Déclaration du Président du Groupe de travail du Conseil de sécurité sur le sort des enfants en temps de conflit armé

11 septembre 2013
SC/11116

Déclaration du Président du Groupe de travail du Conseil de sécurité sur le sort des enfants en temps de conflit armé

11/9/2013
Conseil de sécurité
SC/11116
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DÉCLARATION DU PRÉSIDENT DU GROUPE DE TRAVAIL DU CONSEIL DE SÉCURITÉ

SUR LE SORT DES ENFANTS EN TEMPS DE CONFLIT ARMÉ


À sa quarantième séance, le 16 août 2013, le Groupe de travail du Conseil de sécurité sur le sort des enfants en temps de conflit armé a convenu, à propos de l’examen du troisième rapport du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés au Myanmar, daté du 1er mai 2013 (S/2013/258), d’adresser le message suivant à toutes les parties au conflit armé au Myanmar mentionnées dans le rapport, au moyen d’une déclaration publique de son Président:

a)    Se félicite des efforts actuellement menés pour aborder la question du recrutement et de l’utilisation des enfants au Myanmar et des progrès accomplis à cet égard depuis ses dernières conclusions (S/AC.51/2009/4);

b)    Se félicite également de l’adoption par le Gouvernement du Myanmar et l’équipe spéciale de surveillance et d’information d’un plan d’action visant à prévenir le recrutement et l’utilisation d’enfants au sein des Tatmadaw, et notamment des unités intégrées, de gardes frontière, et à y mettre fin, ainsi que la démobilisation des enfants recrutés et demande instamment au Gouvernement du Myanmar de prendre des mesures pour pleinement mettre en œuvre le plan d’action, étape importante pour qu’une partie soit rayée des annexes du rapport du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés;

c)    Prend note avec satisfaction du mémorandum d’accord signé en juin 2012 par le Gouvernement du Myanmar et l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour mettre un terme, d’ici à 2015, au recours au travail forcé, notamment au recrutement d’enfants;

d)    Souligne combien il est important de veiller à ce que la question de la protection des enfants, notamment leur démobilisation et leur réintégration, fasse partie intégrante des pourparlers et accords de cessez-le-feu et de paix;

e)    Se déclare gravement préoccupé par le fait que le recrutement et l’utilisation des enfants se poursuivent, en violation du droit international par toutes les parties aux conflits armés et que les enlèvements d’enfants, notamment à des fins de recrutement, continuent;

f)    Se déclare préoccupé par les rapports faisant état du massacre et de la mutilation d’enfants en violation des dispositions applicables du droit international, notamment du fait de l’utilisation de mines antipersonnel ainsi que des opérations militaires qui empêchent les enfants d’avoir accès comme il convient aux services éducatifs et sanitaires;

g)    Reconnaît que certains progrès ont été accomplis pour ce qui est de l’acheminement de l’aide humanitaire aux groupes vulnérables, notamment aux enfants, mais se déclare toutefois préoccupé par les limitations d’accès qui continuent de toucher certaines zones du pays et sont un obstacle à la fourniture de secours humanitaires essentiels aux enfants;

h)    Exige que toutes les parties aux conflits armés continuent de mettre en œuvre ses conclusions précédentes (S/AC.51/2008/9 et S/AC.51/2009/4) et leur demande instamment de prendre des mesures pour prévenir et cesser immédiatement toutes les violations du droit international, notamment:


(i)            Le recrutement et l’utilisation d’enfants;

(ii)        L’enlèvement d’enfants;

(iii)    Le refus de laisser les organismes humanitaires avoir accès aux populations notamment aux personnes déplacées se trouvant dans les zones de conflit;

(iv)        Le massacre et la mutilation d’enfants;

(v)            Le viol et autres formes de violences sexuelles à l’encontre des enfants;

(vi)        Les attaques contre les écoles et les hôpitaux, y compris leur personnel;


i)    Demande instamment à l’ensemble des acteurs non étatiques de prendre toutes les mesures nécessaires pour pleinement mettre en œuvre leurs engagements et obligations et de mettre rapidement au point des plans d’action aux résolutions 1539 (2004), 1612 (2005), 1882 (2009), 1998 (2011) et 2068 (2012) du Conseil de sécurité.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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