Clôture de la 23e session: les États parties à la Convention soulignent l’urgence de s’attaquer à l’acidification des océans et à la surpêche qui menacent l’alimentation d’un milliard de personnes

12 juin 2013
MER/1992

Clôture de la 23e session: les États parties à la Convention soulignent l’urgence de s’attaquer à l’acidification des océans et à la surpêche qui menacent l’alimentation d’un milliard de personnes

12/06/2013
Assemblée générale
MER/1992
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Convention des Nations Unies

sur le droit de la mer

Réunion des États parties

165e séance – matin

CLÔTURE DE LA 23E SESSION: LES ÉTATS PARTIES À LA CONVENTION SOULIGNENT L’URGENCE DE S’ATTAQUER À L’ACIDIFICATION DES OCÉANS

ET À LA SURPÊCHE QUI MENACENT L’ALIMENTATION D’UN MILLIARD DE PERSONNES

La Chine prévient des risques pour la paix et la sécurité internationales

 que posent les autorisations de pêcher dans les eaux territoriales d’autres pays

La dernière journée de délibérations de la vingt-troisième Réunion des États parties à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer a été l’occasion, pour les délégations, de mettre l’accent sur la gestion de la pêche dans les zones situées au-delà des limites de la juridiction nationale et sur l’urgence de s’attaquer au problème de l’acidification des océans.  

Au cours de la séance de ce matin, le représentant de la Chine a souligné les risques que constitue pour la paix et la sécurité internationales le fait d’autoriser des bateaux de pêche d’exploiter la biodiversité marine d’eaux territoriales d’autres pays.  Il a dénoncé les tentatives de certains pays de s’approprier des îles situées dans les eaux territoriales d’autres pays pour y exploiter des ressources.  Il a également appelé à trouver un équilibre entre les impératifs de la recherche et ceux de la pêche.  

« Si les tendances actuelles de la pêche se poursuivent, nous n’aurons plus de poissons dans 40 ans et nous mettrons en péril un milliard d’habitants qui dépendent des produits de la mer pour leur alimentation », a prévenu le représentant du Sri Lanka, qui a appelé à un respect rigoureux de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.  Dans ce contexte, le Président de la vingt-troisième Réunion des États parties, M. Ferit Hoxha (Albanie), a rappelé l’importance du Groupe de travail spécial officieux à composition non limitée chargé d’étudier les questions relatives à la conservation et à l’exploitation durable de la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des limites de la juridiction nationale.

« Compte tenu de l’ampleur des risques, sur les plans économique et social, liés aux effets de l’acidification des océans », le représentant de l’Inde a souligné qu’il était important que l’on étudie les opportunités de séquestration et de la capture du dioxyde de carbone dans les fonds marins.  À ce sujet, le Président de la Réunion des États parties a indiqué qu’il suivra de près les progrès du Groupe de travail intersessions, à composition non limitée, ainsi que les travaux des autres organes sur les questions des océans et du droit de la mer dont les travaux commenceront la semaine prochaine, notamment la quatorzième session du Processus consultatif informel ouvert à tous sur les océans et le droit de la mer.  Le Processus consultatif informel mettra l’accent sur l’acidification des océans.  Auparavant, la Réunion des États parties a décidé de nommer le Kenya et l’Islande pour coprésider le Groupe de travail à composition non limitée intersessions.

L’ensemble des délégations intervenues ce matin se sont félicitées de la récente ratification de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer par l’Équateur, le Swaziland et le Timor-Leste, en soulignant que la Convention, considérée comme l’un des instruments juridiques en vigueur les plus importants, était près de devenir universelle.  Si la représentante du Paraguay a appuyé le droit et la liberté de transit pour des pays, comme le sien, qui n’ont pas accès à la mer, celui du Qatar a souligné qu’il était nécessaire d’assister les pays en développement à renforcer leurs capacités nationales pour mettre en œuvre la Convention.  Ce dernier a indiqué que son pays venait d’organiser un séminaire intitulé « Convention des Nations Unies sur le droit de la mer: Défis relatifs à la mise en œuvre ». 

Réagissant aux inquiétudes exprimées la veille par les délégations sur la lenteur du processus d’examen, le Président de la Commission des limites du plateau continental (SPLOS/259), M. Lawrence Folajimi Awosika, a expliqué qu’avec la mise en place, cette année, du fonctionnement simultané de six sous-commissions, il faudrait environ cinq ans pour traiter les 60 demandes de délimitation dont la Commission des limites du plateau continental est actuellement saisie.  Ce dernier a précisé que de nouvelles méthodes de travail seraient testées dès le mois de juillet prochain, afin d’accélérer davantage le rythme de travail. 

Présentant le rapport de la Commission de vérification des pouvoirs, la représentante de Sainte-Lucie a indiqué que le secrétariat avait obtenu les pouvoirs officiels de 100 États parties pour participer aux travaux de la vingt-troisième session et attendait la confirmation de 34 autres.  Elle a exhorté les États parties qui ne l’ont pas encore fait à transmettre leurs pouvoirs officiels le plus rapidement possible.

Pour ces débats, les États parties étaient saisis de trois rapports du Secrétaire général présentés en application de l’article 319 de la Convention.  Le premier porte sur l’acidification de océans1.  Les deux autres rapports2 soulignent l’importance des océans qui remplissent des fonctions essentielles à la vie sur Terre en contribuant à la production d’oxygène, à la régulation du climat, à la séquestration du carbone et au fonctionnement du cycle des éléments nutritifs.  La santé des océans est compromise par un nombre croissant de périls qui vont de l’appauvrissement des stocks de poissons aux conséquences des changements climatiques, en passant par la dégradation du milieu marin, la perte de diversité biologique et les menaces à la sûreté et la sécurité maritimes, parmi lesquelles la piraterie, les migrations clandestines par la mer et les mauvaises conditions dans lesquelles travaillent les gens de mer.

En fin de séance, le secrétariat a annoncé que l’Autorité internationale des fonds marins tiendra une manifestation parallèle, aujourd’hui, 12 juin 2013 de 13 h 15 à 14 h 45 dans la salle de conférence A (CB), en marge de la vingt-troisième Réunion des États parties à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, pour discuter des questions à l’ordre du jour de la dix-neuvième session de l’Autorité, qui se tiendra à Kingston (Jamaïque), du 15 au 26 juillet 2013.

1 A/68/71

2 A/67/79/Add.1 et A/67/79/Add.2.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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