Conférence de presse du Représentant permanent du Royaume-Uni sur le bilan de sa présidence au Conseil de sécurité

27 juin 2013
Conférence de presse

Conférence de presse du Représentant permanent du Royaume-Uni sur le bilan de sa présidence au Conseil de sécurité

27/6/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU REPRÉSENTANT PERMANENT DU ROYAUME-UNI

SUR LE BILAN DE SA PRÉSIDENCE AU CONSEIL DE SÉCURITÉ

Le Représentant permanent du Royaume-Uni auprès des Nations Unies a dressé aujourd’hui devant la presse, au Siège de l’ONU à New York, le bilan du mois qu’il vient de passer à la présidence du Conseil de sécurité.  M. Mark Lyall Grant a parlé de l’Iraq, de la violence sexuelle, de la Syrie, de la Somalie, du Soudan ou encore du Mali.

Il a d’emblée salué « l’étape historique » que le Conseil a franchi ce matin dans la normalisation des relations entre l’Iraq et la communauté internationale.  Le Conseil de sécurité a adopté une résolution qui lève la menace de sanctions ou de recours à la force qu’il avait imposée à l’Iraq, en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, sur la question du rapatriement de tous les nationaux du Koweït et d’États tiers ou de leurs dépouilles et de la restitution des biens koweïtiens.  M. Lyall Grant a reconnu que certains différends devaient encore être réglés, en espérant que les 11 milliards de dollars d’indemnisations toujours dus au Koweït seront versées d’ici à 2015.

Le Président du Conseil pour le mois de juin s’est aussi réjoui de ce que la forte participation au débat sur les violences sexuelles en période de conflit où se sont succédé 60 délégations lui ait donné raison d’avoir placé cette question parmi les priorités de sa présidence. 

Le débat du 24 juin a donné lieu à une nouvelle résolution qui renforce les efforts visant à mettre fin à l’impunité des auteurs de violences sexuelles.  De même, a dit le Président du Conseil, les combats annoncés aujourd’hui au Darfour pour le contrôle de mines d’or donnent tout son sens au débat organisé, le 19 juin, sur le lien entre la gestion transparente et efficace des industries extractives des ressources naturelles et la prévention des conflits.

Le Représentant britannique s’est aussi félicité de l’adoption d’une « bonne » déclaration présidentielle sur la Somalie, le 6 juin dernier, qui fait suite à la Conférence de Londres du 7 mai dernier.  Rappelant le lancement le 3 juin, de la Mission d’assistance des Nations Unies en Somalie (MANUSOM), il a estimé, qu’après 20 ans de guerre civile et malgré les difficultés, « le pire était derrière elle ».  Il a tout de même souligné l’importance d’une nouvelle constitution fédérale propre à consolider les bonnes relations entre le centre et les autres régions du pays.  

M. Lyall Grant a également salué la déclaration « forte » sur la question des enfants et des conflits armés, le 17 juin, qui clarifie le mandat de la Représentante spéciale du Secrétaire général qui doit « approfondir le dialogue entre les gouvernements et les parties au conflit ».  Certaines délégations s’opposent, a rappelé le Représentant permanent, à des contacts directs avec les groupes armés non étatiques.   

Tout en saluant l’adoption ce matin-même d’une résolution qui proroge jusqu’au 31 décembre 2013 le mandat de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD), « seul courroie de communication entre Israël et la Syrie », M. Lyall a regretté que le Conseil de sécurité n’ait toujours pas réussi à trouver une solution à la crise syrienne.  L’ONU, a-t-il argué, ne peut en aucun cas être tenue responsable de cet échec puisque trois projets de résolution se sont heurtés aux vetos russe et chinois.

Quant aux décisions prises après les enlèvements et la libération des Casques bleus de la FNUOD, au début de l’année, M. Lyall Grant a noté que le Département des opérations de maintien de la paix a jugé bon de diminuer le nombre des patrouilles, d’abandonner certains postes trop exposés, d’en créer d’autres et de mettre à la disposition des observateurs militaires des armes pour se protéger. 

Les vues s’opposent toujours face à la situation entre le Soudan et le Soudan du Sud, a ensuite confié M. Lyall Grant.  Certains États estiment que la Feuille de route adoptée par l’Union africaine, le 21 avril 2012, est toujours valable alors que d’autres sont convaincus que le Conseil doit prendre de nouvelles mesures.  Mais, a-t-il affirmé, ces divergences sont toutes assez minimes et un accord est tout à fait envisageable dans les semaines à venir.   

Le Président du Conseil pour le mois de juin a aussi été amené à avouer que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) sera difficile.  Le 1er juillet, elle remplacera la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA). 

Le Représentant permanent du Royaume-Uni a enfin rappelé que, cette année, le débat trimestriel sur la Mission des Nations Unies au Kosovo (MINUK) a été l’occasion de saluer l’accord « historique » du 19 avril dernier, sur la normalisation des relations entre Pristina et Belgrade.  Alors que l’Union européenne doit donner demain son feu vert au lancement du processus d’adhésion de la Serbie, M. Lyall Grant, a estimé que ce pays a tout pour être un membre important de l’Union européenne.  Si certains obstacles sur la voie de l’adhésion sont liés au Kosovo, la plupart ne le sont pas, a-t-il tenu à préciser. 

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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