La responsable de l’ONU pour la réduction des risques de catastrophes souligne la vulnérabilité des personnes handicapées

10 octobre 2013
Conférence de presse

La responsable de l’ONU pour la réduction des risques de catastrophes souligne la vulnérabilité des personnes handicapées

10/10/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse
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LA RESPONSABLE DE L’ONU POUR LA RÉDUCTION DES RISQUES DE CATASTROPHES SOULIGNE LA VULNÉRABILITÉ DES PERSONNES HANDICAPÉES


La Journée internationale de la prévention des catastrophes commémorée le 13 octobre sera consacrée cette année à la problématique des personnes handicapées, lesquelles représentent 15% de la population mondiale, soit un milliard de personnes, a expliqué aujourd’hui la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophes, Mme Margareta Wahlström.


« Les personnes handicapées comptent le plus grand nombre de victimes en temps de catastrophes en raison de leur mobilité réduite », a-t-elle souligné en relevant l’insuffisance, voire la quasi-inexistence d’infrastructures leur permettant de survivre.


Elle a également fait remarquer que les handicapés, dans leur majorité, ne bénéficiaient d’aucun mécanisme d’alerte rapide et continuaient d’être confrontés à d’énormes difficultés bien après les catastrophes en raison du manque de planification de la gestion des calamités.


En prévision de la Journée internationale de la prévention des catastrophes, un sondage a été réalisé pour recueillir les avis et préoccupations d’environ 6 000  personnes handicapées en vue d’une meilleure prise en charge.  « 70% des personnes interrogées ont indiqué n’avoir aucune idée des mécanismes mis en place et ont affirmé ignorer vers qui se tourner dans leur communauté en cas de catastrophe », a précisé Mme Wahlström.


Á la question de savoir si elles souhaitaient être associées aux actions de lutte contre les catastrophes et de planification de la gestion de leur prise en charge, « 50% des personnes interrogées ont répondu par l’affirmative, 25% étaient indécises, alors que d’autres ont répondu par la négative », a-t-elle indiqué, précisant que cette étude avait révélé que les personnes handicapées s’appuyaient dans une large mesure sur leurs parents et amis.


Selon Mme Walhström, cette campagne vise à lutter contre l’exclusion des handicapés et à encourager les populations, les gouvernements ainsi que la société civile à traiter du problème dans le cadre du développement durable.


Revenant sur la tempête Sandy qui a touché les États-Unis, y compris le Siège des Nations Unies, Mme Wahlström a estimé qu’il était important de s’assurer que l’Organisation soit préparée à faire face à une catastrophe semblable et dispose d’un système qui tienne compte des handicapés en pareille situation.


Á la question de savoir si les Nations Unies et ses partenaires envisageaient de doter les handicapés de traceurs pouvant aider à les localiser lors d’une catastrophe, Mme Margareta Wahlström a noté que c’est une opportunité pour les médias sociaux qui mérite d’être exploitée.  Toutefois, a-t-elle affirmé, des résultats concrets en la matière pourraient être obtenus à condition que la problématique des personnes handicapées en période de catastrophe soit unanimement reconnue, avec un engagement politique au niveau national afin d’apporter une réponse à la situation par les biais de la technologie.


Dans son message à l’occasion de la Journée internationale de la prévention des catastrophes célébrée le 13 octobre, le Secrétaire général a déclaré que, cette année, il fallait saluer le rôle crucial des personnes handicapées pour promouvoir la volonté de résister face à l’adversité.


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