Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur la situation en Guinée-Bissau

3 avril 2014
SC/11345-AFR/2849

Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur la situation en Guinée-Bissau

3/4/2014
Conseil de sécurité
SC/11345 AFR/2849
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DÉCLARATION À LA PRESSE FAITE PAR LE CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA SITUATION EN GUINÉE-BISSAU

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par la Présidente du Conseil de sécurité pour le mois d’avril, Mme U. Joy OGWU (Nigéria):

Les membres du Conseil de sécurité ont entendu le 3 avril 2014 un exposé de M. Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, sur la situation en Guinée-Bissau.

Les membres du Conseil se sont félicités de l’heureuse conclusion de l’opération d’inscription des électeurs conduite en Guinée-Bissau et ont noté que les financements et les préparatifs des élections présidentielle et législatives du 13 avril 2014 étaient tout à fait dans les temps, grâce aux contributions des États Membres de la CEDEAO, de la Commission de la CEDEAO, du Nigéria, du Timor-Leste et aux dons faits au fonds commun administré par le PNUD, de la part notamment de l’Union européenne.

Les membres du Conseil ont exprimé leur soutien aux activités du BINUGBIS et à l’action du Représentant spécial du Secrétaire général José Ramos-Horta, dont ils ont salué le rôle dans le bon déroulement du processus électoral.

Les membres du Conseil ont condamné les épisodes de violence et d’intimidation politique qui ont frappé la Guinée-Bissau, en particulier l’agression et l’enlèvement d’un membre du Parti du renouveau social.  Ils ont exhorté tous les acteurs nationaux à faciliter la tenue d’élections pacifiques et crédibles et à reconnaître les résultats des scrutins en tant qu’expression de la volonté du peuple bissau-guinéen, conformément au Code électoral national.  Ils leur ont également demandé de s’abstenir de tout acte susceptible d’entraver le processus électoral et de se montrer à la hauteur de leurs responsabilités, dans l’intérêt de la paix durable et du développement  en Guinée-Bissau.

Les membres du Conseil ont demandé de nouveau à tous les services de sécurité de respecter l’ordre constitutionnel, y compris le processus électoral, et de se soumettre pleinement au contrôle des autorités civiles.  Ils ont exhorté tous les éléments de la classe politique et militaire à ne pas tenter d’entraver ou d’infléchir le déroulement du scrutin et à s’abstenir de tout acte de violence ou d’intimidation à l’encontre de candidats.  Ils ont par ailleurs rappelé qu’ils étaient disposés à envisager d’autres mesures si nécessaire, y compris des sanctions ciblées, contre les civils et les militaires qui sapent les efforts en cours pour rétablir l’ordre constitutionnel.

Les membres du Conseil ont de nouveau demandé à toutes les parties prenantes de respecter la loi et les normes internationales pendant toute la période des élections et de la transition et ont noté que ce comportement contribuerait pour beaucoup à restaurer l’image publique et internationale de la Guinée-Bissau et à lever les restrictions internationales imposées aux activités d’assistance et de coopération.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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