Conférence de presse des athlètes Martina Navrátilová et Jason Collins sur le sport et la lutte contre l’homophobie

10 décembre 2013
Conférence de presse

Conférence de presse des athlètes Martina Navrátilová et Jason Collins sur le sport et la lutte contre l’homophobie

10/12/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DES ATHLÈTES MARTINA NAVRÁTILOVÁ ET JASON COLLINS SUR LE SPORT ET LA LUTTE CONTRE L’HOMOPHOBIE


« Il faut continuer de lutter contre l’homophobie dans le domaine du sport par l’ouverture et le dialogue », ont recommandé ce matinMme Martina Navrátilová, ancienne joueuse de tennis, et M. Jason Collins, joueur de basketball de la NBA, qui étaient les invités du Point de presse du Porte-parole, à l’occasion de la Journée des droits de l’homme.


Mme Navrátilová a commencé par citer M. Nelson Mandela, l’ancien Président de l’Afrique du Sud, qui a dit que le sport avait « le pouvoir de changer le monde ».  Le sport est à la pointe du changement social dans beaucoup de pays, a noté Mme Navrátilová.


L’ancienne joueuse de tennis est une activiste lesbienne qui mène campagne, depuis 1981, pour que des droits égaux soient reconnus pour tous les athlètes.  Il y a encore six pays dans le monde qui punissent l’homosexualité par la peine de mort, a-t-elle fait remarquer.


M. Collins, qui a publiquement révélé son homosexualité en mai dernier, a remercié Mme Navrátilová d’avoir été une « pionnière » dans le domaine de la lutte pour l’égalité entre les personnes, quelle que soit leur orientation sexuelle.  Il faut continuer de se mobiliser pour permettre aux autres athlètes, gays, lesbiennes, ou transgenres de vivre « une vie authentique », a estimé M. Collins.


Répondant à des questions concernant la tenue des Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, en Russie, en 2014, et le « sentiment antigay » qui prévaudrait dans ce pays, Mme Navrátilová s’est dite opposée à un boycottage des jeux qui ne ferait que pénaliser les athlètes.  Au contraire, il faut « être le plus visible possible », a-t-elle préconisé.


Elle a fait remarquer que « le sport et la politique sont inextricablement liés ».  Mais malheureusement, le Comité international olympique (CIO) n’est pas de cet avis, a-t-elle noté.  « Le CIO doit soutenir plus fermement les athlètes », a-t-elle estimé, avant de souligner que la Coupe du monde de football de 2022 se tiendra au Qatar, un pays qui punit l’homosexualité par des peines de prison.


Le CIO peut et doit certainement faire plus pour appuyer la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres), a renchéri M. Collins.


Aucun pays n’est parfait, a conclu Mme Navrátilová.  Aux États-Unis, il est légal, dans 29 États, de renvoyer des gens de leur travail parce qu’ils sont gays, a-t-elle fait remarquer.  « Ce pays est dans la bonne direction, mais il y reste encore beaucoup à faire », a-t-elle estimé.


M. Collins a dit avoir reçu le soutien de nombreux coéquipiers, entraîneurs et fans.  La NBA (Association nationale de basketball) a « donné le ton » en refusant et en punissant par des amendes certaines formes de langage et de comportement qui dégradent des individus en fonction de leur orientation sexuelle, a dit l’athlète.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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