Conférence de presse du Procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda et de l’Ambassadeur Américain pour les crimes de guerre

11 juin 2013
Conférence de presse

Conférence de presse du Procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda et de l’Ambassadeur Américain pour les crimes de guerre

11/6/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PROCUREUR DU TRIBUNAL PÉNAL INTERNATIONAL POUR

LE RWANDA ET DE L’AMBASSADEUR AMÉRICAIN POUR LES CRIMES DE GUERRE

« Nous continuerons à utiliser tous les outils à notre disposition pour traquer et traduire en justice les neufs fugitifs poursuivis par le Tribunal pénal international pour le Rwanda », ont prévenu, ce matin, au Siège de l’ONU, à New York, le juge Hassan Bubacar Jallow,Procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), et Stephen J. Rapp, Ambassadeur itinérant des États-Unis pour les crimes de guerre.

Pour toute information qui aboutirait à l’arrestation, au transfèrement et à la comparution des neufs fugitifs, accusés d’être parmi les principaux planificateurs, organisateurs ou financiers du génocide rwandais de 1994, le Département d’État américain s’est, à nouveau, engagé à offrir jusqu’à 5 millions de dollars à travers son « Programme de récompenses pour les crimes de guerre », a expliqué, ce matin aux journalistes, Stephen J. Rapp.

En cas d’arrestation, aucun des neufs fugitifs rwandais ne sera jugé par le TPIR.  Les trois plus gros dossiers seront traités par la branche d’Arusha du Mécanisme international chargé d’exercer les fonctions résiduelles du TPIR et du Tribunal pour l’ex-Yougoslavie, qui est opérationnelle depuis le 1er juillet 2012.  Les six autres affaires seront renvoyées à la justice rwandaise.

« L’arrestation de ces fugitifs est très importante non seulement pour la justice mais aussi pour la paix et la stabilité dans la région », a souligné le juge Hassan Bubacar Jallow.  Il a lancé un appel à tous les États Membres pour qu’ils coopèrent avec le Mécanisme à l’arrestation des fugitifs.  « Il n’y a pas de limite de temps.  Le Mécanisme continuera à poursuivre ces fugitifs.  Les cacher ne sera donc pas payant.  La seule option qui s’offrent à eux est de se rendre », a-t-il tranché. 

« Nous ne serons pas tranquilles tant qu’ils ne seront pas arrêtés », a ajouté Stephen J. Rapp, qui a rappelé que ces hommes étaient accusés de « crimes d’horreur presque inimaginables ». 

Les trois accusés de haut rang qui, une fois arrêtés, seraient poursuivis par le Mécanisme résiduel sont Augustin Bizimana, ancien Ministre de la défense nationale du Gouvernement intérimaire, et Félicien Kabuga, ancien Président du Comité d’initiative de la Radio Télévision libre des Mille Collines et principal bailleur de fonds du Mouvement révolutionnaire national pour le développement (MRND) et de ses milices.  Protais Mpiranya commandait, quant à lui, le bataillon de la garde présidentielle.

Le Département d’État des États-Unis a déjà payé 14 récompenses dans le cadre de son « Programme de récompenses pour les crimes de guerre », qui a été élargi en janvier 2013, a expliqué Stephen J. Rapp.  Le programme s’applique aux fugitifs poursuivis par les Tribunaux pénaux internationaux pour le Rwanda, l’ex-Yougoslavie et la Sierra Leone. 

La traque de ces fugitifs est un défi car il a lieu sur un terrain difficile, a concédé le juge Hassan Bubacar Jallow.  Il a cependant assuré que les recherches restaient intenses pour le moment et que le TPIR avait conservé les preuves et les témoignages.  Il a émis l’espoir que le Programme de récompenses suscitera la coopération du public.

Demain, dans la matinée, le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra un débat public sur les Tribunaux pénaux internationaux pour le Rwanda et l’ex-Yougoslavie.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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