Commission de la condition de la femme: les délégations soulignent l’amélioration de la participation des femmes à la vie publique et politique grâce aux quotas

13 mars 2014
FEM/1983

Commission de la condition de la femme: les délégations soulignent l’amélioration de la participation des femmes à la vie publique et politique grâce aux quotas

13/03/2014
Conseil économique et social
FEM/1983
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Commission de la condition de la femme

Cinquante-huitième session

8e & 9e séances – matin et après-midi


COMMISSION DE LA CONDITION DE LA FEMME: LES DÉLÉGATIONS SOULIGNENT l’AMÉLIORATION DE LA PARTICIPATION DES FEMMES À LA VIE PUBLIQUE ET POLITIQUE GRÂCE AUX QUOTAS


La Commission de la condition de la femme a repris aujourd’hui son débat général au cours duquel une trentaine de délégations ont passé en revue les progrès accomplis par leurs pays mais également les défis auxquels certains continuent d’être confrontés dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  La Commission a aussi tenu, dans l’après-midi, une table ronde sur l’accès des femmes aux ressources productives.


Si les délégations qui se sont exprimées, au cours du débat général, ont fait état de situations très contrastées pour atteindre les OMD avant la date butoir de 2015, elles ont cependant reconnu, dans l’ensemble, que la participation des femmes dans la vie publique et politique s’est considérablement accrue, notamment grâce à des politiques de quotas.  Leur présence est plus visible désormais dans les parlements, même si leur entrée dans les sénats reste encore limitée.  Aujourd’hui, elles sont aussi plus nombreuses à être chefs d’État ou à la tête de ministères. 


Cette participation accrue dans les institutions a permis l’adoption et la mise en œuvre de nombreuses lois visant à améliorer les conditions des femmes et des filles, comme par exemple les lois sur le statut familial, les lois interdisant les mariages forcés et précoces, les lois contre les crimes d’honneur ou les mutilations génitales féminines et les lois sur l’égalité salariale.  


Certains États Membres, comme les petits États insulaires en développement, qui se sont exprimés par la voix de Fidji, ont attiré l’attention sur les conséquences des catastrophes naturelles et les risques que posent pour eux les changements climatiques.  Les efforts entrepris pour réaliser les OMD avant la date butoir de 2015 et, en particulier, pour promouvoir l’égalité entre les sexes et l’autonomisation sont freinés et, parfois même, anéantis par ces phénomènes naturels.  À l’instar de nombreuses autres délégations, le représentant de Fidji a appelé à redoubler d’efforts pour atteindre les OMD d’ici à 2015 en renforçant le partenariat mondial et en honorant les engagements pris en matière de financement du développement. 


La table ronde sur l’accès des femmes aux ressources productives fut l’occasion pour les délégations de réfléchir aux mesures nécessaires permettant de garantir aux femmes, aussi bien dans les zones rurales que dans les zones urbaines, un accès aux ressources productives telles que le financement, le crédit et la terre.


La Rapporteure spéciale des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme, Mme Magdalena Sepúlveda Carmona, a ainsi demandé aux États Membres de veiller à ce que les dispositions relatives au travail non rémunéré, dans le projet de recommandation de la Commission, exigent que les futurs objectifs de développement durable incluent un objectif spécifique pour la parité en prenant en compte le travail non rémunéré.


De son côté, la Directrice régionale de Oikocredit de l’Afrique de l’Ouest, Mme Mariam Gabala Dao, qui a milité pour l’inclusion financière des femmes, a estimé qu’il faudrait faciliter l’accès des femmes à divers services de financement bancaires et non bancaires adaptés et à coûts modérés aux personnes vulnérables exclues du système financier classique, comme l’épargne, le crédit à moyen et long termes ou encore l’assurance-vie.


La Directrice exécutive de Tebtebba, Centre international d’éducation et de recherche sur les politiques relatives aux peuples autochtones, Mme Victoria Tauli-Corpuz, a pour sa part, souhaité que la Commission puisse recommander la création d’un mécanisme de suivi de l’application de droits des femmes autochtones.


Pour la Fondatrice du Groupe écologique Sierra Gorda, Mme Martha Isabel Ruiz Corzo, les femmes doivent accéder aux ressources productives pour renforcer la résilience à la fois dans les zones urbaines et dans les zones rurales.


La Commission de la condition de la femme reprendra ses travaux, en séance plénière, lundi 17 mars à 10 heures.



SUIVI DE LA QUATRIÈME CONFÉRENCE MONDIALE SUR LES FEMMES ET DE LA VINGT-TROISIÈME SESSION EXTRAORDINAIRE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, INTITULÉE « LES FEMMES EN L’AN 2000: ÉGALITÉ ENTRE LES SEXES, DÉVELOPPEMENT ET PAIX POUR LE XXIE SIÈCLE »


Déclarations


Mme CATHERINE EMBONDZA LIPITI, Ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement de la République du Congo, a assuré que fort de la stabilité et de l’embellie économique et financière du Congo, le Gouvernement congolais s’investissait dans l’amélioration des conditions de vie des populations, notamment par l’intégration des interventions prioritaires pour atteindre les OMD.  Elle a précisé que la part du budget affectée aux secteurs sociaux était passée de 18,31% en 2011 à 25,38% pour la période de 2014 à 2016.  L’évolution des indicateurs relatifs à la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes atteste, a-t-elle souligné, d’une amélioration de la situation des femmes et des filles dans le secteur de l’enseignement primaire par exemple. 


La Ministre a ajouté que l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes constituaient un enjeu politique et de développement au Congo, d’où la consécration de l’égalité juridique entre l’homme et la femme et la ratification des instruments internationaux pertinents.  Elle a néanmoins relevé que l’OMD 3 relatif à la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ne serait pas réalisé au Congo à la date butoir de 2015.  Les raisons qui expliquent cette situation vont de la faible participation des femmes aux processus de prise de décisions aux entraves d’ordre économique et financier, à la faible prise en compte de l’approche genre dans le projets de développement.


M. PETER THOMSON (Fidji), au nom des petits États insulaires en développement (PEID), a déclaré que les progrès accomplis par les pays insulaires en développement en vue d’atteindre les OMD étaient inégaux et mitigés.  Beaucoup reste encore à faire en matière d’égalité entre les sexes et d’autonomisation des femmes.  Les violences sexuelles restent élevées dans les pays de la région.  De nombreux États ont adopté des politiques, promulgué des lois et pris d’autres mesures pour faire face à ces problèmes, en particulier concernant les femmes et les filles handicapées et les personnes âgées.  Le programme de développement pour l’après-2015 devrait tenir compte de cette question, a estimé le représentant.  En outre, les PEID sont confrontés aux problèmes du réchauffement climatique, de l’élévation du niveau de la mer, de l’acidification des océans, ainsi qu’aux catastrophes naturelles qui ont des coûts financiers, économiques et sociaux très élevés.  Les femmes et les enfants sont les premières victimes des changements climatiques, a-t-il rappelé. 


C’est pourquoi, nous appelons les dirigeants du monde à assister les PEID dans la lutte contre les changements climatiques, a déclaré le représentant.  Les PEID regrettent que l’on continue de retarder l’échéance pour prendre des mesures visant à combattre efficacement ce fléau alors que la température des océans va augmenter de 3°C dans les années à venir.  Le représentant a aussi déploré la baisse continue de l’aide publique au développement dont dépendent largement les PEID.  Nombre de ces pays ne vont pas atteindre les OMD avant 2015, en dépit de leurs stratégies nationales de développement, a-t-il prévenu.  Les PEID sont également préoccupés par le fait que les statistiques concernant la situation économique et sociale dans le monde ne prennent pas en compte leurs particularités, comme le montre l’Indice de développement du Programme de développement pour l’après-2015 récemment publié.  Le représentant a enfin demandé que le programme de développement pour l’après-2015 soit plus inclusif et adopte une approche plus transformative.


Mme MICHAELA MARKSOVÁ, Ministre du travail et des affaires sociales de la République tchèque, a indiqué que l’égalité des sexes était un principe de base de la démocratie en République tchèque et une part intégrale de ses objectifs de développement.  Elle a précisé que son pays adoptait chaque année un plan d’action national en matière de promotion de l’égalité des genres qui s’appuie sur les objectifs et la structure du Programme d’action de Beijing.  La Ministre tchèque du travail et des affaires sociales a précisé que l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes étaient partie intégrante des programmes de coopération pour le développement tchèque.  Mme Marksová a indiqué que la République tchèque faisait de son mieux pour que les questions relatives aux femmes soient prises en compte dans l’application, le suivi et l’évaluation des projets relatifs à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). 


« Au cours de la dernière décennie, a-t-elle ajouté, la République tchèque a, en collaboration avec des organisations non gouvernementales, mis en œuvre de nombreux projets consacrés à la promotion de l’éducation des filles et des femmes en Afghanistan, Bosnie-Herzégovine, Sénégal et Soudan ».  D’autres projets ont permis d’améliorer la santé des femmes et des filles en Géorgie, au Cambodge, en République centrafricaine, en Namibie, au Sénégal ou en Zambie, a-t-elle encore précisé.  Dans de nombreux autres pays en développement, la politique de développement de la République tchèque a contribué à l’autonomisation économique des femmes, a-t-elle ajouté.  Par ailleurs, elle a souligné que la République tchèque considérait que l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes devraient être une priorité universelle et cruciale du programme de développement pour l’après-2015.  Elle a espéré que cette session de la Commission de la condition de la femme jouera un rôle important dans la formulation du programme de développement pour l’après-2015.   


Mme LEMINA MINT EL GHOTOB OULD MOMA, Ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille de la Mauritanie, a indiqué que son pays avait ratifié l’ensemble des traités internationaux concernant les droits des femmes, en exprimant des réserves sur les points en contradiction avec le droit musulman.  Elle a fait part des mesures prises pour améliorer la santé des femmes et renforcer leur autonomisation, notamment grâce au microcrédit.  La Mauritanie a aussi facilité l’accès des femmes à l’éducation primaire.  Pour ce qui est de l’égalité entre les hommes et les femmes, nous avons établi des quotas sur le plan politique qui ont permis d’augmenter la participation des femmes à la vie publique et politique.  Actuellement, six postes ministériels sont occupés par des femmes.  La Ministre a assuré que les taux de mortalité maternelle et infantile avaient baissé.  Pour ce qui est du VIH/sida, les indicateurs restent stables, a-t-elle dit.  La Ministre a ensuite déclaré que son gouvernement entendait contribuer à l’élaboration du cadre de développement post-2015 afin que les lacunes des OMD ne soient pas répétées.


Mme ANA MARIÀ BAJARDI (Paraguay) a assuré que le retour de la démocratie dans son pays avait permis l’adoption de nombreuses lois en faveur notamment des femmes, même si leur représentation parmi les élus reste faible.  Elle a ajouté que beaucoup de femmes continuaient d’être victimes de violences sexistes et de la pauvreté.  Le fossé entre les femmes urbaines et les femmes rurales et autochtones se creuse alors que l’éducation des filles s’est améliorée, a-t-elle fait observer.  Un projet de loi relative aux droits des femmes est en cours d’élaboration, a fait savoir la représentante.  Par ailleurs, le Gouvernement du Paraguay a aussi décidé de prendre des mesures qui visent à encourager l’autonomisation des femmes, leur participation à la vie publique et politique et qui combattent la traite des êtres humains.  Comme l’État est le premier responsable de l’amélioration de la situation, un bureau institutionnel regroupant les trois pouvoirs -exécutif, législatif et judiciaire- a été créé pour combattre les violences contre les femmes.  La coopération entre l’ONU-Femmes et le Ministère paraguayen de la femme est également nécessaire, a-t-elle souligné, avant de rappeler que les femmes et les filles doivent être les moteurs du développement.


Mme BARDHYLKA KOSPIRI, Vice-Ministre du bien-être social et de la jeunesse de l’Albanie, a indiqué que la politique de parité de son gouvernement devrait lui permettre de s’intégrer à l’Union européenne.  L’Albanie, a-t-elle rappelé, a été le deuxième État à ratifier la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, a-t-elle aussi signalé.  En Albanie, 6 postes de ministre et 27 sièges au Parlement sont occupés par des femmes.  La Vice-Ministre a parlé de la stratégie de lutte contre la violence à l’égard des femmes, grâce à 11 entités et aux organisations de la société civile.  Le Gouvernement albanais a aussi adopté un plan d’action national pour que les hommes jouent un rôle dans cette lutte.  Mme Kospiri a ensuite fait part des progrès accomplis dans son pays pour faciliter l’accès des femmes à l’emploi.  L’Albanie souhaite que l’égalité entre les hommes et les femmes soit au premier plan pour tous les gouvernements, a-t-elle dit avant de conclure.


Mme JULIA DUNCAN-CASSELL, Ministre du genre et du développement du Libéria, a rappelé que, dès 2006, le Gouvernement libérien avait mis en œuvre des politiques, des stratégies et des programmes pour permettre au pays d’atteindre les objectifs tels que l’accès à l’éducation primaire universelle, la promotion de l’égalité du genre et l’autonomisation des femmes.  Les bénéfices se sont faits sentir dans le domaine de l’éducation et dans l’accès à l’emploi des femmes.  Il y a actuellement 66% de femmes âgées de 15 ans et plus qui occupent un emploi, a-t-elle indiqué.  La Ministre a aussi assuré que les femmes au Libéria étaient actives dans la vie publique et politique, en précisant que 40% des sièges au sein de la Cour suprême et 12% au sein du Parlement sont occupés par des femmes.  Le Libéria a accompli également d’importants progrès dans la réduction de la mortalité maternelle, ainsi que dans la fourniture des soins de santé reproductive et sexuelle.  En ce qui concerne la violence contre les femmes et les enfants, la Ministre a regretté que cela continue de représenter un défi pour le pays malgré les mécanismes mis en place pour la prévenir et y répondre.  Avant de conclure, elle a demandé que le programme de développement pour l’après-2015 établisse un objectif distinct pour les questions de l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes. 


M. CLOTILDE NIRAGIRA (Burundi) a déclaré qu’au niveau de l’enseignement primaire, la parité entre les filles et les garçons avait été atteinte depuis l’an 2000.  Le taux d’alphabétisation pour les femmes de 15 à 24 ans est de 78%.  Le pourcentage des femmes salariées dans le secteur non agricole avoisine les 20% et ces femmes sont en majorité employées dans l’administration publique.  Le Burundi a établi un système de quotas dans le secteur des travaux publics qui exige un recrutement de 50% de femmes pour la main-d’œuvre et permet ainsi aux femmes d’accéder à des emplois rémunérés.  La représentation des Burundaises est de 34,69% à l’Assemblée nationale et de 44% au Sénat.  En dépit d’obstacles comme l’abandon scolaire par les filles, la montée des violences à l’encontre des femmes et des filles et la pauvreté qui les touche particulièrement, le Burundi reste engagé à atteindre les OMD.  Le Burundi va redoubler d’efforts pour parvenir à l’égalité entre les sexes dans l’enseignement post-primaire et l’autonomisation économique des femmes.  Le Burundi a besoin du soutien de la communauté internationale pour l’assister à élaborer des politiques pour la création d’emplois rémunérés à l’intention des femmes et pour la lutte contre les violences sexuelles.


M. ROSE RWABUHIHI (Rwanda) a souligné que son pays était un leader mondial pour promouvoir la participation des femmes à la vie publique et politique, en précisant que 64% des parlementaires rwandais sont des femmes.  Elle a précisé que les femmes représentent 40% des membres du Gouvernement et 50% du personnel judiciaire.  Elle a indiqué que la politique de décentralisation du Rwanda avait permis aux femmes d’occuper 43% des postes des organes décentralisés.  « Autant de réalisations qui démontrent clairement la réalisation des OMD 3 par le Rwanda », a-t-elle soutenu.  Soulignant les efforts du Rwanda pour améliorer les droits à la propriété et à l’héritage des femmes, elle a cité notamment une loi de 1999 sur les régimes matrimoniaux et les successions qui garanti aux filles et aux femmes les mêmes droits que les garçons et les hommes. 


Dans le domaine de la santé, elle s’est félicitée de la baisse de la mortalité maternelle passée de 1071 à 476 pour 100 000 entre 2005 et 2010 et de la mortalité infantile qui a diminué de 86 à 50 pour 1 000 sur la même période.  Elle s’est aussi félicitée d’un taux de vaccination ayant atteint 90% des enfants âgés d’un an, alors que les décès liés au paludisme ont baissé de 9,3% à 2,7% entre 2000 et 2012.  La représentante a aussi mis l’accent sur les efforts qui ont permis de réduire de 13% à 3% entre 2000 et 2012 la prévalence au VIH/sida, réalisant ainsi des progrès considérables en matière de réduction de la transmission de la maladie de la mère à l’enfant.  Elle a cité la création en 2009 d’un premier centre (One Stop Centre) destiné aux survivants de violences fondées sur le sexe, en annonçant la création d’un tel centre dans chaque district d’ici à 2017.   Elle a aussi mis l’accent sur les initiatives du Rwanda pour améliorer les conditions économiques et sociales des femmes pauvres, notamment rurales.  Le programme « Vision 2020 Umurenge » a pour but de fournir des emplois et d’encourager la culture du crédit et de l’épargne au profit des femmes pauvres.  Elle a aussi cité l’aide à la création de petites et moyennes entreprises mettant l’accent sur les femmes et les jeunes.   


Par ailleurs, la représentante a assuré que le Rwanda appuyait l’idée d’intégrer dans le cadre de développement pour l’après-2015, un objectif distinct consacré à l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, tout en intégrant la question du genre dans les cinq autres objectifs.  Elle a exhorté les pays à éviter de politiser l’aide publique au développement avant de demander que les objectifs de développement pour l’après-2015 incluent des mesures concrètes permettant de mettre fin à la guerre et aux conflits et à toutes les formes de violence contre les femmes et les filles.  


Mme MAKHABBAT BEKBOSYNOVA, Présidente de la Commission nationale des femmes et de la famille du Kazakhstan, a indiqué que les femmes dans son pays étaient la force motrice de l’entreprenariat et de la dynamique économique.  La politique en matière de parité suit la stratégie en matière d’égalité entre les hommes et les femmes, a-t-elle indiqué.  Deux lois sur la parité garantissent l’égalité des droits et des chances pour les femmes, ainsi que leur protection contre la violence domestique.  Elle a aussi mentionné le Plan d’action de 2013 qui vise à faire participer davantage les femmes aux prises de décisions.  En outre, le nombre de femmes employées a augmenté au Kazakhstan, leur taux de chômage ayant parallèlement baissé, même s’il reste plus élevé chez les femmes que chez les hommes.  L’apport des femmes au PIB est de 40%, a assuré Mme Bekbosynova.  La représentante a ensuite indiqué qu’un membre du Gouvernement sur cinq était une femme.  Le pays dispose aussi d’un réseau national d’écoles et d’installations de santé qui ont permis de progresser dans ces domaines.   



Mme CLARA MAKUNGWA (Malawi) a reconnu que son pays était à la traîne concernant les droits des femmes.  C’est pourquoi, le Gouvernement du Malawi a pris une série de mesures pour améliorer leur situation, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage qui touchent 1,5 million de personnes dont 78% sont des femmes.  Actuellement, 53% des filles abandonnent l’école avant la fin du cycle primaire alors que l’enseignement est gratuit, a-t-elle regretté, en faisant observer que 75% des femmes ne peuvent pas lire en anglais.  Elles sont peu nombreuses à accéder aux ressources, notamment foncières.  Depuis deux ans, a-t-elle indiqué, la Présidente du Malawi, Mme Joyce Banda, l’Ombudsman et la Ministre de la justice sont des femmes.  Le Gouvernement a décidé d’amender de nombreuses lois dont la loi sur le divorce, a annoncé la représentante.  Elle a néanmoins déploré qu’au Malawi, les mariages précoces et forcés continuent d’être pratiqués, freinant ainsi davantage l’amélioration de la condition de la femme dans le pays.  Le Gouvernement a mis en place un cadre de mise en œuvre des OMD dans lequel les filles sont au cœur des interventions.  De même, il vise aussi à accroître la participation des femmes et la lutte contre les violences sexistes.  La représentante a également demandé à ce que les questions de l’autonomisation des femmes et de la lutte contre les violences à l’égard des femmes constituent un objectif distinct dans le programme de développement pour l’après-2015. 


Mme GENEVIÈVE INAGOSI-BULO KASSONGO, Ministre du genre, de la famille et de l’enfance de la République démocratique du Congo, a reconnu que trop de femmes congolaises vivaient encore dans la pauvreté, même si le taux de pauvreté avait baissé, en passant de 71% en 2005 à 63% en 2012.  Pour y remédier, nous appuyons les programmes de microcrédit qui bénéficient aux femmes, a-t-elle assuré.  Pour ce qui est de l’OMD 3, elle a indiqué que le Gouvernement de la RDC voulait donner à la femme la place qui lui revient.  Ainsi, des sièges électoraux supplémentaires réservés aux femmes ont été créés.  En outre, des femmes ont été promues au rang de général au sein de l’armée et de la police.  Un représentant spécial pour les questions d’abus sexuels dans le cadre des conflits a aussi été nommé, a indiqué la Ministre, qui a ensuite parlé du projet de révision du Code de la famille visant à supprimer toutes les dispositions discriminatoires à l’égard des femmes. 


S’agissant de l’OMD 4 relatif à la santé, Mme Kassongo a indiqué que la RDC avait réussi à faire augmenter son taux de vaccination, qui est passé de 30% en 2007 à 78% en 2012.  La cible de 90% en 2015 est donc réalisable.  Le taux de mortalité maternelle, a-t-elle regretté, reste encore très élevé.  Elle a indiqué par ailleurs que le Chef de l’État s’était engagé en faveur d’une génération sans sida d’ici à 2015.  Elle a aussi fait part des progrès importants accomplis dans le domaine de l’éducation.  Avant de conclure, la Ministre a souligné les difficultés qui persistent à cause du conflit en cours, mais s’est réjouie que les forces du M23 aient été mises en déroute et a espéré qu’elles seraient tenues responsables par la justice internationale. 


Mme MARIA FILOMENA DELGADO, Ministre de la famille et de la promotion des femmes de l’Angola, a rappelé qu’en 2001, le Gouvernement avait établi des programmes pour le développement rural et la lutte contre la pauvreté, en précisant qu’à cette date, la pauvreté touchait 68% de la population.  Ces programmes concernaient notamment les secteurs de l’entreprenariat rural, l’accès à la nutrition, l’alphabétisation, l’éducation primaire et élémentaire, la solidarité et la mobilisation sociale ainsi que l’accès aux services publics de base.  Grâce à des programmes de promotion et de renforcement des associations des fermiers et des coopératives, sur les 804 316 personnes à la tête d’exploitations agricoles et de coopératives, 486 842 sont des femmes.  Le Gouvernement a octroyé une aide financière à 1 672 coopératives agricoles comptant 192 528 membres dont 91 588 femmes qui les dirigent.  En outre, le pays s’est mobilisé pour organiser une consultation nationale avec les femmes rurales afin de redéfinir ses politiques d’appui à cette composante de la société. 


En 2012, le taux de femmes ayant complété l’éducation primaire était de 51,3%.  La promotion de l’égalité entre les sexes a fait des progrès et a vu le déclin de l’inégalité entre les sexes.  Les campagnes de sensibilisation et l’appui aux victimes des violences sexuelles et au sein de la famille font partie des priorités du Gouvernement qui assure une protection juridique, des abris, des soins de santé et des centres de conseil à l’intention des familles.  Dans la lutte contre la violence, le Gouvernement de l’Angola a lancé deux grandes campagnes en novembre 2012, intitulée « UNITE » et  « Zéro Tolérance ».  En outre, la lutte contre le VIH/sida a connu des progrès depuis 10 ans.  La Ministre a terminé en annonçant que son gouvernement envisage d’établir des programmes de développement au sein des communautés dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive, ainsi qu’un appui aux femmes rurales.


Mme ANN WAIGURU (Kenya) a réaffirmé la position africaine selon laquelle le programme de développement pour l’après-2015 devrait comprendre un objectif distinct concernant les questions de l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes et intégrer ces questions dans tous les autres objectifs. 


Recensant les réalisations de son pays, elle a indiqué que le taux brut de scolarisation avait dépassé 115% et que la parité dans le primaire avait été atteinte.  Dans le domaine de la santé, le Gouvernement du Kenya a introduit des services de maternité gratuits dans les hôpitaux publics.  Par ailleurs, la Constitution kényane prévoit qu’au moins un tiers des sièges au Parlement doivent être occupés par des femmes.  Au sein du Gouvernement kényan, les femmes représentent 33% des ministres, notamment à des postes clefs comme la défense ou les affaires étrangères, a-t-elle précisé.  Son gouvernement, a-t-elle ajouté, a en outre créé un fonds pour les femmes entrepreneurs et œuvre pour l’intégration des femmes handicapées dans les entreprises.  Enfin, elle a demandé aux États Membres des Nations Unies de revoir à la hausse la part de ressources de base allouées à l’ONU-Femmes.


Mme SANABA KABA (Guinée) a annoncé les améliorations dans les secteurs de l’éducation, de l’autonomisation des femmes et la mobilisation des ONG féminines en matière de santé sexuelle, et reproductive.  Ces améliorations ne sont pas les mêmes en milieu rural et en milieu urbain.  La prévalence du VIH/sida se féminise, a-t-elle fait remarquer, tout en assurant que les femmes et les filles ont accès à l’information sur le VIH/sida.  L’accès aux traitements antirétroviraux s’est aussi amélioré.  Face aux faibles résultats enregistrés dans l’amélioration de la condition de la femme, le Gouvernement de la Guinée a pris de nouvelles mesures.  La Guinée demande que la lutte contre les violences sexuelles et l’autonomisation des femmes soient pleinement intégrées dans le programme de développement pour l’après-2015.


M. LORD VAEA, Ministre de l’intérieur de Tonga, a indiqué que son pays avait avancé dans la réalisation des OMD 4 (réduction de la mortalité infantile), 5 (amélioration de la santé maternelle), 6 (combattre le VIH/sida et autres maladies) et 7 (préserver l’environnement).  Le Tonga s’attèle à réaliser l’OMD 6c, qui vise à endiguer d’ici à 2015 les maladies non transmissibles, ainsi que l’OMD 1 qui prévoit d’éliminer l’extrême pauvreté et la faim et l’OMD 3 (promotion égalité homme-femme et autonomisation des femmes).  Il a expliqué les difficultés particulières que rencontre son pays sur la voie du développement, en raison de la situation géographique et de ces petites îles particulièrement exposées aux catastrophes naturelles.  « Nous avons adopté une politique nationale sur la parité et le développement », a-t-il ajouté, en précisant que le pays devait entreprendre des efforts soutenus pour atteindre l’OMD 3.  Avant de conclure, le Ministre a demandé que le programme de développement pour l’après-2015 fixe un objectif distinct concernant les questions de l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes et les intègre dans tous les autres objectifs, notamment celui de la lutte contre les changements climatiques et les catastrophes naturelles.


Mme ANNE DÉSIRÉE OULOTO (Côte d’Ivoire) a déclaré que malgré la crise, des progrès avaient été enregistrés en matière d’éducation dans les cycles primaire et secondaire.  L’école nationale préparatoire militaire va ouvrir ses portes à 30 filles l’année prochaine sur décision du Président de la République, a-t-elle annoncé.  Toutefois, la participation des femmes aux institutions politiques reste modeste dont 17% à l’Assemblée nationale.  Pour l’autonomisation des femmes, un fonds spécifique a été créé par le Gouvernement de la Côte d’Ivoire pour aider les femmes entrepreneures tandis qu’une loi sur la famille a décidé que les hommes, comme les femmes, sont des chefs de famille.  La Côte d’Ivoire souscrit enfin à la demande générale d’inscrire la lutte contre les violences sexuelles, l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes dans le programme de développement pour l’après-2015 en tant qu’objectif distinct.


Mme NESTORINE SANGARE COMPAORE, Ministre de la promotion de la femme et du genre du Burkina Faso, a souligné les progrès accomplis par son pays dans la réalisation de certains OMD, notamment l’amélioration du taux de scolarisation des filles qui est passé de 30% en 2000 à 61% en 2011, ainsi que la baisse du taux de mortalité infantile et du taux de la prévalence du VIH.  L’accès à l’eau potable a été également amélioré, a-t-elle indiqué.  La Ministre a cependant reconnu que d’autres OMD n’avaient pas connu les mêmes résultats, notamment en ce qui concerne la violence basée sur le genre et l’autonomisation des femmes.  Le Gouvernement du Burkina Faso, a-t-elle indiqué, a mis en place un cadre qui favorise l’emploi des femmes et l’accès au micro financement.  Elle a aussi parlé des efforts entrepris pour faciliter l’accès des femmes et des filles à la formation professionnelle.  Par ailleurs, une ligne verte et un service spécialisé de sécurité ont été mis en place pour les femmes victimes de violence. 


Mme ESPERANZA GERTRUDIS DAVIES EISO, Vice-Ministre des affaires sociales et de l’égalité des genres de la Guinée équatoriale, a indiqué que, parmi les mesures prises en faveur des femmes, son gouvernement avait créé le Département de la promotion de la femme et mené une étude sur la situation économique et sociale des femmes, ainsi qu’une étude sur la scolarisation des filles.  La Guinée équatoriale espère devenir un pays émergeant d’ici à 2020 grâce à son plan de développement économique et social lancé en 2008, un Plan qui prévoit l’adoption de mécanismes de promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes.  Elle a expliqué qu’une loi sur l’éducation et un projet d’alphabétisation des femmes avaient permis de lutter contre l’abandon scolaire des filles.  La Guinée équatoriale a aussi progressé en matière d’emploi des femmes, a indiqué la Vice-Ministre, en citant un projet qui permet aux femmes rurales de générer elles-mêmes un emploi.  Pour la première fois dans l’histoire du pays, une femme préside le Sénat qui est actuellement composé de 15% de femmes.


Mme MASHAIR MOHAMED AL-AMIN DAWLEIB (Soudan) a mis l’accent sur les différentes crises mondiales et, en particulier, les sanctions qui entravent l’amélioration de la condition de la femme dans les pays en conflit.  Il est urgent de trouver les moyens qui permettent de réaliser les OMD en faveur des femmes.  Le Soudan a accueilli la conférence des pays arabes visant à dégager les voies et moyens pour améliorer la situation des femmes, a rappelé la représentante.  Par ailleurs, a-t-elle indiqué, le Soudan a réalisé des progrès considérables pour assurer l’autonomisation des femmes, leur participation à la vie publique et politique et réduire la mortalité maternelle.  Le Gouvernement du Soudan a adopté des mesures visant à assurer la parité entre les filles et garçons dans l’enseignement primaire.  La représentante a cependant fait remarquer que les résultats obtenus étaient inégaux à cause de l’instabilité dans certaines provinces.  Les Soudanaises sont très actives dans le commerce et elles bénéficient d’un appui financier du Gouvernement, a soutenu la représentante, qui a ajouté que les femmes bénéficiaient aussi d’un revenu mensuel stable.  Elle a terminé son intervention en assurant que dans certains conseils régionaux, la représentation des femmes avait dépassé 28%.


Mme OPPAH MUCHINGURI (Zimbabwe) a déclaré que la réforme foncière dans son pays avait établi un quota de 20% des terres aux femmes.  Le Zimbabwe a réalisé un taux d’alphabétisation de 96%.  L’enseignement primaire est assuré à 97% des enfants.  Pour réaliser les OMD, le Zimbabwe a adopté en 2013 une nouvelle Constitution qui accorde une place de choix aux femmes.  Les droits des femmes y sont renforcés.  Depuis 2005, la Vice-Présidente est une femme et au Parlement, 48% des sénateurs et 35% des députés sont des femmes, a-t-elle indiqué.  Par ailleurs, la prévalence du VIH/sida a diminué et, depuis 2013, 79% des malades ont accès aux traitements antirétroviraux.  Les femmes sont cependant davantage touchées que les hommes par la pauvreté.  La représentante a ajouté que les défis restaient nombreux d’autant que le Zimbabwe est frappé par des sanctions qu’elle a qualifiées d’« illégales ».  Elle a demandé la levée immédiate et sans condition de ces sanctions.


Mme LOURDES BANDEIRA (Brésil) a fait savoir que son pays avait atteint la plupart des OMD.  Elle a notamment fait savoir que 36 millions de Brésiliens avaient pu sortir de la pauvreté au cours de la dernière décennie grâce au système de transfert de fonds « Bolsa Familia ».  La réduction du taux de mortalité maternelle présente cependant des défis, mais depuis l’adoption de la Déclaration du Millénaire, le Brésil a tout de même réussi à faire baisser ce taux de 50%.  La représentante s’est également inquiétée du fait que les femmes brésiliennes étaient sous-représentées aux postes de responsabilité et qu’elles occupaient la majorité des emplois précaires ou non rémunérés.


Mme Bandeira a ensuite fait savoir qu’au cours d’une consultation régionale qui s’est tenue à Mexico City, les pays de la région avaient réclamé l’intégration, au sein du programme de développement pour l’après-2015, d’un objectif à part entière sur la question du genre.  Elle a voulu que cet objectif veille notamment à ce que les femmes et les filles vivent libres de toutes formes de violences et de discriminations, et assure l’égalité entre les sexes dans les domaines du renforcement des capacités, de la distribution des ressources et du processus de prise de décisions.


La représentante a également insisté sur l’importance de promouvoir les droits sexuels et reproductifs, en faisant observer qu’ils sont directement liés à la santé et à l’autonomie des femmes.  Elle a aussi souligné que la lutte contre la violence sexiste était capitale pour assurer l’autonomisation et le bien-être des femmes.


M. VASSO KOLLIA, Secrétaire général pour l’égalité du genre et Ministre de l’intérieur de la Grèce, a expliqué que plusieurs lois avaient été adoptées et mises en œuvre dans son pays pour promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes.  Il a indiqué qu’une campagne a été lancée pour informer les femmes de leurs droits et qu’un observatoire sur le genre avait été créé.  La Grèce a été gravement touchée par la crise mondiale, a-t-il rappelé, tout en se félicitant de ce qui a été accompli par son pays en faveur des femmes et des filles.  Il a ainsi passé en revue les mesures politiques prises en faveur des femmes, notamment pour favoriser leur accès au marché du travail.  L’égalité entre les hommes et les femmes fait partie des politiques sociales et culturelles en Grèce, a-t-il précisé.  Le Ministre a aussi parlé d’une initiative visant à augmenter la participation des femmes à la sphère numérique, grâce à un partenariat entre les entités publiques et privées.  La Grèce place la lutte contre la violence sexiste au rang de priorité, a-t-il assuré.  Le Ministre a également indiqué que la culture est un autre terrain sur lequel son gouvernement agit pour améliorer la condition de la femme.


Mme BAASANJAV OTGONJARGAL, Ministre du développement de la population et de la protection sociale de la Mongolie, a indiqué que les OMD relatifs à la réduction des taux de mortalité maternelle et infantile et à la lutte contre le VIH/sida avaient déjà été atteints en Mongolie.  Il a indiqué que son gouvernement avait adopté un programme visant à fournir aux femmes des services en matière de santé reproductive et sexuelle.  Plusieurs lois ont été adoptées pour garantir, notamment, un quota de 40% de postes à responsabilité aux femmes, tandis que les partis politiques doivent présenter au moins 25% de femmes candidates sur leurs listes électorales.  Le Gouvernement de la Mongolie est en outre attaché à éliminer et prévenir toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, grâce à des amendements apportés aux lois sur la famille et l’enfance.  Enfin, la Ministre a indiqué qu’une réunion de haut niveau sur la population et le développement avait été convoquée par le Gouvernement pour continuer à débattre de ces questions.


Mme BAHIYA ALJISHI (Bahreïn) a indiqué que son pays avait créé le Conseil consultatif et établi la Stratégie nationale en faveur de la femme.  Un mécanisme a également été créé pour assurer le suivi des actions prises dans ce domaine.  Une base de données uniforme a été établie pour fournir aux femmes les services qui leur sont nécessaires.  Le Gouvernement de Bahreïn encourage en même temps la participation de la société civile en faveur des femmes, a indiqué la représentante.  Outre une loi pour pénaliser les violences à l’encontre des femmes, le Gouvernement a renforcé la représentation des femmes aux postes diplomatiques et de hauts fonctionnaires.  Un centre de formation et de compétence a été ouvert pour améliorer les capacités des femmes d’affaires.  Dans le secteur public, femmes occupent 48% des emplois.  Le principe de la parité salariale a été adopté pour les femmes et les hommes.  À Bahreïn, 27% des parlementaires sont des femmes.  En général, l’éducation des femmes a été améliorée et 61% des étudiants sont des femmes.  Dans le secteur de la santé, les services de santé de base sont assurés à 100% par des femmes, a fait remarquer la représentante.


Mme MOLLY HELKENA, Sous-Secrétaire d’État aux affaires intérieures des Îles Marshall, a présenté les progrès accomplis par son pays dans la poursuite des objectifs de développement, notamment en ce qui concerne l’OMD 5 (amélioration de la santé maternelle) grâce à un programme de santé prénatale et postnatale qui a permis de parvenir à des naissances plus sûres.  Elle a aussi fait part des réalisations sur le plan de l’éducation, en particulier en matière de formation professionnelle.  Les femmes sont en outre de plus en plus présentes au Gouvernement, a-t-elle indiqué, en précisant qu’une seule femme siégeait au Parlement.  La représentante a ensuite fait observer que la violence à l’encontre des femmes entravait les projets visant la parité.  Elle a indiqué qu’une loi pour la prévention et la protection contre la violence domestique avait été promulguée, et qu’un projet de loi sur la parité était en cours d’élaboration.  Il y a deux obstacles de taille sur le chemin de la parité, a-t-elle cependant regretté, en citant les problèmes qu’ont posé les inondations récentes, ainsi que les tests nucléaires menés par les États-Unis qui ont des incidences néfastes sur la santé des filles et des femmes des Îles Marshall.  Elle a aussi mentionné les conséquences dévastatrices des changements climatiques et de l’élévation du niveau des mers.


M. BENNO BATTIG (Suisse) a déclaré que la Suisse avait fait de l’égalité des chances une de ses sept priorités du Gouvernement.  Son pays, a-t-il précisé, a décidé d’augmenter les contrôles dans les entreprises qui ont obtenu un marché public, afin de s’assurer que cette condition est respectée dans les faits.  En outre, le Conseil fédéral a fixé un quota de 30 M de femmes au sein des organes de direction proches de la Confédération.  Pour ce qui est de la violence domestique, la Suisse a signé la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.  Par ailleurs, l’égalité entre les femmes et les hommes est depuis de nombreuses années l’une des priorités du travail de coopération pour le développement de la Suisse qui a intégré la dimension sexospécifique dans ses programmes.  Si les résultats sont prometteurs, l’expérience montre qu’il reste encore des obstacles à surmonter en vue de l’intégration systématique des questions du genre.  Outre la nécessité de renforcer l’engagement et d’augmenter les ressources, on observe un besoin de développer les capacités et l’expertise.  Il est en outre nécessaire de renforcer les mesures de reddition de compte et les mécanismes de responsabilisation.  Les lois discriminatoires et les inégalités entre les femmes et les hommes constituent un obstacle au développement durable et à une croissance économique sans exclusion.  Aussi est-il primordial que dans la perspective du programme de développement pour l’après-2015, tout nouveau programme de développement se base sur les enseignements tirés des OMD, a souligné M. Battig.  Le futur programme doit se fonder sur les engagements et les obligations déjà pris à l’échelle internationale en faveur des droits de l’homme. 


Mme ZAFARULLAH KHAN (Pakistan) a déclaré que la réalisation des OMD avait été considérablement freinée par une série de catastrophes naturelles.  La crise financière mondiale a exacerbé les difficultés.  Des retards sont enregistrés dans les efforts engagés en faveur de l’autonomisation des femmes.  La représentante a cependant fait remarquer que la pauvreté des femmes avait été réduite grâce aux transferts des fonds qui ont permis à 20% des foyers d’améliorer leurs conditions de vie.  Ces dernières années, le Gouvernement du Pakistan a également adopté des lois pour prévenir les violences sexuelles et pour protéger les droits économiques et sociaux des femmes, citant notamment la loi contre le crime d’honneur, la loi de la protection des femmes contre le harcèlement dans les lieux de travail et la création d’un fonds pour les femmes en détresse.  


Mme INES STILLING (Autriche) a rappelé que l’Autriche avait adopté, en juin 2010, un « Plan d’action national pour l’égalité des genres dans le secteur de l’emploi ».  Elle a indiqué que ce Plan d’action prévoit des mesures telles que la création d’emplois décents en faveur des femmes, ou encore des facilités pour aider les femmes à concilier vie professionnelle et vie familiale.  Elle a aussi indiqué que l’Autriche venait de ratifier la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, un acte qui a conduit le pays à engager un processus d’élaboration d’un plan d’action national dans ce domaine.  La représentante a suggéré d’adopter une nouvelle approche afin de tenir compte des questions des femmes dans la mise en œuvre des OMD. 


Le renforcement du rôle des femmes est un élément clef de la réduction de la pauvreté, de la croissance économique et du développement social, a-t-elle souligné, avant d’expliquer que tous les programmes de développement soutenus par la coopération autrichienne pour le développement étaient orientés par le principe d’égalité des genres.  Le programme de développement pour l’après-2015 devrait comporter un objectif spécifique pour les questions de l’égalité des genres, les droits des femmes et l’autonomisation des femmes, tout en intégrant ces questions dans tous les autres objectifs de manière transversale, ainsi que dans les indicateurs qui seraient arrêtés.


Mme YVONNE TOWIKROMO (Suriname) s’est félicitée des avancées significatives accomplies par son pays dans la réalisation des OMD, notamment en ce qui concerne le respect des droits des femmes et leur autonomisation.  Elle a notamment souligné les succès en matière d’éducation des filles et la réduction significative de la mortalité maternelle et infantile.  Le Bureau national des politiques du genre du Suriname a engagé l’élaboration d’un plan national du genre et des programmes nationaux de lutte contre les violences faites aux femmes sont également en cours dans le pays, avec la participation de la société civile, du secteur privé, ainsi que d’organisations confessionnelles, a-t-elle indiqué.  La représentante a enfin souhaité que l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes fassent l’objet d’un objectif spécifique du futur programme de développement international pour l’après-2015.  Elle a ajouté que ces questions devraient également figurer, de manière transversale, dans tous les autres objectifs, cibles et indicateurs dudit programme.


Table ronde 3: « Accès des femmes aux ressources productives »


M. MOHAMED ELBAHI (Soudan), Vice-Président de la Commission de la condition de la femme, a présenté le thème de la discussion de la table ronde qui porte sur « l’accès des femmes aux ressources productives ».  Il a demandé aux participants de réfléchir aux mesures nécessaires pour garantir aux femmes un accès aux ressources productives telles que le financement, le crédit et la terre, pour les femmes des zones urbaines comme pour celles des zones rurales.


Mme MAGDALENA SEPÚLVEDA CARMONA, Rapporteure spéciale des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme, a souligné le rôle crucial que jouent les femmes comme productrices dans le domaine de l’alimentation.  En même temps, ce sont les femmes qui ont le moins d’accès au financement, au crédit et aux terres.  Le temps passé aux emplois non rémunérés entrave leur productivité, a-t-elle aussi fait remarquer.  Rappelant que le droit international relatif aux droits de l’homme prévoit l’accès et le contrôle des terres par les femmes, elle a regretté que les obligations des États en vertu de ce droit ne soient pas respectées dans la pratique.  Elle a estimé que l’une des responsabilités des États est de rétribuer le travail non rémunéré des femmes.


En Amérique latine, les femmes de 15 à 24 ans ne cherchent pas un travail rémunéré car elles ont déjà une lourde charge de travail non rémunéré, a expliqué la panéliste.  Le manque d’éducation des filles et des femmes est aussi une cause de l’accès limité des femmes à un emploi rémunéré.  Mme Sepúlveda Carmona a aussi déploré l’insuffisance des soins de santé aux femmes, ce qui entrave leurs possibilités d’emploi.  Elle a plaidé en faveur de mesures favorisant le travail des femmes, comme la création de garderies.  Elle a également souligné la nécessité de mieux répartir la charge du travail non rémunéré entre les hommes et les femmes.  Enfin, elle a demandé aux États Membres de veiller à ce que les dispositions relatives au travail non rémunéré, dans le projet de recommandation de la Commission, exigent que les futurs objectifs de développement durable incluent un objectif spécifique pour la parité avec une cible particulière sur le travail non rémunéré assortie d’indicateurs.



Mme MARIAM GABALA DAO, Directrice régionale de Oikocrédit de l’Afrique de l’Ouest, a déclaré que l’exclusion financière des femmes par rapport aux hommes était de 78% en Afrique.  C’est pourquoi la lutte contre l’exclusion financière des femmes, agents économiques incontournables est nécessaire pour améliorer d’une part l’intégration des femmes à la société et à l’économie et d’autre part pour stimuler la croissance économique et la création d’emplois et augmenter les revenus des États en développement.  L’inclusion financière des femmes est devenue un enjeu mondial et une priorité de développement, a-t-elle souligné.  Il faudrait faciliter l’accès à divers services de financement bancaires et non bancaires qui soient adaptés et à coûts modérés aux personnes vulnérables exclues du système financier classique que sont l’épargne, le crédit à moyen et long termes, les prises de participation, les garanties, les transferts d’argent, les services de crédit-bail, les produits d’assurances, y compris l’assurance-vie.


D’autres opportunités existent pour renforcer une plus grande inclusion financière des femmes qui bénéficient de l’engagement des Nations Unies et des dirigeants du G-20 à travers le Groupe consultatif pour l’inclusion financière, a encore expliqué Mme Dao.  En outre, les développements de la microfinance, la diversité de statut des institutions offrant des services de microfinance permettent d’assurer l’accès des femmes aux services financiers qui constituent un marché émergeant et porteur dont les bénéfices sont tout aussi importants pour les États que pour les acteurs.  L’inclusion financière des femmes exige des gouvernements et des banques centrales, une approche sexospécifique permettant le développement d’un cadre réglementaire moins rigide et favorable à l’innovation financière et au développement de produits adaptés aux femmes quel que soit leur statut. 


Mme VICTORIA TAULI-CORPUZ, Directrice exécutive de Tebtebba, centre international d’éducation et de recherche sur les politiques relatives aux peuples autochtones, ancienne Présidente du Forum permanent des questions autochtones, a souligné que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones contenait sur les 46 articles, sept qui portent sur les droits fonciers.  En vertu de l’article 20, « les peuples autochtones ont le droit de disposer en toute sécurité de leurs propres moyens de subsistance et de développement et de se livrer librement à toutes leurs activités économiques, traditionnelles et autres ».  En outre, ce texte prévoit que « les peuples autochtones privés de leurs moyens de subsistance et de développement ont droit à une indemnisation juste et équitable ».  L’article 20 a été la pierre d’achoppement lors des négociations sur le texte de la Déclaration, a-t-elle souligné, en rappelant que les peuples autochtones avaient été victimes de déplacements forcés et leurs droits à la terre n’étaient pas reconnus.


La panéliste a cependant expliqué que le droit coutumier n’était pas toujours favorable aux femmes, ce qui est en outre exacerbé par les lois modernes.  Aux Philippines, il existe un certificat de terres ancestrales qui permet aux peuples autochtones de réclamer le respect de leurs droits fonciers, a-t-elle dit, en faisant remarquer que la loi autochtone et la loi nationale en la matière se chevauchaient.  La panéliste a aussi indiqué que la revendication par les peuples autochtones de leurs droits fonciers avait provoqué des « conflits » en Indonésie.  Par ailleurs, elle a souligné que l’exercice de ces droits nécessitait un accès aux services bancaires et aux technologies, ainsi qu’un accès aux semences non OGM.  En Amérique latine, les femmes autochtones se sont battues pour avoir accès au crédit, a-t-elle indiqué.  Mme Tauli-Corpuz a aussi rappelé les liens spirituels qui relient les peuples autochtones à leurs terres.  Elle a averti que les femmes autochtones n’avaient pas toujours la maîtrise de la langue officielle de leur pays et que leur accès à la justice était d’autant plus limité.  Au titre des recommandations, elle a demandé de prévoir un mécanisme de suivi de l’application de droits des femmes autochtones.


Mme MARTHA ISABEL RUIZ CORZO, Fondatrice du Groupe écologique Sierra Gorda, a rappelé que ce Groupe avait été créé en 1987 et qu’il avait développé la question de « l’accès des femmes aux ressources productives pour bâtir la résilience en milieu rural et urbain ».  Elle a estimé que la première cause des femmes devrait être de défendre la nature en général et la terre en particulier.  Le Groupe écologique Sierra Gorda a pu obtenir le statut de « Réserve naturelle de 383 000 hectares de terre » ou 32% de la superficie de l’État de Querétaro, au Mexique, a ajouté Mme Ruiz Corzo.  Pour y parvenir, les femmes du Groupe ont fait preuve de courage et de faculté d’adaptation.  Elles ont exercé toutes leurs capacités pour défendre le projet, a-t-elle expliqué.  Mme Ruiz Corzo a ajouté que son Groupe se trouvait aussi à la tête de réseaux de centres chargés du recyclage de déchets qui sont dirigés par des femmes. 


Par ailleurs, le Groupe œuvre pour que l’eau soit de qualité et les sols protégés à travers des projets visant à atténuer les effets du réchauffement climatique.  Mme Ruiz Corzo a indiqué aussi que la production d’aliments sains et biologiques permettait de préserver non seulement le mode de vie des habitants mais également la durabilité des forêts et des arbres.  Elle a plaidé en outre pour que les femmes puissent gérer les revenus des familles.  Dans l’État de Querétaro, a-t-elle encore dit, grâce aux campagnes de sensibilisation du Groupe Sierra Gorda, une série de mesures fiscales a été mise en place par les autorités afin d’aider les populations à combatte les incendies de forêts.  Avant de conclure, elle a lancé un appel à la réconciliation entre l’homme et la nature. 


Débat interactif


Ce débat a été l’occasion de recenser les obstacles qui entravent l’accès des femmes aux ressources productives telles que le financement, le crédit et la terre.  Les expertes et les délégations ont partagé les bonnes pratiques et proposé des solutions pour améliorer cet accès.


Ouvrant le débat, la représentante de la Suisse a constaté que les femmes avaient une triple charge de travail.  Tout d’abord, elles contribuent à l’exploitation agricole, puis elles supportent l’essentiel de la charge du travail domestique et communautaire et, enfin, beaucoup d’entre elles occupent un emploi extérieur.  Elle a demandé de réfléchir aux moyens permettant d’assurer aux femmes l’acquisition de connaissances objectives sur les produits financiers.  Quel rôle devraient jouer, à cet égard, les nouveaux moyens de communication comme la téléphonie mobile? a-t-elle demandé.  La téléphonie mobile n’est qu’un moyen de paiement qui ne résout pas le problème de l’obtention de prêts, a répondu la Directrice régionale, de Oikocrédit de l’Afrique de l’Ouest.


« Plusieurs femmes ont reçu des crédits en Iraq », a indiqué la représentante de ce pays, tandis que celle de la Chine a expliqué que les Chinoises pouvaient recevoir des prêts de faible montant dont les intérêts sont pris en charge par le Gouvernement.  De même, la représentante du Soudan a parlé du programme de microcrédit qui bénéficie aux Soudanaises et présenté le projet de développement en zones rurales qui a permis à de nombreuses femmes de sortir de la pauvreté.



En Ouganda, où le nombre de femmes propriétaires terriennes a augmenté grâce à une loi modifiant le droit des successions en leur faveur, les femmes ont encore des difficultés à accéder au crédit, a indiqué la représentante.  Son homologue de l’Italie a expliqué que le manque de connaissance des banques en ce qui concerne le secteur de l’agriculture limitait les chances des agricultrices d’obtenir des prêts.  Plusieurs intervenants, comme la représentante de l’Indonésie, ont plaidé pour que les femmes entrepreneurs aient accès à des prêts sans caution et sans garantie. 


Par ailleurs, il est apparu que « les femmes ont un accès restreint aux marchés qui sont monopolisés par les grandes entreprises », comme l’a fait remarquer la représentante des Philippines, qui a aussi dénoncé les stéréotypes existants dans son pays concernant la propriété foncière.


En outre, « les femmes doivent participer davantage aux recherches sur les cultures vivrières », a plaidé la représentante de la Finlande, en souhaitant que les résultats des études menées sur la question soient accessibles aux femmes autant qu’aux hommes.  Elle a aussi fait remarquer que l’absence de services de santé procréatifs et sexuels freine la jouissance de leurs droits par les femmes, notamment leur accès aux ressources productives.  Partageant cet avis, la représentante du Costa Rica a estimé que « la capacité productive implique d’aborder aussi la capacité reproductive ».  Elle a aussi insisté sur la place du travail non rémunéré que fournissent les femmes, comme les soins aux personnes dépendantes.  Ces soins doivent être reconnus comme un bien public, a-t-elle insisté, avant de demander qu’ils figurent en bonne place dans les futurs objectifs de développement durable


La représentante du Mexique a indiqué que son pays encourageait le renforcement des capacités des femmes qui sont à la tête d’organisations de la société civile.  Son homologue du Botswana a souligné que les entreprises dirigées par les femmes ont davantage de chances de réussir.  Celle de la Malaisie a indiqué que son pays avait mis en place un programme de formation pour apprendre à générer des revenus, qui a permis à beaucoup de femmes de relever le niveau des revenus de leur foyer.


En République islamique d’Iran, une formation au marketing est offerte aux femmes.  En Érythrée, les femmes de la diaspora ont bâti des centres de formation pour les Érythréennes, a fait valoir la représentante de ce pays où plus de 30% des femmes à la tête de leur foyer possèdent des terres.  La représentante de la Zambie a indiqué que 30% des terres de son pays étaient réservées aux femmes.  À Cuba, où 40% des femmes travaillent dans le secteur de la forêt et 30% des femmes sont ingénieurs, le Gouvernement accorde une attention particulière au développement des femmes rurales.


Plusieurs intervenants, notamment la représentante de la Suède, ont aussi souligné l’importance de la formation des femmes aux technologies de l’information et de la communication.  Son homologue du Cameroun a fait part des résultats de la campagne « 100 000 femmes à l’horizon 2012 », lancée en 2007, qui avait permis à 100 350 femmes des zones rurales et urbaines de se former aux outils informatiques et de renforcer leur capacité productive.


La représentante de Public service International, une organisation non gouvernementale, a fait valoir que l’accès à l’eau et à l’énergie est tout aussi crucial pour les femmes que l’accès aux ressources foncières.


En conclusion de ce débat, la Directrice régionale, de Oikocrédit de l’Afrique de l’Ouest a rappelé que la terre était soumise à de fortes pressions à cause du « land grabing », lorsque les grands industriels achètent des millions d’hectares pour assurer une production de masse.  Cela justifie d’autant plus l’acquisition de terres par les femmes, a-t-elle expliqué.  Les États doivent prendre conscience de la nécessité de venir en aide aux femmes en milieu rural car, a-t-elle souligné, ces femmes contribuent à la croissance économique du pays.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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