Comité de l’information: de nombreuses délégations insistent sur une parité linguistique intégrale et sur le maintien des centres d’information des Nations Unies

23 avril 2013
PI/2051

Comité de l’information: de nombreuses délégations insistent sur une parité linguistique intégrale et sur le maintien des centres d’information des Nations Unies

23/04/2013
Assemblée générale
PI/2051
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Comité de l’information

Trente-cinquième session

2e & 3e séances – matin & après-midi

COMITÉ DE L’INFORMATION: DE NOMBREUSES DÉLÉGATIONS INSISTENT SUR UNE PARITÉ LINGUISTIQUE

INTÉGRALE ET SUR LE MAINTIEN DES CENTRES D’INFORMATION DES NATIONS UNIES

Au cours de la seconde journée du débat général, les délégations ont réitéré, devant le Comité de l’information, leurs appels en faveur d’une parité linguistique intégrale.  Cette parité concerne en particulier la publication des communiqués de presse.  De nombreuses délégations ont en effet insisté sur la nécessité de ne pas limiter la diffusion de ces communiqués aux deux seules langues de travail des Nations Unies que sont l’anglais et le français mais de l’étendre aux quatre autres langues officielles, à savoir l’arabe, le chinois, l’espagnol et le russe.

Cette revendication a émané, en premier lieu, des délégations hispanophones qui ont estimé que cette parité devrait être érigée en priorité au sein du Département de l’information.  Les délégations de l’Argentine, du Chili, en particulier, ont salué la mise en œuvre, au cours de cette semaine, d’un projet pilote visant à traduire en espagnol des communiqués de presse sur les travaux de la session annuelle de la Commission de la population et du développement, qui se déroule actuellement au Siège de l’ONU, à New York.  Néanmoins, ils ont tenu à faire la distinction entre la traduction de communiqués de presse et l’application d’un multilinguisme intégral. 

Ce dernier ne pourra véritablement avoir lieu que lorsque des équipes d’attachés de presse et de traducteurs rédigeront ces communiqués directement dans les six langues officielles, ont estimé les représentants de ces États Membres.  Ces derniers ont encouragé le Département de l’information à trouver des solutions pour satisfaire ces demandes malgré la limitation des ressources budgétaires. 

Le Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information, M. Peter Launsky-Tieffenthal, a réaffirmé que le Département de l’information était attaché au multilinguisme.  Il a notamment cité le programme de sensibilisation sur l’esclavage et la traite des esclaves dans le cadre duquel ont été produits et distribués des contenus didactiques dans les six langues officielles mais également en kiswahili, en portugais et en turc. 

La question des ressources a également été abordée en ce qui concerne les centres d’information des Nations Unies.  Pour plusieurs délégations, ces centres jouent un rôle très important de relais entre le Département de l’information et les médias locaux des États Membres.  La délégation du Burkina Faso s’est dite préoccupée par les risques qui pèsent sur certains de ces centres en raison des restructurations envisagées dans le cadre de la politique de régionalisation.  Le Centre d’information des Nations Unies à Ouagadougou, a rappelé le représentant du Burkina Faso, est le seul qui soit situé dans la région du Sahel.  « Il joue un rôle d’alerte et de plaidoyer concernant les préoccupations spécifiques des quatre pays, notamment en matière de lutte contre la pauvreté, l’insécurité alimentaire et les catastrophes naturelles », a-t-il insisté.

M. Launsky-Tieffenthal, revenant également sur la question des centres d’information des Nations Unies, a remercié tous les États Membres qui ont déjà été en mesure d’aider le Département de l’information dans ce domaine.  « Compte tenu de la situation budgétaire qui prévaut actuellement, le Département de l’information essaie d’harmoniser la structure de ces centres sans toutefois réduire les services qu’ils fournissent, a-t-il assuré, en précisant que cela se fera en consultation étroite avec le gouvernement du pays hôte et les pays concernés.

S’agissant du projet d’installation du futur centre d’information des Nations Unies à Luanda, en Angola, il a précisé que le site avait été trouvé, que les travaux avaient été budgétisés et qu’ils commenceront lorsque ce budget sera définitivement approuvé.  

Les délégations ont par ailleurs tenu à saluer les efforts engagés par le Département de l’information pour utiliser les nouvelles technologies afin de sensibiliser plus efficacement une audience chaque jour plus large.  Certains intervenants ont notamment évoqué le succès des comptes Twitter et Facebook, le représentant d’Israël ayant aussi mentionné le compte Pinterest.  Ces innovations sont des exemples du bon fonctionnement du Département de l’information, ont-ils estimé.  La déléguée des États-Unis a en outre mis l’accent sur la nécessité de démocratiser l’accès à Internet.  Elle a rappelé que son pays faisait partie de l’Alliance pour un Internet abordable (Alliance for an affordable Internet) visant à accroître le taux de pénétration du Web à travers le monde. 

En ce qui concerne l’utilisation des technologies de l’information, nombre de représentants ont enjoint le Département de l’information à ne pas céder à la tentation de se focaliser outre mesure sur l’Internet.  Ils ont en effet insisté sur la proportion relativement faible de la population mondiale ayant un accès Internet.  Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), 40% seulement de la population mondiale dispose d’un tel accès.  Dans certaines régions du monde telles que l’Afrique, cette proportion chute à 7%.  En conséquence, l’importance des médias traditionnels ne doit pas être sous-estimée, ont fait observer certains représentants.  La radio mais également la télévision restent, selon eux, des vecteurs primordiaux de diffusion et de sensibilisation de l’opinion publique internationale. 

Le représentant de l’Inde a salué le programme annuel de formation de journalistes palestiniens mis en œuvre par le Département de l’information.  L’observateur de la Palestine s’est réjoui, quant à lui, de la poursuite du programme de formation des journalistes palestiniens organisé par le Département, ainsi que de la tenue de la Réunion internationale sur la question de Palestine à Addis-Abeba, en Éthiopie, les 29 et 30 avril prochain. 

Le Comité de l’information poursuit ses travaux en séance informelle.  Il devait clore les travaux de sa trente-cinquième session le 2 mai.

EXAMEN DES RAPPORTS PRÉSENTÉS PAR LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

Déclarations

M. MANIEMAGEN GOVENDER (Afrique du Sud) a réitéré qu’il était nécessaire pour le Département de l’information (DPI) d’attirer une attention particulière, en termes de communication et d’information, sur les questions de la paix, du développement, du changement climatique, des droits de l’homme et de la santé, en particulier les maladies transmissibles, tels que le VIH/sida, la malaria ou le paludisme.  « Transmettre des informations à plus de 7 milliards d’êtres humains exige une stratégie efficace et adaptable, qui doit permettre de comprendre les effets et les besoins des États Membres », a-t-il souligné.  À cet égard, il a estimé que le Département de l’information devrait particulièrement axer ces efforts sur les progrès réalisés en faveur des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et des objectifs de développement post-2015.

Le représentant a ensuite mis l’accent sur la nécessité d’établir un équilibre entre les moyens de communications « classiques » du Département de l’information et ceux liés aux plateformes en ligne, compte tenu de la fracture numérique qui persiste entre les pays en développement et les pays développés.  L’Afrique du Sud, a assuré son représentant, appuie la création d’un centre d’information des Nations Unies à Luanda, en Angola.  Il a émis l’espoir que ce centre puisse être rapidement opérationnel en vue de répondre aux besoins des pays lusophones en Afrique.  Il s’est aussi dit encouragé par les efforts menés par la Section pour l’Afrique du Département de l’information en vue de renforcer les partenariats avec les pays du continent.  Le représentant de l’Afrique du Sud a, plus spécifiquement, salué le travail réalisé par le Département de l’information en situation de conflit ou postconflit.  Notant que 2013 marque le cinquantième anniversaire de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), il a souhaité que le Département de l’information puisse inclure dans son programme, cette année, une initiative en vue de célébrer ce partenariat.

M. OCTAVIO ERRAZURIZ (Chili) a salué le rôle du Département de l’information en matière de diffusion et de sensibilisation autour des missions des Nations Unies.  Il a notamment souligné l’amélioration des produits et services fournis par le Département de l’information en vue d’élargir son public.  Il a toutefois estimé que la diversification ne devrait pas se faire au détriment des médias traditionnels.  Le représentant a par ailleurs insisté sur la nécessité de préserver le multilinguisme.  À cet égard, il a fait une distinction entre le multilinguisme et la traduction, en souhaitant pouvoir disposer de communiqués de presse dans les six langues officielles des Nations Unies.  Il a également souhaité que le Département de l’information mette l’accent sur les objectifs et missions de la Charte des Nations Unies, notamment les Objectifs du Millénaire pour le développement.

Mme DONNA ANN WELTON (États-Unis) a salué la grande créativité dont a fait preuve le Département de l’information dans le cadre des nombreuses manifestations organisées à l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, célébrée le 25 mars.  La représentante a ensuite mis l’accent sur le renforcement de la liberté d’expression à travers le monde et a invité les gouvernements de tous les États Membres à prendre des mesures permettant d’assurer aux journalistes, blogueurs et dissidents du monde entier la possibilité de s’exprimer sans restriction.

Mme Welton a également rappelé que les États-Unis étaient membres de l’Alliance pour un Internet abordable, qui vise à fournir aux populations un accès à Internet à un coût inférieur à 5% de leur revenu mensuel.  Les États-Unis, a-t-elle ajouté, appuient également différentes formations pour journalistes et blogueurs.  La représentante a ensuite annoncé que son pays était heureux de se rallier au consensus sur le projet de résolution concernant les activités du DPI.  Elle a cependant estimé qu’il ne faudrait pas soulever, au sein du Comité de l’information, « des questions politiques qui relèvent de la compétence d’autres instances ».  « Il est question, ici, de partage de l’information et nous ne devons pas perdre de vue que l’objectif premier est de diffuser l’information sur les activités des Nations Unies », a-t-elle souligné.

M. SAUL WEISLEDER (Costa Rica) a salué l’utilisation croissante des nouvelles technologies par le Département de l’information pour atteindre plus rapidement un public chaque jour plus large.  Il a estimé que les moyens traditionnels devraient rester au centre de la stratégie du Département de l’information afin de toucher des populations qui n’ont pas accès aux médias électroniques.  Le représentant de Costa Rica a prôné une application véritable du multilinguisme au sein des Nations Unies et s’est félicité du projet pilote que le Département vient de lancer pour assurer la diffusion de communiqués de presse en espagnol. 

Il a reconnu que la limitation des ressources rendait la tâche difficile mais a préconisé trois pistes pour en améliorer le fonctionnement.  Les États Membres doivent payer leur contribution dans les temps, faire preuve de réalisme dans la définition du mandat du Département et enfin accroître son efficacité par la mise en œuvre des réformes nécessaires.  Le représentant s’est par ailleurs félicité que son pays ait été sélectionné par l’UNESCO pour l’organisation de la prochaine Journée mondiale de la liberté de la presse et de la remise du prix mondial de la liberté de la presse à cette occasion.

M. ISI YANOUKA (Israël) a souligné combien le Département de l’information aidait les Nations Unies à remplir sa promesse d’être un véritable parlement mondial, grâce à la diffusion de communiqués de presse, de vidéos, de ses programmes de communication et de ses centres d’information à travers le monde.  Il s’est ensuite réjoui que le Département suive de près les développements des nouvelles technologies de l’information et de la communication.  Le représentant a noté que le Département de l’information avait utilisé, de façon novatrice, les outils des nouveaux médias sociaux, tels que Pinterest ou Google+.  Il a, par ailleurs, encouragé le Département à poursuivre son parrainage des ateliers de « L’ONU mise en scène » car, a-t-il souligné, ils contribuent à faire naître « la passion d’une participation civique internationale dans le monde entier ».

Le représentant d’Israël s’est réjoui du partenariat que son pays avait établi avec le Département de l’information, l’an dernier, pour organiser un concert de l’artiste Rita au Siège de l’ONU.  Ce concert, auquel ont participé des membres des communautés israélienne et iranienne de New York, ainsi que des représentants de 140 délégations, avait permis de démontrer que la musique pouvait contribuer à créer des liens entre les cultures.

M. DMITRY POLADENKO (Bélarus) a estimé que la diffusion des informations relatives à la mission des Nations Unies permettait de renforcer le rôle de l’Organisation.  Il a également salué la coopération entre son pays et l’ONU, notamment dans le cadre des activités de traduction des contenus du site Internet de l’Organisation des Nations Unies par les universités du Bélarus.  Le représentant a dit appuyer les efforts du Département de l’information pour étendre son audience à des groupes de population jusque-là privés de cette information.  Il a également salué les programmes de formation de journalistes organisés par le Département de l’information.  Il a notamment souligné l’importance du programme mis en œuvre pour former des journalistes palestiniens aux nouvelles technologies afin de sensibiliser la population palestinienne aux efforts déployés par les Nations Unies.

M. AHMED SHARAF MORSY (Égypte) a réaffirmé le rôle primordial des médias traditionnels comme la radio dans les régions rurales où les services électroniques ne sont pas répandus.  Il a invité le Département de l’information à renforcer les moyens de la Radio des Nations Unies, en particulier en langue arabe.  Il a ensuite mis l’accent sur le rôle que joue le Centre d’information des Nations Unies au Caire car, a-t-il souligné, il offre des services privilégiés dans cette région.

Réaffirmant l’importance du multilinguisme, le représentant égyptien a plaidé pour un équilibre entre les six langues officielles de l’ONU.  « Cela permettra de promouvoir le travail du DPI et de jeter des ponts entre les différentes civilisations », a-t-il insisté.  Le représentant a mis l’accent sur la nécessité pour le Département de l’information d’intensifier ses efforts concernant le programme sur la question de Palestine, en attirant l’attention sur le calvaire que subit la population palestinienne sous occupation et sur les infractions commises par Israël, en violation du droit international.

M. TALAL HAMED SAID AL-YAQOOBI (Oman) a souhaité féliciter les efforts du Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information pour sensibiliser la population mondiale aux activités des Nations Unies.  Il a par ailleurs défendu la diversité intellectuelle et encouragé les États Membres à respecter la Charte des Nations Unies en les enjoignant de ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures des autres États Membres. 

Tout en saluant le rôle des nouvelles technologies pour diffuser l’information, le représentant d’Oman a mis en garde contre l’aggravation du fossé numérique entre les pays développés et les pays en développement.  À ce jour, a-t-il fait remarquer, 15% seulement de la population mondiale ont accès à l’Internet.  Il a, à cet égard, dit soutenir les efforts de l’UNESCO pour combler ce fossé.  Il a également soutenu l’application d’un multilinguisme intégral en matière de diffusion des communiqués de presse.

M. JEAN DIDIER CLOVIS NGOULOU (République du Congo) a exhorté le Département de l’information, en dépit de ses ressources budgétaires limitées, à réaliser davantage d’efforts pour promouvoir les actions menées par les Nations Unies dans le domaine du maintien de la paix et de la sécurité internationales.  Le représentant a ensuite regretté que le rapport du Groupe de réflexion, présenté au mois de septembre dernier par le Secrétaire général, concernant les retards enregistrés dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), n’ait été publié que dans un nombre limité d’articles, et essentiellement dans une seule langue officielle de l’ONU.  « Toute matière d’information émanant du Secrétaire général doit être traduite dans toutes les langues officielles de l’Organisation », a-t-il insisté.

Saluant le rôle crucial que jouent les centres d’information des Nations Unies, le représentant a souhaité qu’une solution soit trouvée aux multiples problèmes auxquels ces centres sont confrontés dans les pays en développement, notamment la vétusté des locaux ou leurs équipements obsolètes.  Le représentant a, par ailleurs, remercié le Secrétariat d’avoir choisi le Centre d’information de Brazzaville pour l’organisation des activités commémoratives de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le 29 novembre dernier.  Il a, en outre, lancé un appel au renforcement des plateformes offertes par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, tout en rappelant que la fracture numérique grandissante entre les pays développés et les pays en développement demeurait au centre des préoccupations de son pays.

M. HOSSEIN DEHGHANI (République islamique d’Iran) a estimé que la coopération entre le Département de l’information et le Comité de l’information pour assurer une information doit être efficace et répondre aux attentes de la population dans le monde.  Il a en outre déploré que les pays en développement subissent les « volontés hégémoniques » de certains pays qui souhaitent, a-t-il dit, imposer leur vision des faits.  Il a particulièrement condamné l’interdiction de 20 chaînes de télévision satellitaires iraniennes qui, a-t-il fait observer, vise à « entraver la diffusion de l’information » et appelé à revenir sur ces décisions.

Le représentant a également salué les efforts du DPI pour sensibiliser la population mondiale sur l’occupation de la Palestine et sur les « crimes commis contre la population palestinienne ».  Il a également encouragé le Département de l’information et le Réseau des centres d’information des Nations Unies à continuer de sensibiliser le public sur la Réunion de haut niveau sur le désarmement nucléaire qui aura lieu en septembre prochain à New York.  Le représentant iranien a aussi mis l’accent sur le travail des centres d’information des Nations Unies qui, a-t-il précisé, contribuent à combler le fossé numérique existant entre les pays développés et les pays en développement.

Mme YESSIKA COMESAÑA PERDOMO (Cuba) a mis l’accent sur le fossé technologique qui sépare les pays développés des pays en développement.  S’agissant, par exemple, de l’usage d’Internet, elle a cité les chiffres de l’Union internationale des communications à cet égard: moins de 30% de la population dans les pays en développement est connectée à Internet.  En outre, 793 millions d’adultes sont analphabètes et 139 millions d’enfants et d’adolescents n’ont pas encore droit à l’éducation à travers le monde, a-t-elle dit.  La représentante a, dès lors, plaidé pour une utilisation rationnelle des technologies de l’information et de la communication.

La représentante a ensuite insisté sur le rôle fondamental qu’ont les Nations Unies en matière d’information.  Pour l’Argentine, l’ONU doit s’attacher à promouvoir une information réelle et impartiale, et ce, à travers des médias traditionnels, en particulier la radio, et dans les six langues officielles et celles des communautés locales.  Il a également dénoncé des agressions flagrantes et constantes du Gouvernement des États-Unis sur les réseaux cubains de télévision et de la radio.  Elle a fait état, en 2012, de 192 cas de transmissions illégales pour le réseau télévisé et de 351 agressions sur le réseau cubain de la bande FM.

M. YEHOR PYVOVAROV (Ukraine) a, particulièrement, salué la fiabilité des centres des actualités de l’ONU et a estimé qu’il s’agissait d’un exemple flagrant du bon fonctionnement du Département de l’information.  Il a cependant encouragé à renforcer ce fonctionnement en mettant en œuvre des analyses et des évaluations permettant de rationnaliser davantage ce fonctionnement.  Il a également salué le rôle des centres d’information des Nations Unies présents dans le monde entier et, notamment, celui de Kiev.

Il a, par ailleurs, abordé la question du multilinguisme et a exprimé le plein soutien de son pays à la proposition du Groupe des 77 et de la Chine visant à publier des communiqués de presse dans les six langues officielles des Nations Unies.  Cette proposition est, a-t-il estimé, « un pas important » en vue d’assurer une politique d’information qui tienne compte des défis d’aujourd’hui. 

M. DER KOGDA (Burkina Faso) a souligné les progrès accomplis par le Département de l’information dans la maîtrise et l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication au service des Nations Unies.  Il a également salué les efforts du Département qui, malgré la tentation du « tout numérique », poursuit l’exploitation des médias traditionnels, tels que la radio, la télévision et la presse écrite.  Le représentant a ensuite fait remarquer que le Centre d’information de Ouagadougou était le seul situé dans la région du Sahel, couvrant le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad.  Il joue un rôle d’alerte et de plaidoyer concernant les préoccupations spécifiques des quatre pays, notamment en matière de lutte contre la pauvreté, l’insécurité alimentaire et les catastrophes naturelles, a-t-il souligné.  Le Centre de Ouagadougou, a-t-il ajouté, a assuré la traduction en langues locales de documents sur les droits de l’homme et la Charte de l’ONU au profit des ONG et du Ministère de la promotion des droits humains.

Concernant la régionalisation des centres d’information des Nations Unies, le représentant a réaffirmé que le Burkina Faso soutient le maintien et le renforcement de ces centres.  Il a souligné que les gouvernements des pays africains, malgré les difficultés économiques auxquelles ils sont confrontés, continuaient d’octroyer aux centres d’information basés sur le continent des facilités importantes afin d’alléger les frais de gestion.

Mme ERIKA MARTINEZ LIEVANO (Mexique) a estimé que le Département de l’information devrait allouer de plus grandes ressources à la parité linguistique et a salué le lancement du projet pilote pour la diffusion de communiqués de presse en espagnol sur les travaux de la Commission de la population et du développement.  Elle a espéré que cela constituera un premier pas vers la réalisation intégrale d’un multilinguisme conforme à la mission universelle des Nations Unies.

La représentante a souhaité que les centres d’information des Nations Unies ne soient pas affectés pas la réforme en cours.  Elle a notamment exprimé son inquiétude concernant le Centre d’information de Mexico.  Elle a conclu en soulignant l’importance que revêt, selon elle, le maintien de liens étroits entre le Département de l’information et les acteurs jouant un rôle dans la réalisation des missions des Nations Unies.   

M. DIAZ BARTOLOME (Argentine) a estimé que la rationalisation des centres d’information des Nations Unies devrait se faire au cas par cas, en collaboration avec tous les États Membres et en tenant compte des spécificités de chaque région.  Il a souligné que le Centre d’information des Nations Unies à Buenos Aires était « la voix espagnole de l’ONU en Argentine et en Uruguay ».  Ce Centre, a-t-il ajouté, avait organisé, en 2012, de très nombreuses activités, dont des séminaires de « L’ONU mise en scène ».

Saluant une actualisation plus importante des pages thématiques du site Internet de l’ONU, le représentant a émis l’espoir que le nouveau système d’actualisation des contenus du Département puisse permettre celle-ci dans toutes les langues officielles.  Il a cité les chiffres de fréquentation du site Web: 17% du total des visites concernaient des pages en espagnol, et 62% des visiteurs pour les pages en anglais.  L’Argentine, a-t-il dit, est préoccupée par le fait que le contenu disponible en espagnol demeure très limité par rapport à celui qui est disponible en anglais.

Le représentant s’est également dit préoccupé par l’absence de communiqués de presse en espagnol.  Tout en saluant le projet pilot lancé cette semaine pour publier des communiqués de presse en espagnol sur les travaux de la présente session de la Commission de la population et du développement, il s’est inquiété des « faibles progrès réalisés pour produire, rapidement, des communiqués en espagnol ».  Il a rappelé qu’il n’existait aucun mandat de l’Assemblée générale visant à limiter la diffusion des communiqués aux deux langues de travail –l’anglais et le français- et a plaidé pour la recherche de solutions nouvelles, comme la création, par exemple, d’un système de rotation des langues pour les communiqués de presse ou la réduction de la longueur des communiqués.  « Il ne s’agit pas de privilégier telle ou telle langue mais d’assurer une représentation linguistique équitable des six langues officielles », a-t-il rappelé avant de conclure.

Mme QIN FAN (Chine) a salué les efforts réalisés par le Département de l’information concernant ses médias traditionnels, de même que ceux entrepris en faveur d’une meilleure visibilité des sites Web et de ses comptes sur les plateformes sociales, comme Facebook et Twitter.  Elle s’est aussi réjouie du renforcement des partenariats de la Télévision et de la Radio des Nations Unies à travers le monde.  Le compte de l’ONU sur Sinablog est à présent suivi par 3,5 millions de personnes, ce qui a permis de mieux faire connaître le travail de l’Organisation et d’engager des discussions, a-t-elle souligné.

La représentante a cependant plaidé pour le développement de services d’information dans les six langues officielles des Nations Unies.  Citant les chiffres figurant dans les rapports du Secrétaire général, elle a regretté que les pages du Web en langues arabe, chinoise et russe ne représentent que 13%.  Compte tenu du nombre de pays et le nombre de personnes qui utilisent ces langues, elle a estimé que ce taux était trop faible.  En outre, la Chine a également observé le faible taux de vidéos diffusées en chinois, ainsi que la faible couverture « webcast » dans cette langue. 

Elle a, en outre, réitéré que le fossé numérique entre les pays développés et les pays en développement était croissant et a exhorté le Département de l’information à accorder une importance particulière aux besoins spécifiques des pays en développement en matière d’accès à l’information.  Avant de conclure, la délégation chinoise a mis l’accent sur la nécessité pour les Nations Unies de fournir une information impartiale et objective.  « L’ONU devrait plaider pour l’établissement d’un ordre mondial de l’information plus juste et pour une couverture médiatique objective et équilibrée », a-t-elle estimé.

Mme MARIA ZAKHAROVA (Fédération de Russie) a estimé que la voie choisie par le Département de l’information pour définir ses priorités était très efficace.  Elle a notamment cité la stratégie en matière de technologies nouvelles qui vient compléter les médias traditionnels.  Elle a également encouragé le Département de l’information à coopérer avec les États Membres et la société civile pour optimiser les efforts entrepris et les ressources allouées afin d’atteindre un public plus large et plus diversifié.

La représentante a également dit soutenir les recommandations du Secrétaire général en matière de multilinguisme.  Elle a demandé au Département de l’information de ne pas abandonner cet objectif et a salué le développement du site Internet ainsi que du portail des Nations Unies.  Elle a également félicité les membres du Département de l’information pour la fiabilité des informations publiées, ainsi que pour la rapidité avec laquelle celles-ci sont mises en ligne.  Elle a aussi salué la création d’un compte Twitter en russe et de son impact potentiel sur l’audience russophone.  Notant la qualité du service radiophonique en russe, elle a réaffirmé que le Département de l’information devrait concentrer ses efforts sur la promotion des objectifs définis par la Charte des Nations Unies que sont le maintien de la paix, la démocratie, la tolérance entre les peuples et la liberté d’expression.

Les travaux du Centre d’information des Nations Unies à Moscou ont été mentionnés qu’à deux reprises dans le rapport annuel du Département de l’information, a regretté la représentante de la Fédération de Russie.  Elle s’est dite également préoccupée par l’absence de formation des membres du personnel de l’ONU et de ses conséquences sur l’efficacité du Département de l’information.  Elle a conclu sa déclaration en adressant en chinois ses meilleurs vœux de succès au Comité.

M. MANJEEV SINGH PURI (Inde) s’est félicité du renforcement des partenariats entre le Département de l’information et le monde académique à travers l’initiative « Impact universitaire » qui a vu le nombre de ses membres passer à 850 institutions en moins de trois ans.  Le représentant a ensuite invité le Département de l’information à garder à l’esprit les grandes différences qui existent entre les États -mais aussi au sein même des États- concernant l’utilisation des supports médiatiques.  Certains privilégient les plateformes numériques, tandis que d’autres misent davantage sur les médias classiques, en particulier l’écrit et la radio, a-t-il dit.

Le représentant de l’Inde a également affirmé qu’elle appuyait les efforts du Département de l’information en vue de mettre en lumière la question de la Palestine.  Son pays apprécie, tout particulièrement, le programme annuel de formation de journalistes palestiniens, « qui a besoin d’être assisté pour renforcer ses capacités », a-t-il dit.  Le représentant a aussi salué les diverses manifestations organisées par les centres d’information, dont celui de New Delhi, dans le cadre de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien.  Il a, en outre, estimé que le Département devrait poursuivre son étroite coopération avec le Département des opérations de maintien de la paix, le Département d’appui aux missions et le Département des affaires politiques afin de mettre en lumière le travail extrêmement dangereux des Casques bleus à travers le monde.

Par ailleurs, le représentant a mis l’accent sur la nécessité pour le Département de l’information de fournir une information correcte, rapide et impartiale sur le travail de l’ONU.  « Les fonctionnaires du Département de l’information ne sont pas des journalistes, mais des fonctionnaires de l’information », a-t-il insisté.  Il a estimé que, lorsque le Conseil de sécurité n’adopte pas une résolution, par exemple, cette décision ne pouvait pas être qualifiée « d’échec », comme l’indiquent parfois certains comptes-rendus des réunions du Conseil.

Mme TOHMÉ (Liban) a estimé que la promotion du dialogue devrait être une priorité du Département de l’information en parallèle de la sensibilisation de l’opinion publique internationale sur les objectifs et missions des Nations Unies.  À cet égard, elle a salué les efforts visant à diversifier les produits du Département de l’information afin de concilier nouvelles technologies et médias plus traditionnels.

La représentante a cité le lancement d’une émission de télévision au Liban pour illustrer les initiatives prises en faveur d’une meilleure sensibilisation aux activités des Nations Unies.  Dans cette émission, a-t-elle expliqué, huit jeunes gens participent à une unité de la FINUL, afin de mieux comprendre les défis rencontrés par les forces onusiennes.  Elle a également exhorté les États Membres à défendre la liberté de l’information, notamment en ce qui concerne la question de Palestine.  Elle a conclu par une citation de Napoléon: « Il n’y a que deux forces au monde: l’épée et l’esprit.  L’esprit triomphe toujours sur l’épée ».  « Faisons en sorte que l’ONU fasse triompher l’esprit sur l’épée », a-t-elle insisté.

Mme DIAZ MENDOZA (Venezuela) a estimé que la stratégie de diffusion du Département de l’information des Nations Unies devrait tenir compte de la réalité des faits et assurer la diffusion de l’information dans les six langues officielles de l’ONU.  Elle a souligné l’importance d’étendre l’accès aux services de communication à un plus grand nombre.  « Il est fondamental de combler le fossé technologique qui existe entre les pays développés et les pays en développement », a-t-elle dit, en précisant que, pour ce faire, les capacités nationales doivent être renforcées.  La représentante a souhaité que la présente session du Comité soit aussi l’occasion pour les délégations de se pencher sur le rôle et la responsabilité sociale des moyens de communication.  Elle s’est, à cet égard, inquiétée de l’utilisation des moyens de communications pour renforcer « une domination coloniale » ou pour déformer l’information.  Elle a indiqué que le Gouvernement du Venezuela avait introduit dans les écoles, de programmes d’initiation aux technologies de l’information et de la communication.

M. YUSSEF KANAAN (État de la Palestine) a dit apprécier les efforts réalisés par le Département de l’information concernant le Programme sur la question de Palestine.  « Ce Programme a permis de sensibiliser la communauté internationale sur la situation au Moyen-Orient, ainsi que sur le droit à l’autodétermination du peuple palestinien », a-t-il souligné.  « Nous pensons qu’il s’agit également d’un instrument qui contribue à renforcer le soutien régional et international en faveur d’une solution juste, durable et globale de la question de Palestine, et du conflit arabo-israélien dans son ensemble ».

Le représentant a également souligné la nécessité pour le Département de l’information de continuer à appuyer et à assister le peuple palestinien dans le domaine des médias, en particulier à travers son programme annuel de formation des journalistes issus des territoires occupés.  « Ce Programme contribue à renforcer les capacités et les connaissances des professionnels des médias, malgré les obstacles et les restrictions sévères imposées par la puissance occupante », a-t-il estimé.

Le représentant a ensuite fait remarquer que les forces occupantes israéliennes continuaient de prendre pour cibles les journalistes et les médias palestiniens, y compris à Jérusalem-Est, afin de les empêcher de décrire la réalité la politique d’agression et les pratiques destructrices imposées au peuple palestinien.  Il a souligné que la liberté d’expression demeurait considérablement restreinte par Israël en raison des détentions arbitraires ou de l’usage de la force disproportionnée à l’encontre des Palestiniens ou des journalistes étrangers qui couvrent en images les manifestations pacifiques contre l’occupation.  Il a rappelé, à cet égard, le meurtre de trois journalistes palestiniens, qui a eu lieu en novembre 2012, dans le processus de développement de la Palestine.  Il a souligné que les efforts menés en faveur de ce secteur par les dirigeants palestiniens continuaient d’être entravés par le contrôle imposé par Israël, en particulier le contrôle du système des fréquences.

Mme SUZANNE BILELLO (UNESCO) a rappelé que le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité visait à la création d’un environnement de travail dans lequel les journalistes puissent remplir leur mission librement et en sécurité.  Ce plan entend associer les acteurs du secteur public et du secteur privé pour mettre en place un cadre législatif et administratif de nature à protéger journalistes et professionnels de l’information des poursuites juridiques dont ils font encore l’objet dans de nombreux pays pour le simple fait d’exercer leur métier.  Elle a estimé que la liberté et la sécurité des journalistes étaient un préalable nécessaire à la mise en place d’une démocratie dans le monde.

La représentante de l’UNESCO a poursuivi en identifiant les menaces principales pesant sur les journalistes.  Des facteurs tels que la criminalité transnationale organisée, la corruption et l’adoption de lois criminalisant la circulation de l’information doivent faire l’objet d’actions particulières de la part de la communauté internationale.  Elle a encouragé les États Membres à mettre en commun leurs expériences en la matière.  L’UNESCO, a-t-elle rappelé, a coopéré avec le Département de l’information sur des thèmes tels que la commémoration de la fin de l’esclavage transatlantique.  Elle a par ailleurs rappelé les efforts engagés pour améliorer l’égalité d’accès à Internet entre les hommes et les femmes.  Elle a conclu en se félicitant du succès qu’a connu la célébration de la Journée internationale de la Radio, le 13 février 2013. 

M. FILIPPE SAVADOGO, Observateur permanent de l’Organisation internationale de la Francophonie, a estimé que le multilinguisme était un élément important de la démocratisation des relations internationales et d’un multilatéralisme effectif.  « Le multilinguisme, certes, a un coût, mais il a surtout un prix, celui de l’avenir plus équitable, plus démocratique et plus pacifique que nous voulons bâtir pour les générations présentes et à venir », a-t-il déclaré. 

M. Savadogo a également annoncé la publication, dans quelques semaines, d’un guide sur la mise en œuvre du multilinguisme dans les organisations internationales.  Ce guide recense différentes pratiques positives, pour la communication et l’information, la traduction et l’interprétation, le recrutement du personnel, mais également la dynamique d’une action concertée.  Ce guide a pour finalité, a-t-il estimé, de favoriser l’expression des fonctionnaires internationaux dans les différentes langues officielles des Nations Unies.

Avant de conclure cette journée, M. PETER LAUNSKY-TIEFFENTHAL, Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information, a tenu à répondre à certaines questions qui avaient été posées par les délégations depuis l’ouverture de la session du Comité de l’information.

Il a d’abord remercié les délégations d’avoir partagé de manière constructive tant leurs suggestions que leurs critiques.  « Beaucoup d’entre vous ont insisté sur l’importance du multilinguisme, la nécessité de trouver un équilibre entre les nouveaux médias et les autres formes plus traditionnelles de communication, ainsi que la nécessité de bénéficier d’évaluations », a-t-il souligné.

M. Launsky-Tieffenthal a ensuite mis l’accent sur plusieurs questions spécifiques, en particulier les centres d’information, les communiqués de presse, les médias sociaux, les partenariats ou encore la numérisation des documents de l’Organisation.

En ce qui concerne les centres d’information des Nations Unies, il a rappelé que la contribution de ces centres était particulièrement appréciée.  Il a assuré qu’il avait pris note des préoccupations exprimées par les États Membres sur la nécessité de consulter les pays hôtes et les pays voisins avant de décider d’un réalignement du réseau des 63 centres. 

« La fourniture gratuite de locaux, des formes d’exonérations fiscales ou des taux favorables pour tous les services de base ne pourront que permettre à ces centres de fournir des produits de grande qualité », a-t-il souligné.  Il a remercié, à cet égard, tous les États Membres qui ont déjà été en mesure d’aider le Département de l’information dans ces domaines. 

« Étant donné la situation budgétaire, le Département de l’information essaie d’harmoniser la structure de ses centres d’information sans toutefois réduire les services qu’ils fournissent, a-t-il assuré, en précisant que cela se fera en consultation étroite avec le Gouvernement hôte et les pays concernés.

Le site du futur Centre d’information des Nations Unies à Luanda, en Angola a été trouvé, et les travaux, qui sont désormais budgétisés, débuteront, pour une période d’environ 24 mois, lorsque ce budget sera définitivement approuvé, a indiqué le Secrétaire général adjoint.

S’agissant des communiqués de presse, le Secrétaire général adjoint à l’information et à la communication a réaffirmé la volonté du Département de l’information, ainsi que la sienne en tant que Coordonnateur pour le multilinguisme, de les publier dans toutes les langues officielles.  Il a dit attendre les résultats du projet pilote concernant la publication de communiqués de presse en espagnol dans le cadre de la présente session annuelle de la Commission de la population et du développement.  « En outre, le Département continuera d’explorer d’autres voies et moyens en ce sens », a-t-il dit. 

Répondant aux observations faites par l’Inde au sujet de l’impartialité de certains comptes-rendus, dont l’un concernant une réunion du Conseil de sécurité, il a promis que le Département accordera une attention particulière à l’examen de la question. 

M. Launsky-Tieffenthal a réaffirmé par ailleurs que le Département de l’information était attaché à travailler dans le plus grand nombre de langues et il a illustré cette détermination par les documents publiés à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves.  « Ceux-ci ont été diffusés dans les six langues officielles, ainsi qu’en swahili, en portugais et en turc », a-t-il précisé.

Pour ce qui est des médias sociaux, le Secrétaire général adjoint s’est dit encouragé de constater que les États Membres commencent à considérer que ces médias font partie intégrante de l’activité du Département de l’information.  Il a souligné qu’il faudrait envisager des ressources et un personnel supplémentaire pour alimenter leur contenu, réagir au nombre croissant d’affichage et assurer leur suivi.  « Le Département de l’information travaille avec d’autres départements de l’ONU, en particulier celui des ressources humaines, pour améliorer les qualifications de son personnel dans ce domaine », a-t-il expliqué.  Par ailleurs, il a émis l’espoir que le succès rencontré par les médias sociaux onusiens en Chine puisse connaître la même évolution auprès du public russophone.

En outre, M. Launsky-Tieffenthal a assuré les délégations que le souhait du Département de l’information d’accroître sa présence sur les médias sociaux ne se fera pas au détriment des médias traditionnels et que le Département demeurait, en outre, vigilant quant à la nécessité de combler le « fossé numérique » entre les populations.

Passant à la question des partenariats, il a souligné qu’il restait encore 13 millions de documents officiels, de rapports ou de notes à traiter.  « Cela pourrait prendre 60 années ou plus », a-t-il prévenu.

Le Secrétaire général adjoint a ensuite indiqué que le Département de l’information, pour sa stratégie d’évaluation, mettait l’accent sur des enquêtes, sur des contacts directs et sur un suivi à l’échelle de la planète.  Il a cité, à titre d’exemple, les enquêtes réalisées par les centres d’information des Nations Unies à propos des activités qu’ils organisent.  Ces enquêtes démontrent qu’en 2012, les différentes manifestations organisées par les centres d’information ont permis une meilleure idée des travaux de l’ONU, ainsi qu’une meilleure opinion à propos de l’Organisation.  Il a conclu en insistant sur l’importance pour le Département de pouvoir disposer d’outils de gestion et d’évaluation des risques afin de fournir un contenu de qualité sur les plateformes sociales.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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