Conférence de presse de la Secrétaire exécutive de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme et de l’Envoyé spécial pour le financement des OMD liés à la santé

25 avril 2013
Conférence de presse

Conférence de presse de la Secrétaire exécutive de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme et de l’Envoyé spécial pour le financement des OMD liés à la santé

25/4/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DE LA SECRÉTAIRE EXÉCUTIVE DE L’ALLIANCE DES DIRIGEANTS AFRICAINS

CONTRE LE PALUDISME ET DE L’ENVOYÉ SPÉCIAL POUR LE FINANCEMENT DES OMD LIÉS À LA SANTÉ


La Secrétaire exécutive de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme, Mme Joy Phumaphi, et l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le paludisme et le financement des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) liés à la santé, M. Ray Chambers, ont présenté aujourd’hui, au cours d’une conférence de presse donnée au Siège de l’ONU à New York, les avancées de leur action pour atteindre l’objectif ambitieux de « zéro mort ou presque d’ici à 2015 ». 


Alors que le monde célèbre aujourd’hui la Journée mondiale de la lutte contre le paludisme, M. Ray Chambers a voulu donner un message d’espoir et un appel à la persévérance.  Il y a seulement six ans, 1 million d’enfants mouraient de la maladie.  Aujourd’hui, ce chiffre a été réduit de moitié grâce à une réduction drastique des coûts de production qui ont permis la distribution de près de 150 millions de moustiquaires dans le monde.


Le prix de revient d’une moustiquaire est de 3 dollars; le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ayant milité auprès des États membres de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme pour standardiser la taille et centraliser la production, a expliqué Mme Joy Phumaphi. 


M. Roy Chambers a estimé qu’il fallait poursuivre la réflexion sur la question des moustiquaires et tenter d’en produire d’une durée de vie de plusieurs années.  « Les moustiquaires placées au-dessus des lits sont efficaces car les moustiques porteurs de la bactérie ne piquent qu’après 10 heures le soir. »


Selon les chiffres de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme, on enregistre encore aujourd’hui 250 millions de cas de paludisme et quelque 850 000 morts par an dont 89% en Afrique.


L’Envoyé spécial du Secrétaire général a insisté sur la nécessité de renflouer intégralement le Fonds mondial pour la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, ce qui représente un effort considérable de 15 milliards de dollars sur trois ans.  Les États-Unis se sont engagés à verser plus de 5 milliards sur cette période.


Mais pour M. Chambers, l’objectif est de faire en sorte que 50% de ces fonds viennent d’autres sources comme la généralisation de la taxe sur les billets d’avion et les prélèvements sur les transactions financières.  « Si nous parvenons à renflouer le Fonds, nous serons en mesure de diversifier et d’élargir notre action pour faire reculer le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. »


La lutte contre ces maladies n’avait pas qu’un effet positif sur la santé.  L’Envoyé spécial a attiré l’attention sur un rapport de la « Brookings Institution » qui montre que la distribution de médicaments et la prise en charge des malades « font davantage pour une atmosphère constructive entre les religions et la lutte contre le terrorisme que tout ce que les États-Unis peuvent accomplir sur le plan militaire ».


La Secrétaire exécutive de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme a, à cet égard, salué le volontarisme des 49 chefs d’État de l’Alliance, un volontarisme qui a permis de lever les barrières douanières et fiscales à l’importation des médicaments.  Grâce à leur engagement, nous avons mis en place des mécanismes d’achats de matériel et de médicaments en partenariat avec la Banque mondiale et la Fondation des Nations Unies, a-t-elle expliqué.


Nous avons également mis en œuvre des procédures d’intervention fondées sur les communautés locales lesquelles permettent en effet d’accélérer significativement le traitement des enfants dès les premiers symptômes de la crise de paludisme. 


Même constat positif de la part de l’Envoyé spécial du Secrétaire général qui a annoncé la création prochaine d’une structure analogue dans la région d’Asie et du Pacifique.  Le Premier Ministre australien sera le premier président de cette alliance qui tentera de reproduire en Asie la coopération intergouvernementale qui a produit de si bons résultats en Afrique. 


M. Ray Chambers a évoqué les recherches en cours sur les médicaments dits synthétiques pour surmonter la résistance aux antipaludiques.  Un laboratoire basé sur la côte ouest des États-Unis aurait progressé mais il est encore trop tôt pour espérer utiliser ces traitements à brève échéance. 


La Secrétaire exécutive de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme a aussi exhorté la communauté internationale à innover.  « Les solutions d’aujourd’hui ne seront plus valables dans 10 ans.  Il faut faire preuve d’adaptation et d’imagination. »


Au cours de la conférence de la presse, un message vidéo du Ministre de la santé du Mozambique, M. Alexandre Manguele, a également été diffusé.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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