Les organisations non gouvernementales soulignent la vulnérabilité aggravée de certaines femmes face à la violence sexiste

14 mars 2013
FEM/1951

Les organisations non gouvernementales soulignent la vulnérabilité aggravée de certaines femmes face à la violence sexiste

14/03/2013
Assemblée générale
FEM/1951
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Commission de la condition de la femme

Cinquante-septième session

14e séance – matin

LES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES SOULIGNENT LA VULNÉRABILITÉ AGGRAVÉE

DE CERTAINES FEMMES FACE À LA VIOLENCE SEXISTE

La Commission de la condition de la femme

est saisie d’un projet de résolution sur la situation des femmes palestiniennes

La Commission de la condition de la femme a achevé, ce matin, son débat général après avoir entendu les représentants d’une quinzaine d’organisations non gouvernementales (ONG), qui ont attiré l’attention sur la situation des femmes les plus exposées à la violence sexiste.  Elle a également entendu le représentant de Fidji, qui a présenté un projet de résolution sur « la situation des Palestiniennes et l’aide à leur apporter », dont l’objectif est de promouvoir les droits économiques et sociaux des femmes palestiniennes et de faire entendre leurs voix.

Les femmes peuvent être doublement la cible de violence sexiste, d’une part, parce qu’elles sont femmes et, d’autre part, parce qu’elles appartiennent à un groupe marginalisé ou minoritaire, ont expliqué plusieurs représentants d’ONG.  C’est le cas notamment des femmes âgées, a cité la représentante de HelpAge International, en soulignant la nécessité pour les États de combler le vide juridique en matière de violence à l’encontre de cette catégorie de femmes.  Elle a également proposé de collecter des données concernant les femmes de plus de 49 ans.   

La vulnérabilité des adolescentes est une autre source de préoccupation, a estimé la représentante de Public Health Institute et de Coalition des adolescentes, elle-même adolescente.  Quatorze millions de filles sont mariées avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans, sont battues, victimes de trafic ou d’esclavage sexuel, a-t-elle alerté.  Ces adolescentes ne disposent pas d’informations sur leurs droits sexuels et de santé génésique et, souvent, sont exposées à de sérieux risques.  Les châtiments corporels sur les enfants, qui sont admis dans 41 pays, a fait remarquer la représentante de Defense for Children International, doivent être éliminés.  Les représentantes des organisations Asia Pacific Forum on Women, Law and Development et Forum international des femmes autochtones ont, quant à elles, plaidé en faveur d’une meilleure protection des femmes autochtones.  Celle de la Fédération canadienne des femmes diplômées des universités(FCFDU), a attiré l’attention sur la violence accrue dont font l’objet les prostituées, les femmes lesbiennes ou transsexuelles.

D’autres intervenants, qui parlaient au nom des organisations l’Association pour les droits de la femme et le développement (AWID) et Amnesty International, ont souligné les risques que courent celles qui militent contre la violence à l’encontre des femmes et des filles, en particulier pour défendre leurs droits sexuels et de la santé génésique.  Les femmes écrivains ou journalistes, qui défendent la liberté d’expression, sont, elles aussi, victimes d’actes de violence, a dénoncé la représentante de PEN International.

À quelques jours de l’ouverture des travaux de la Conférence finale des Nations Unies pour un traité sur le commerce des armes, deux délégations d’ONG ont attiré l’attention sur le rôle des armes de petit calibre dans la violence à l’encontre des femmes.  La Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté a demandé que le futur traité sur le commerce des armes tienne compte de la parité entre les sexes et de la violence à l’encontre des femmes et des filles.

Cette séance a ainsi conclu le débat général de la Commission qui portait cette année sur le thème prioritaire « Élimination et prévention de toutes les formes de violence à l’encontre des femmes et des filles ».  À la veille de la clôture de la session, la Présidente de la Commission, Mme Marjon Kamara, du Libéria, a lancé un appel aux délégations pour qu’elles déploient tous les efforts nécessaires permettant à la Commission d’adopter, demain, des conclusions agréées.  « Le monde a les yeux sur nous », a-t-elle rappelé, en soulignant qu’il était important de parvenir à un accord sur les moyens de prévenir et d’éliminer le fléau de la violence à l’encontre de toutes les femmes et filles dans le monde.

La Commission de la condition de la femme se réunira demain, vendredi 15 mars, à 15 heures.

* E/CN.6/2013/L.4SUIVI DE LA QUATRIÈME CONFÉRENCE MONDIALE SUR LES FEMMES ET DE LA VINGT-TROISIÈME SESSION EXTRAORDINAIRE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, INTITULÉE « LES FEMMES EN L’AN 2000: ÉGALITÉ ENTRE LES SEXES, DÉVELOPPEMENT ET PAIX POUR LE XXIE SIÈCLE »

c) Transversalisation de la problématique hommes-femmes, situations et questions de programme

Suite et fin du débat général

En début de séance, M. ELIESA TUILOMA (Fidji), au nom du G-77 et de la Chine, a présenté le projet de résolution intitulé « La situation des Palestiniennes et l’aide à leur apporter » (E/CN.6/2013/L.4).  Il a notamment expliqué que ce texte vise en premier lieu à promouvoir les droits économiques et sociaux des femmes palestiniennes et à faire entendre leurs voix. Ce projet de résolution jette également les bases fondamentales du rôle que pourraient jouer les Palestiniennes en matière de résolution de conflit, a-t-il indiqué.

Mme SUSAN SOMERS, représentante de HelpAge International, a souligné que les femmes âgées sont victimes de plusieurs types de discrimination, du fait notamment de leur sexe et de leur âge.  Les données sur les femmes sont rarement collectées au-delà de 40 ans, a-t-elle indiqué, en précisant que les femmes âgées étaient souvent exclues des mesures prises en faveur des femmes.  Les femmes âgées sont pourtant victimes de violence et d’abus, a-t-elle fait remarquer.  Elle a aussi regretté que les normes juridiques internationales existantes ne prévoient pas la violence à l’encontre des personnes âgées, à l’exception du Comité pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes qui a formulé une recommandation générale sur les femmes âgées.  La représentante a salué les pays, comme le Kenya, qui ont adopté des dispositions législatives pour protéger les femmes âgées.  Elle a appelé tous les États à lancer des campagnes de sensibilisation pour changer les attitudes à l’égard des femmes âgées.  Il faut aussi collecter des données sur les femmes de plus de 49 ans, a-t-elle ajouté.

Mme HARRIETTE WILLIAMS BRIGHT, de Femmes Africa Solidarité (FAS), a appelé les États Membres à adopter des plans d’action nationaux pour mettre en œuvre les engagements internationaux en faveur de la protection des femmes, en fixant des objectifs précis assortis de calendriers et d’indicateurs.  Elle s’est inquiétée de ce que certains États fassent machine arrière dans ce domaine.  Elle a dénoncé les mutilations génitales féminines et demandé aux États de garantir aux femmes la jouissance de leurs droits sexuels et de santé génésique.   « Nous sommes solidaires avec nos sœurs qui souffrent de conflits », a-t-elle assuré, en insistant sur la situation des femmes en République démocratique du Congo, au Mali, en Somalie, au Soudan, au Soudan du Sud et en République centrafricaine.  La représentante a aussi exhorté les États à faire leur possible pour mettre un terme à la prolifération des armes de petit calibre.  En outre, elle a insisté pour que les questions sur l’égalité entre les sexes soient intégrées au programme de développement durable de l’après-2015.

Mme NEEMA LANDEY, de Young Women’s Caucus, s’est dite gravement préoccupée par la violence perpétrée à l’encontre des femmes par l’intermédiaires des médias sociaux.  Ces médias sont devenus une plateforme pour la prolifération des pires formes de violence à l’encontre des femmes, s’est-elle inquiétée.  C’est pourquoi, elle a exhorté les États Membres à créer des mécanismes pour enrayer ce phénomène.  Il importe également d’éduquer les éducateurs afin de mettre un terme à la promotion des stéréotypes sociaux, a ajouté la représentante qui a, par ailleurs, fait observer que la violence était souvent encouragée ou acceptée par les femmes.  Elle a aussi souhaité des investissements accrus pour financer les programmes qui répondent aux causes mêmes de la violence.  Il est également important d’accorder une attention particulière aux groupes à haut risque.  La tradition ou la culture ne peuvent justifier certaines pratiques préjudiciables aux femmes, en particulier les mutilations génitales féminines, a-t-elle souligné.  La représentante a également exhorté les États Membres à éliminer la pauvreté et à démanteler les réseaux de la traite des êtres humains.

Mme GEETHA LAKMINI FERNANDO, de l’Asia Pacific Forum on Women, Law and Development, a fait le point sur les débouchés de l’atelier stratégique de la société civile de la région Asie-Pacifique qui a été organisé en février 2013 à Bangkok, en prévision de la tenue de la cinquante-septième session de la Commission.  Elle a précisé que cet atelier avait porté sur la situation des femmes les plus marginalisées, notamment les femmes autochtones, handicapées, migrantes ou appartenant à des minorités.  Elle a demandé aux États Membres de coopérer avec les mouvements autonomes de femmes, afin de lutter plus efficacement contre la violence faite aux femmes.  Des mesures s’imposent également pour assurer l’accès à toute une gamme de services multisectoriels des victimes de la violence.  Elle a également estimé que les politiques de prévention devraient accorder une attention particulière aux répercussions négatives de la mondialisation, du développement, de la militarisation et de la montée des fondamentalismes.

Mme HELEN HAKENA, de l’Association pour les droits de la femme et le développement (AWID), a souligné les risques que courent les femmes militant contre la violence dont sont victimes les femmes et les filles.  Notre plaidoyer est contesté par la police et les membres des communautés, a-t-elle expliqué, en précisant que les femmes qui militent en faveur des droits de la santé génésique sont particulièrement la cible de discrimination.  « Nous sommes, chaque jour, la cible d’actes de violence », a-t-elle insisté.  Elle a ensuite voulu savoir comment les gouvernements s’acquittaient de leurs obligations de protéger et de promouvoir les droits fondamentaux des femmes, notamment les droits de celles qui dénoncent les violations par les acteurs étatiques et non étatiques.  Elle aussi s’est élevée contre le patriarcat qui est, selon elle, à la base de la violence systématique contre les femmes et l’impunité des actes qu’elles subissent.

Mme ROSE CUNNINGHAM, du Forum international des femmes autochtones, a rappelé que les États s’étaient engagés à garantir la protection des femmes et des filles autochtones, celles-ci étant particulièrement touchées par la violence sexuelle et l’exploitation économique.  Elle a demandé aux gouvernements d’adopter une perspective multisectorielle pour tenir compte des droits des peuples autochtones.  La représentante a exhorté la Commission de la condition de la femme à encourager des politiques publiques qui prévoient la participation des femmes autochtones.  Il faut également que les organes des Nations Unies soient mieux informés par les États Membres des problèmes spécifiques de ces femmes, a-t-elle souligné.  Il faudrait aussi, a-t-elle recommandé, renforcer la mise en œuvre des lois nationales visant l’élimination de la violence à l’encontre des femmes de manière générale. 

Mme ANUSHA SANTHIRASTHIPAM, de Soroptimist International, s’est inquiétée du nombre croissant de meurtres de femmes qui sont perpétrés dans le monde et de l’impunité dont jouissent leurs auteurs.  Elle a souligné que les traditions et les cultures ne pouvaient être invoquées pour justifier certains actes nuisibles commis à l’encontre des femmes.  La représentante a engagé les États Membres à adopter des lois spécifiques pour criminaliser le « féminicide » et protéger les victimes.  Elle les a également appelés à lancer des campagnes de sensibilisation

pour promouvoir une culture de respect.  La représentante a aussi engagé les organes de l’ONU à mener des recherches pertinentes sur le « féminicide » et à lancer des politiques effectives dans le but d’appuyer les efforts lancés pour éliminer ce fléau.

S’exprimant au nom de Public Health Institute et de la Coalition des adolescentes, MYERS LEÓN, adolescente, a fait remarquer que les décideurs ne tenaient que rarement compte de la situation des personnes appartenant à sa catégorie.  Quatorze millions d’adolescentes sont mariées avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans, battues, victimes de trafic ou d’esclavage sexuel, a-t-elle rappelé.  Elles manquent souvent d’information concernant leurs droits sexuels et de santé génésique et, de ce fait, sont exposées à de grands risques, en particulier pendant un accouchement.  Elle a souhaité que les traditions culturelles qui tolèrent la violence à l’encontre des adolescentes soient éliminées.  Les États Membres doivent impliquer les adolescentes lors de l’élaboration de politiques et de programmes les concernant.  La représentante a également appelé les États Membres à s’engager à assurer la mise en œuvre de toutes les conventions relatives à la question de la violence à l’encontre des femmes qu’ils ont ratifiées.

Mme ANNIE MATUNDU MBAMBI, de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, s’exprimant aussi au nom de 14 autres organisations, s’est élevée contre la militarisation en tant que source de violence à l’encontre des femmes et des filles.  Elle a donné l’exemple de la République démocratique du Congo où de nombreux acteurs, y compris les Forces de sécurité de l’État et les groupes de rebelles armés, commettent des actes de violence sexiste en toute impunité.  Les armes sont utilisées pour empêcher que les femmes participent activement à la vie politique et économique du pays, a-t-elle déploré.  Elle a placé beaucoup d’espoir dans les résultats de la Conférence des Nations Unies pour un traité sur le commerce des armes, qui se tiendra au cours des deux prochaines semaines au Siège de l’ONU.  Elle a demandé aux États Membres de négocier, à cette occasion, un traité contraignant qui tienne compte de la parité entre les sexes et de la violence à l’encontre des femmes.  Ce futur instrument devrait faire obligation aux États de refuser un transfert international d’armes pour prévenir la violence à l’encontre des femmes.  Le document final de la Commission de la condition de la femme devrait, quant à lui, contenir une référence aux armes, a-t-elle estimé.  Avant de conclure, elle a rappelé que, conformément à la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité, les femmes devraient contribuer au règlement des conflits. 

Mme LUCINA KATHMANN, de PEN International, principale association mondiale des écrivains œuvrant pour la liberté d’expression, a réaffirmé que cette liberté était un droit humain fondamental.  Les femmes écrivains jouent un rôle crucial dans l’édification d’une société pluraliste et plus égale, a-t-elle souligné, tout en déplorant que ces femmes soient trop souvent victimes d’actes de violence dont sont responsables à la fois des acteurs étatiques et non étatiques.  Des études sur ce sujet sont menées en Fédération de Russie, au Pakistan, au Libéria et au Mexique où, a-t-elle rappelé, des femmes écrivains ou journalistes ont été victimes d’actes de violence.  C’est pourquoi, elle a demandé aux États de mieux protéger les femmes appartenant à cette catégorie et de mettre fin à l’impunité de ces attaques.

Mme NOELENE NABULIVOU, de COC Pays-Bas, a dénoncé l’impunité dont bénéficient les auteurs d’actes de violence à l’encontre des femmes et des filles et a appelé les délégations à réagir contre ce phénomène.  Même lorsque des lois existent, a-t-elle fait remarquer, des actes de misogynie, d’homophobie et de « transphobie » sont commis.  Elle a expliqué que bien souvent, les lesbiennes ne dénoncent pas les violences dont elles sont victimes par peur de subir des représailles et à cause du manque de confiance que leur inspirent les autorités.  La représentante a ensuite exhorté les délégations à dénoncer les violences liées à l’identité et à l’orientation sexuelle.

Mme AVIS SRI-JAYANTHA, du Defense for Children International, a fait observer que si les châtiments corporels étaient la forme de violence la plus courante dont sont victimes les filles, ils étaient rarement mentionnés dans les décisions adoptées par les États Membres pour enrayer le fléau de la violence faite aux femmes.  Elle a indiqué que le châtiment corporel était pénalisé par la législation de nombreux pays, mais demeurait légal dans 41 États, « notamment dans le contexte de la charia ».  Quatre-vingt-un États autorisent par ailleurs les châtiments corporels qui sont commis dans les établissements scolaires, a-t-elle indiqué.  La représentante a ensuite appelé les États Membres à adopter des mesures et des programmes pour mettre un terme à ces pratiques.  Elle a souhaité que les conclusions agréées contiennent une référence spécifique aux châtiments corporels.

Mme ISABEL APAWO PHIRI, de la Commission des Églises pour les affaires internationales du Conseil œcuménique des Églises, a réaffirmé la position que son organisation avait exprimée lors de la Conférence de Beijing, en 1995.  Elle a regretté qu’à ce jour, les institutions qui devraient être solidaires avec les femmes n’aient toujours pas pris de mesures déterminées en leur faveur.  Les femmes en marge de la société doivent lutter pour leur dignité et des conditions de vie décente, a-t-elle noté, en ajoutant que la violence à l’encontre des femmes est souvent exacerbée par les pratiques religieuses.  Les droits des femmes sont des droits fondamentaux universels et indivisibles, a-t-elle rappelé.  La société civile a un rôle crucial pour contribuer à faire changer les comportements et les mentalités, a-t-elle insisté avant de conclure.

M. JOSÉ LUIS DIAZ, d’Amnesty International, a souhaité que les conclusions concertées qui seront adoptées à l’issue de la présente session de la Commission de la condition de la femme traitent de toutes les formes de violence, y compris de la violence conjugale.  Elles devront aussi tenir compte des groupes de femmes à risque, comme les femmes qui sont exposées à des violences en raison de leur identité sexuelle.  Il a souhaité que les conclusions concertées appellent les gouvernements à mettre pleinement en œuvre les engagements pris en vertu des instruments internationaux sur la protection des droits des femmes.  Il a aussi demandé de faire en sorte que les États ne se contentent pas d’invoquer les coutumes, les traditions et les religions pour justifier que ces engagements ne pouvaient être honorés.  Le représentant a aussi plaidé en faveur d’une meilleure information et d’un réel accès des femmes aux droits sexuels et de santé génésique.  Il a enfin appelé à protéger les militantes des droits des femmes qui sont prises pour cibles par des attaques.

Mme LINDA MACDONALD, de la Fédération canadienne des femmes diplômées des universités (FCFDU), a déploré le manque de coordination qui caractérise, selon elle, les plans d’action adoptés par les États Membres pour enrayer la violence faite aux femmes.  Elle a insisté, à cet égard, sur l’importance que revêt l’accès à la justice, la collecte de données ainsi que l’accès aux soins.

La représentante a ensuite appelé les États Membres à adopter des stratégies précises pour répondre aux cas de tortures dont sont victimes les femmes aux mains d’acteurs non étatiques, ainsi que pour mettre un terme à la prostitution forcée.  Elle a déploré que ces deux fléaux ne figurent pas encore dans les conclusions agréées de la Commission de la condition de la femme.  Elle a également déploré que le rapport du Secrétaire général ne mentionne pas les femmes lesbiennes ou transsexuelles.  Il faudrait, a-t-elle ajouté, accorder une attention particulière aux femmes autochtones.

M. MAGNUS HOLTFODT, du Forum for Women and Development (FOKUS), a déploré l’absence, dans certains États, de lois spécifiques pour lutter contre la violence à l’encontre des femmes.  Même lorsque ces lois existent, leur application est souvent limitée, a-t-il regretté.  Le représentant a ensuite souhaité qu’un instrument juridique contraignant sur la violence à l’encontre des femmes soit élaboré.  Il a également appelé à la création d’un mécanisme indépendant de mise en œuvre des conventions existantes sur la question.  Le représentant s’est dit profondément préoccupé par la forte augmentation de la traite des êtres humains dans le monde.  Après avoir salué les « pays du Nord » disposant de lois sanctionnant les clients et considérant les prostituées comme des victimes, a exhorté les autres États à en faire de même.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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