Conférence de presse du Secrétaire général à son retour du Sommet du G20 de Saint-Pétersbourg

9 septembre 2013
SG/SM/15261

Conférence de presse du Secrétaire général à son retour du Sommet du G20 de Saint-Pétersbourg

9/9/2013
Secrétaire général
SG/SM/15261
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL À SON RETOUR DU SOMMET DU G20 DE SAINT-PÉTERSBOURG


De retour du Sommet du G20, qui s’est tenu à Saint-Pétersbourg, en Fédération de Russie, la semaine dernière, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a annoncé ce matin qu’il profitera de la présentation prochaine du rapport de la mission des Nations Unies chargée de l’enquête sur les allégations liées à l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, pour faire une série de recommandations au Conseil de sécurité en la matière.  M. Ban, qui intervenait dans le cadre d’une conférence de presse donnée au Siège de l’ONU à New York, a notamment fait part de son intention de mettre l’accent sur l’importance de traduire en justice les responsables de l’attaque chimique, d’assurer une plus grande sécurisation des arsenaux d’armes chimiques dans le monde, de veiller à la tenue de la Conférence de Genève II « aussi vite que possible » et d’assurer la cessation des hostilités.


Le Secrétaire général a fait savoir que la question de la Syrie avait dominé le Sommet du G20, ainsi que l’ensemble des réunions bilatérales auxquelles il a pris part à cette occasion, « comme aucun autre évènement n’a jamais dominé un Sommet du G20 ».  Il a précisé que les allégations relatives à l’emploi d’armes chimiques en Syrie et la publication prochaine du rapport de M. Ake Sellström, le Chef de la mission d’enquête, avaient mobilisé l’attention des participants aux G20.


« Deux années et demie de conflit n’ont produit qu’une paralysie embarrassante du Conseil de sécurité », a regretté le Secrétaire général.  « Si le rapport de la mission d’enquête confirme l’emploi d’armes chimiques, le Conseil de sécurité devra réagir de manière unifiée et l’usage de ces armes devra être l’objet d’une condamnation universelle », a-t-il notamment souligné.


M. Ban a également jugé que la question de la responsabilisation et de l’obligation de faire en sorte que les auteurs de violations rendent des comptes à la communauté internationale est « primordiale » et qu’il importe en outre de les traduire en justice et de dissuader quiconque d’avoir recours à l’usage « d’armements de guerre odieux ».


« Si les allégations concernant l’usage d’armes chimiques le 21 août en Syrie, qui auraient causé la mort de centaines de personnes, venaient à être confirmées, cela constituerait un crime abominable, et la communauté internationale aurait le devoir d’agir », a notamment souligné le Secrétaire général.


Répondant à la question d’un correspondant de presse, M. Ban a indiqué qu’il avait suivi les remarques faites ce matin par le Ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie, M. Sergey Lavrov, concernant une possible mise sous contrôle des armements chimiques de la Syrie, ainsi que celles du Secrétaire d’État américain John Kerry, à Londres sur une telle éventualité.  « J’accueille favorablement cette idée », a dit M. Ban, en indiquant qu’il comptait exhorter le Conseil de sécurité à exiger le transfert des armes chimiques et des précurseurs dont dispose la Syrie dans des lieux où ils seraient placés sous contrôle international et être détruits.  Il a également dit qu’il demandait instamment à la Syrie de devenir partie à la Convention sur les armes chimiques.


« Si la Syrie accepte de transférer son arsenal d’armes chimiques, je suis confiant que la communauté internationale réagira rapidement », a indiqué le Secrétaire général.


À une question portant sur l’action militaire qu’envisage de lancer le Gouvernement des États-Unis contre la Syrie, M. Ban a répondu en estimant que ce genre d’action pourrait affecter la convocation de pourparlers politiques à Genève.  Il a insisté sur la nécessité d’assurer la tenue de la Conférence de Genève II « aussi vite que possible ».  « Genève ouvre la porte à la recherche d’une résolution politique du conflit, et c’est une solution politique qu’il faut trouver car elle est la seule solution viable à ce stade », a-t-il notamment souligné.


Le Secrétaire général a par ailleurs fait savoir que la croissance, l’emploi, la sécurité alimentaire, le commerce et l’investissement avaient également été parmi les principaux sujets débattus la semaine dernière à Saint-Pétersbourg.  Il a également dit avoir exhorté les dirigeants du G20 à accélérer la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, à définir le programme de développement pour l’après-2015, et à faire face aux effets des changements climatiques.


*   ***   *

À l’intention des organes d’information • Document non officiel
À l’intention des organes d’information • Document non officiel.