Journée mondiale du diabète: le Secrétaire général appelle réduire le nombre de nourrissons et d’enfants en surpoids

13 novembre 2013
SG/SM/15465-OBV/1276

Journée mondiale du diabète: le Secrétaire général appelle réduire le nombre de nourrissons et d’enfants en surpoids

13/11/2013
Secrétaire général
SG/SM/15465 OBV/1276
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JOURNÉE MONDIALE DU DIABÈTE: LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL APPELLE RÉDUIRE

LE NOMBRE DE NOURRISSONS ET D’ENFANTS EN SURPOIDS

On trouvera, ci-après, le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée mondiale du diabète, le 14 novembre:

Partout dans le monde, le nombre de cas de diabète augmente, la maladie frappant de plus en plus les plus jeunes et les plus pauvres.  Quelque 350 millions de personnes vivent avec le diabète.  C’est un grave problème, mais individuellement et collectivement, nous pouvons agir pour prévenir et maîtriser la maladie.

Au début de l’année, l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté le Plan d’action pour la Stratégie mondiale de lutte contre les maladies non transmissibles, demandant aux pays de freiner la progression de l’obésité et, partant, celle du diabète.

Nombreux sont ceux qui ont une prédisposition génétique au diabète.  Mais la maladie tient à bien d’autres éléments: le vieillissement de la population et un mode de vie malsain, caractérisé par la consommation d’aliments mauvais pour la santé, vendus partout dans le monde à grand renfort de publicité, et par l’urbanisation rapide qui limite l’exercice physique.  L’obésité, une alimentation mal équilibrée et le manque d’exercice sont les principaux facteurs qui contribuent à l’augmentation des cas de diabète.

Il faut absolument réduire le nombre de nourrissons et d’enfants en surpoids.  Dans un monde d’abondance, il est scandaleux qu’autant de personnes n’aient pas accès à une alimentation saine.  Plutôt que de compter sur la restauration rapide et les plats préparés pour nourrir la population, il faudrait que l’État et les collectivités locales soutiennent les petits exploitants et l’agriculture familiale, stimulent l’agriculture durable, encouragent la consommation de produits de la terre, qui sont bons pour la santé, et favorisent l’exercice physique.

Nous devons non seulement prévenir la maladie mais aussi offrir un traitement à ceux qui en ont besoin.  Il y a presque un siècle que l’insuline a été administrée pour la première fois pour sauver la vie d’un patient diabétique et pourtant, aujourd’hui encore, partout dans le monde, des gens continuent de succomber à la maladie car ils n’ont pas accès à cette hormone. 

De nombreux malades ne savent même pas qu’ils sont atteints. Diagnostiqué tard, le diabète entraîne de graves complications.  Sans traitement, il arrive souvent que les diabétiques meurent prématurément de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral ou d’insuffisance rénale.  Certains sont handicapés, ayant perdu la vue ou été amputés d’un membre.  Or, les pays se sont aussi engagés à améliorer, dans les 10 ans à venir, l’accès des patients aux traitements de base.

En cette Journée mondiale du diabète, j’invite les États à tenir l’engagement qu’ils ont pris de s’attaquer aux maladies non transmissibles, notamment en favorisant la production et la consommation d’aliments de l’agriculture durable, et j’encourage chacun à faire le nécessaire pour se protéger de la maladie.  Nous pourrons ainsi améliorer la vie de chacun et l’avenir de la planète tout entière.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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