013) et 2134 (2014) du Conseil, d’aider les autorités de transition à protéger les civils, et réaffirment leur soutien aux activités que mènent ces entités.

Les membres du Conseil engagent les États Membres et les organisations régionales et internationales à accroître leurs contributions financières et logistiques à la MISCA et à fournir à celle-ci davantage de contingents et de ressources en nature afin de l’aider à s’acquitter pleinement de son mandat et à préparer le transfert de ses responsabilités à la MINUSCA, qui doit avoir lieu le 15 septembre 2014.  Ils prient par ailleurs le Secrétaire général de faire tout le nécessaire pour que ce transfert s’effectue rapidement et sans heurt.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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