Conférence de la Présidente du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, Mme Nicole Ameline

11 octobre 2013
Conférence de presse

Conférence de la Présidente du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, Mme Nicole Ameline

11/10/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE LA PRÉSIDENTE DU COMITÉ POUR L’ÉLIMINATION DE LA DISCRIMINATION

À L’ÉGARD DES FEMMES, MME NICOLE AMELINE

Nonobstant des progrès significatifs en matière de respect de leurs droits, les femmes continuent d’être les principales victimes des conflits dans le monde, a déclaré la Présidente du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, Mme Nicole Ameline, qui a exhorté les États parties à une pleine application la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.

« Les droits des femmes ne sont pas suffisamment établis pour résister aux changements, y compris les transitions politiques généralement accompagnées de violences et les crises économiques », a-t-elle souligné aujourd’hui lors d’une conférence de presse au Siège des Nations Unies, à New York.

Elle a rappelé que la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes restait l’instrument le plus approprié, pour ce qui concerne le respect des droits humains, et plus particulièrement ceux des femmes.

Au-delà de son travail axé principalement sur la protection des droits des femmes, le Comité peut et doit être également perçu comme un outil de développement, a fait valoir Mme Ameline, en précisant que « certaines dispositions de la Convention mettent l’accent sur l’autonomisation des femmes ».

La Présidente du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes a, par ailleurs, déploré les profondes disparités entre les questions relatives aux droits des femmes et au développement économique.  Elle a proposé aux États Membres de les considérer comme interdépendantes et de les inclure dans le programme de développement pour l’après-2015 en vue de la réalisation d’un développement juste et durable.

Par ailleurs, elle s’est prononcée en faveur d’un renforcement du partenariat entre le Comité sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, la Commission de la condition de la femme et ONU-Femmes, le manque de synergie et de cohérence entre ces agences nuit à leur efficacité sur le terrain.  « Outre son rôle d’organe normatif et de suivi, le Comité se doit de renforcer son appui aux structures opérationnelles, aux agences de l’ONU, et aux États parties à la Convention afin d’en garantir une meilleure mise en œuvre sur le terrain », a-t-elle indiqué.

Mme Ameline a par ailleurs rappelé avoir fait, dans le cadre de l’Assemblée générale de l’ONU, des recommandations relatives à la tenue d’une réunion de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes(CEDAW) l’année prochaine, au Siège de l’Organisation à New York, sur la prise en compte par le programme de développement pour l’après-2015 des problématiques des droits de la femme et du développement.

S’agissant des graves violations dont sont victimes les femmes dans la région du Moyen-Orient, plus particulièrement en Syrie, en Égypte et en Tunisie, où la violence sexuelle à leur encontre constitue un sujet de préoccupation, la Présidente du Comité a dénoncé ces actes, se déclarant solidaire des femmes vivant dans cette région et a appelé les gouvernements et toutes les parties prenantes à préserver les droits fondamentaux des femmes.

Plus tôt dans la journée, Mme Ameline s’est adressée à la Troisième Commission de l’Assemblée générale à l’occasion d’une réunion consacrée à la promotion de la femme.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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