Conférence de presse sur la première réunion du Comité permanent du Réseau mondial pour des villes sûres

14 mars 2013
Conférence de presse

Conférence de presse sur la première réunion du Comité permanent du Réseau mondial pour des villes sûres

14/3/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LA PREMIÈRE RÉUNION DU COMITÉ PERMANENT

DU RÉSEAU MONDIAL POUR DES VILLES SÛRES

Le Réseau mondial pour des villes plus sûres (RMVS), créé en septembre 2012, a rendu compte aujourd’hui à la presse, au Siège de l’ONU à New York, de la toute première réunion de son Comité permanent qui s’est tenue, ces deux derniers jours. 

Notre but, a confié M. Marcelo Ebrard Casaubon, Président du Comité permanent et ancien maire de Mexico, était de montrer au monde que les villes veulent et peuvent prendre une action mondiale pour assurer leur sécurité.  Cela est très important, a-t-il insisté, en rappelant que dans 20 ans, 70% de la population mondiale vivra dans un milieu urbain caractérisé par la multiplication des mégapoles. 

Parmi sa quinzaine de recommandations, le Comité permanent demande à l’ONU d’élaborer des directives pour la prévention du crime, dont la lutte contre la violence à l’encontre des femmes.  Le Comité permanent a aussi insisté sur la nécessité de créer un fonds d’affectation pour aider les maires à mettre en œuvre les bonnes politiques. 

La question est bien là, a acquiescé Mme Annise Parker, maire de Houston.  Au nom des maires américains, elle a relevé que la coopération entre villes se heurte à plusieurs obstacles, à savoir la différence entre les qualifications des crimes, la priorité à leur accorder et le degré d’autorité des pouvoirs locaux.

Parmi les recommandations du Comité permanent, elle a retenu la nécessité de créer une échelle commune de comparaison entre les villes et de faciliter le partage des pratiques exemplaires.  Elle a aussi insisté sur le recours aux nouvelles technologies de l’information et des communications pour répondre à la nécessité impérieuse d’impliquer la société dans la prévention du crime. 

Cette nécessité absolue a été soulignée par M. Parks Tau, Maire de Johannesburg.  Il a aussi insisté sur celle d’inculquer aux agents de l’ordre la culture des droits de l’homme.  L’égalité de tous devant la loi est la clef du succès, a renchéri M. Antonio Villaraigosa, maire de Los Angeles, la deuxième ville la plus importante des États-Unis où le taux de criminalité est passé à 7 homicides pour 100 000 habitants. 

Los Angeles et New York, les villes les plus dangereuses des États-Unis dans les années 1990 sont aujourd’hui les plus sûres, s’est enorgueilli le maire californien qui a placé au centre de la prévention du crime, les politiques orientées vers les communautés.  L’inclusion sociale doit être au centre de tout, a insisté, à son tour, M. Gustavo Petro, maire de Bogota où le taux de criminalité qui pointait à plus de 80 homicides pour 100 000 habitants est tombé à 12.

Nous déménageons le développement dans les quartiers les plus pauvres, a résumé le maire de Beyrouth, M. Bilal Hamad, qui s’en est aussi pris aux interférences du pouvoir central.  Nous vivons avec les gens et nous savons ce dont ils ont besoin, a ajouté M. François Amichia, maire d’Abidjan.  « À problème national, solution locale », a-t-il lancé comme slogan.

Le maire, s’est expliqué l’autorité ivoirienne, peut créer les conditions de la cohésion sociale car il connaît les leaders d’opinion et les chefs de communautés.  Il peut faire en sorte que tout le monde se regarde comme citoyen de la même région, de la même zone, de la même ville.  Cela est d’autant plus important que, dans la plupart des cas, l’auteur du crime connaît sa victime, a précisé le maire de Johannesburg.

La bonne nouvelle, a conclu le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), organe initiateur du RMVS, est que tous les maires présents aujourd’hui ont montré qu’il est possible d’inverser la courbe de l’insécurité, à l’instar de San Salvador dont le taux de criminalité est passé de plus de 100 homicides pour 100 000 habitants à moins de 40. 

Avec un changement de méthodologie, de mentalité et de stratégie, tout est possible, s’est-il réjoui.  M. Joan Clos a aussi fait appel à la créativité dans l’aménagement urbain pour que les gens se réapproprient l’espace public.

Ont également participé à la conférence de presse MM. Norman Quijano González, maire de San Salvador, et Guilherme Pinto, maire de Matosinhos (Portugal).

La première réunion du Comité permanent du RMVS a été sanctionnée par une Déclaration finale identifiant les mesures visant à renforcer le rôle des autorités locales dans l’édification de villes plus sûres.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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