« Le succès de la Stratégie intégrée de l’ONU dépend d’une meilleure coordination des parties prenantes », souligne l’Envoyée spéciale pour le Sahel devant le Conseil de sécurité

19 juin 2014
CS/11445

« Le succès de la Stratégie intégrée de l’ONU dépend d’une meilleure coordination des parties prenantes », souligne l’Envoyée spéciale pour le Sahel devant le Conseil de sécurité

19/6/2014
Conseil de sécurité
CS/11445
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil de sécurité                                        

7203e séance – matin                                       

« LE SUCCÈS DE LA STRATÉGIE INTÉGRÉE DE L’ONU DÉPEND D’UNE MEILLEURE COORDINATION DES PARTIES PRENANTES »,

SOULIGNE L’ENVOYÉE SPÉCIALE POUR LE SAHEL DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ

Il est impératif de renforcer la coordination de toutes les parties prenantes pour assurer le succès de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel, a déclaré, ce matin, l’Envoyée spéciale du Secrétaire général dans la région, qui intervenait pour la première fois depuis sa nomination devant les membres du Conseil de sécurité, auxquels elle a présenté un bilan annuel de la mise en œuvre de cette Stratégie.

Mme Hiroute Guebre Sellassie a succédé à M. Romano Prodi, qui avait présenté en juin 2013 cette Stratégie axée sur trois domaines prioritaires et interdépendants: gouvernance, sécurité et résilience.

Les changements climatiques, le terrorisme, la criminalité transnationale organisée, le manque de capacités et d’infrastructures, et le chômage élevé ont été identifiés par les délégations comme autant de défis structurels pour les pays du Sahel, qui comptent au moins 20 millions de personnes menacées par l’insécurité alimentaire et près de cinq millions d’enfants par la malnutrition aigüe.

Dans le rapport dont était saisi aujourd’hui le Conseil de sécurité, le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, indique que la Stratégie intégrée de l’ONU est un instrument « souple » qui vise à orienter les interventions communes dans la région et « a vocation à évoluer et à s’adapter aux circonstances changeantes ».  Elle a en outre une « portée géographique ouverte » et englobe des pays d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique centrale et d’Afrique du Nord, précise-t-il.

En novembre 2013, a rappelé Mme Sellassie, une plateforme de coordination pour le Sahel avait été mise en place par les pays de la région afin d’harmoniser l’ensemble des initiatives en cours et à venir, conformément à une logique d’appropriation nationale, qui a été saluée par plusieurs membres du Conseil, dont la Fédération de Russie, le Rwanda et le Luxembourg.

Actuellement présidée par le Mali, la plateforme se heurte à des difficultés dans la promotion de la coopération régionale, principalement en raison d’« interventions et de stratégies concurrentes » susceptibles de ralentir les progrès vers une stabilité et un développement durables de la bande sahélienne, a expliqué l’Envoyée spéciale.

Pour elle, il faut maintenant évaluer les « avantages comparatifs » des gouvernements, des communautés économiques sous-régionales, de l’Union africaine et d’autres organisations multilatérales et institutions financières pour rendre leurs actions respectives, cohérentes et complémentaires.

Sans le soutien des donateurs, un tel effort sera toutefois voué à l’échec, a mis en garde le représentant du Rwanda.  Son homologue de la France s’est félicité, à cet égard, de la décision « innovante » du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de lancer un appel consolidé pour le Sahel d’un montant de 2 milliards de dollars sur trois ans.  « C’est la première fois qu’une telle approche pluriannuelle est adoptée », s’est félicité le représentant français, en indiquant que son pays, « premier bailleur bilatéral dans la région », avait décidé de porter son engagement à hauteur de 900 millions d’euros pour la période 2014-2015. 

À l’inverse, a insisté l’Envoyée spéciale, « si la communauté internationale n’améliore pas sa coordination, alors les ressources limitées qui ont été mises à disposition jusqu’à présent ne permettront pas d’obtenir les résultats escomptés ».

Soucieuses de renforcer une telle coordination, les délégations du Tchad et de l’Argentine ont préconisé la création d’un « groupe de travail associant l’ensemble des missions permanentes des États du Sahel auprès de l’ONU à New York ».

Constatant la détérioration de la situation politique et sécuritaire dans la région, en particulier en Libye et au Mali, et la récurrence des attaques terroristes, notamment celles commises par le groupe Boko Haram au Nigéria, Mme Sellassie a prévenu que les jeunes, qui constituent le groupe le plus nombreux et le plus vulnérable dans les pays du Sahel, en particulier à cause des taux très élevés de chômage, risquaient de devenir facilement la proie de groupes extrémistes.  Pour sa part, la représentante de l’Argentine s’est élevée contre l’idée selon laquelle la religion est la cause de tels actes, en dénonçant, au contraire, la « politisation » et l’instrumentalisation des convictions religieuses.

Un État ne peut, seul, faire face aux défis sécuritaires que posent des groupes comme Boko Haram, a reconnu, de son côté, le représentant du Nigéria, en plaidant pour une solidarité internationale.  La délégation des États-Unis a préconisé, quant à elle, le renforcement de l’Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme (CTITF) et le durcissement des sanctions internationales contre Boko Haram.

Concernant la crise malienne, l’Envoyée spéciale a estimé que les processus de démocratisation, qui se sont traduits par la tenue d’élections et d’efforts de décentralisation, doivent être complétés par des activités visant à renforcer les institutions et à mieux intégrer et administrer des sociétés plurielles.

PAIX ET SÉCURITÉ EN AFRIQUE

Rapport du Secrétaire général sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel (S/2014/397)

Ce rapport rend brièvement compte des principaux faits nouveaux survenus dans la région du Sahel au cours de la période allant du 1er  juillet 2013 au 30 mai 2014 et de la mise en œuvre des trois piliers de la Stratégie intégrée, à savoir la gouvernance, la sécurité et la résilience ainsi que d’autres initiatives régionales et activités menées par les Nations Unies en vue de renforcer la coordination entre ces diverses entreprises.

Le Secrétaire général y note que la région du Sahel continue d’exiger toute l’attention et la solidarité de la communauté internationale, alors qu’il doit faire face à des difficultés multiformes et complexes qui font obstacle à une paix, une stabilité et un développement à long terme.  « La sécurité dans la région du Sahel au sens large est menacée du fait de l’intensification des activités menées par des terroristes et des groupes criminels, qui affaiblissent l’autorité de l’État et compromettent les possibilités de développement.  La capacité limitée des gouvernements de la région à assurer la sécurité de leur population, à fournir des services de base et à encourager le dialogue et la participation des citoyens a des répercussions sur les domaines économique et social », explique M. Ban Ki-moon.  Pour remédier à la situation humanitaire et aux problèmes de sécurité, il préconise d’utiliser plus efficacement les ressources disponibles afin de mieux cibler les activités destinées à lutter contre la pauvreté et l’insécurité.  À cet égard, estime le Secrétaire général, la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel est un instrument « souple » qui vise à orienter les interventions communes dans la région et a vocation à évoluer et à s’adapter aux circonstances changeantes.  Elle a en outre une portée géographique ouverte et englobe les pays de la région sahélo-saharienne au sens large, précise le Secrétaire général.

L’élan imprimé lors de la première réunion des ministres des États du Sahel, qui s’est tenue le 5 novembre 2013 à Bamako, avait abouti à la création du pôle de coordination pour le Sahel suscité de nouvelles initiatives, rappelle M. Ban.  La mise sur pied du Groupe des cinq pays pour le Sahel, qui vise à promouvoir une approche commune de la coopération régionale dans les domaines du développement et de la sécurité pour le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, a été suivie par les stratégies en faveur du Sahel, de la CEDEAO et de l’Union africaine, qui sont destinées à lutter contre les principaux problèmes dans les domaines de la sécurité et du développement et les défis transnationaux.  Le Secrétaire général salue ces initiatives régionales et sous-régionales, qui témoignent d’une prise en main et visent à mobiliser les énergies pour surmonter les obstacles à court et à long termes qui entravent la paix et le développement dans la région.  « Il reste que ces initiatives mettent en lumière la nécessité d’établir une meilleure coordination », observe-t-il.

À cette fin, poursuit le Secrétaire général, l’ONU s’engage à continuer de consulter régulièrement tous les acteurs concernés aux niveaux national, régional et international, en tenant compte des liens avec les autres régions du continent, pour faire en sorte que les interventions au Sahel soient cohérentes et coordonnées et qu’elles s’inscrivent dans la durée.  Son Envoyée spéciale pour le Sahel et le Haut-Représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, en leur qualité de Coprésidents du secrétariat technique du pôle de coordination, continueront de veiller au bon fonctionnement du pôle, chargé d’assurer la coordination générale des initiatives régionales.

« L’ONU soutient sans réserve et encourage tous les pays de la région et leurs partenaires à continuer d’œuvrer de concert pour s’attaquer aux causes structurelles de l’instabilité et de la fragilité.  Le succès de cette entreprise dépendra d’une volonté politique ferme d’apporter des changements concrets au niveau de la gouvernance et en matière de démocratisation », affirme en conclusion M. Ban.

Déclarations

Mme HIROUTE GUEBRE SELLASSIE, Envoyée spéciale du Secrétaire général pour le Sahel, a rappelé que depuis l’adoption de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel par le Conseil de sécurité l’an passé, le système de l’ONU avait initié de manière collective un certain nombre d’activités régionales dans les domaines de la gouvernance, de la sécurité et de la résilience.  En matière de gouvernance, la priorité a été donnée à des activités visant à promouvoir l’inclusion politique et à parvenir à un consensus au sein de la population sur les priorités nationales et régionales, a indiqué l’Envoyée spéciale.  S’agissant de la situation en matière de sécurité, a-t-elle indiqué, des mesures pour rétablir la confiance et renforcer les capacités ont été prises pour promouvoir une gestion commune des frontières et empêcher la propagation d’idéologies violentes.  Ces activités doivent être intensifiées, a estimé Mme Sellassie, qui a recommandé d’accorder plus d’attention et de ressources à la lutte contre le chômage des jeunes.  Les Nations Unies continueront à établir des liens entre les interventions humanitaires et les activités de développement, y compris en favorisant les activités économiques transfrontalières légales, a-t-elle encore précisé.

L’Envoyée spéciale s’est dite ensuite frappée par la détérioration de la situation politique et sécuritaire dans la région, en particulier en Libye, par les défis qui se posent au Mali et par la récurrence des attaques terroristes, notamment celles perpétrées par Boko Haram au Nigéria.  « La situation humanitaire demeure extrêmement fragile dans la région en 2014, avec au moins 20 millions de personnes menacées par l’insécurité alimentaire et près de cinq millions d’enfants exposés à des risques de malnutrition aigüe.  Parallèlement, les taux élevés de chômage des jeunes au Sahel ne font que renforcer l’attrait exercé par les idéologies violentes », a constaté Mme Sellassie.  Elle a souligné que la mise en œuvre de la Stratégie intégrée exigeait à la fois la volonté politique des gouvernements de la région sahélienne et des profonds changements sur les plans politique, économique et social.  Selon elle, l’une des leçons tirées de la crise malienne, c’est que les processus de démocratisation, qui se sont traduits par la tenue d’élections et d’efforts de décentralisation, doivent être complétés par des activités visant à renforcer les institutions et à mieux intégrer et administrer des sociétés plurielles.

« La multiplication des actes terroristes par Boko Haram dans le centre et le nord du Nigéria depuis 2013 pose maintenant une menace au Cameroun, au Niger et au Tchad. »  De plus, a mis en garde l’Envoyée spéciale, le conflit et l’effondrement des institutions de l’État en République centrafricaine (RCA) ont exacerbé les risques de connivence entre les groupes terroristes basés au Sahel et au Sahara, au Nigéria et dans la corne de l’Afrique et en Afrique de l’Est.  « La réalité sur le terrain, c’est que l’Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale forment un espace géopolitique contigu », où des réponses multidimensionnelles de moyen et de long termes à l’ensemble des menaces à la paix et à la sécurité devront être mises en œuvre de manière « collective » et « coordonnée », a suggéré Mme Sellassie.  Il faudrait ainsi une coopération plus étroite entre son Bureau et les Représentants du Secrétaire général pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

En novembre 2013, a-t-elle rappelé, les ministres des pays de la région avaient établi une plateforme de coordination pour le Sahel, axée sur la coordination de toutes les initiatives concernant le Sahel, avec une présidence tournante, qui est actuellement assurée par le Mali.  Depuis sa mise en place, les ministres des pays concernés se sont rencontrés à deux reprises et ont approuvé la feuille de route proposée par la présidence en exercice.  Ils se sont mis d’accord sur les mesures concrètes devant être prises pour améliorer la coordination.  En dépit de ces efforts, la plateforme s’est heurtée à des défis dans la promotion de la coopération régionale au Sahel, principalement en raison de l’émergence d’« interventions et de stratégies concurrentes » susceptibles de ralentir les progrès vers une stabilité et un développement durables de la région.  Il est donc plus que jamais nécessaire de soutenir la présidence en renforçant la coordination de tous les acteurs régionaux et internationaux concernés.  Il ne s’agit pas simplement d’échanges d’informations, a-t-elle expliqué.  Pour l’Envoyée spéciale, il faudrait évaluer les avantages comparatifs des gouvernements nationaux, des communautés économiques sous-régionales, de l’Union africaine et d’autres organisations multilatérales et institutions financières afin d’harmoniser les multiples stratégies en place.

« Si la communauté internationale n’améliore pas sa coordination, alors les ressources limitées qui ont été mises à disposition jusqu’à présent ne permettront pas d’obtenir les résultats escomptés.  Il faut agir vite et de manière coordonnée pour surmonter le cycle actuel des crises et avancer vers un avenir de stabilité et de développement dans la région », a conclu Mme Sellassie.

M. MAHAMAT ZENE CHERIF (Tchad) a affirmé que la région était confrontée à des problèmes humanitaires, de gouvernance et de développement, ainsi qu’aux effets néfastes de la sécheresse et de la désertification, une situation compliquée par les conflits et la présence de bandes armées et les trafics.   

En matière de gouvernance, il a salué les initiatives louables des Nations Unies et de leurs partenaires, notamment concernant les femmes, le renforcement de la cohésion sociale, la prévention des conflits, la création d’emplois, l’appui à l’atténuation des risques de vulnérabilité, l’aide aux institutions de défense des droits de l’homme.

Se félicitant notamment du déploiement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), en matière de stabilité, il a fait remarquer que la restauration de l’intégrité territoriale du Mali restait un défi majeur.  Les attaques terroristes contre les forces internationales et maliennes ne cessent de se multiplier et sont inacceptables, a-t-il souligné, en les condamnant. 

Il a également fait état des risques énormes pouvant remettre en cause la transition démocratique en Libye, qui devient, selon lui, un des terrains de prédilection des hors-la-loi de tout bord.  Le délégué tchadien s’est dit en outre préoccupé par les activités de Boko Haram au Nigéria.

La situation humanitaire demeure extrêmement précaire dans la région du Sahel, a ajouté le représentant, qui a plaidé en faveur d’une vaste campagne de résilience des populations.  Il faudrait accorder, a-t-il dit, une attention particulière aux femmes et aux jeunes. 

Le représentant tchadien a dit espérer que la Stratégie des Nations Unies pour le Sahel prendra en charge les principales priorités de développement.  M. Cherif a préconisé la création d’un groupe de travail formel comprenant les missions à New York des États du Sahel.

M. GÉRARD ARAUD (France) a déclaré que la Stratégie des Nations Unies pour le Sahel devrait viser trois objectifs: une approche transnationale, la coordination des efforts en faveur du Sahel et le fait que la Stratégie devrait déboucher sur des projets concrets dans tous les domaines.

Concernant l’approche transnationale, le représentant a souligné qu’il était essentiel d’adopter une approche commune à l’ensemble des agences des Nations Unies, fragmentée jusque-là, dans tous les domaines.  Le terrorisme fait son lit des problèmes de gouvernance et de développement et, inversement, les problèmes sécuritaires ont un impact négatif sur la croissance économique des États du Sahel, a-t-il argué.  Il a salué le travail accompli, depuis deux ans, par les Nations Unies, sous la coordination du Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique de l’Ouest, dont l’action a réellement permis de développer une approche régionale et intégrée des Nations Unies.

S’agissant de la coordination des efforts, le représentant a déclaré, à son tour, que la plateforme de coordination de la Stratégie du Sahel, mise en place, en novembre 2013, à l’occasion de la visite du Secrétaire général, était un « cadre unique ».  Présidée par le Mali pour deux ans, cette plateforme, dont les Nations Unies et l’Union européenne assurent le secrétariat, est la « seule instance qui réunit » tous les États de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb, ainsi que les organisations internationales et régionales concernées.

Pour ce qui a trait aux projets concrets, notamment dans le domaine de la gouvernance, M. Araud a estimé que l’année prochaine sera marquée par un nombre important d’élections au Sahel et en Afrique de l’Ouest, qui « constituent autant de tests pour la solidité de ces États ».  Il a indiqué que les Nations Unies avaient pour mission d’aider les États qui le souhaitent à organiser ces échéances de manière transparente et crédible.  Dans le domaine de la sécurité, il a rappelé l’implication directe de la France au Mali, à la demande des autorités de ce pays, ainsi que le Sommet de Paris de décembre 2013 pour la paix et la sécurité en Afrique.

En 2014, on estime à plus de 20 millions le nombre de personnes souffrant d’insécurité alimentaire dans la région, et 5 millions d’enfants sont menacés par un risque de malnutrition grave, a-t-il fait remarquer.  C’est pourquoi il faut soutenir le développement des espaces désertiques en tant qu’axe majeur des efforts internationaux, ainsi que le pastoralisme et le développement d’infrastructures permettant de désenclaver ces espaces.  À cet égard, il a jugé innovante la décision du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de lancer un appel consolidé pour le Sahel, de 2 milliards de dollars sur trois ans.  « C’est la première fois qu’une telle approche pluriannuelle est adoptée », s’est félicité M. Araud, en indiquant que la France, premier bailleur bilatéral dans la région, avait décidé d’augmenter son engagement qui atteindra 900 millions d’euros pour les années 2014-2015. 

M. NDUHUN GIREHE (Rwanda) a rappelé les défis multiples qui continuent de se poser aux pays de la région du Sahel, que ce soit sur le plan humanitaire ou sur le plan de la sécurité.  Tout en saluant la tenue de plusieurs réunions et le lancement d’initiatives au cours de la période à l’examen, le représentant a estimé que leur rythme devrait être accéléré.  Il a également insisté sur l’importance de l’appropriation nationale et de la volonté politique des États de la région pour garantir le succès de telles initiatives.  Le représentant rwandais s’est félicité de ce que le plan de mise en œuvre de la Stratégie pour la période 2014-2016 insiste sur la promotion de la cohésion sociale et la création d’emplois générateurs de revenus.  Le renforcement des capacités des États de la région est un « facteur de stabilité », a-t-il souligné.

S’agissant de la résilience, le délégué a également salué les priorités adoptées dans le cadre de la Stratégie, en regrettant toutefois qu’elles soient sous-financées.  Il a donc appelé les donateurs à honorer leurs promesses de contributions.  Le fléau d’un terrorisme « de plus en plus interconnecté » n’a pas épargné la région, a noté le représentant, qui a jugé qu’une réponse à l’échelle régionale s’imposait.  Toutes ces mesures ne seront couronnées de succès que si les États de la région et les organisations régionales et sous-régionales coopèrent pleinement à tous les niveaux.  À cet égard, le représentant du Rwanda s’est félicité du travail entrepris par l’Envoyée spéciale du Secrétaire général pour coopérer avec l’Union africaine en vue de donner un nouvel élan à la Stratégie pour le Sahel.

Mme PAIK JI-AH (République de Corée) a estimé que l’ONU et sa stratégie intégrée servaient de cadre précieux pour garantir une approche coordonnée face à des défis aussi complexes.  Elle a appelé à sa mise en œuvre efficace.  Il est important, a-t-elle estimé, de renforcer les capacités à long terme des gouvernements de la région du Sahel par le biais de la mise en œuvre de la Stratégie intégrée des Nations Unies.

De même, il convient d’assurer une cohérence générale et la complémentarité.  Enfin, la représentante a souligné la nécessité de placer un accent supplémentaire sur les femmes et les jeunes.  Il est essentiel que la communauté internationale maintienne son engagement à l’égard de la région du Sahel, a-t-elle souligné avant de conclure.

M. GARY QUINLAN (Australie) s’est également inquiété des derniers affrontements entre le Gouvernement et les groupes armés au nord du Mali, de la détérioration de la situation en Libye, et de l’impact croissant de Boko Haram.  Ces problèmes ne connaissent pas de frontières et c’est pourquoi les solutions doivent être globales.  À cet égard, la Stratégie intégrée fournit une véritable plateforme transrégionale pour relever les défis, a-t-il affirmé, en proposant d’axer la mise en œuvre de cette Stratégie sur ses trois piliers que sont la gouvernance, la sécurité et la résilience, avec une priorité accrue aux activités ayant l’impact le plus élevé.

M. Quinlan s’est dit encouragé par le leadership croissant de la région même, y compris par le biais de la plateforme ministérielle de coordination qui s’est réunie à Bamako, le mois dernier.  Il a aussi noté la création du G5 et souligné que la complémentarité et la bonne coordination entre toutes ces initiatives étaient vitales.

« L’Afrique est devenue un théâtre central de la lutte contre le terrorisme », a-t-il observé, avant de souligner que la nature évolutive du réseau Al-Qaida posait des menaces spécifiques à la région du Sahel.  Il a estimé, à cet égard, que les gouvernements des pays de la région devraient prendre les mesures nécessaires pour empêcher que les groupes de population les plus vulnérables, en particulier pour les jeunes qui sont très nombreux dans ces pays, ne soient pas entraînés dans la mouvance extrémiste.

M. Quinlan a déclaré, par ailleurs, que le Conseil de sécurité disposait d’un instrument essentiel pour s’attaquer à la menace d’Al-Qaida, à savoir le régime des sanctions.  L’efficacité d’un tel régime dépend, a-t-il prévenu, de la capacité des États affectés à l’utiliser en tant que partie intégrante de leurs stratégies nationales et régionales de lutte contre le terrorisme.  L’Australie, qui préside le Comité chargé des sanctions contre Al-Qaida, a œuvré au renforcement de la collaboration avec les autorités régionales en vue d’identifier les individus et entités à cibler.  Avant de conclure, M. Quinlan a rappelé que, depuis 2012, l’Australie avait consenti plus de 60 millions de dollars à l’aide humanitaire pour la région du Sahel.

M. EDUARDO GÁLVEZ (Chili) a souligné qu’il était important d’accorder une attention particulière à la coopération en vue de renforcer l’état de droit et les capacités institutionnelles.  Sa délégation se félicite, a-t-il dit, de la tenue de réunion d’information sur la bonne gouvernance, organisée dans le cadre du premier objectif de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel, en vue d’assister les nombreux pays de la région à préparer les élections prévues au cours des deux prochaines années.  Ces élections, a-t-il souligné, doivent être crédibles, transparentes et fiables.  Dans ce contexte, le Chili a mis l’accent sur la nécessité de garantir la participation pleine et effective des femmes aux processus électoraux, et salué le travail accompli dans ce domaine par le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest, ONU-Femmes et la CEDEAO.

Soulignant la complexité de la situation sécuritaire dans la région du Sahel, le représentant du Chili a noté une augmentation de 60% des attaques terroristes dans cette région et au Maghreb, au cours de la période 2012-2013, de même que la présence accrue de groupes extrémistes et jihadistes.  Ce n’est que par une réponse coordonnée axée sur l’échange de renseignements entre les différentes entités nationales qu’il sera possible de riposter efficacement contre de tels fléaux, a-t-il soutenu, en saluant, à cet égard, la première réunion des représentants des services de police, de douanes et de renseignements des 11 pays du Sahel et du Maghreb chargés du contrôle des frontières.

Le représentant chilien a émis l’espoir que l’élaboration, pour la première fois, d’un plan de trois ans visant à apporter une réponse multisectorielle intégrée à la situation humanitaire fragile de la région permettra de répondre aux demandes pressantes sur le terrain.  À une époque marquée par une « lassitude » des donateurs, il est nécessaire, a estimé le délégué chilien, de « repenser à des mécanismes permettant non seulement de répondre aux situations d’urgence, mais également de générer aussi des mécanismes, ou des associations, susceptibles de faire progresser le développement de la région.  Il a prévenu que si cela ne pouvait se faire, les organisations criminelles et extrémistes profiteraient de ce vide pour recruter au sein des groupes vulnérables, en particulier les jeunes.

M. MAHMOUD HMOUD (Jordanie) a déclaré que les trois piliers de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel, à savoir la bonne gouvernance, la sécurité et la résilience, étaient interdépendants.  Tout en reconnaissant qu’il incombait, en premier lieu, aux pays de la région du Sahel d’assurer leur développement durable et de protéger leurs populations, la communauté internationale doit cependant leur apporter un soutien, notamment par le biais de la Stratégie intégrée.  Les problèmes de sécurité auxquels ces pays se heurtent ne se limitent pas aux conflits civils, ils incluent également la criminalité transfrontalière organisée. 

Les revenus issus du trafic d’armes et du trafic de stupéfiants financent les activités des groupes terroristes opérant dans la région, a fait observer le représentant.  Pour faire face à une situation humanitaire difficile dans la région, des efforts concertés aux niveaux régional et international sont nécessaires, a-t-il dit.  Pour la Jordanie, toutes les parties prenantes doivent partager le « fardeau », « selon les points forts de chacun ».  Les efforts de la communauté internationale et des parties prenantes concernées supposent également un suivi et une évaluation constants afin d’adapter les modalités de la Stratégie à des défis en perpétuelle évolution.

Mme SYLVIE LUCAS (Luxembourg) a noté que depuis le début de l’année, la situation sécuritaire s’était détériorée au nord du Mali, en Libye ainsi qu’autour du lac Tchad, avec une multiplication des actes de violence par le groupe terroriste Boko Haram et des abus des droits de l’homme et des violences contre les civils mais également contre le personnel de la MINUSMA au Mali par AQMI, le MUJAO, Ansar Dine et Al Mourabitoune.

Ces groupes terroristes mais aussi les réseaux criminels qui sévissent dans la région constituent des menaces transfrontalières à la paix et à la sécurité qui sapent l’autorité des États et entravent les opportunités de développement de toute la région, a-t-elle poursuivi, en rappelant qu’aucun État n’est en mesure de contrer cette menace seul.  C’est pourquoi, a-t-elle précisé, le renforcement de la coopération régionale et le soutien de la communauté internationale sont nécessaires.  Elle a signalé que les récentes activités du nouveau Groupe des cinq pays du Sahel (G5), regroupant le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, les efforts en cours au niveau de la CEDEAO et la poursuite du processus de Nouakchott, initié par l’Union africaine, illustrent bien la volonté des pays de la région de renforcer leur coopération en matière de sécurité. 

Mais, au-delà de la sécurité, a-t-elle souligné, il importe qu’avec l’appui de la communauté internationale, les États du Sahel fassent des efforts soutenus pour trouver des solutions durables aux causes profondes de l’instabilité de la région, « ces causes qui ont permis aux réseaux criminels et aux groupes terroristes de prospérer ». 

Il s’agit, en particulier, de répondre à la crise humanitaire structurelle et de soutenir un développement économique et social durable et inclusif.  D’un autre côté, une attention particulière devra être accordée aux zones frontalières et aux infrastructures qui facilitent l’intégration régionale, a-t-elle suggéré, en préconisant en outre le renforcement de la démocratie, la mise en place d’une gouvernance favorable au développement, la promotion et la protection des droits de l’homme, la réconciliation et la décentralisation.

Mme Lucas a estimé, en effet, que la résilience des institutions démocratiques constituait un « rempart pour prévenir la radicalisation violente et l’émergence de conflits nationaux et régionaux.  Elle a proposé d’adopter une approche pragmatique, avec un rôle de « cheville ouvrière à la plateforme de coordination pour le Sahel, dont la présidence est assurée par le Mali pour 2013-2015 car, selon elle, cette plateforme a le mérite de répondre à l’impératif de l’appropriation nationale et régionale et d’être épaulée par un secrétariat technique.

M. PETER WILSON (Royaume-Uni) a rappelé que le Ministère britannique des affaires étrangères, M. William Hague, avait tenu une réunion à Londres, le 12 juin dernier, pour renforcer la coopération régionale dans la lutte contre Boko Haram dans la région du Sahel.  Les participants à la réunion ont mis en lumière le fait que les actions de Boko Haram avaient des répercussions au-delà du Nigéria et que la coopération en matière de renseignement était essentielle.  La complexité et la portée des problèmes de la région supposent des moyens importants, a-t-il également ajouté. 

Il appartient aux Nations Unies et à la communauté internationale d’adapter leurs réponses dans la région en fonction des besoins prioritaires.  Les trois piliers de la Stratégie intégrée des Nations Unies –gouvernance, sécurité et développement- sont étroitement liés, a-t-il expliqué, en notant que sans progrès de chacun d’entre eux il sera difficile d’avancer dans l’ensemble. 

Un an après la mise en œuvre de la Stratégie, il reste encore beaucoup à faire, a poursuivi le représentant, qui a notamment précisé que le Royaume-Uni versait 0,7% de son PIB à l’aide au développement et qu’il était prêt à jouer son rôle en la matière.

Mme MARÍA CRISTINA PERCEVAL (Argentine) a déclaré que le Sahel continuait de souffrir de conflits et de menaces à la paix et à la sécurité internationales pour lesquels aucune solution définitive n’a encore pu être trouvée.  Elle a rappelé, à cette occasion, qu’aucune religion ne pouvait être blâmée pour de telles situations.  L’instrumentalisation et la politisation des convictions religieuses peuvent, en revanche, les expliquer.  La représentante a estimé qu’il faudrait maintenir l’attention sur une approche régionale des problèmes qui se posent au Sahel et c’est pourquoi, a-t-elle estimé, la Stratégie intégrée des Nations Unies offre un cadre idéal pour venir en aide aux pays de la bande sahélienne.  À l’instar d’autres intervenants, la représentante de l’Argentine a insisté sur la nécessité d’assurer une meilleure coordination des initiatives prises aux niveaux national, régional et international.  Comme son homologue du Tchad, Mme Perceval a préconisé la création d’un groupe de travail associant l’ensemble des missions permanentes des États du Sahel auprès de l’ONU à New York.

M. DAVID B. DUNN (États-Unis) a affirmé que pour répondre de manière efficace aux défis importants de la région, il convenait de mettre en place des solutions régionales et inclure tous les acteurs concernés, notamment les organisations régionales, la société civile et les organisations non gouvernementales.

Le représentant des États-Unis a fait également attiré l’attention sur les actes criminels commis par le groupe Boko Haram qui ont fait, depuis le début de l’année, 1 800 victimes parmi les civils.  Défendant une approche unifiée concernant la crise au Nigéria, il a préconisé un renforcement de l’équipe spéciale et un accroissement des sanctions contre Boko Haram au niveau international.

La région du Sahel est confrontée depuis longtemps à des problèmes chroniques, a-t-il également expliqué, en insistant sur la destruction de l’environnement, la malnutrition et les difficultés rencontrées par les jeunes.  Si l’on n’agit pas rapidement, ces problèmes chroniques risquent de se traduire en véritables crises.  Il a cité, à cet égard, le programme « Rise » lancé par les États-Unis. 

Mme DAINIUS BAUBLYS (Lituanie) a mis l’accent sur la nécessité de la prévention de crises comme celles récemment survenues en Libye et au Mali en raison d’une faible gouvernance, de la porosité des frontières, des migrations illégales, du trafic d’armes, de l’augmentation des activités terroristes, en particulier celles de Boko Haram, et d’opportunités de développement limitées.

Il est crucial, a-t-elle dit, que les élections aient lieu en Libye dans les délais prescrits et que toutes les parties arrivent à un accord d’envergure sur la transition.  Les affrontements récents dans le nord du Mali montrent qu’il est urgent d’avancer dans le dialogue politique, a-t-elle affirmé, en avertissant que toute impasse risquait d’avoir des conséquences majeures sur la sécurité au Mali et la région.  Ces menaces sont exacerbées par une situation humanitaire préoccupante, ce qui exige un engagement international coordonné, tout en gardant à l’esprit qu’il incombe en premier lieu aux pays de la région d’instaurer la paix, la sécurité et le développement. 

La représentante a relevé que les Nations Unies jouaient un rôle de premier plan dans la coordination des efforts internationaux entrepris dans la région du Sahel.  L’Union européenne et la Banque mondiale, entre autres, fournissent, ainsi, une assistance financière en vue de traduire les engagements en actions sur le terrain.  Elle a salué l’établissement de la plateforme ministérielle de coordination et de deux autres initiatives régionales, ainsi que l’engagement du Burkina Faso, du Tchad, de la Mauritanie, du Niger et du Mali pour renforcer la coopération et à établir le G5-Sahel.

« Avec autant d’outils et d’initiatives visant à remédier aux causes profondes de la crise au Sahel, il est indispensable de veiller à la cohérence et d’éviter les chevauchements », a-t-elle recommandé.  La Réunion de haut niveau, qui s’était tenue en février dernier à Bruxelles, avait reconnu que la plateforme de coordination pour le Sahel devrait devenir le mécanisme global de coordination afin de garantir les synergies entre les diverses stratégies et approches sur le Sahel.  Avant de conclure, elle a appelé à ce que le Conseil de sécurité demeure régulièrement informé des réalisations dans la mise en œuvre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel.

M. WANG MIN (Chine) a rappelé que, grâce aux efforts des pays de la région du Sahel et de la communauté internationale, notamment ceux qu’elle avait déployés à travers la Stratégie intégrée des Nations Unies, la situation est restée relativement stable au cours de la période considérée, permettant ainsi la poursuite de la croissance économique.  Toutefois, les pays du Sahel continuent d’être confrontés à des défis multiples, a fait remarquer le représentant, en citant un développement inégal, la propagation du terrorisme et la persistance de crises humanitaires aigues.  Pour faire face à de telles menaces, les processus politiques doivent être renforcés, grâce à des mécanismes de coordination régionaux, ainsi que les capacités des pays dans le domaine sécuritaire, a estimé le représentant.  Sa délégation se félicite ainsi des efforts déployés en ce sens, au cours de ces dernières années, par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

M. KAYODE LARO (Nigéria) a estimé que l’exposé de l’Envoyée spéciale et le rapport du Secrétaire général montraient que des défis considérables persistaient dans la région du Sahel.  En matière de gouvernance, davantage doit être fait par les pays du Sahel pour une plus grande ouverture et favoriser la participation des groupes marginalisés, comme les femmes et les jeunes. 

Il a fait observer que la sécurité des États, les réformes nationales, le développement économique avaient été tous affectés négativement par des institutions fragiles et l’insécurité des frontières.

Il est nécessaire de renforcer les institutions de l’État, ainsi que la sécurité, a-t-il souligné, en précisant que la coopération des États voisins exigeait une bonne gestion des frontières.

Les activités de groupes terroristes et de bandes armées, tels que Boko Haram ou des groupes affiliés à Al-Qaida contribuent à aggraver cette situation, a-t-il dit.  Un État ne peut, seul, faire face à ces défis sécuritaires, a-t-il rappelé, en ajoutant qu’à cet égard, la coopération des pays de la région et la coopération internationale étaient indispensables.

Concernant la résilience, il a encouragé les Nations Unies et la communauté internationale à accorder une attention particulière à la situation humanitaire qui prévaut actuellement dans les pays de la région du Sahel.

M. PETR V. ILIICHEV (Fédération de Russie) a noté, à son tour, les liens étroits et complexes qui existent entre gouvernance, sécurité et résilience dans les pays de la région du Sahel, qui demeurent confrontés à de nombreuses menaces.  Les efforts déployés dans le cadre de la plateforme de coordination, a-t-il estimé, peuvent aider à prendre des mesures concrètes à condition d’éviter les doublons.  Il incombe aux pays de la région du Sahel eux-mêmes d’assurer la réalisation des priorités établies par la Stratégie intégrée des Nations Unies, a insisté le représentant.  Il s’est inquiété de constater que le chaos en Libye « continue de déborder bien au-delà des frontières du pays ».  La crise au Mali, quant à elle, n’offre aucun signe d’optimisme, a-t-il noté.  La communauté internationale et les pays concernés peuvent cependant accomplir de réels progrès grâce à la mise en œuvre de la Stratégie intégrée.

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