La cinquante et unième session de la Commission du développement social s’ouvre le 6 février avec pour thème: « L’autonomisation des plus défavorisés et des plus vulnérables »

4 février 2013
SOC/4799/Rev.1

La cinquante et unième session de la Commission du développement social s’ouvre le 6 février avec pour thème: « L’autonomisation des plus défavorisés et des plus vulnérables »

04/02/2013
Communiqué de presse
SOC/4799/Rev.1
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Communiqué de base


LA CINQUANTE ET UNIÈME SESSION DE LA COMMISSION DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL S’OUVRE LE 6 FÉVRIER

AVEC POUR THÈME: « L’AUTONOMISATION DES PLUS DÉFAVORISÉS ET DES PLUS VULNÉRABLES »


(Adapté de l’anglais)


Donner aux indigents et aux personnes les plus vulnérables de la société les moyens de se sortir de la pauvreté contribue aux efforts menés en vue de la réalisation des objectifs mondiaux de développement.  C’est ce que relève le Secrétaire général dans un rapport qui sera examiné au cours de la session 2013-2014 de la Commission du développement social, dont le thème prioritaire est: « Promouvoir l’autonomisation dans les domaines de l’élimination de la pauvreté, de l’intégration sociale, du plein emploi et d’un travail décent pour tous ».


Précédée du Forum de la société civile, qui se tient mardi 5 février, la session de la Commission du développement social s’ouvrira le lendemain, mercredi le 6 février pour se terminer le vendredi 15 février.  Les journées de travaux seront rythmées par la tenue de tables rondes de haut niveau et l’organisation d’une trentaine de manifestations parallèles.  Cinq projets de résolution seront présentés, ainsi que les recommandations du Forum de la société civile sur la promotion de l’autonomisation des personnes en vue d’atteindre les objectifs de développement social.


Près de 80% de la population mondiale n’a toujours pas accès à la protection sociale, en dépit des progrès réalisés dans ce domaine, indique le rapport du Secrétaire général portant sur le thème prioritaire de la session (document publié sous la cote E/CN.5/2013/3).  Les opportunités très limitées qui existent dans les domaines social, politique et économique engendrent un sentiment d’impuissance pour les personnes vivant dans la pauvreté, face à des possibilités d’amélioration de leur situation qui semblent pratiquement inexistantes, relève le Secrétaire général.


Selon son rapport, même si plus de 600 millions de personnes à travers le monde sont sorties de la pauvreté depuis 1990, 1 milliard de personnes continuent à se battre pour pouvoir atteindre à leur tour cet objectif d’ici à 2015, date butoir qui a été fixée pour parvenir à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  Des progrès sont possibles si l’on intègre l’autonomisation des plus pauvres dans les projets les concernant, estime néanmoins le Secrétaire général.


Une des leçons apprises sur la voie de la réalisation des OMD est qu’il ne faut pas négliger l’importance cruciale de l’investissement dans les personnes.  Les partenariats avec les agences de l’ONU ont contribué à faire sortir de la pauvreté les personnes handicapées en Éthiopie, à donner l’accès à l’eau aux habitants des bidonvilles du Kenya, et à faire enregistrer 1 million d’hectares de terres appartenant à des autochtones boliviens et philippins. 


Toutefois, le rapport du Secrétaire général fait remarquer que la crise économique et la hausse des prix de l’alimentation et du pétrole ont eu pour conséquence de ralentir la tendance à la baisse des niveaux de pauvreté.  Il signale que, globalement, 200 millions de personnes en âge de travailler étaient au chômage à la fin de 2011, ce qui représente une hausse de 27 millions de personnes par rapport à 2007.  Il ajoute que 621 millions de jeunes ne sont ni employés, ni scolarisés, ni en formation, et ne sont même pas à la recherche d’un emploi.


Dans le même rapport, le Secrétaire général indique que de nombreux groupes sociaux et personnes font toujours l’objet de discrimination et vivent dans la pauvreté absolue, n’ayant pas de travail décent et n’étant pas consultés lors des prises de décisions qui pourtant ont des impacts sur eux.  Dans la plupart des pays, les effets de la pauvreté se font d’autant ressentir que la population vieillit.  Les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) indiquent qu’environ 13,5% de la population âgée de 65 ans et plus vit dans la pauvreté, alors que la part des pauvres dans la population totale n’est que de 10,6%.


En vue de mieux comprendre les possibilités d’autonomisation et d’intégration de la dimension sociale dans le nouveau programme de développement, des experts de haut niveau animeront des tables rondes et des débats sur le thème prioritaire de la session.  En outre, une présentation de M. Shuaib Chalklen, Rapporteur spécial des Nations Unies sur le handicap, fera l’objet d’une discussion entre les États Membres, des représentants d’organisations non gouvernementales (ONG) et des experts.


Parmi les manifestations organisées en marge de la session, une réunion se tiendra, à l’initiative des ONG et des représentants d’employés et de syndicats, pour examiner le rôle des grands groupes et des autres parties prenantes dans le programme de développement post-2015.


Créée en 1946, la Commission du développement social est un organe technique du Conseil économique et social (ECOSOC).  Elle est chargée du suivi et de la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de Copenhague de 1995.  Composée de 46 membres, la Commission aborde chaque année des thèmes relatifs au développement social.


Davantage d’informations sur la session de 2013 sont disponibles sur le site suivant: www.social.un.org.


Il est également possible de contacter Mme Eileen Travers, du Département de l’information des Nations Unies, au numéro de téléphone suivant:+1 212 963-2897; ou par courriel à l’adresse travers@un.org.


*     Republié pour raisons techniques


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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