Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques dévoile les modalités de la future mission d’assistance en Somalie

25 avril 2013
CS/10990

Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques dévoile les modalités de la future mission d’assistance en Somalie

25/4/2013
Conseil de sécurité
CS/10990
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Conseil de sécurité                                        

6955e séance – après-midi                                  


LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT AUX AFFAIRES POLITIQUES DÉVOILE

LES MODALITÉS DE LA FUTURE MISSION D’ASSISTANCE EN SOMALIE


« Nous voyons enfin la lumière au bout du tunnel », affirme le représentant somalien


Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. Jeffrey Feltman, a présenté au Conseil de sécurité, cet après-midi, les caractéristiques et les tâches de la future Mission d’assistance des Nations Unies en Somalie (MANUSOM), telles qu’elles ont été arrêtées par le Secrétaire général*.


M. Feltman a indiqué que la nouvelle mission, prévue par la résolution 2093 (2013) du Conseil, aura quatre champs d’action principaux. 


En premier lieu, elle sera chargée d’appuyer les efforts de réconciliation et de médiation pour les questions politiquement délicates, a-t-il expliqué.


« La MANUSOM apportera ensuite des conseils stratégiques pour l’édification de l’État, plus particulièrement dans le domaine de la sécurité et de l’état de droit, puis une assistance pour renforcer les capacités nationales de promotion des droits de l’homme », a-t-il poursuivi.


Enfin, le Secrétaire général adjoint a souligné que la MANUSOM fournirait un appui à la coordination des initiatives de la communauté internationale.


« Le soutien à un leadership somalien est au cœur des efforts des Nations Unies.  Nous souhaitons que sur le long terme, ce soit des solutions somaliennes qui mettent un terme au conflit et proposent les modèles de développement les plus pertinents pour le pays. »


Insistant sur la nécessaire flexibilité de la MANUSOM, M. Feltman a précisé que la Mission, qui aura un nombre limité de personnel, devra avoir à sa disposition un « certain nombre d’options sécuritaires afin de pouvoir travailler aux côtés des Somaliens ».


« Ce modèle, qui peut paraître coûteux dans un environnement comme celui de la Somalie, exige l’engagement fort du Conseil.  Il en va de la crédibilité des Nations Unies », a-t-il dit.  « La MANUSOM représente un nouveau départ pour l’ONU en Somalie », a résumé le Secrétaire général adjoint, qui a précisé que la configuration de la Mission avait été pensée à partir d’une analyse rigoureuse de la réalité en Somalie.


M. Feltman a aussi affirmé que la Mission d’assistance s’appuierait sur l’équipe pays des Nations Unies et renforcerait son partenariat avec l’Union africaine et la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).


Début 2013, le Conseil a autorisé l’AMISOM, qui contribue la réalisation d’une paix durable dans le pays à travers ses fonctions militaires et policières, à se déployer jusqu’au 28 février 2014.


« L’AMISOM a atteint sa limite opérationnelle », a poursuivi le Secrétaire général adjoint, qui a ajouté que cette Mission nécessitait davantage de ressources ainsi qu’une reconfiguration de ses forces afin « de maintenir l’élan de l’année dernière ».


Il a fait remarquer que la communauté internationale devait adopter une approche stratégique mieux financée et coordonnée, afin d’équiper les forces somaliennes et permettre ainsi une stratégie de sortie des opérations militaires internationales en Somalie.


« L’AMISOM a fait un excellent travail », a pour sa part déclaré le délégué de la Somalie, qui a estimé que le temps était venu pour que les forces somaliennes assument leurs responsabilités et éliminent la menace posée par Al-Chabab.  « Nous commençons enfin à voir la lumière au bout du tunnel », a-t-il déclaré.


Répondant au Secrétaire général adjoint qui faisait remarquer que le retrait anticipé des forces nationales éthiopiennes de défense ferait peser une charge supplémentaire sur l’AMISOM, le Ministre des affaires étrangères de l’Éthiopie, M. Tedros Adhanom, a assuré que son pays n’avait pas renoncé à ses responsabilités. 


« L’Éthiopie continue d’être un facteur de stabilité en Somalie », a-t-il dit, jugeant que le plus important était d’aider les forces de défense somaliennes à jouer leur rôle pour assurer la sécurité dans le pays.


« Nous avons fait un grand chemin en Somalie et nous devons conserver cette dynamique », a-t-il déclaré, faisant écho à certaines remarques de M. Feltman, qui s’était notamment réjoui du fait que le Gouvernement fédéral de la Somalie continuait de mettre en œuvre sa politique de consolidation de la paix dans le pays.


Le Secrétaire général adjoint s’est aussi félicité de l’accord signé récemment par le Président Hassan Sheikh Mohamud et l’administration du Somaliland en vue de poursuivre le dialogue et améliorer la coopération. 


* S/2013/239


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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