Le Ministre libyen des affaires étrangères exhorte le Conseil de sécurité de remplacer la mission actuelle par une mission « de stabilisation et d’édification des institutions », plus adéquate

17 Juillet 2014
CS/11478

Le Ministre libyen des affaires étrangères exhorte le Conseil de sécurité de remplacer la mission actuelle par une mission « de stabilisation et d’édification des institutions », plus adéquate

17/7/2014
Conseil de sécurité
CS/11478
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil de sécurité                                        

7218e séance – matin                                       

LE MINISTRE LIBYEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES EXHORTE LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DE REMPLACER LA MISSION ACTUELLE

PAR UNE MISSION « DE STABILISATION ET D’ÉDIFICATION DES INSTITUTIONS », PLUS ADÉQUATE

Devant les risques que court la Libye de devenir un État failli, le Ministre des affaires étrangères et de la coopération de la Libye, M. Mohamed Abdelaziz, a demandé aujourd’hui aux membres du Conseil de sécurité de créer pour son pays « une mission de stabilisation et d’édification des institutions qui apporterait un appui concret, structurel et législatif dans les domaines prioritaires ».  M. Mohamed Abdelaziz a salué le travail effectué par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), compte tenu des circonstances difficiles dans lesquelles elle opère.  Mais face aux défis sociaux, politiques et militaires qu’il a décrits dans le détail, le Ministre a ajouté qu’« à l’heure actuelle, je vous le dis avec certitude, il y a un grave déséquilibre entre les problèmes que subit la Libye et ce que fait la communauté internationale.  Il faut corriger ce déséquilibre ».

Aujourd’hui, a expliqué M. Abdelaziz, la Libye vit un conflit entre ceux qui veulent bâtir un État de droit et instaurer la bonne gouvernance et ceux qui s’y opposent, préférant ériger des émirats sous le contrôle de chefs de guerre.  Si la Libye devait échouer, parce qu’elle serait otage de ces chefs de guerre et des groupes radicaux, les répercussions de cet échec seraient immenses, voire incontrôlables, a insisté le Ministre, en craignant de voir naître une situation qui pourrait alimenter les tentatives sécessionnistes dans les pays voisins et attirer les islamistes, en particulier dans la partie orientale de la Libye.  « Nous ne demandons en aucun cas une intervention militaire.  Ce que nous souhaitons, c’est un processus de stabilisation et d’édification des institutions », a précisé le Ministre des affaires étrangères libyen.

« Une mission qui apporterait un appui concret, structurel et législatif dans les domaines prioritaires constituerait la base d’un État de droit en Libye », a estimé le Ministre en la décrivant comme une mission qui aurait pour mandat de renforcer les forces de sécurité, d’apporter l’appui technique au désarmement des groupes armés et d’apprendre aux Libyens à protéger leurs champs pétroliers et leurs ports.

Cette mission aurait aussi pour tâche de renforcer les capacités institutionnelles libyennes grâce à des mécanismes de lutte contre la corruption, entre autres, et de fournir un appui aux pays voisins de la Libye pour sécuriser leurs frontières.  « Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard », a dit le Ministre en soulignant le caractère urgent des décisions à prendre en faveur de la Libye, un « pays au potentiel immense, aussi bien pour lui-même que pour les pays voisins et pour ses partenaires ».

La détérioration de la situation en Libye a aussi été décrite par le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye, qui est intervenu en visioconférence depuis Beyrouth, au Liban.  Dans la présentation qu’il a faite de la situation en Libye, M. Tarek Mitri a confirmé l’évacuation de 160 membres du personnel international depuis les derniers affrontements survenus à Tripoli.

Ce sont des affrontements, a-t-il regretté, qui ont jeté une ombre sur les élections, le 25 juin dernier, des 200 membres du Conseil des représentants devant remplacer le Congrès national, et dont les résultats définitifs devraient être publiés le 20 juillet.  Depuis mon dernier exposé, il y a six semaines, a confirmé M. Mitri, la vitesse à laquelle la situation a évolué à Tripoli témoigne d’une scène politique profondément divisée et qui continue de peser lourdement sur le pays, compromettant la poursuite du processus politique.  « Nous sommes au milieu d’une véritable confrontation entre deux grands groupes rivaux, une confrontation née d’une profonde polarisation politique », a-t-il indiqué au Conseil en l’alertant sur la dangerosité de la situation sur le terrain. 

LA SITUATION EN LIBYE

Exposé

M. TAREK MITRI, Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), a rappelé qu’il y a six semaines, lors de son dernier exposé devant le Conseil de sécurité, il a fait part au Conseil de la crainte croissante qu’éprouvent les Libyens à la perspective de voir le pays sombrer dans un conflit prolongé.  Le rythme rapide de l’évolution de la situation montre la polarisation qui caractérise la conduite du processus politique en cours en Libye. 

Nous sommes au milieu d’une confrontation majeure entre deux groupes rivaux qui s’affrontent dans la capitale libyenne.  Cette confrontation a culminé par les affrontements qui se sont produits aux abords de l’aéroport de Tripoli et qui sont une démonstration des tentatives menées par ces groupes afin de contrôler l’aéroport.  L’appel pour un cessez-le-feu lancé par le gouvernement, qui a aussi appelé la communauté internationale à l’aider, n’a pas été entendu. 

Dans l’est du pays, il y a eu une hausse des affrontements, notamment à Benghazi, au cours des derniers jours, a noté M. Mitri.  L’aéroport de Bengazi a été bombardé et est actuellement hors d’usage.  Pendant la poursuite des affrontements militaires entre les forces placées sous le commandement du général à la retraite Khalifa Haftar et les groupes qualifiés de terroristes, les campagnes d’assassinats et d’enlèvements de civils et de militants politiques, ainsi que les atteintes à la sécurité et aux personnels judiciaires, ont été impitoyables.  Le jour de l’élection, une militante des droits de l’homme, Mme Salwa Bugaighis, a été enlevée et tuée dans son propre domicile.  Son époux a également disparu et les éléments chargés de sa garde ont été assassinés. 

M. Mitri a ensuite indiqué que les récents affrontements à Tripoli et autour de l’aéroport de la ville se sont produits d’une manière qui les a de plus en plus rapprochés des installations de la MANUL, qui se trouve ainsi prise entre deux feux.  Cette situation a eu des conséquences sur le travail du personnel de la Mission, dont les 160 personnels étrangers ont finalement dus être évacués.  Mais la Mission continue d’assurer son travail.  Cette décision temporaire, comprise par les autorités libyennes, sera revue lorsque la sécurité s’améliorera.

M. Mitri a dit que ces affrontements ont jeté de l’ombre sur les élections, le 25 juin, des 200 membres du Conseil des représentants, qui devrait remplacer le Congrès national général.  Il a rappelé que 32 sièges du Conseil des représentants ont été réservés aux femmes.  Sur le scrutin lui-même, il a indiqué que 1,5 million de Libyens ont voté et avaient le choix entre 1 714 candidats.  Quatre-vingt-dix-sept pour cent des bureaux de vote avaient ouvert leurs portes, mais le vote n’a pu avoir lieu dans la ville de Derna, située dans l’est du pays.  Les électeurs des circonscriptions électorales de l’ouest de la ville de Tripoli et de celle de Koufra ont boycotté les élections.  Vingt-quatre bureaux de vote ont été la cible de violences à Benghazi, Zawyia, Sirte et Awabari.  Un candidat a été tué.  À cause de tous ces incidents, 12 sièges sont restés vacants.  Après la proclamation des résultats, le 6 juillet, 41 candidats ont été disqualifiés, conformément aux termes de la loi sur l’isolement administratif et politique.  Le résultat final du scrutin sera connu le 20 juillet, a annoncé le Représentant spécial du Secrétaire général.

M. Mitri a poursuivi sa présentation en indiquant que durant son exposé du mois dernier, il avait fait part de son intention de convoquer une réunion des représentants de toutes les parties actives en Libye pour discuter d’un accord sur les principales questions à la transition politique, notamment les principes d’interaction politiques, sur les priorités qui se posent au niveau national concernant le reste de la période de transition, et sur les questions sécuritaires immédiates et d’autres problèmes et sujets qui divisent la société libyenne. 

En préparant cette réunion au cours de laquelle nous espérions voir s’instaurer un dialogue qui aurait eu lieu avant le tenue des élections, la MANUL a étroitement consulté tous les groupes et partis, sans oublier le Gouvernement et tous les envoyés spéciaux présents en Libye, afin de se mettre d’accord sur les modalités et les possibles résultats de la rencontre.  Mais les documents préparatoires à la tenue de la réunion ont été rendus publics à cause de fuites organisées, et les informations qui y étaient contenues déformées et mal interprétées par certains médias.  À cause de ces fuites, certains participants qui avaient initialement donné une réponse positive concernant leur participation ont exprimé leur réticence à s’engager dans un dialogue qu’ils pensaient être biaisé et potentiellement favorable à leurs opposants.  La réunion a donc été annulée, a dit M. Mitri, indiquant qu’il avait auparavant consulté les envoyés spéciaux.  C’est une occasion manquée, a-t-il regretté, surtout au vu des affrontements armés qui ont ensuite embrasé le pays.

Depuis le dernier exposé au Conseil, a poursuivi M. Mitri, la MANUL a participé aussi au procès, à Tripoli, de Saïf Al-Islam Al-Qadhafi et d’Abdullah Al-Senoussi, ainsi qu’à celui de 35 autres personnes, dignitaires ou supporteurs de l’ancien régime.  Le procès de MM. Al-Qadhafi et Al-Senoussi a porté sur les questions de l’accès des prévenus à leur conseil.  À cet effet, M. Mitri a indiqué qu’il a souligné la nécessité d’une représentation juridique appropriée pour tous les accusés, ainsi qu’un accès complet des avocats de la défense à leurs clients et leurs dossiers.

La situation dans laquelle se trouve le procès de Saïf Al-Islam Al-Qadhafi est particulièrement préoccupante, compte tenu de la décision prise le 31 mai par la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale, qui a confirmé la recevabilité du dossier d’accusation contre Saïf Al-Islam Al-Qadhafi.  La Cour a confirmé que la Libye doit lui remettre M. Al-Qadhafi, tout en notant qu'elle envisage aussi de prendre une décision sur le cas de M. Al-Senoussi.  La Libye demeure dans l’obligation de coopérer avec la CPI, a estimé M. Mitri.  

Le Représentant spécial a également attiré l’attention du Conseil de sécurité sur le sort que subissent en Libye les migrants, les demandeurs d’asile et les réfugiés, qui continuent d’entreprendre un voyage périlleux à travers la Méditerranée dans l’espoir d’atteindre l’Europe.  En outre, des milliers de migrants continuent de subir des détentions prolongées en Libye, généralement sans aucun moyen pour eux de contester leur emprisonnement.  Ils sont détenus dans des conditions extrêmement précaires, caractérisées par le surpeuplement chronique des prisons et l’absence de conditions sanitaires de base, sans parler des mauvais traitements et de l’exploitation dont ils sont victimes.

En l’absence de cadre de protection en Libye, ces détentions tendent à alimenter les trafics d’êtres humains vers l’Europe.  Il est devenu clair que les mesures de contrôle aux frontières ne sont pas suffisantes pour s’attaquer à cette question, et une action d’urgence est nécessaire pour réduire le recours des responsables libyens aux mesures d’emprisonnement arbitraires et améliorer les conditions de détention dans les camps et les prisons.  Le rôle du Haut-Commissariat pour les réfugiés devrait être formalisé en Libye, et l’enregistrement et la détermination du statut des réfugiés devraient sans délai être entrepris. 

Déclarations

M. MOHAMED ABDELAZIZ,Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de la Libye, a parlé du « stade critique » dans lequel se trouve son pays.  La Libye est à un stade où les choses avancent vite et où les défis menacent la transformation démocratique à laquelle le pays aspire et risquent de créer en Libye un État failli, a dit M. Abdelaziz.  Le Ministre a d’abord cité les défis sociaux auxquels fait face son pays, comme la situation des réfugiés et des déplacés; les conflits tribaux; la fuite de certaines personnes et de groupes entiers, par crainte des poursuites qui pourraient être lancées contre eux; la passivité de l’opinion publique; la crise de confiance entre le peuple et le Gouvernement libyen; entre le Gouvernement et le Congrès national, ou encore entre le Congrès national et le peuple; et, finalement, l’absence d’une stratégie de communication.

Le Ministre est ensuite passé aux défis économiques à relever, comme la chute de la production pétrolière et la perte d’environ 30 milliards de dollars de revenus pétroliers, l’étiolement des services de base, et la montée vertigineuse du chômage qui pousse les jeunes à se joindre aux groupes armés.

Le Ministre a ensuite évoqué les défis politiques, en citant les conflits entre partis politiques, l’absence d’un dialogue national et les conséquences de la catastrophique « loi sur l’isolement » qui interdit à tous ceux qui ont travaillé dans l’appareil administratif ou politique de l’ancien régime d’occuper aujourd’hui un poste de haut rang.  Parmi ces gens figurent des technocrates qui n’ont jamais eu de lien direct avec les caciques de l’ancien régime, a relevé le Ministre des affaires étrangères libyen.  Il a poursuivi sa déclaration en abordant les défis militaires qui se posent à la Libye, en soulignant que ces trois dernières années, les objectifs fixés en matière de défense et de police n’ont jamais pu être atteints et ne se sont jamais concrétisés. 

Aujourd’hui, a dit M. Abdelaziz, la Libye est affectée par un conflit entre ceux qui veulent bâtir un État de droit et instaurer la bonne gouvernance et ceux qui s’y opposent, et qui préfèrent parler de création d’émirats placés sous le contrôle de chefs de guerre.  C’est une question à résoudre, a dit avec alarme le Ministre libyen, qui est revenu sur les tentatives de son gouvernement de réunir tous ces groupes autour de la même table pour leur permettre de se parler et de prendre des mesures pour garantir la paix.  Parmi les groupes actifs en Libye, il a dénoncé ceux qui sont les plus radicaux et qui mènent leurs actions sous l’étiquette de la religion et « qui ont plus de capacités que le Gouvernement » et sont aidés par un flux incontrôlé d’armes et par l’absence d’un système judiciaire digne de ce nom.  Certains centres de détention échappent toujours au contrôle du Gouvernement, a avoué le Ministre. 

Le trafic d’armes et de stupéfiants, la migration illégale, et la contrebande de marchandises subventionnées par l’État, constituent une menace pour la Libye mais aussi pour les pays de la région, a averti M. Abdelaziz.  Si la Libye devait échouer, otage des groupes radicaux et des chefs de guerre, les répercussions de cet échec seraient immenses, voire incontrôlables, a souligné le Ministre des affaires étrangères.  Une telle situation pourrait alimenter les conflits et les tentatives sécessionnistes dans les pays voisins et aggraver la contrebande d’armes, qui alimente les conflits dans ces pays, a-t-il prévenu.  Cet état de choses attirerait les islamistes, en particulier dans la partie orientale de la Libye, a averti M. Abdelaziz en spécifiant que parmi ces « islamistes », « il n’y a pas seulement que des Libyens.  Il y a aussi des Marocains et des Algériens ». 

Ces facteurs, qui témoignent des risques que fait peser un État failli, exigent la prise de mesures plus stratégiques.  « Qu’est ce qui empêche », s’est demandé le Ministre, « le Conseil de sécurité d’agir comme il se doit pour que le peuple libyen puisse vivre en paix et poursuivre ses objectifs nationaux? »  Le Gouvernement libyen essaie de donner corps à une vision stratégique au niveau opérationnel, afin de rassembler toutes les parties prenantes dans un dialogue national.  Mais les moyens sont limités, sans oublier les tendances négatives que l’on constate chaque jour sur le terrain, et les dérives extrêmes des opposants du processus démocratique, a regretté le Ministre.

La situation en Lybie est toujours inscrite dans l’ordre du jour du Conseil, sous le chapitre VII, a-t-il rappelé.  Le Conseil a donc le pouvoir de décider d’un engagement international renforcé en Libye.  « À l’heure actuelle, je vous le dis avec certitude, il y a un grave déséquilibre entre les problèmes que subit la Libye et ce que fait la communauté internationale pour venir en aide au pays », a tranché M. Abdelaziz.  Un tel déséquilibre doit être corrigé et « une mission de stabilisation et d’édification des institutions qui apporterait un appui concret, structurel et législatif dans les domaines prioritaires constituerait la base d’un État de droit en Libye », a-t-il estimé. 

Cette mission aurait pour mandat de renforcer les Forces de sécurité libyennes pour mettre en place une armée, une police et une structure de renseignements efficaces, sans oublier de procéder au désarmement et à la démobilisation des groupes armés.  Cette dernière fonction, a insisté le Ministre, a un aspect politique, mais aussi technique auquel la communauté internationale pourrait contribuer.  La mission aurait aussi pour mandat de protéger les champs pétroliers et les ports, a souhaité le responsable libyen.  Ces derniers mois, a dit le Ministre, les ports ont été contrôlés par des groupes armés.  La production pétrolière a pratiquement cessé, et la Libye est passée de 5 millions de barils par jour à 150 000 barils.  « Nous ne demandons pas une intervention militaire, mais des experts pour apprendre aux Libyens à protéger ces sites. »

La mission aurait pour tâche de renforcer les capacités institutionnelles grâce à des mécanismes de lutte contre la corruption, entre autres.  La Libye, a avoué le Ministre, a besoin d’un organe indépendant pour contrôler les pratiques de corruption et y mettre fin.  La mission contribuerait aussi au renforcement du système judiciaire.  Elle pourrait aussi fournir un appui aux pays voisins pour sécuriser leurs frontières avec la Libye.  Ces pays, l’Algérie, l’Égypte, le Tchad, la Tunisie et le Soudan, viennent de se réunir dans le cadre du Mouvement des pays non alignés, pour réfléchir à la manière de venir en aide aux Libyens, puisqu’ils connaissent les spécificités des problèmes auxquels est confrontée la Libye et se rendent compte des risques que courent leurs pays.  Compte tenu de l’objectif que s’assigne le Mouvement des pays non alignés et la Ligue arabe en Libye, la mission pourrait apporter un appui à ce processus.

La mise en place rapide d’une telle mission, a conclu M. Abdelaziz, en coordination avec les organisations régionales, permettrait à la Libye d’avancer dans sa quête de transformation démocratique.  « Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard », a déclaré le Ministre des affaires étrangères libyen.  La Libye est un pays peuplé de 6,5 millions de personnes vivant sur 1,8 million de kilomètres carrés.  C’est potentiellement la quatrième puissance économique de l’Afrique avec des réserves pétrolières de 45 milliards de barils.  C’est un potentiel immense, pour la Libye, pour les pays voisins et pour ses partenaires.  « Nous ne demandons en aucun cas une intervention militaire. Ce que nous souhaitons c’est un processus de stabilisation et d’édification des institutions », a tenu à souligner le Ministre.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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