M. Ranko Vilovic, de la Croatie, est élu à la présidence de la Commission de consolidation de la paix, qui adopte aussi sa feuille de route pour 2013

28 janvier 2013
CCP/92

M. Ranko Vilovic, de la Croatie, est élu à la présidence de la Commission de consolidation de la paix, qui adopte aussi sa feuille de route pour 2013

28/1/2013
Assemblée générale
CCP/92
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Commission de consolidation de la paix                    

Septième session                                           

Comité d’organisation

1ere séance - matin

M. RANKO VILOVIĆ, DE LA CROATIE, EST ÉLU À LA PRÉSIDENCE DE LA COMMISSION DE CONSOLIDATION

DE LA PAIX, QUI ADOPTE AUSSI SA FEUILLE DE ROUTE POUR 2013

Élu ce matin par acclamation à la présidence de la septième session de la Commission de consolidation de la paix (CCP), M. Ranko Vilović, de la Croatie, dont le mandat prendra fin le 31 décembre 2013, a énoncé plusieurs priorités pour cette année: améliorer les relations de la CCP avec les autres instances de l’ONU, renforcer l’impact de ses activités sur le terrain, mobiliser davantage de ressources pour la consolidation de la paix, renforcer les partenariats et favoriser la cohérence des travaux de la Commission dans ce domaine.

M. Vilović, qui occupait en 2012 un siège de vice-président de la CCP, a indiqué qu’il s’appuierait, dans l’exercice de ses fonctions, sur l’expérience qu’a connue son propre pays, la Croatie, en matière de consolidation de la paix.  Il a fait part de son intention de renforcer le rôle consultatif de la Commission de consolidation de la paix (CCP) auprès des organes qui peuvent être considérés comme « les parents », à savoir le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale.  Pour améliorer l’impact de la CCP sur le terrain, il a souhaité mettre en place des critères de réussite des mesures prises.  La mobilisation des ressources est une autre grande priorité de la CCP qui continuera à rechercher de nouveaux partenaires notamment du côté du secteur privé, a indiqué le Président.  M. Vilović a aussi parlé de son intention de mettre en place des partenariats entre les principaux acteurs de la consolidation de la paix, notamment la Banque africaine de développement et la Banque mondiale.  Les efforts de la CCP en faveur de la cohérence devraient aussi permettre d’éviter des chevauchements, a-t-il dit.

Le nouveau Président de la CCP a enfin rendu hommage aux activités menées par le Bureau d’appui à la consolidation de la paix et à celle qui le dirige, Mme Judy Cheng-Hopkins, de la Malaisie, Sous-Secrétaire générale à l’appui à la consolidation de la paix.  Celle-ci a estimé que la stratégie révisée 2012-2013 mise en place par le Bureau d’appui à la consolidation de la paix devait permettre à la CCP d’atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2015.  Prenant la parole, Mme Cheng-Hopkins a invité à renforcer le sentiment de responsabilité individuelle de chaque membre de la CCP, afin de tirer parti au mieux de l’expérience de chacun.  Elle a souligné la nécessité de trouver de nouvelles modalités de coopération Sud-Sud et de renforcer les partenariats avec les fondations privées.  Elle a en outre souhaité que la CCP fasse mieux connaître ses activités à un public plus vaste. 

Une quinzaine de délégations ont ensuite adressé leurs félicitations au nouveau Président de la CCP ainsi qu’à son prédécesseur.  Le représentant de l’Indonésie s’est engagé à diffuser l’expérience acquise par des pays qui sont parvenus à se doter d’institutions démocratiques après un conflit, un partage d’expériences auquel le représentant de la Malaisie s’est également montré très attaché.  Son homologue du Danemark a exprimé son souhait de voir la communauté internationale disposer d’un dispositif de consolidation de la paix plus ambitieux aux Nations Unies.  Il convient de rendre la CCP plus active, a, quant à lui souhaité le représentant de l’Égypte, avant de demander qu’un dialogue plus poussé ait lieu entre la CCP et les États Membres.  La délégation de la Malaisie a en outre indiqué qu’elle était favorable à ce que plus d’échanges aient lieu entre la CCP et le Conseil de sécurité.

Pour sa part, la représentante du Brésil a prôné une approche globale pour la consolidation de la paix, approche qui devrait être conçue en tenant compte notamment des aspects sociaux et économiques.  Les efforts menés par la CCP en faveur de la création d’emplois dans les zones et pays sortant de conflit sont essentiels, a ajouté la délégation du Pakistan.  Elle a également souligné le rôle que jouent les opérations de maintien de la paix dans la consolidation de la paix.

D’autres questions, comme celles relatives aux méthodes de travail, à la mobilisation des ressources et au rôle des femmes dans les capacités de consolidation de la paix, ont été abordées par les représentants du Nigéria, de la Fédération de Russie, du Japon, de la Norvège, et du Royaume-Uni.  Ce dernier a notamment appelé la CCP à travailler en lien étroit avec les représentants du Secrétaire général sur le terrain.  Le représentant des États-Unis a souligné le rôle important que peuvent jouer les femmes dans la consolidation de la paix.  Quant à la représentante de la France, elle a proposé que l’accent soit davantage mis sur les configurations pays pour pouvoir obtenir de meilleurs résultats sur le terrain.

Au cours de la réunion de ce matin, le Comité d’organisation de la septième session de la CCP a également élu le Bangladesh à la vice-présidence de la CCP pour l’année 2013.  En l’absence de nomination d’un autre candidat par le Groupe des États d’Amérique latine et des Caraïbes, le deuxième vice-président sera élu à une date ultérieure.  Le Japon a, quant à lui, été réélu à la présidence du Groupe de travail sur les enseignements tirés de l’expérience, poste qu’il occupera jusqu’à la fin de l’année 2013.

Les présidents des formations de pays ont quant à eux été réélus afin de prolonger leur mandat jusqu’au 31 décembre 2013.  Il s’agit des représentants permanents de la Suisse (formation Burundi), du Brésil (formation Guinée-Bissau), de la Suède (formation Libéria), du Luxembourg (formation Guinée) et du Canada (formation Sierra Leone).  En ce qui concerne la formation République centrafricaine, elle attend depuis six mois la nomination d’un nouveau président, a rappelé la délégation de ce pays qui a espéré que dès qu’il serait constitué, le nouveau Gouvernement centrafricain saisirait la CCP.

Ouverte par le Président de la sixième session de la CCP, M. Abulkalam Abdul Momen, du Bangladesh, la séance de travail de ce matin à été l’occasion pour la Commission de se doter d’une feuille de route pour 2013.  La CCP a en effet adopté son projet de rapport* sur les travaux de sa sixième session qui fournit des orientations pour la prochaine session.  Le Président sortant a souligné le nouveau format du rapport qui sera communiqué pour examen à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité.

Soulignant l’absence de pouvoir de décision à l’échelle du système de l’ONU et le manque de ressources propres, dont pâtit la CCP, le rapport suggère de raviver le sens de la responsabilité collective et de l’engagement de chacun de ses membres, y compris les pays inscrits à l’ordre du jour de la Commission.  La CCP propose plusieurs mesures visant à renforcer les échanges avec les principaux organes du système des Nations Unies, ainsi qu’à mobiliser des ressources, des partenariats et la communication.  La Commission propose également de promouvoir la cohérence et la coordination de l’allocation des ressources et des interventions des différents acteurs impliqués dans la consolidation de la paix.

Avant de passer la main à son successeur, le Président sortant de la CCP, M. Abdul Momen s’est réjoui que, au cours de son mandat, la CCP ait établi de meilleures relations avec le Conseil de sécurité.  Nous avons également développé des relations avec la Banque mondiale et l’Union africaine, a-t-il noté.  Il a souligné la nécessité de faire preuve de plus de volonté et de détermination politiques en matière de consolidation de la paix, regrettant le manque d’appui politique fort de la part des capitales.  En ce qui concerne la mobilisation des ressources, il a suggéré que la CCP se concentre sur trois domaines, à savoir l’identification des lacunes existant dans les stratégies nationales de mobilisation des ressources; le renforcement des partenariats avec les institutions financières internationales et nationales; et la promotion d’une nouvelle coopération Sud-Sud et triangulaire.  M. Abdul Momen a également souhaité que la CCP suive des méthodes de travail claires, comme elle a commencé à le faire l’an dernier.

Créée en 2005, la Commission de consolidation de la paix est un organe consultatif intergouvernemental de l’ONU qui appuie les efforts de paix dans les pays sortant d’un conflit, constituant un ajout crucial à la capacité de la communauté internationale dans le vaste agenda de promotion de la paix.  Elle réunit 31 États Membres, dont sept sont élus par l’Assemblée générale, sept sélectionnés par le Conseil de sécurité, sept élus par le Conseil économique et social, cinq pays contributeurs aux budgets de l’ONU les plus importants et cinq figurant parmi les plus gros fournisseurs de contingents pour les missions de maintien de la paix de l’ONU.

La prochaine réunion de la Commission de consolidation de la paix sera annoncée dans le Journal des Nations Unies.

* PBC/6/OC/L.2

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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