Conférence de presse de trois femmes autochtones sur l’importance de l’éducation pour libérer les femmes de la discrimination

6 mars 2013
Conférence de presse

Conférence de presse de trois femmes autochtones sur l’importance de l’éducation pour libérer les femmes de la discrimination

6/3/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DE TROIS FEMMES AUTOCHTONES SUR L’IMPORTANCE

DE L’ÉDUCATION POUR LIBÉRER LES FEMMES DE LA DISCRIMINATION

Les représentantes de trois communautés autochtones de l’Inde, du Kenya et du Rwanda ont mis l’accent sur l’importance de l’éducation pour libérer les femmes autochtones de la double discrimination, sexuelle et ethnique, dont elles sont victimes. 

La Coordonnatrice de « Asia Indigenious People Pact », Mme Shimreichon Luithui-Erni; la Directrice exécutive de « Il’laramak Communauty concerns », Mme Agnes Leina; et la Coordonnatrice de la « Communauté des potiers du Rwanda », Mme Marthe Muhawenimana, ont quitté un moment la séance de la Commission de la condition de la femme pour parler à la presse, au Siège des Nations Unies à New York.

« Le seul moyen d’aller vers l’émancipation des femmes, en général, et des autochtones, en particulier, est d’instaurer la gratuité de l’éducation », a insisté la représentante de « Il’laramak Communauty concerns », qui défend cette communauté nomade kényane.  « La violence faite aux femmes ne s’arrêtera pas sans l’accès gratuit à l’éducation », a-t-elle insisté, commentant ainsi le thème principal de la cinquante-septième session de la Commission de la condition de la femme.  Elle a rappelé que les filles adolescentes qui n’ont pas les moyens de payer leur scolarité sont livrées au mariage précoce et forcé. 

Son homologue de la « Communauté des potiers du Rwanda », avocat de la cause « twa »*, n’a pas dit autre chose: l’analphabétisme perpétue la marginalisation tout comme les pratiques culturelles discriminatoires.

Nous devons expliquer à nos communautés, qu’en remettant en cause des pratiques comme les mutilations génitales et les mariages précoces et forcés, nous ne renions pas notre identité.  Nous rejetons seulement les aspects les plus négatifs de notre culture, ont dit de concert les trois femmes autochtones qui se sont félicitées de la capacité de leurs communautés à se mobiliser pour leurs droits. 

La représentante de « Asia Indigenious People Pact » a ainsi fustigé la confiscation des terres autochtones et les projets immobiliers menés sans consulter les peuples concernés.  « Lorsqu’on se révolte, on nous considère comme des insurgés et on nous envoie l’armée », a-t-elle dénoncé.  La militarisation des terres autochtones, a-t-elle mis en garde, vient avec son lot de violences sexuelles dans un environnement où l’appauvrissement entraine déjà l’alcoolisme chez les hommes qui deviennent violents avec leurs femmes.   

Il y a cinq ans, a renchéri la représentante de la « Communauté des potiers du Rwanda », je n’aurai pas osé soulever le problème de la violence, comme les mutilations génitales mais aujourd’hui les choses ont changé.  Elle a invité la presse à visionner sur « Youtube » « Beads of bondage » un documentaire de 38 minutes sur les initiatives des femmes de sa communauté.  

* Communément appelés « pygmées du Rwanda »

*   ***   *

À l’intention des organes d’information • Document non officiel
À l’intention des organes d’information • Document non officiel.