Journée internationale de solidarité avec les membres du personnel de l’ONU: 43 personnes détenues à ce jour

22 mars 2013
OBV/1199-ORG/1564

Journée internationale de solidarité avec les membres du personnel de l’ONU: 43 personnes détenues à ce jour

22/3/2013
Communiqué de presse
OBV/1199
ORG/1564
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

JOURNÉE INTERNATIONALE DE SOLIDARITÉ AVEC LES MEMBRES DU PERSONNEL DE L’ONU:  43 PERSONNES DÉTENUES À CE JOUR


(Adapté de l’anglais)


En ce moment-même, 43 membres du personnel de l’ONU sont arrêtés ou détenus par des autorités nationales alors que d’autres sont aux mains de milices ou de groupes criminels.   


Déjà, le 25 mars 1985, Alec Collett était enlevé par des hommes armés alors qu’il travaillait pour l’UNRWA*, au Liban.  Pendant 24 ans, son épouse et sa famille se sont accrochées à l’espoir qu’il sera libéré avant que son corps ne soit retrouvé et identifié en 2009.


Le sort d’Alec Collett est celui de trop de nombreux membres du personnel de l’ONU qui ont « disparu » ou ont été détenus durant de longues périodes.  Si le cas d’Alec Collett est particulièrement monstrueux, les derniers incidents ont souligné l’urgence de la situation des arrêtés, des détenus ou des disparus.


« Le personnel des Nations Unies, les journalistes et les agents humanitaires sont enlevés, brutalisés et même tués comme jamais auparavant, parfois pour des raisons politiques, d’autres fois pour de l’argent.  Ceci doit cesser », s’est alarmée la Présidente du Syndicat du personnel de l’ONU, Mme Barbara Tavora-Jainchill.


Dans un incident inédit, cette année, 21 Casques bleus de la FNUOD** ont été détenus par des éléments armés de l’opposition syrienne, pendant trois jours avant d’être libérés, le 9 mars.


En 2012, selon les premiers rapports, environ 200 membres du personnel de l’ONU ont été détenus ou arrêtés par des autorités nationales, 30 ont été enlevés par des acteurs non étatiques et 15 pour des raisons politiques.  Toutes ces personnes ont été relâchées.  Mais la vaste majorité des cas d’arrestation, de détention et de disparition ne donne suite à aucune poursuite.


« Nous exhortons les États Membres, lorsqu’ils débattent de coupes budgétaires qui risquent d’affecter la sécurité et la sûreté du personnel des Nations Unies, à se rappeler que se sont leurs concitoyens qui subiront les conséquences de ces prétendues économies », a prévenu la Présidente du Syndicat. 


Quatorze ans après son entrée en vigueur, seuls 47% des États ont ratifié la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé, et 15% ont ratifié son Protocole de 2005. 


La date choisie pour la Journée internationale de solidarité avec les membres du personnel détenus ou portés disparus est celle de l’enlèvement d’Alec Collett.  Le Syndicat du personnel de l’ONU et son Comité sur la sécurité et l’indépendance de la fonction publique internationale rendent hommage à tous ceux qui ont souffert de situations similaires, en gardant à l’esprit la douleur des familles qui portent ce fardeau.


* Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient


** Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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