Conférence de presse sur la présentation de l’édition 2013 de l’Indice mondial de la paix

12 juin 2013
Conférence de presse

Conférence de presse sur la présentation de l’édition 2013 de l’Indice mondial de la paix

12/6/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LA PRÉSENTATION DE L’ÉDITION 2013 DE L’INDICE MONDIAL DE LA PAIX

« Le monde est moins en paix cette année, si on fait une comparaison avec la situation mondiale l’an dernier.  Cela s’explique par la recrudescence de la violence à l’intérieur des pays », a relevé Mme Michelle Breslauer, Directrice de programme pour les États-Unis de l’Institut pour l’économie et la paix (IEP).  Elle a ajouté que la dégradation de la paix au niveau global a coûté 9 400 milliards de dollars au monde en 2012, soit près de 11% du produit intérieur brut (PIB) mondial.

Mme Breslauer a fait cette annonce au cours d’une conférence de presse tenue ce matin au Siège des Nations Unies à New York sur la publication du septième rapport du « Global Peace Index » (GPI), l’indice de la paix dans le monde. 

Cette conférence de presse ayant pour thème: « Pas de développement sans paix: Les bases de données relatives à la paix dans le contexte du programme de développement pour l’après-2015 », était organisée par le Département des affaires économiques et sociales (DAES) des Nations Unies, et a également vu la participation de M. Daniel Hyslop, Directeur de la recherche de l’IEP et de Mme Lucy Hurst du magazine d’informations économiques  britannique « The Economist ».

Dans sa présentation, Mme Breslauer a également évoqué l’augmentation de 8% du taux d’homicides commis dans le monde durant ces 12 derniers mois, concentrés notamment en Amérique centrale et en Afrique subsaharienne.  Elle a ensuite souligné que des observations faites ces six dernières années laissent voir que les conflits interétatiques ont baissé au profit d’une recrudescence de confrontations armées entre citoyens à l’intérieur d’un même pays.

Dans le classement de cette année, l’Islande demeure le pays le plus en paix, suivi respectivement par le Danemark, la Nouvelle-Zélande et l’Autriche.  En bas du classement en revanche, les pays connaissant le moins la paix sont respectivement l’Afghanistan, la Somalie, la Syrie et l’Iraq. 

La Syrie a connu une chute de 70% de son indice, a précisé Mme Breslauer, indiquant que cette baisse marquait un record depuis la mise en place de l’indice en 2007.  Elle a ensuite annoncé que l’IEP a partagé ses analyses avec un panel d’experts indépendants et le magazine « The Economist » afin que le classement soit plus indépendant et crédible.  La base du travail accompli par le groupe d’experts, a-t-elle noté, part de la définition du concept de paix, qui s’apparente ici à l’absence de violence ou alors à l’absence de la peur de la violence chez les individus et les populations.

Le calcul de l’Indice mondial de la paix s’appuie sur 22 indicateurs aussi variés que le taux d’homicide, le niveau de militarisation de la société concernée et la population carcérale d’un pays.  Chacun des indicateurs est affecté d’un classement de 1 à 5 représentant les réponses à la question dont l’indicateur assure la mesure.  Le chiffre 1 traduit la réponse la plus positive, alors que le chiffre 5 représente le niveau de violence le plus élevé, a indiqué Mme Breslauer.  Le rapport de cette année examine les liens entre paix et développement, spécialement à la lumière de certaines thématiques majeures du programme de développement mondial pour l’après-2015, qui est en cours d’élaboration, a-t-elle indiqué. 

Mme Lucy Hurst, Directrice associée auprès de la section « Recherche personnalisée pour les Amériques » du Service de recherche du magazine « The Economist », a salué l’évolution survenue à Haïti, qui, ces six dernières années, a connu une embellie sécuritaire marquée par une nette diminution de sa population carcérale, la baisse des affrontements armés, et la diminution du nombre de réfugiés et de déplacés.

Selon M. Daniel Hyslop, Directeur de la recherche à l’Institut pour l’économie et la paix, la collecte des données dans les 162 pays de l’étude n’est pas aisée, car elle demande beaucoup de fonds et de moyens.  Il a également fait part de la difficulté liée à la fiabilité ou non des sources d’information, comme c’est le cas en ce qui concerne la Syrie où on voit une multitude de chiffres différents les uns des autres s’agissant du nombre de victimes causées par le conflit.

L’Institut pour l’économie et la paix est un institut de recherche international fondé en 2007.  Il a des bureaux à New York, aux États-Unis, à Sydney et en Australie.  L’Institut se consacre à la promotion d’une meilleure compréhension des facteurs clefs ayant un rapport avec la paix, et identifie les avantages économiques que l’augmentation et le renforcement de la paix peuvent apporter à travers le monde.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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