Les experts insistent sur le renforcement des partenariats avec le secteur privé pour réduire les risques de catastrophe

20 mai 2013
IHA/1310

Les experts insistent sur le renforcement des partenariats avec le secteur privé pour réduire les risques de catastrophe

20/5/2013
Communiqué de presse
IHA/1310
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

LES EXPERTS INSISTENT SUR LE RENFORCEMENT DES PARTENARIATS AVEC

LE SECTEUR PRIVÉ POUR RÉDUIRE LES RISQUES DE CATASTROPHE

Genève, Suisse, 20 mai -- Le Groupe consultatif du secteur privé pour la réduction des risques de catastrophe a tenu sa réunion annuelle, ce matin, en présence de nombreux représentants d’entreprises.  Les discussions ont principalement porté sur les bonnes pratiques et le rôle du secteur privé pour renforcer la résilience aux catastrophes naturelles.  Les experts, notant que les entreprises privées prenaient, maintenant, véritablement conscience, ont insisté sur la nécessité de renforcer davantage les partenariats avec le secteur privé pour réduire les risques de catastrophe.

Mme MARGARETA WAHLSTRÖM, Représentante spéciale du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe, a relevé que 2015 est le dernier délai pour mettre sur pied un nouveau cadre de travail concernant la réduction des risques de catastrophe.  Au cours de la présente Conférence, trois documents seront adoptés: un communiqué de haut niveau, signé par des représentants de haut niveau d’État et d’entreprises; le résumé de la présidence; ainsi qu’un résumé des débats portant sur le cadre post-2015.  Des consultations intensives se poursuivront en vue d’obtenir un consensus lors de la réunion à Sendai (Japon) en 2015.  Son rapport annuel à l’Assemblée générale se concentrera sur les résultats de la présente conférence.

Présentant les objectifs de la réunion, M. ARIS PAPADOPOULOS, Président-Directeur général de TITAN-America et Président du Groupe consultatif, s’est dit encouragé par la volonté des Nations Unies de rechercher des solutions et de travailler avec le secteur privé.  Le Groupe consultatif ne doit toutefois pas se contenter de fournir des conseils, il doit passer à l’action.  Rappelant que des catastrophes se produisent chaque année, il a insisté sur la nécessité de mettre sur pied un réseau qui rassemble des entreprises, publiques ou privées, pour partager l’information et les bonnes pratiques au sujet des projets de prévention des catastrophes.

Mme KIKI LAWAL, point focal du secteur privé au Bureau de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations Unies (SIPC), a souligné que la participation active de tous les participants était nécessaire pour amener les gouvernements, la société civile et les autres parties prenantes à jeter les bases d’une nouvelle stratégie contre les catastrophes lors de la Conférence internationale sur la réduction des risques de catastrophe, qui se tiendra au Japon en 2015.

Présentant les activités du sous-groupe des partenariats, qui travaille activement à la promotion d’un partenariat entre le secteur public et le secteur privé pour réduire les risques de catastrophe, Mme SANDRA WU, Présidente de Kokusai Kogyo Co., a estimé qu’il était temps maintenant d’avancer et d’établir des objectifs précis en vue de trouver des solutions et de développer davantage le partenariat entre le secteur public et le secteur privé, notamment par le biais du dialogue.  Un tel dialogue devrait viser en particulier à mobiliser les fonds nécessaires pour réduire les risques de catastrophe, a souhaité M. DALE SANDS, de la société AECOM Technology.

Des partenariats solides avec des entreprises du secteur privé ont permis au Japon de réduire les risques de catastrophe et de financer la reconstruction dans le pays après les récents tremblements de terre, a souligné Mme YUKI MATSUOKA, du Bureau de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations Unies.  M. HANS T. SY, Président de SM Prime Holdings, Inc., a présenté, pour sa part, les résultats du Top Leaders Forum, qui s’est tenu en septembre 2012 à Manille, aux Philippines.  Ce Forum, a-t-il précisé, avait pour objectif de partager les expériences du secteur privé qui a joué un rôle essentiel en matière de résilience aux catastrophes naturelles.  De nombreux acteurs de la région y avaient participé activement.  La ville de San Francisco, qui a rejoint la campagne en 2012, a fixé des objectifs ambitieux en matière de développement durable et encourage ses habitants à organiser la résilience aux catastrophes au niveau des quartiers.

Un intervenant a estimé qu’il était important de déterminer clairement les responsabilités et d’assurer la coordination entre les acteurs, aux niveaux local, régional et national.

Le Président de la fondation MunichRe, M. THOMAS LOSTER, a présenté le Risk Award (prix du risque) décerné par sa fondation.  Le prix est doté de 100 000 euros et vise à encourager la mise sur pied de mécanismes d’alerte précoce dans les zones urbaines, notamment dans les zones vulnérables et pauvres.  Il a indiqué que 25 pays avaient fait acte de candidature, démontrant ainsi leur engagement en faveur de la réduction des risques de catastrophe. 

Les catastrophes naturelles sont une réalité, a reconnu Mme CAROLINE WOOLEY, une spécialiste des questions liées aux risques de catastrophe, en appelant les secteurs public et privé à travailler ensemble en vue de garantir la résilience des villes aux catastrophes.  Les 10 principes de la Stratégie des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe, qui visent à rendre les villes plus résilientes, fournissent une excellente base de réflexion en la matière, a-t-elle estimé.  Les compagnies d’assurances doivent évaluer les risques et participer à la prévention des dommages causés aux biens.  Après une catastrophe, la reconstruction doit prendre en compte le risque afin de réduire la probabilité d’un nouveau dommage dans le futur, a-t-elle ajouté.

M. ANDREW MASKREY, Coordonnateur pour l’élaboration du rapport intitulé « Réduction des risques de catastrophe: bilan mondial », a présenté les points saillants de ce rapport.  Il s’est interrogé sur la capacité du secteur privé et des États à prendre en compte la résilience aux catastrophes dans leurs investissements.  La notion de risque partagé souligne que les dommages causés par une catastrophe naturelle touchent sans discrimination les entités publiques et privées.  C’est pourquoi, il faudrait une action vigoureuse, par exemple en faveur de l’amélioration de la résilience des constructions.  Certaines entreprises possèdent des actifs qui se trouvent dans des zones à haut risque, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux catastrophes.  Dans cette perspective, les compagnies d’assurances devraient encourager les entreprises à être plus sensibles aux risques de catastrophe naturelle.  Les gouvernements devraient également créer des environnements favorables aux assureurs.  On constate actuellement une véritable prise de conscience de la part des grandes entreprises concernant la résilience aux catastrophes naturelles, a-t-il dit.  Les entreprises vont de plus en plus se renseigner sur la résilience aux catastrophes des pays dans lesquels ils investissent.  Parallèlement à cette dynamique, les décideurs vont aussi demander aux entreprises des informations sur leur préparation aux risques de catastrophe.

Le rapport n’a pas pour objectif de décourager l’investissement dans les zones à haut risque, mais d’inciter les investisseurs à se renseigner sur la résilience aux catastrophes naturelles dans les zones où se trouvent leurs actifs, a précisé M. Maskrez. 

Un participant a estimé qu’il ne faudrait pas adopter une vision uniquement centrée sur les catastrophes.  La résilience et l’évaluation du risque sont des éléments importants, a-t-il dit, en notant que les économies les plus florissantes du monde se trouvaient dans des zones très exposées aux risques de catastrophe, comme le Japon ou la Californie. Une autre intervenante a souligné que les entreprises ont également un impact sur l’environnement, ce qui augmente dans certains cas le risque de catastrophe naturelle.

Mme MADIHA BAKIR, Directrice associée à PriceWaterhouseCooper, a indiqué que son entreprise avait l’intention d’adopter une approche globale face à la réduction des risques de catastrophe.  Dans un premier temps, il faudrait recenser les bonnes pratiques des entreprises et identifier ce qui n’est pas encore fait dans ce domaine, dans le but d’assurer la continuité de la production.  Les grandes entreprises prennent conscience de l’importance de travailler avec l’ensemble des acteurs concernés, a-t-elle dit.

Au cours de l’échange interactif, certains orateurs ont relevé que, même si les acteurs économiques sont conscients des risques de catastrophe, ils restent concentrés sur leurs activités et ne contribuent que rarement aux efforts visant à améliorer la résilience aux catastrophes.

En conclusion, M. Papadopoulos a appelé toutes les parties prenantes à proposer des solutions innovantes pour faire face aux risques de catastrophe naturelle.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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