Le Comité des ONG ouvre sa session ordinaire de 2013 en recommandant l’octroi du statut consultatif spécial à 37 ONG

21 janvier 2013
ECOSOC/6550-ONG/761

Le Comité des ONG ouvre sa session ordinaire de 2013 en recommandant l’octroi du statut consultatif spécial à 37 ONG

21/1/2013
Conseil économique et social
ECOSOC/6550 ONG/761
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Comité des organisations non gouvernementales             

Session ordinaire de 2013                                  

1e & 2e séances – matin - après-midi                        

LE COMITÉ DES ONG OUVRE SA SESSION ORDINAIRE DE 2013 EN RECOMMANDANT L’OCTROI DU STATUT CONSULTATIF SPÉCIAL À 37 ONG

Le Comité des organisations non gouvernementales (ONG) a entamé sa session ordinaire de 2013 en recommandant, aujourd’hui, au Conseil économique et social (ECOSOC) d’octroyer un statut consultatif spécial à 37 ONG.  En début de séance, le Comité a également porté à sa présidence M. Suljuk Mustansar du Pakistan.

L’élection des autres membres du bureau a été reportée à une date ultérieure, en attendant la fin des consultations informelles au sein des groupes régionaux.

Au cours de cette session, les 19 membres du Comité des ONG* examineront 225 nouvelles demandes de statut et 130 autres dossiers dont l’examen avait été reporté.  Le Comité examinera aussi plusieurs demandes de reclassement et de changement de nom et 300 rapports d’activités que les ONG sont tenues de présenter tous les quatre ans.

Dans ses remarques liminaires, le Président du Comité des ONG, M. Suljuk Mustansar, a loué la place faite à la société civile dans les travaux de l’ECOSOC, tout en faisant observer que cela engage le Comité à accélérer son rythme de travail d’où l’importance, a-t-il ajouté, de renforcer la branche des ONG.

« Le refus de l’exclusion doit être érigé en principe directeur afin que les démunis puissent avoir voix au chapitre », a renchéri M. Navid Hanif, Directeur du Bureau pour l’appui et la coordination de l’ECOSOC au Département des affaires économiques et sociales (DAES).  Il a souligné que la société civile est la plus apte à faire des contributions en la matière et précisé à titre d’exemple que près de 10 000 ONG avaient participé à l’élaboration du Document final de la Conférence Rio+20 sur le développement durable. 

Il a également indiqué qu’au cours de cette session, le Comité des ONG sera saisi de près de 600 demandes, soit deux fois plus que l’année dernière, et que ses ressources limitées provoquent des retards inévitables.  Pour faire face à cette situation, M. Hanif a suggéré comme point de départ l’élaboration d’un formulaire de demande de statut « simplifié et plus rationnel ».  Au titre d’autres suggestions, le représentant de la Belgique a plaidé pour qu’une ONG à laquelle aucune question n’a été soumise pendant la session informelle du Comité, du mois de décembre, accède automatiquement au statut demandé pendant la session ordinaire.

Le Comité des ONG recommande trois catégories de statut: le statut consultatif général, le statut consultatif spécial et l’inscription sur la liste.

Le statut consultatif général est réservé aux grandes ONG internationales, dont les domaines d’action et de travail couvrent la majorité des points contenus dans l’agenda de l’ECOSOC et de ses organes subsidiaires.  Ces ONG sont autorisées à soumettre au Conseil des communications écrites et des pétitions, et à proposer l’inscription de points à l’ordre du jour du Conseil et de ses organes subsidiaires.

Le statut consultatif spécial concerne, quant à lui, des ONG internationalement reconnues pour leur compétence particulière dans certains domaines d’activité du Conseil.  Elles peuvent également soumettre des communications écrites et des pétitions.  

L’inscription sur la liste concerne les ONG qui contribuent de temps à autre aux travaux du Conseil et qui ont tendance à travailler d’une manière plus technique et/ou restreinte.  Elles ne peuvent soumettre au Conseil que des communications écrites.

Parmi les organes subsidiaires du Conseil, on compte les nombreux mécanismes des droits de l’homme.  Les ONG accréditées auprès de l’ECOSOC peuvent aussi participer aux manifestations spéciales organisées par le Président de l’Assemblée générale et aux conférences internationales de l’ONU.

Le Comité des ONG poursuivra ses travaux demain, mardi 22 janvier, à partir de 10 heures.

Pour en savoir plus sur le Comité, veuillez consulter le site Internet www.un.org/esa/coordination/ngo.

*Belgique, Bulgarie, Burundi, Chine, Cuba, États-Unis, Fédération de Russie, Inde, Israël, Kirghizistan, Maroc, Mozambique, Nicaragua, Pakistan, Pérou, Sénégal, Soudan, Turquie et Venezuela.

Octroi du statut consultatif spécial

Le Comité des ONG a recommandé, aujourd’hui, l’octroi du statut consultatif spécial aux 37 ONG suivantes:

- Action of Human Movement (AHM) (Inde)

- Action Solidaire pour un Développement Entretenu à la Base (Togo)

- Alliance Creative Community Project ( Ghana)

- Amis des Etrangers au Togo (A.D.E.T.) (Togo)

- Archbishop E. Kataliko Actions for Africa "KAF" (République démocratique du Congo)

- Associação Novo Encanto de Desenvolvimento Ecológico (Brésil)

- Association Al - Biri Charitable (Al - Khaireh) ( Côte d’Ivoire)

- Association de Solidarité Aide et Action Enfance Mali "ASAA/EM Jigiya Ton" (Mali)

- Association Ibn Sina pour le Traitement des Malades et Sinistrés (Mauritanie)

- Association pour la Promotion de la Lutte Contre les Violences faites aux Femmes et la Participation au Développement de la Femme africaine (Cameroun)

- Association Sénégalaise pour la promotion des énergies renouvelables "KokkiEnergie" (Sénégal)

- Befa Women and Child Care Foundation (Nigéria)

- Benin Environment and Education Society (Bénin)

- Carre Geo & Environnement (Cameroun)

- Centre de Recherche et d’Education pour le Developpement-CREPD (Cameroun)

- Centre for Community Economics & Development, Consultants Society (Inde)

- Chaithanya Samskarika Vedi Chennayangaloor P.O. (Inde)

- Child Aid Development Foundation International-CADFIN ( Cameroun)

- Civil Society Platform For Social Protection ( Sierra Leone)

- Comité de Lutte Contre les Pandémies pour le Développement Durable au Cameroun (Cameroun)

- Community Emergency Response Initiative (Nigéria)

- Community Youth Network Program – CYNP (Libéria)

- Ekap Achi Foundation (Nigéria)

- Ekta Welfare Society (Inde)

- Ethics Institute of South Africa (Afrique du Sud)

- Fondation Mohammed VI pour la Recherche et la Sauvegarde de l'Arganier (Maroc)

- Fondation Nehemie (République démocratique du Congo)

- Fundación Síndrome de Down del Caribe (Colombie)

- Globe Vert ( Togo)

- Greener Impact International ( Ghana)

- Groupe Communication Internationale en Technologies Cultures et Services "G.CITCS" (Sénégal)

- Gwoup Lespwa ak Lavi-GLL (Haïti)

- Halley Movement For Social and Community Development (Maurice)

- Humanitaire Plus (Togo)

- Fiorello H. LaGuardia Foundation, Inc. (États-Unis)

- Organisation internationale pour la sécurité des transactions électroniques (OISTE) (Suisse)

Ces deux dernières ONG se sont vues octroyées l’octroi du statut consultatif spécial après un dialogue interactif.

Demandes dont l’examen a été reporté

Les 12 ONG suivantes ont vu l’examen de leur demande reporté dans l’attente de réponses aux questions soulevées aujourd’hui par les membres du Comité.

Le représentant du Soudan a voulu des précisions sur l’étendue des activités menées par Almanar Voluntary Organization (Soudan) dans le Kordofan du Sud, ainsi que sur ses sources de financement.  Son homologue de la Chine a voulu savoir à quel titre Association for Integrated Development-Comilla (AID-COMILLA) (Bangladesh) avait pu participer à des réunions de l’ONU alors qu’elle n’avait aucun statut auprès de l’ECOSOC.  La représentante du Pakistan a demandé le nom des organisations avec lesquelles Centre for Social Transformation & Human Dev. Ltd/Gte (Nigéria) a noué des partenariats.

Reprenant la parole, le représentant de la Chine a demandé des renseignements supplémentaires sur la méthode de travail du Gouvernement du Pakistan avec les ONG et, en particulier avec Community Awareness Raising Advocacy Ven: Arround Needs-CARAVAN (Pakistan).  Son homologue du Pérou a demandé, quant à lui, des éclaircissements sur le financement, les activités, les ressources et le bilan de l’ONG Coordinadora Andina de Organizaciones Indígenas (Pérou).  L’ONG Eakok Attomanobik Unnayan Sangstha (Bangladesh) a été priée par la Chine de donner des détails sur ses activités alors que la délégation du Pakistan demandait à EKTA (Inde) comment elle compte garder son indépendance vis-à-vis du Gouvernement indien.

Le représentant de la Chine a aussi voulu en savoir un peu plus sur les procédures régissant l’élection des membres du Conseil d’administration de Family Health Development Organisation (Bangladesh).  Son homologue du Pakistan s’est interrogé sur les conférences auxquelles Global Health and Awareness Research Foundation-GAF (Nigéria) a participé et sur les contributions que l’ONG y a faites.  Le représentant a aussi noté le déficit de Green Planet (Inde).

Poursuivant sur sa lancée, le représentant de la Chine a souhaité avoir des informations sur les projets entrepris d’Hassan Foundation (Pakistan) avec les autres ONG.  Celui du Pakistan a demandé des détails sur les origines des dons faits à Human Touch India (Inde).

Dialogue interactif avec les ONG

Au cours de l’heure traditionnellement consacrée au dialogue avec les ONG, celle de Peace Corps of Nigeria (Nigéria) a précisé que son ONG cible en premier lieu les jeunes.  Des bureaux ont été ouverts dans 29 localités où près de 50 000 jeunes sont formés.  Des partenariats ont été établis avec le Gouvernement, permettant à l’ONG de participer à la Conférence Rio+20 sur le développement durable. 

À la question de la représentante de la Bulgarie sur le sens du mot « discipline », l’ONG a expliqué que le manque de discipline dans les établissements scolaires du Nigéria est un problème récurrent sur lequel, a-t-elle soutenu, il importe de se pencher si l’on veut bien former les dirigeants de demain.

Le représentant du Maroc a relevé que les dépenses de l’ONG « dépassent largement » ses recettes.  L’ONG a indiqué qu’il s’agit là d’un problème technique: lors de l’audit, le commissaire aux comptes n’a pas pris en compte les écarts des taux de change.  Le représentant du Maroc s’est montré dubitatif.  « On parle d’un écart de 250 000 dollars », a-t-il fait observer.

Alors que l’ONG Fiorello H. LaGuardia Foundation, Inc. (États-Unis) passait en revue ses activités dans le domaine du développement durable, le représentant de la Chine a voulu connaître la teneur de ces activités en Chine.  Son homologue de Cuba a voulu des précisions sur la manière dont l’ONG choisit les régions où elle opère.  L’ONG a expliqué qu’à une époque, elle travaillait avec la « Blue Moon Fund » pour créer un fonds pour la protection de l’environnement en Chine.  Elle a ensuite indiqué que les projets lancés en Amérique latine avaient pu être menés grâce à une bonne maitrise de la langue et de la culture de la région.  L’Afrique a, quant à elle, été sélectionnée du fait de son emplacement stratégique dans la coopération Sud-Sud.  L’ONG a annoncé qu’elle organisera, au mois d’avril, une conférence sur la promotion des énergies propres en Amérique latine.

À son tour, l’Organisation internationale pour la sécurité des transactions électroniques (OISTE) (Suisse) s’est vu demandée, par la représentante d’Israël, des précisions sur le concept de l’identité numérique et ses possibles contributions au travail de l’ECOSOC.  L’ONG a répondu que l’Internet renforce l’anonymat mais qu’il existe des moyens de renforcer l’identité numérique, certains étant plus sûrs que d’autres.

Répondant à la représentante de Cuba, l’ONG a précisé qu’elle n’offre aucun appui juridique mais estime qu’il faut trouver de nouveaux moyens de fournir une identité numérique compte tenu de la menace croissante sur la confidentialité des usagers d’Internet.  OISTE envisage-t-elle des projets dans des pays autres que ceux de l’Union européenne, s’est interrogé le représentant de la Chine.

L’ONG American Medical College of Homeopathy (États-Unis) a expliqué qu’elle a été créée par un Collège de médecins américains qui, face à l’augmentation du coût des soins médicaux, a voulu faire bénéficier le plus grand nombre et particulièrement les plus vulnérables, des avancées de la médecine naturelle et ce, à bas prix.  L’ONG mène des recherches et travaille avec les pays où l’homéopathie est déjà pratiquée.  À la question de la représentante de Cuba qui s’est interrogée sur les partenaires locaux, l’ONG a répondu qu’elle travaille avec les gouvernements, les ONG et les institutions médicales.

L’ONG bénéficie-t-elle d’exonération d’impôts aux États-Unis, s’est demandé le représentant de la Chine.  Son homologue des États-Unis a déploré que le temps consacré à l’examen des dossiers des ONG soit détourné vers des questions de procédures.  Répondant à la Chine, il a souligné que le fait qu’une ONG travaille avec une université ne saurait constituer un obstacle à un statut consultatif.  Ce qui nous préoccupe, c’est le respect des quatre catégories d’ONG, a tranché le représentant chinois. 

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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