Conférence de presse de parlementaires sur la Conférence finale des Nations Unies pour un traité sur le commerce des armes

26 mars 2013
Conférence de presse

Conférence de presse de parlementaires sur la Conférence finale des Nations Unies pour un traité sur le commerce des armes

26/3/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DE PARLEMENTAIRES SUR LA CONFÉRENCE FINALE

DES NATIONS UNIES POUR UN TRAITÉ SUR LE COMMERCE DES ARMES


Sur le thème « Les parlementaires demandent un solide traité sur le commerce des armes », la Mission permanente de la Finlande auprès des Nations Unies a parrainé ce matin une conférence de presse au Siège de l’ONU à New York, en présence d’une demi-douzaine de parlementaires, membres de l’Action mondiale des parlementaires (PGA).


À quelques jours de la clôture de la Conférence finale des Nations Unies pour un traité sur le commerce des armes, la Représentante permanente de la Finlande auprès des Nations Unies, Mme Riitta Resch, a rappelé le rôle clef que jouent les parlementaires depuis le lancement du processus visant à réglementer le commerce des armes classiques, en 2006.


Mme Irène Addo Torshie, membre du Parlement du Ghana, a fait valoir que les législateurs sont les meilleurs garants qu’un tel traité soit mis en œuvre par le pouvoir exécutif dans leurs pays respectifs.


Les parlementaires sont mobilisés pour préparer la ratification rapide par le plus grand nombre de pays d’un traité sur le commerce des armes, a renchéri M. Lamine Thiam, membre du Parlement du Sénégal, après avoir rappelé que l’Afrique avait souffert d’un grand nombre de conflits.


Mme Margareta Cederfelt, membre du Parlement de la Suède, a également mis l’accent sur le suivi et l’exécution d’un traité sur le commerce des armes, qui, a-t-elle précisé, est appuyé par l’Union européenne.


Pour M. Yusuf Ziya İrbeç, membre du Parlement de la Turquie, le commerce illicite et l’accumulation excessive des armes légères et de petit calibre met en péril la paix, la sécurité et le développement économique et social des pays.  Pays voisin de la Syrie, la Turquie est particulièrement affectée par ce problème.


Le projet à l’étude manque « de force et de vision », a dénoncé Mme Lyndira Oudit, sénatrice de Trinité-et-Tobago.  Si les amendements proposés ne sont pas pris en considération, notamment en ce qui concerne le champ d’application et les violations des droits de l’homme, le traité sera « faible et inefficace ».  La Conférence finale doit, selon elle, « reposer sur le courage, la bonne volonté et la détermination ».


Sur une note plus optimiste, M. Mark Pritchard, membre du Parlement du Royaume-Uni, a salué le chemin parcouru et estimé qu’un accord était « à portée de main ».


Répondant à des questions sur les lacunes dans le projet de traité, la parlementaire de Trinité-et-Tobago a évoqué le rôle des intermédiaires dans les transferts d’armes et reconnu qu’il était « facile de passer de la légalité à l’illégalité ».  Pour des petits pays comme le sien, notamment dans la région des Caraïbes, la conclusion d’un traité sur le commerce des armes revêt une importance cruciale. 


Pour le Ghana, a enchaîné la parlementaire de ce pays, le traité, même imparfait, marquerait une étape importante.  Elle a, comme ses homologues, souligné le lien du commerce illicite des armes avec le trafic de stupéfiants et la traite des personnes.


Ce traité concerne « la transparence, la traçabilité et le suivi » des armes classiques, a estimé pour sa part le parlementaire britannique.  Il ne changera pas de façon significative les ventes d’armes de gouvernement à gouvernement, a-t-il prévenu.  À ce sujet, la parlementaire suédoise a déclaré que son pays, tout en étant fabricant d’armes, souhaitait que leur commerce soit sûr et réglementé.


Après avoir noté que le commerce illicite des armes se concentrait essentiellement dans les régions en crise, le parlementaire turc a fait remarquer, que compte tenu du nombre d’États Membres à l’ONU, il est impensable de parvenir à un accord sans un consensus.  


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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