Conférence de presse du Président de la Bolivie et Président du Groupe des 77 et la Chine, M. Evo Morales Ayma

8 janvier 2014
Conférence de presse

Conférence de presse du Président de la Bolivie et Président du Groupe des 77 et la Chine, M. Evo Morales Ayma

8/1/2014
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE LA BOLIVIE ET PRÉSIDENT

DU GROUPE DES 77 ET LA CHINE, M. EVO MORALES AYMA

Le Président de la Bolivie, M. Evo Morales Ayma, a donné aujourd’hui une conférence de presse, au Siège de l’ONU à New York, pour énumérer les priorités du Groupe des 77 et la Chine, dont il vient de prendre la présidence des mains de Fidji.

Mener à bien des programmes de développement social visant à réduire la pauvreté et assurer un développement durable, telles sont les questions pressantes pour le Groupe des 77 et la Chine.  Le Président bolivien a dénoncé les pays qui ne respectent pas leurs engagements dans la lutte contre les changements climatiques.  Quand les pays excessivement industrialisés vont-ils enfin assumer leurs responsabilités? s’est-il impatienté.

Créé le 15 juin 1964, le Groupe des 77, qui compte 133 pays, célèbrera cette année ses 50 ans, a rappelé M. Morales, qui a invité le Secrétaire général de l’ONU, « grand frère des Nations Unies », à assister au Sommet de Santa Cruz, qui aura lieu en Bolivie, en juin 2014.

« Nous sommes à l’époque des peuples et pas des empires », a déclaré le Président bolivien, en décriant le paternalisme, les monarchies et les oligarchies.  Il s’est élevé contre « les banquiers et les multinationales qui gouvernent les pays », alors que le pouvoir doit être aux mains du peuple, comme c’est le cas en Bolivie.

M. Morales a donné l’exemple des efforts entrepris dans son pays pour illustrer les priorités du Groupe des 77.  Il a indiqué que la Bolivie investit beaucoup dans les personnes et leur diversité.  Le Président a parlé de la démocratisation de l’économie bolivienne qui est « passée de la richesse privatisée à la richesse partagée ».  Si le droit à la propriété privée existe, il doit s’exercer dans le cadre d’une responsabilité sociale, a-t-il tranché.

« Les politiques doivent se traduire par des mesures en faveur des peuples », a dit le Président bolivien, en vantant les mérites de la nationalisation des télécommunications en Bolivie qui a permis de couvrir 300 communes au lieu de 90.  Dès cette année, toutes les villes vont accéder à Internet qui est d’ailleurs au centre du nouveau système d’enseignement, d’où la chute du taux de décrochage scolaire dans les zones rurales. 

Le Président de la Bolivie a aussi parlé de la nationalisation du secteur des hydrocarbures, lancée en 2006, à son arrivée au pouvoir.  La mesure a, selon lui, eu des effets positifs sur l’économie et a même entraîné un excédent budgétaire qui a été investi dans le secteur de l’éducation.  La Bolivie, a-t-il rappelé, était pourtant en déficit, ces 40 dernières années.

M. Morales a accusé le Fonds monétaire international (FMI) qui, à l’instar de certains pays comme les États-Unis, avait offert des prêts à la Bolivie, à des conditions « inacceptables ».  Ce n’est que lorsque nous avons pu nous dégager de ces influences que nous avons pu nous développer, s’est-il enorgueilli. 

Le Président bolivien a rappelé que son pays a développé la culture du quinoa et de la feuille de coca, des plantes dont on reconnait aujourd’hui les bienfaits alimentaire et médicale.  Parallèlement à ces efforts, la Bolivie poursuit son combat contre le trafic illicite de drogues.

« Le capitalisme et l’impérialisme ne permettront jamais à un pays de se développer », s’est dit convaincu un Président qui a accusé « les empires et les systèmes capitalistes » de financer certains groupes, de diviser les peuples et de justifier des opérations militaires.  Visant directement « l’empire nord-américain », il a dénoncé des interventions qui ne visaient qu’à s’accaparer des ressources naturelles, comme cela a été le cas en Iraq.  « Si Saddam Hussein avait eu des armes de destruction massive, il les aurait utilisées contre les forces qui ont envahi son pays. »  À qui va profiter le pétrole libyen?

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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