Cinquième Commission: les délégations s’inquiètent du retard et des 155,3 millions de dollars de coûts supplémentaires de la rénovation du Siège de l’ONU

20 mars 2014
AG/AB/4101

Cinquième Commission: les délégations s’inquiètent du retard et des 155,3 millions de dollars de coûts supplémentaires de la rénovation du Siège de l’ONU

20/3/2014
Assemblée générale
AG/AB/4101
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Cinquième Commission                                       

Première partie de la reprise de session                   

31e séance – matin                                         

CINQUIÈME COMMISSION: LES DÉLÉGATIONS S’INQUIÈTENT DU RETARD ET DES 155,3 MILLIONS DE DOLLARS

DE COÛTS SUPPLÉMENTAIRES DE LA RÉNOVATION DU SIÈGE DE L’ONU

La Commission recommande la nomination de MM. Edward Faris et Shigeki Sumi

au Comité des contributions et de Mme Patricia Arriagada au Comité des questions d’audit

La Cinquième Commission, chargée des questions administratives et budgétaires, a entendu, ce matin, la représentante de la Bolivie, qui s’exprimait au nom du Groupe des 77 et de la Chine, et les représentants de l’Union européenne, des États-Unis et du Japon, s’inquiéter des retards accumulés dans la conduite des travaux de la rénovation du Siège des Nations Unies dont la conclusion est à présent prévue en novembre 2015 au lieu de septembre 2014.  Du fait que les permis demandés à la ville de New York par les responsables du plan-cadre d’équipement pour faciliter la poursuite des travaux ne leur ont pas été accordés, l’aménagement des entrées du Siège au niveau des 42e et 48e Rues pourrait encore attendre 18 mois, tandis que la rénovation des bâtiments de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld et de l’annexe sud est bloquée pour des considérations sécuritaires. 

Les délégations se sont aussi inquiétées que le Secrétaire général n’ait pas avancé de propositions concrètes concernant le financement de 155,3 millions de dollars de dépenses supplémentaires -dont 140,3 millions au titre des coûts connexes et 15 millions au titre du centre informatique auxiliaire– qui sont venus s’ajouter au budget total de 2 215 milliards de dollars initialement prévus pour mener l’ensemble des travaux qui ont débuté en 2008. 

Le représentant de l’Union européenne a dit que les coûts actuels représentaient une augmentation de 26% par rapport au coût initial de 1 876,7 millions de dollars arrêté en 2011.  Il a exhorté le Secrétariat à accélérer la rénovation du Siège sans coût additionnel.  Le Secrétaire général adjoint à la gestion, M. Yukio Takasu, qui présentait les rapports du Secrétaire général 1 et 2, a précisé que les ressources du Compte du plan-cadre d’équipementseront épuisées en juin 2014, et qu’il ne sera pas possible de terminer les travaux de rénovation dans les délais si de nouveaux financements ne sont pas disponibles.

Sur le coût total de la rénovation, estimé à 2 215 milliards de dollars, 2 150 milliards de dollars sont déjà budgétisés de la manière suivante: 1 876,7 millions de dollars de crédits totaux ouverts de 2004 à 2011, auxquels s’ajoutent 159,4 millions d’intérêts et de réserve, et 113,9 millions de dollars de contributions volontaires (dons).  Une portion, pas encore financée, de 65 millions de dollars, concerne la rénovation des bâtiments de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld et de l’annexe sud, situés le long de la 42e Rue. 

Mais cette dernière rénovation est bloquée en raison de considérations sécuritaires.  En effet, alors que les experts de l’ONU ont demandé la fermeture de la bretelle de sortie du boulevard périphérique longeant l’East River (Franklin Delanoë Roosevelt East River Drive) à hauteur de la 42e  Rue, la Représentante permanente des États-Unis, pays hôte du Siège de l’Organisation des Nations Unies, a indiqué le 24 février qu’il ne serait pas possible de fermer ou de déplacer cette bretelle routière.

Concernant la hausse des coûts des travaux, le représentant des États-Unis à la Cinquième Commission a regretté que les demandes de budget supplémentaire arrivent alors que les États Membres vivent une période de restrictions budgétaires et de crises financières.  Pour résoudre les problèmes financiers du plan-cadre d’équipement, il a proposé que le Secrétaire général examine tous les contrats et marchés passés avec les fournisseurs, afin d’envisager des possibilités de réduction des coûts, sans que pour autant la qualité des travaux ne soit affectée, et qu’on envisage des parrainages avec les États Membres qui pourraient prendre en charge certains aspects des travaux. 

Présentant le rapport3 du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB), son Président, M. Carlos Gabriel Ruiz Massieu Aguirre, a jugé indispensable de disposer de réponses sur les moyens nécessaires pour assurer le financement des dépenses supplémentaires avant que les fonds soient épuisés en juin 2014.  À l’instar du CCQAB, la représentante du Groupe des 77 et de la Chine s’est étonnée que le Secrétaire général n’ait pas apporté les précisions attendues par l’Assemblée générale pour que puissent être réglés les problèmes de sécurité relatifs aux bâtiments de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld et de l’annexe sud.

Réagissant aux interventions des délégations, le Secrétaire général adjoint à la gestion a indiqué que si les travaux de réhabilitation du bâtiment de l’Assemblée générale et des sous-sols doivent être achevés dans les temps, la date de conclusion du renforcement du dispositif de sécurité sur la 1re  Avenue, dont la pose d’une rangée de bornes de protection et la construction d’un nouveau bâtiment destiné aux contrôles de sécurité à l’entrée des piétons, située sur la même avenue entre les 42e et 43e Rues, dépend de la délivrance de permis par la ville de New York.  Pour cette raison, a-t-il dit, je suis incapable de vous soumettre la date de conclusion de ces travaux.

En début de réunion, la Commission administrative et budgétaire a recommandé4 à l’Assemblée générale de nommer M. Edward Faris, des États-Unis, au Comité des contributions, en remplacement de sa compatriote, Mme Susan M. McLurg, qui a démissionné depuis le 24 octobre 2013.  Dans la même veine, M. Shigeki Sumi, du Japon, a été recommandé au Comité des contributions pour y remplacer son compatriote, M. Kazuo Watanabe, dont la démission prendra effet le 31 mars 2014.  Ces deux nominations prendront effet, après leur approbation par l’Assemblée générale, pour un mandat qui prendra fin le 31 décembre 2015.

La Commission a d’autre part recommandé5 à l’Assemblée générale de nommer Mme Patricia Arriagada, du Chili, pour pourvoir un siège vacant au Comité consultatif indépendant pour les questions d’audit pour un mandat qui prendra effet dès sa désignation par l’Assemblée générale, et ce jusqu’au 31 décembre 2016. 

La prochaine réunion de la Cinquième Commission sera annoncée dans le Journal des Nations Unies.

1A/68/352/Add.2

2A/68/352/Add.3

3A/68/797

4A/68/102/Add.1

5A/68/106/Add.2

PROJET DE BUDGET-PROGRAMME POUR L’EXERCICE BIENNAL 2014-2015

Mise à jour du onzième rapport annuel sur l’état d’avancement de l’exécution du plan-cadre d’équipement

Rapport du Secrétaire général ( A/68/352/Add.2)

Ce rapport fait le point sur l’état d’avancement du projet depuis août 2013.  La mise à jour des informations se rapportant aux dépenses connexes pour la période allant de 2008 à 2013, telle que la demande en a été formulée au paragraphe 20 de la section IV de la résolution 68/247 de l’Assemblée générale, fait l’objet d’un additif distinct (A/68/352/Add.3).  Les décisions que l’Assemblée générale est appelée à prendre sont énoncées à la section VII de ce rapport.  L’Assemblée générale devrait prier le Secrétaire général de continuer à tenter de régler les problèmes relatifs au périmètre de sécurité avec le pays et la ville hôtes; et prendre une décision concernant le financement des dépenses connexes accumulées et du coût du centre informatique auxiliaire au mois de mars 2014.

L’Assemblée générale a approuvé un budget global de 2,150 milliards de dollars.  Ce montant de 2 150 milliards de dollars se décline en 1 876,7 millions de dollars, total des crédits ouverts de 2004 à 2011, auxquels s’ajoutent 159,4 millions d’intérêts courus et réserve opérationnelle et 113,9 de contributions volontaires.  Le coût du projet total est estimé à 2 215 millions de dollars, y compris la portion non financée du projet, qui s’élève à 65 millions de dollars, qui inclut le coût de la rénovation des bâtiments de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld et de l’annexe sud, qui reste inscrite au budget actuel du projet conformément à la décision de l’Assemblée générale.   

Les travaux de rénovation qui restaient à réaliser ont progressé rapidement et dans les délais fixés en ce qui concerne les trois grands volets ci-après: a) le bâtiment de l’Assemblée générale; b) les sous-sols; et c) le renforcement du dispositif de sécurité sur la ère Avenue, dont une rangée de bornes de protection et un nouveau bâtiment destiné aux contrôles de sécurité à l’entrée des piétons, sur la même avenue, entre les 42e et 43e Rues.

Néanmoins, les travaux de rénovation aux entrées de la voie de desserte situées sur les 42e et 48e Rues n’ont pas commencé en raison de problèmes liés à la délivrance de permis par la ville hôte. 

Alors que les dépenses connexes (140,3 millions de dollars) et le coût du centre informatique auxiliaire (15,0 millions de dollars, s’élèvent en tout à 155,3 millions de dollars qui n’ont pas été pris en compte dans le budget initial du plan-cadre d’équipement, le Secrétaire général explique que ces dépenses ne peuvent en aucun cas être absorbées par le budget approuvé du plan-cadre d’équipement.  Il estime donc qu’il faut que l’Assemblée générale prenne une décision sur le financement des dépenses connexes accumulées et du coût du centre informatique auxiliaire durant la première partie de la reprise de sa session en 2014, faute de quoi le projet ne pourra être achevé en 2014.  En particulier, la rénovation du bâtiment de l’Assemblée générale ne pourra être achevée, et la salle de l’Assemblée générale ne pourra être utilisée pour le débat général de septembre 2014.

Montant définitif des dépenses connexes de la période de 2008 à 2013: Rapport du Secrétaire général ( A/68/352/Add.3)

Le présent additif est présenté en application du paragraphe 20 de la section IVde la résolution 68/247, où l’Assemblée générale a prié le Secrétaire général de lui rendre compte du montant définitif des dépenses connexes de la période de 2008 à 2013 durant la première partie de la reprise de sa soixante-huitième session.  Il convient de rappeler que l’Assemblée a souscrit à la recommandation du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (A/68/551, par. 62) tendant à ce qu’elle examine le financement des dépenses connexes à la première reprise de sa session en 2014.  Le Secrétaire général donne ci-après des informations sur les faits nouveaux survenus depuis la publication du onzième rapport annuel sur l’état d’avancement de l’exécution du plan-cadre d’équipement et de l’additif 1 y afférent (A/68/352 et Add.1) et indique à cet égard qu’au 10 février 2014, le montant des dépenses connexes pour la période de 2008 à 2013 s’élevait à 140 253 300 dollars (cent quarante millions deux cent cinquante-trois mille et trois cents dollars).

Les dépenses afférentes aux activités associées au plan-cadre d’équipement (« dépenses connexes ») et celles relatives au centre informatique auxiliaire (15 millions de dollars) n’étaient pas prévues dans le budget initial du plan-cadre.  Conformément à la volonté de l’Assemblée, depuis 2008, elles sont couvertes par les fonds en espèces du projet.  Le Secrétaire général rappelle que ces dépenses ne peuvent être absorbées par le budget approuvé pour le plan-cadre d’équipement.  L’Assemblée générale doit donc prendre une décision sur le financement de l’ensemble des dépenses connexes et des dépenses relatives au centre informatique auxiliaire car, si la trésorerie n’est pas reconstituée, le projet ne pourra pas être achevé en 2014.

Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires ( A/68/797)

S’agissant du calendrier du projet, le CCQAB constate avec inquiétude que la date de fin des travaux prévue au titre du plan-cadre d’équipement a été reportée d’un an.  Il recommande que le Secrétaire général donne à l’Assemblée générale, au moment où elle examinera les additifs 2 et 3 au onzième rapport annuel, des explications sur les retards pris dans les travaux des entrées situées sur les 42e et 48e  Rues, en particulier sur la planification des demandes de permis présentées par le Bureau chargé du plan-cadre d’équipement.  En outre, il recommande à l’Assemblée de prier le Secrétaire général de lui rendre compte de ce qu’il prévoit de faire pour la gestion et la supervision des travaux aux entrées situées sur les 42e et 48e  Rues, qui ont été reportés, et notamment de la possibilité de raccourcir la durée des travaux, actuellement établie à 18 mois, et de confirmer la date de la fermeture du Bureau chargé du plan-cadre d’équipement, dans le douzième rapport annuel qu’il présentera sur l’état d’avancement de l’exécution du plan-cadre d’équipement.

Pour ce qui est des dépenses et trésorerie, le CCQAB note que lesolde de trésorerie au début février 2014 se montait à 231 millions de dollars, y compris le solde des intérêts créditeurs et de la réserve opérationnelle, soit un montant de 159,4 millions de dollars et qu’il devrait être entièrement utilisé vers la fin de juin 2014.  Le CCQAB note qu’en l’absence d’une décision de l’Assemblée sur le financement des dépenses connexes et des contrats relatifs au centre informatique auxiliaire, le solde disponible tomberait à un niveau critique, ce qui empêcherait le Secrétariat de faire en sorte que les travaux de rénovation du bâtiment de l’Assemblée générale soient achevés dans les délais.

Pour ce qui est du financement des dépenses connexes et du coût du centre informatique auxiliaire, le CCQABa sollicité les vues du Secrétaire général sur les formules concrètes et optimales qui s’offrent pour le financement des dépenses accumulées.  Le CCQAB a été informé que, de l’avis du Secrétaire général: a) la formule la plus simple serait de transformer en crédit pour l’exécution du plan-cadre d’équipement en 2014, la somme qui entrait dans le cadre de l’autorisation d’engagement de dépenses pour financer les dépenses connexes accumulées et le coût du centre informatique auxiliaire; b) à défaut, dans sa quête d’autres solutions, l’Assemblée générale souhaitera peut-être examiner les recommandations initiales du Secrétaire général (A/62/799 et (A/63/582), qui consistaient à financer ces dépenses au moyen du budget-programme; et c) la solution optimale serait de doter le projet prévu dans le plan-cadre d’équipement de liquidités par l’ouverture de crédits à mettre en recouvrement auprès des États Membres.

Le Comité consultatif note que, si des crédits devaient être ouverts au titre du projet prévu dans le plan-cadre d’équipement (au lieu du budget ordinaire) pour financer les dépenses connexes accumulées et le coût du centre informatique auxiliaire sans être immédiatement mis à recouvrement, le recours au Fonds de roulement et au Compte spécial comme mécanisme de financement relais nécessiterait l’approbation de l’Assemblée à titre exceptionnel.

Étant donné que la clôture des comptes pour l’exercice clos le 31 décembre 2013 se poursuit et ne sera achevée qu’à la fin de mars 2014 et que le transfert des responsabilités au sein du Bureau des services centraux d’appui prévu en 2013 a été remis à 2014 en raison de retards (voir par. 13 et 14), le Comité consultatif recommande que le Secrétaire général fournisse les informations les plus récentes sur le montant définitif des dépenses connexes à l’Assemblée générale à la première reprise de sa soixante-huitième session (mars 2014).  Le Comité recommande en outre que l’Assemblée décide d’ouvrir, sur la base des informations les plus récentes fournies par le Secrétaire général, des crédits pour financer les dépenses connexes accumulées et le coût du centre informatique auxiliaire avant l’épuisement de la trésorerie du plan-cadre d’équipement.

Pour ce qui est de la réhabilitation des bâtiments de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld et de l’annexe sud, le rapport indique qu’ila été indiqué au CCQAB qu’il n’était pas prévu de démolir les bâtiments de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld et de l’annexe sud.  Le CCQAB a de nouveau demandé, mais en vain, des renseignements sur ce qui était prévu pour continuer à utiliser les deux bâtiments et quelles fonctions résiduelles pourraient éventuellement y être conservées en permanence, et il a aussi demandé combien de temps encore, selon le Département de la sûreté et de la sécurité, le personnel pourrait continuer à être logé dans ces deux bâtiments et quelles mesures pourraient être prises pour les rendre plus sûrs.  Le CCQAB a été informé, le 17 mars 2014, que, le 24 février 2014, le Secrétariat avait reçu de la Représentante permanente du pays hôte auprès de l’ONU une lettre dans laquelle celle-ci indiquait qu’il ne serait pas possible en fait de fermer ou déplacer la bretelle de sortie du FDR Drive.

Le Comité consultatif regrette que ce projet n’ait guère de chances de fournir les travaux initialement prévus dans la limite du budget approuvé par l’Assemblée générale pour la rénovation des bâtiments de la Bibliothèque et de l’annexe sud et dans les délais retenus pour son exécution, dont la date d’achèvement est à présent reportée à novembre 2015.

Déclarations

Mme DAYANA ANGELA RIOS REQUENA (Bolivie), s’exprimant au nom du Groupe des 77 et de la Chine (G77), a rappelé que le G77 et la Chine ont toujours insisté sur le fait que le plan-cadre d’équipement devrait être achevé dans les délais impartis, dans le respect des allocations budgétaires arrêtées, sans que la portée initiale du projet ne soit changée et sans que ne soit compromise la qualité finale des travaux.  Concernant la rénovation du bâtiment de l’Assemblée générale, la représentante a souhaité qu’une évaluation des dépenses effectuées soit menée, à la lumière des décisions prises précédemment par l’Assemblée générale, et qui avaient trait aux coûts des travaux de ladite rénovation.  En ce qui concerne les travaux relatifs aux bâtiments de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld et à l’annexe sud, Mme Rios a dit que le Groupe des 77 et la Chine ressentaient une certaine inquiétude due au fait que, face aux difficultés rencontrées, le Secrétariat n’a pas présenté d’alternatives viables pour mener à bien ce projet.  « Nous ne pouvons accepter que les solutions pour la réalisation totale des travaux inhérents au plan-cadre d’équipement soient conditionnées par la solution à trouver à une question actuellement examinée par la Cinquième Commission », a-t-elle relevé.  Elle a ajouté que le G77 ne va pas considérer les travaux du plan-cadre d’équipement comme étant achevés tant que les bâtiments de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld et de l’annexe sud n’auront pas été rénovés.

Mme Rios a ensuite pris note du refus du pays hôte de fermer la bretelle de sortie de la voie périphérique longeant l’East River, (FDR Drive), qui débouche sur la 42e  Rue, alors que le Secrétariat en avait fait la requête pour des raisons de sécurité.  Elle a invité le Secrétariat à continuer de collaborer avec le pays hôte pour trouver une solution acceptable à cette situation.  Elle a également exprimé son inquiétude face aux retards observés dans l’attribution des permis de construction par les autorités du pays hôte, notamment en ce qui concerne les travaux relatifs aux entrées du Siège se situant sur la 42e et la 48e  Rues, toutes sur la 1re  Avenue.  À ce propos, elle a rappelé que des décisions pertinentes de l’Assemblée générale ont relevé les bénéfices et avantages dont jouissent les pays hébergeant les bureaux des Nations Unies, et elle a souligné que ces pays d’accueil devraient mieux soutenir les sièges et bureaux des Nations Unies installés sur leur territoire.  Mme Rios a en outre rappelé que l’intégrité architecturale du complexe des Nations Unies devrait être préservée, et elle s’est, dans ce contexte, félicitée du projet de démolition du bâtiment temporaire érigé sur la pelouse nord de l’enceinte du Siège, qui devra être menée en 2015, ce qui est conforme aux termes de la résolution 65/269 de l’Assemblée générale.  Elle a enfin indiqué que le Groupe des 77 et la Chine étaient préoccupés par le manque d’intérêt dont semble faire preuve le Secrétariat concernant l’attribution de locaux devant abriter le bureau du Groupe dans le bâtiment nouvellement rénové du Siège.  Elle a rappelé que cet espace devrait avoir les mêmes dimensions que celui qu’occupaient le Groupe des 77 avant la rénovation.

M. GERTON VAN DEN AKKER, représentant de l’Union européenne, a remercié le Secrétaire général adjoint à la gestion pour la présentation qu’il a faite à la Commission concernant la mise à jour de l’état d’avancement des travaux du plan-cadre d’équipement et pour les informations qu’il a fournies concernant les dépenses connexes pour la période allant de 2008 à 2013.  Le représentant de l’Union européenne a souhaité mettre l’accent sur le calendrier de mise en œuvre du projet de rénovation du Siège, la situation financière, et les enseignements à tirer pour les constructions de locaux à effectuer dans l’avenir.

En ce qui concerne le calendrier, M. Van den Akker s’est dit très inquiet que la date d’achèvement de la réhabilitation du Siège ait été repoussée d’un an.  Dans ce contexte, il a indiqué que l’Union européenne partageait les inquiétudes du CCQAB sur la question, avant de demander des explications sur les nouveaux retards annoncés pour la conduite des travaux d’aménagement des entrées situées sur la 42e et la 48e Rues.  Il a demandé que des propositions soient faites pour réduire le temps nécessaire (actuellement fixé à 18 mois) à la conclusion des travaux de réhabilitation.  Il a souhaité obtenir plus d’informations sur les moyens qui permettraient de réduire la durée de 18 mois proposée pour la conclusion des travaux de réhabilitation.  Il a aussi demandé que des détails soient fournis à la Cinquième Commission et aux États Membres, concernant les retards dans le transfert des activités au Bureau des services centraux d’appui.  M. Van Den Akker a aussi voulu que des précisions soient fournies sur la date de clôture effective du Bureau chargé du plan-cadre d’équipement.  Il a invité le Secrétariat à tout mettre en œuvre pour s’en tenir aux délais initiaux, et ceci, sans coûts additionnels.

Pour ce qui est de la situation financière du projet, il s’est inquiété du niveau élevé du montant des dépenses supplémentaires, qui se traduit par une augmentation de 26% du coût initial du projet, qui était de 1,876 milliard de dollars.  La hausse est de 155,3 millions de dollars de dépenses connexes (140,3 millions de dollars de travaux et 15 millions de dollars pour la mise en place du centre informatique auxiliaire.  Il a rappelé que les États Membres se sont entendus pour utiliser les intérêts des ressources du Fonds de réserve opérationnelle.  

S’agissant de la réhabilitation des bâtiments de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld et de l’annexe sud, le représentant a indiqué que l’Union européenne soutenait les questions posées par le CCQABsur les alternatives qu’il serait possible de mettre en œuvre pour reloger les fonctions actuellement hébergées dans différents bâtiments, indépendamment des besoins en locaux qui se poseront sur le long terme au Siège.  Il a dit que le financement de ces alternatives doit être clarifié par le Secrétariat.  Le représentant de l’Union européenne a partagé l’avis du CCQAB selon lequel le Secrétaire général devrait veiller à ce que le Bureau chargé du plan-cadre d’équipement soit fermé progressivement à mesure que seront achevées les activités restantes du projet, c’est-à-dire en novembre 2015 selon les estimations actuelles, et non à la mi-2015 comme prévu.  Il a souhaité que l’existence de ce Bureau ne soit pas prolongée pour assurer la planification et la gestion des solutions qui seront adoptées dans le futur pour résoudre la question du recasement ou non de la Bibliothèque et celle de la rénovation de l’annexe sud.     

M. SHO ONO (Japon) a déploré les retards avec lesquels les rapports et documents de travail de la Cinquième Commission sont transmis aux États Membres.  C’est une situation, a-t-il expliqué, qui affecte le temps consacré à l’examen des questions de grande importance dont traite la Commission.  Il a souhaité en outre que la Commission puisse envisager des solutions pour faire face à la rallonge budgétaire, d’un montant de 156 millions de dollars, requise pour prendre en compte les nouvelles dépenses liées au plan-cadre d’équipement.

M. JIHOON KIM (République de Corée) s’est dit encouragé d’apprendre que le projet de réhabilitation du Siège des Nations Unies arrive à sa dernière phase et que la prochaine session de l’Assemblée générale, qui s’ouvrira en septembre 2014, se tiendra dans un grand hall totalement rénové.  Le représentant coréen a cependant estimé que la Commission et les États Membres sont à un stade critique en ce qui concerne les dépenses supplémentaires liées aux retards constatés dans l’exécution des travaux de rénovation du Siège.  Compte tenu des déficits prévisibles qui vont apparaître dans le compte du plan-cadre d’équipement d’ici au mois de juin, M. Kim a appelé à la mise en place d’un mécanisme de financement pouvant assurer le relais.  Il a exhorté les États Membres à faire preuve de sagesse collective et de financer les dépenses connexes.  Nous ne devons absolument pas faire preuve de faiblesse en terme de discipline budgétaire et devons tout faire pour nous assurer que la réhabilitation du Siège de l’ONU ne deviendra pas une charge trop lourde pour les États Membres, dont la plupart font face à des difficultés économiques et financières, a déclaré M. Jihoon Kim.

M. STEPHEN LIEBERMAN (États-Unis) a dit attendre avec intérêt l’ouverture de la soixante-neuvième Assemblée générale dans le bâtiment rénové, et a aussi souhaité voir le plan-cadre d’équipement s’achever en 2015.  Évoquant la question des fonds additionnels, de 156 millions de dollars, requis par le Secrétariat, il a dit que sa délégation était inquiète de savoir que le bâtiment de l’Assemblée générale ne pas être prêt en septembre prochain.  Il a relevé que les demandes de budget supplémentaire arrivent quand les États Membres vivent des situations financières délicates.  Il a estimé que les États-Unis se sont toujours acquittés de leurs obligations en ce qui concerne le soutien financier à apporter à l’Organisation.  Pour résoudre le problème financier affectant le plan-cadre d’équipement, il n’y a pas de solution miracle, a-t-il souligné.  Il a néanmoins proposé que le Secrétaire général examine tous les contrats passés avec les fournisseurs, afin d’envisager des possibilités de réduction des coûts, sans que pour autant la qualité des travaux ne soit affectée.  Le représentant a aussi suggéré que le Secrétaire général puisse envisager des parrainages par les États Membres, qui pourraient prendre en charge certains aspects des travaux.  Il a précisé que le projet de rénovation du Siège, évalué à 2 milliards de dollars, n’a pour l’instant reçu que 114 millions de contributions volontaires, y compris 100 millions de dollars versés pour des questions de sécurité offerts par les États-Unis.  Il a invité le Secrétariat à être pragmatique et à envisager des solutions innovantes, tout en exploitant les conseils du CCQAB.    

Concernant les travaux relatifs aux bâtiments de la Bibliothèque Dag Hammarskjöld et de l’annexe sud, M. Lieberman a rappelé que la fermeture de la bretelle de sortie du boulevard périphérique Franklin Delanoë Roosevelt (FDR Drive), qui débouche sur la 42e  Rue et la 1re  Avenue n’était pas faisable.  Il a plaidé pour qu’une solution soit trouvée afin de reloger ailleurs la Bibliothèque et le restaurant principal du Siège des Nations Unies.  Il a souhaité que la Commission puisse à cet effet envisager des solutions viables, peu coûteuses, et qui ne nuiraient pas au bon fonctionnement de l’Organisation.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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